Le laurier sauce, également appelé Laurus nobilis, est une plante très odorante, recherchée pour son agréable parfum et son utilisation en cuisine. En dehors de ses fonctions culinaires, le laurier est apprécié pour ses vertus cicatrisantes et bactéricides. Peu exigeant en matière d’entretien, il se cultive aussi bien en pleine terre qu’en pot et peut être transformé en un magnifique bonsaï.
Pour les bonsaïs d’extérieur, le moment idéal pour le rempotage est au début du printemps, ou même à la fin de l’hiver, selon les régions. Le moment idéal est juste avant la montée de la sève. Il faut observer les bourgeons. Quand ils commencent à gonfler juste avant qu’ils débourrent, il faut rempoter.
Pour savoir simplement si votre bonsaï est prêt à être rempoté, il vous suffit d’observer en l’enlevant de son pot délicatement, le développement racinaire. Observez par la suite en saison estivale si votre mélange est bon. En effet, si la surface de la terre met du temps à se dessécher, votre mélange est mal aéré et le système racinaire risque de pourrir. Dans le cas inverse, votre substrat sèche trop vite.
Bien-sûr chaque espèce a sa préférence au niveau du mélange. Pour les arbres qui ont besoin d’eau, optez pour un substrat plus argileux ou organique. N’oubliez pas de rempoter votre bonsaï dans un pot adéquat au type et la forme de votre arbre.
Parfois, faute de temps ou par la survenue d’incidents divers, on ne peut rempoter durant la période la plus favorable, en général à la fin de l’hiver. Certaines espèces peuvent être rempotées sans risque en dehors de cette saison, d'habitude au mois de juin, en prenant des précautions. Ce rempotage d'été se fait quand les feuilles sont matures, c’est-à-dire lorsqu’elles ont terminé leur développement et remplissent pleinement leurs fonctions (photosynthèse tout d’abord).
Leur couleur change un peu (elles foncent), et leur texture de même - elles deviennent plus résistantes et, les frotter entre les doigts fait un bruit semblable au froissement d’une feuille de papier. C'est le moment favorable pour un rempotage “hors saison“.
En été, les racines ne seront que de 40 % au maximum, alors qu’au printemps encore elles peuvent être réduites jusqu’à 60 %. De plus, il est conseillé de réduire de même la végétation, par un effeuillage plus ou moins important, de façon à équilibrer le bilan hydrique - entre l’eau absorbée et celle évaporée.
Après le rempotage, il est important de protéger la plante du vent et du soleil direct pour quelques semaines et de l’abriter dans un endroit lumineux. Pour assurer au substrat un bon degré d'humidité, qui favorise l'émission et le développement des radicules, en surface où le séchage est plus rapide, il faut couvrir le substrat d’une couche de sphaigne en petits morceaux, que l’on peut laisser en permanence en place. Si l’on travaille avec un peu de précaution, les feuillus supportent en général sans aucun problème les rempotages hors saison.
Toute intervention doit avoir un objectif précis. Il faut tâcher d'intervenir sans omission ni ajournement, parce qu'il s'agit dans tous les cas d'une occasion d’améliorer le bonsaï qui n’est pas fréquente. Pour obtenir des résultats appréciables, il est très important de travailler sur des plantes vigoureuses. Les plantes faibles donnent des réponses insignifiantes, avec le risque d’en mettre en danger la survie.
La taille du laurier n’est pas indispensable, mais permet de maintenir un port compact tout en stimulant la ramification des tiges. Cela encourage également une floraison optimale de cette plante. La période idéale pour tailler vos lauriers sauce est la fin de l’hiver ou le début du printemps.
La taille de remplacement est la taille utilisée pour réduire la hauteur d'un bonsaï ou la longueur des branches. Elle sert donc à compacter la forme du bonsaï. Il est possible aussi d’utiliser une taille très légère destinée à rattraper la forme perdue à cause de la pousse de la végétation de la dernière saison.
La tendance naturelle des plantes est de développer la croissance des zones les plus riches en lumière pour pouvoir réaliser au mieux la photosynthèse. La tâche du bonsaika est de répartir la croissance le plus uniformément possible pour équilibrer la vigueur dans toutes les zones de la plante. Le pincement doit intervenir sur les bourgeons les plus vigoureux pour en limiter le développement et favoriser le renforcement des faibles.
D’ordinaire, on ne garde que les deux premiers bourgeons et on élimine les autres. L'intervention doit être répétée, au fur et à mesure que la nouvelle végétation pousse, et doit continuer pendant toute la saison végétative.
L'utilisation d'une bande en aluminium adhésive (épaisseur 0,5 mm) pour la cicatrisation a été adaptée au bonsaï par le maître Harumi Miyao, reconnu au Japon comme le plus grand expert de l’érable palmé, Acer palmatum. La technique consiste à couvrir la taille bien plane (non concave !) par un bout de bande en aluminium qui déborde de deux centimètres tout autour de la taille.
Fortifier une plante sur laquelle on prévoit une intervention veut dire bien la fertiliser l'année précédente : la quasi totalité des espèces absorbent et stockent les éléments nutritifs pour les utiliser pendant la saison végétative suivante. Le laurier sauce s’arrose surtout en période de sécheresse. Il réclame des apports d’eau modérés et espacés de quelques jours pour permettre au substrat de sécher en surface entre deux arrosages.
Les lauriers étant des plantes de plein soleil, il est important de les sortir pendant les beaux jours afin qu’ils jouissent d’un ensoleillement optimal. Toutefois, pensez à les mettre à l’abri des vents violents. Des arrosages sont nécessaires en été uniquement en cas de sécheresse. Pour garder un peu de fraîcheur, paillez le pied du Laurier sauce avec des tontes de gazon.
Le laurier-sauce se plaît dans un sol humifère, bien drainé, profond, sec et léger. Il aime une situation ensoleillée, voire mi-ombre, mais à l'abri des vents forts. Arrosez en cas de fortes chaleurs, sauf pour la culture en bac qui demande un peu plus d'arrosages.
Passée la période des grandes chaleurs, fin août début septembre (à moduler selon les régions), les températures redeviennent normales, au-dessous des 30 °C, les plantes recommencent alors leur activité végétative normale. C’est aussi le moment où l'attention doit se concentrer au maximum sur la fertilisation, qui doit fournir à la plante les substances pour se développer, consolider la végétation produite, reconstituer les réserves utilisées et se fortifier pour affronter au mieux la saison hivernale.
En automne, il faut utiliser de préférence des engrais faibles en azote, ce qui est préférable pour faire pousser la végétation, surtout pour des plantes jeunes et en phase de construction. L’engrais doit aussi être riche en phosphore - pour stimuler la pousse des racines et préparer une bonne floraison pour le printemps - et en potassium, pour fortifier la plante, accroître la capacité d'assimilation des racines et consolider les croissances produites dans la saison.
Les engrais chimiques, à utiliser avec beaucoup précautions, sont rapidement utilisables par la plante. Un petit apport de compost en surface en automne est le bienvenu.
Les interventions sur les bonsaïs sont, la plupart du temps, subordonnées à l’une des phases du végétal. Parfois, le bon moment se limite à une durée très courte de quelques jours : c'est le cas pour le pincement des bourgeons des érables. Les considérations notées ci-dessous ne sont que des indications de principe.
La position géographique, le microclimat local sont des facteurs extrêmement variables, qui exigent de vérifier la capacité d'adaptation de la plante au lieu choisi. Le début et la durée des phases sont fortement conditionnées par les variations de la photopériode (le rapport entre la durée du jour et celle de la nuit) et du climat, qui peuvent altérer les périodes de repos ou d'activité.
Les feuillus sont inactifs lors de cette période. L’absence des feuilles ne permet pas la photosynthèse et les organes n’ont pas d’activité. La partie aérienne n'a aucun besoin, ni en lumière ni en fertilisant. On se limite aux soins de routine pour éviter d’éventuelles infestations de parasites ou de champignons. Les racines, au contraire, nécessitent un certain degré d'humidité du substrat pour rester vigoureuses et ne pas sécher. Mais il faut faire attention à ne pas exagérer l'arrosage pour ne pas les asphyxier.
Durant cette période, à cause des températures basses, l'évaporation de l’eau est faible et son absorption par les feuilles nulle. La plupart des bonsaïs peuvent être rempotés pendant tout l'hiver, mais les semaines juste avant la reprise sont préférables, quand on pense que le froid intense ne sera désormais plus un danger éventuel pour les racines. La dormance de l’hiver est l’occasion de travailler un jin.
Au début du printemps, les feuillus doivent être contrôlés assidûment pour voir les premiers signes du bourgeonnement. D’autres, au contraire, surtout dans le cas de bonsaïs déjà formés, ont besoin d'interventions pour contrôler une pousse trop vigoureuse et ne pas compromettre l'élégance et le raffinement de l’extrémité de la ramification.
C’est le cas des érables palmés dans la phase de formation : si on les laisse pousser sans entraves, ils produisent pendant la saison de grosses pousses droites d’un mètre de long. Sur l'érable en phase de perfectionnement, au contraire, on doit intervenir sur les bourgeons tous les jours, à partir de l’éclosion des premiers jusqu'à la fin du bourgeonnement des derniers. L'intervention, appelée “pincement” induit la pousse de nouveaux bourgeons plus petits sortants des aisselles des feuilles laissées.
Toutes les variétés de genévriers (Juniperus communis, J. chinensis, J. phoenicea L., etc.), si elles sont bien cultivées (avec le soleil, l'eau et l'engrais nécessaires) bourgeonnent sans arrêt du printemps à l'automne. Les nouvelles pousses sont à pincer avec le bout des doigts, tous les 10 à 15 jours, ou à tailler aux ciseaux deux ou trois fois durant la saison. En ce qui concerne les sapins, seuls les bourgeons forts sont à pincer quand ils atteignent 2-3 cm de long. On les déchire avec les doigts à la moitié.
Les plantes à fleurs et à fruits sont un cas à part, car elles doivent être laissées libre de pousser. On les taille seulement à la fin de l'été après la différenciation des bourgeons en bourgeons à fleurs ou à feuilles. Les mois de mai et de juin sont une période d'activité intense chez les pins. Pour faire un bonsaï d’un pin, il n'est pas possible de faire abstraction du pincement des chandelles et de la taille des nouvelles pousses.
Quand la plante est en pleine activité, c’est le bon moment pour faire des marcottes. La sève coule avec abondance et tous les organes travaillent à une bonne cadence, ce qui favorise l’émission rapide de racines. On fait une marcotte pour réduire un tronc trop long, pour créer un nouveau sujet en utilisant une partie intéressante d'une plante trop grosse, ou encore pour améliorer un nebari pas très joli, etc. On profite de l'aptitude d'un grand nombre de plantes à produire assez rapidement de nouvelles racines à l’endroit de l'ablation d'un anneau d'écorce.
En été, les racines ne seront que de 40 % au maximum, alors qu’au printemps encore elles peuvent être réduites jusqu’à 60 %. De plus, il est conseillé de réduire de même la végétation, par un effeuillage plus ou moins important, de façon à équilibrer le bilan hydrique - entre l’eau absorbée et celle évaporée.
Durant le mois de juin, parfois jusqu'à la mi-juillet en fonction du climat et des caractéristiques propres à chaque plante, on taille aux ciseaux les nouvelles pousses des pins. À l'arrivée des hautes températures estivales - au-dessus de 32-35 °C- presque toutes les plantes arrêtent ou ralentissent considérablement leur activité végétative. Durant cette période, toute l’attention doit être portée à l'arrosage : il arrive souvent que les températures très hautes et le vent sèchent très vite le substrat et brûlent littéralement les feuilles déshydratées.
Passée la période des grandes chaleurs, fin août début septembre (à moduler selon les régions), les températures redeviennent normales, au-dessous des 30 °C, les plantes recommencent alors leur activité végétative normale. C’est aussi le moment où l'attention doit se concentrer au maximum sur la fertilisation, qui doit fournir à la plante les substances pour se développer, consolider la végétation produite, reconstituer les réserves utilisées et se fortifier pour affronter au mieux la saison hivernale.
Chaque plante est un sujet unique en ce qui concerne sa physiologie, son aspect esthétique et sa vigueur, qui peuvent influencer les réponses aux interventions. L’âge des plantes aussi peut conditionner profondément la rapidité et l'importance de la réponse ; les plantes jeunes ont pour objectif primaire de se développer, de croître pour atteindre le plus vite possible la fonction reproductrice et finaliser le cycle vital. Une plante mature est plus encline à maintenir et à garder durable sa situation en ralentissant les fonctions de ses organes.
Il est rare que les lauriers tombent malades. Et les rares cas de maladies sont principalement provoqués par les ravageurs comme la punaise et le psylle du laurier. Les psylles sont reconnaissables à leur corps jaune-blanchâtre, marqué de taches brunes. Ils possèdent des ailes translucides mesurant entre 2 et 6 mm et portant des nervures jaunes. Les ravageurs du laurier sauce percent les feuilles et absorbent la sève de la plante, nuisant ainsi à sa croissance.
Voici quelques problèmes courants et leurs solutions :
| Aspect | Période | Action |
|---|---|---|
| Rempotage | Fin de l'hiver/Début du printemps ou Juin | Rempoter tous les 2-3 ans |
| Taille | Fin de l'hiver/Début du printemps | Tailler pour maintenir la forme |
| Arrosage | Été | Arroser modérément en période de sécheresse |
| Fertilisation | Fin de l'été/Automne | Fertiliser avec un engrais faible en azote |
En suivant ces conseils, vous assurerez la longévité et la beauté de votre bonsaï laurier sauce.
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