Le soudage est essentiel dans toute production d'équipements et de structures métalliques. L'importance du contrôle de la qualité en soudage est primordiale car elle garantit la résistance mécanique des structures ou pièces produites et la sécurité des installations ou des équipements. Quel que soit votre secteur d'activité, la qualité du soudage est déterminante.
Dans le cas des aciers inoxydables, le procédé de soudage le plus répandu est le soudage TIG (Tungsten Inert Gaz) car il est très adapté aux soudures de précision.
Est-ce que l'inox se soude ? L’inox est un alliage d’acier, de nickel et de chrome. Il est solide, brillant, imputrescible, inaltérable et résistant à la corrosion. Il bénéficie d’un très grand nombre d’applications industrielles, et cet alliage métallique est très largement utilisé dans le secteur de la plomberie, du sanitaire, de la production industrielle de garde corps métalique. Mais l'acier inoxydable se soude-t-il ? Les réponses à cette question et d'autres encore dans cet article consacré aux principales propriétés de la soudure inox.
Pour obtenir la continuité de deux pièces d’acier inoxydable, il est parfois nécessaire de procéder au soudage TIG ( tungstène Gaz Inerte ). Il s’agit d’une technique d’assemblage de pièces mécaniques qui se décline sous plusieurs méthodes : le soudage oxyacétylénique, soudage aluminothermique, le soudage Mig/Mag, soudage électrique par résistance, soudage à l’arc électrique, soudage semi-automatique, soudage à l’arc sous flux, soudage électrogaz, soudage par diffusion, etc. Ainsi, il existe différents procédés pour réaliser de la soudure ; Si vous êtes sur le point de faire un choix de garde corps en fer plat à souder, l'article qui suit vous donnera quelques conseils pratiques pour bien réaliser le soudage d’inox.
Le soudage TIG (141) est un procédé de soudage à l’arc électrique qui utilise une électrode non fusible en tungstène et un gaz inerte (argon ou mélange argon-hélium) pour protéger le bain de fusion. Le procédé TIG est idéal pour souder l’inox grâce à sa précision, sa propreté, et sa capacité à préserver les propriétés mécaniques et chimiques du matériau.
Réaliser un circuit tubulaire consiste à assembler des tubes droits avec des coudes, des T, des brides, des robinets, etc. L’assemblage se fait dans la plupart des cas par soudure. Les jonctions ainsi réalisées sont quasiment les seuls endroits dans l’installation où peuvent apparaître des problèmes comme des fuites, des micro-fissures, de la corrosion, des points de fragilité mécanique par exemple.
Selon l’importance et les caractéristiques (ex : pression) du fluide véhiculé, les soudures se doivent d’être bien maîtrisées lors de la réalisation mais également dans la traçabilité des paramètres de soudage. Lorsque ces soudures sont réalisées à la main par un soudeur, ce dernier se doit d’avoir les qualifications nécessaires pour le procédé de soudage en question. Lorsque la soudure est faite en automatique par une machine à souder orbitale, la machine est capable à tout moment d’enregistrer les paramètres réels de soudage et donc de documenter précisément chaque soudure. La qualification du soudeur est dans ce cas également nécessaire mais la machine, une fois calibrée correctement, permet de reproduire des soudures de très haute qualité.
Après soudure(arc), suffit il d un bon nettoyage puis passivation ? le décapage et la passivation sont 2 traitements différents. Le décapage sert à retirer l'oxydation superficielle des soudures. La passivation doit être faite sur l'intégralité de la pièce, pour éliminer les pollutions du métal, principalement acier dues au processus de l’élaboration de la pièce.
Aux différentes contraintes techniques s’ajoutent de nombreuses normes à respecter. L’Union Européenne a fait des efforts pour standardiser ses normes en matière de soudure, mais pour les pays situés hors UE le problème reste le même. Le point essentiel du respect des normes est bien souvent relatif au tube et de la façon dont il est soudé.
Nous retrouvons du tube dans des secteurs industriels très variés. Ceux nommés ci-dessus ont tous la caractéristique de véhiculer des fluides sensibles ou spécifiques.
Comme toute activité industrielle, le soudage a des exigences de qualité spécifiques. La mise en place d'un système de management de la qualité décrit comment la sécurité et la qualité de la fabrication est assurée au regard des exigences normatives et légales.
En soudage, la norme EN ISO 3834 est la référence normative qui permet d’arbitrer lors de discussions/objections techniques entre donneurs d’ordre et fabricants. Mettre en place un système de management de la qualité relié à la norme EN ISO 3834 représente un gage de qualité, de sécurité et surtout de confiance dans le secteur de la fabrication métallique.
L’ISO EN 9001:2015 est un système de management de la qualité (SMQ), qui vise à assurer au sein des entreprises :
La norme EN ISO 3834 est spécifique à vos opérations de soudage et peut être reliée à votre système de management de la qualité ISO 9001:2015. L’ISO 3834-2, l’ISO 3834-3 et l’ISO 3834-4 peuvent être utilisées de façon autonome ou en liaison avec l’ISO 9001:2015.
L’importance de la QMOS ou du DMOS ? Dans de nombreux pays et secteurs réglementés, la QMOS et le DMOS sont obligatoires. Ils sont souvent exigés par des normes (ISO, EN, ASME) et des règlements nationaux qui visent à protéger les soudeurs, les usagers et l’environnement en garantissant que les soudures respectent des critères de qualité rigoureux.
La norme EN ISO 3834 prend en compte la mise en place de QMOS et de DMOS. Que signifient QMOS et DMOS ?
La QMOS (Qualification de Mode Opératoire de Soudage) et le DMOS (Descriptif de Mode Opératoire de Soudage) sont essentiels pour garantir la qualité et la sécurité des soudures.
La QMOS valide un procédé en s’assurant qu’il répond aux normes en matière de résistance et de durabilité sous diverses conditions. Le DMOS décrit précisément les paramètres approuvés (température, type de métal d’apport, etc.) pour chaque soudure. Ensemble, ils assurent la conformité des soudures, minimisent les risques de défaillance et renforcent la sécurité.
L'application de la QMOS et du DMOS est cruciale pour garantir la fiabilité, la sécurité et la conformité des soudures. Les documents produits liés à la QMOS et au DMOS permettent aux soudeurs de réaliser les soudures en conformité, et de standardiser les procédures, assurant ainsi une qualité constante. Dans de nombreux pays et secteurs réglementés, la QMOS et le DMOS sont obligatoires.
Le contrôle de la qualité doit être réalisé avant, pendant et après l'opération de soudage. Dans la phase préalable au soudage, tous les éléments du processus sont examinés, cherchant à identifier les faiblesses dans la conception et la définition des procédures, de la documentation, du personnel, des matériaux et des machines.
Pendant le processus de soudage, il convient de prêter attention aux paramètres de soudage, au contrôle de la température, au nettoyage des cordons et aux contrôles visuels de tous les défauts visibles à l'œil nu.
Après l'opération de soudage, l'inspection doit être effectuée au moyen d'essais (Contrôles destructifs et non destructifs) :
Les cordons de soudure peuvent être contrôlés à l'aide de différentes techniques de contrôle destructif (analyse métallographique, essais d'impact, essais de traction, essais de flexion, tests de microdureté, examens macrographiques, analyse chimique, etc.). Ces essais destructifs servent à déterminer les caractéristiques d'une soudure et à certifier le choix correct des paramètres de soudage.
Les essais non destructifs (CND) permettent d'identifier les problèmes, les défauts et les anomalies dans les soudures sans endommager les matériaux.
Il s'agit d'un «document, établi par consensus entre les experts de l'industrie et approuvé par un organisme reconnu, qui établit, pour un usage commun et répété, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats, qui garantissent un niveau d'ordre optimal dans un contexte donné». Source : iso.org
Selon le niveau auquel elles ont été élaborées, les normes approuvées portent des préfixes différents. Ceux-ci permettent d'identifier le cadre réglementaire.
Chaque pays dispose de son propre organisme national de normalisation : AFNOR pour la France, UNI pour l'Italie, UNE pour l'Espagne, DIN pour l'Allemagne, IPQ pour le Portugal, etc.
Par exemple : une norme française reconnue dans toute l'Europe portera le préfixe NF EN.
Le soudage des métaux présente de multiples risques pour la santé et la sécurité des salariés. Il peut ainsi provoquer non seulement des blessures, des maladies aiguës et chroniques mais également des accidents parfois graves tels que l’électrocution chez les soudeurs ainsi que chez les personnes travaillant à proximité.
Outre l’exposition aux fumées de soudage, les principaux risques sont l’asphyxie-anoxie (appauvrissement de l’atmosphère en oxygène lié à l’utilisation de procédés de soudage sous protection gazeuse), les brûlures de la peau (par contact, par projection, etc.), les lésions oculaires et auditives, l’électrisation, les troubles musculosquelettiques.
Les mesures de prévention à mettre en œuvre doivent être adaptées au procédé et aux matériaux utilisés mais également au lieu de travail (atelier, chantier, espace confiné). Préalablement à toute action, il est ainsi essentiel de réaliser une analyse globale de la situation de travail. L’objectif de cette analyse est de recueillir un maximum d'éléments utiles pour définir les moyens de prévention.
Pour réduire l’émission de fumées de soudage, la modification des procédés doit systématiquement être envisagée sous réserve que la qualité de la soudure ne soit pas altérée. Par exemple, utiliser un poste à souder avec gestion électronique de l’arc, modifier le diamètre de l’électrode, remplacer le fil fourré par un fil plein, réduire la longueur de l’arc ou encore changer le gaz de protection (réduire la proportion de dioxyde de carbone).
L'utilisation de procédés et produits d’apport moins émissifs peut parfois s'avérer insuffisante pour garantir un air sain. Il est donc nécessaire, afin d'assurer la protection des travailleurs contre les risques d'inhalation des fumées de soudage, de capter ces dernières au plus près de leur source d'émission.
La ventilation par aspiration localisée permet de capter les produits dégagés avant qu’ils ne pénètrent dans les voies respiratoires des salariés ou ne soient dispersés dans toute l’atmosphère du local de travail. Les aspirations localisées maintiennent les polluants dans une fraction de volume aussi faible que possible et les évacuent à l’extérieur des ateliers après filtration plutôt que de les diluer.
Il convient de choisir un dispositif de ventilation par aspiration localisée spécifiquement adapté au poste de travail (à la technique de soudage employée, aux pièces à souder, à l’environnement et aux conditions de travail, etc.). Il pourra s’agir d’un dosseret aspirant, d’une torche aspirante, d’un gabarit aspirant, d’une table aspirante, d’une cabine de soudage voire éventuellement d’un bras articulé ou d’une hotte.
Pour offrir les meilleures garanties de sécurité, l'air chargé de fumées doit être rejeté à l'extérieur. Le rejet doit s'effectuer en dehors des zones d'entrée d'air neuf, après filtration. II peut être accompagné d'une récupération d'énergie.
Ils doivent plus précisément se munir d’un appareil de protection respiratoire filtrant à ventilation libre ou à ventilation assistée en fonction de la durée des travaux : filtres antiaérosols de classe P3. En fonction des polluants émis, des filtres antigaz seront éventuellement combinés.
Il convient de limiter l'emploi d'un appareil de protection respiratoire à des situations de travail courtes ou exceptionnelles, le port d'un appareil représentant toujours une contrainte liée à l'utilisation. De plus, il ne protège que le porteur et non les personnes qui sont à proximité.
| Type de Joint | Description | Applications |
|---|---|---|
| Bout à bout | Joint où les deux pièces sont placées côte à côte. | Tôles, tuyaux. |
| Angle | Joint formé par deux pièces à angle droit. | Structures métalliques, coins. |
| Recouvrement | Joint où une pièce recouvre l'autre. | Assemblages nécessitant une grande résistance. |
| Té | Joint où une pièce est soudée perpendiculairement à une autre. | Renforcements, supports. |
tags: #soudure #inox #alimentaire #techniques #et #normes
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic