Les besoins nutritionnels constituent l’énergie indispensable dont notre corps a besoin pour fonctionner normalement. Chacun d’entre nous a un besoin nutritionnel différent, qui dépend essentiellement de notre sexe, de notre âge et de notre poids, et peut aussi varier selon l’état de notre santé et les exercices physiques que nous pratiquons.
L'organisme a constamment besoin d'énergie pour ses synthèses et le fonctionnement de sa mécanique interne ; le meilleur moyen d'en récupérer est la dégradation des nutriments. Il faut néanmoins que l'apport quotidien de molécules énergétiques soit en équilibre avec les dépenses : des variations trop importantes seront toujours lourdes de conséquences, à plus ou moins long terme.
Une alimentation équilibrée est essentielle pour la maintenance de l’intégrité et du bon fonctionnement de l’organisme. Composer chacun de ses repas d’un ensemble varié d’aliments est le moyen idéal pour assurer cet équilibre. Pas de bonne santé sans cet équilibre alimentaire. Dans le cas d’une balance énergétique négative ou positive, il y aura modification de la composition corporelle.
En résumé, pour une bonne santé, la base est de manger de tout, en quantités adaptées. Une alimentation variée et diversifiée permettra d’apporter tous les micronutriments nécessaires à l’organisme.
Il est donc primordial d’obtenir suffisamment d’informations, sur le patient et son état de santé, avant de pouvoir lui prodiguer le meilleur conseil nutritionnel.
Les aliments que nous mangeons sont transformés en plusieurs types de carburants, que l’on appelle les nutriments, après avoir été dissous par les différents sucs digestifs présents dans notre salive, notre estomac, notre pancréas, notre foie et notre intestin. Les nutriments sont des substances indispensables à l’organisme pour remplir ses fonctions de base et le corps humain ne peut pas les fabriquer.
Ce sont les nutriments énergétiques qui apportent de l'énergie au corps :
Ce sont des nutriments non énergétiques, mais essentiels :
Les besoins nutritionnels du corps se définissent d’abord par la quantité de calories consommées chaque jour, qui dépend de l’énergie apportée par les aliments. Les besoins nutritionnels moyens conseillés par les organismes officiels définissent les apports de glucides, de lipides et de protéine en pourcentage de l’apport calorique total. Notez enfin que, même si notre alimentation de base doit toujours rester variée et équilibrée, nos besoins nutritionnels varient au fil du temps et selon notre condition physique.
Les besoins nutritionnels varient selon le sexe, l’âge, ainsi que l’intensité et la durée de l’activité physique pratiquée. Pour exemple, les hommes, notamment, du fait de leur masse musculaire plus importante que les femmes, ont des besoins énergétiques plus élevés. Bien entendu, les besoins varient aussi selon l’état de santé d’un individu ou de son état physiologique (femmes enceintes, enfants, personnes âgées).
Chez les seniors, les apports recommandés moyens en énergie sont compris entre 25 et 30 kcal/kg/jour. L’apport nutritionnel conseillé (ANC) en protéines est compris entre 1 et 1,2g/kg/jour chez le senior bien portant : celui-ci est donc supérieur à la référence de l’adulte, fixée à 0,83g/kg/jour. Concernant les besoins nutritionnels de la personne âgée en vitamine D, ceux-ci sont également supérieurs à ceux de l’adulte. Ils sont de 10 à 15 μg/jour chez le senior de 75 ans ou plus contre 5 μg/jour chez l’homme adulte.
Il est essentiel de suivre les recommandations nutritionnelles pour les personnes âgées, il est tout aussi important de respecter l’équilibre alimentaire (féculents, protéines, fruits et légumes) et d’avoir des repas variés afin de ne pas créer de lassitude et de garder les papilles en éveil.
Il a été établi des références nutritionnelles comme la Référence Nutritionnelle pour la population (RNP). Cette référence a remplacé le terme Apport Nutritionnel Conseillé » (ANC) et indique les quantités de constituants alimentaires à consommer chaque jour pour une bonne santé, permettant de couvrir les besoins de 97,5 % de la population.
Les ANC en terme d'apport énergétique Pour les ANC, la répartition journalière énergétique conseillée est :
Il faudra penser à adapter ces besoins nutritionnels dans certaines situations physiologiques ou pathologiques. Pour exemple, les apports en protéines sont à augmenter chez les personnes âgées afin d’éviter la fonte musculaire, avec un apport de 1,2 g/kg PC/j. Si l’âge est un facteur d’adaptation, l’activité physique l’est également. Enfin, certaines pathologies (diabète, maladies cardiaques, bronchopneumopathie chronique obstructive BPCO…) modifient les besoins nutritionnels.
Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a pour objectif principal, l’amélioration de l’état de santé de la population et ceci en opérant sur un des déterminants majeurs, la nutrition. Le PNNS fournit des indications de consommation alimentaire au niveau quantitatif et qualitatif pour les différents groupes d’aliments, notamment à destination du grand public.
Les différents repères présents dans le PNNS, sont accessibles sur le site Santé publique France. Un document de synthèse, à destination des professionnels de santé, est également disponible sur Santé Publique France incluant les nouvelles recommandations et donnant des conseils pratiques pour parler d’alimentation avec le patient.
Chez un patient, il est important d’identifier un problème nutritionnel et si possible de façon mesurable. Le conseil associé est l’opportunité d’aborder avec le patient, l’importance de l’alimentation pour la santé.
Il est important de pouvoir récupérer la nature exacte du produit consommé. Attention, à ne pas être restrictif dans l’information demandée. En effet, l’apport calorique ou l’index glycémique des aliments diffèrent d’un aliment à l’autre, du mode de cuisson, il est donc important d’être précis (Quel type de fruits ? Pomme, banane… ; Quel type de viande ? Escalope de veau, porc ? Quel type de poisson ? Bien entendu, le conseil doit être adapté aux pathologies présentes et à la spécificité du patient (femmes enceintes, personnes âgées…).
Des outils permettent de guider le pharmacien dans cette démarche. S’assurer de la bonne compréhension des conseils.
Des erreurs alimentaires répétées par excès ou carence favorisent l'apparition de maladies nutritionnelles comme l'obésité, les maladies cardio-vasculaire ou le diabète.
L'équilibre alimentaire fait intervenir deux notions complémentaires : la variété des aliments, et leur quantité. Une alimentation équilibrée permet d'apporter à l'organisme tous les nutriments dont il a besoin, en quantité adéquate.
L'obésité est une accumulation de tissu adipeux qui provoque une augmentation du poids d'un individu. Le tissu adipeux représente normalement environ 10 à 15 % du poids chez l'homme et 20 à 25 % du poids chez la femme.
On évalue le degré d'obésité sur une échelle qui représente l'IMC ou indice de masse corporelle. L'IMC est mesuré en divisant son poids (en kilogramme) par sa taille (en mètre) au carré : IMC = [P/ T2], on l'exprime donc en unités qui correspondent à des kilogrammes par mètre carré. La corpulence idéale est atteinte quand l'IMC est entre 18 et 25, l'individu est en surpoids quand son IMC est entre 25 et 30, il est obèse au-delà de 30.
Pour prévenir et traiter l'obésité, il faut prendre des mesures hygiéno-diététiques strictes, et modifier le comportement alimentaire de l'individu obèse.
On appelle carence globale une sous-nutrition qui concerne tous les types de nutriments, et qui peut conduire à la famine. La carence globale la plus fréquente dans le monde donne naissance à une pathologie appelée « marasme ».
Il existe des carences sélectives, ce sont des sous-nutritions qui concernent une catégorie de macronutriments. Le kwashiorkor est dû à une sous-nutrition protéique.
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