En couture, un point est une série de boucles de fil utilisée pour joindre des morceaux de tissu ensemble. On parle aussi d'assemblage. Ces points de couture servent à assembler, renforcer ou orner les coutures. En somme, ce sont ces coutures qui forment le vêtement. Ils sont essentiels pour créer des vêtements bien confectionnés.
Cette série peut varier en termes de longueur, d'espacement entre les points, et donc de technique. Alors certes, ça tombe sous le sens puisqu’on peut tous observer ce à quoi ça ressemble. On pourrait juste prendre le premier t-shirt ou jean qui passe sous la main et montrer ce lien unissant deux morceaux de tissus en me répondant “c’est ça”.
Que ce soit dans l’industrie, ou à la maison, on utilise une machine à coudre qui peut être (très) spécialisée dans un type de couture. Un exemple de machine à coudre dite “familiale”.
Point culture : avant que la couture ne naisse, les hommes portaient des habits non cousus. Les premières traces de couture remontent à l’ère Paléolithique, il y 21 000 ans. Elle consistait à lier les peaux d’animaux afin de confectionner des abris et des vêtements à l’aide de ficelles ou de cordes en cuir.
On attribue l’invention de la première machine à coudre à un couturier de la région Lyonnaise, Barthélémy Thimonnier, brevetée en 1830. Après avoir tenté d’installer son atelier à Paris, et ne faisant pas le bonheur des tailleurs professionnels, il retourna dans sa région d’origine après que sa boutique ait été saccagée.
Note : Les points de couture sont normalisés et comportent un numéro. De plus, on utilise un type de machine en fonction de la famille du point. Mais pour simplifier, je me contenterai de nommer les différents points. Chez BonneGueule, nos ateliers adaptent leurs points en fonction de leur matériel industriel.
C’est le point de base par excellence en couture, qui peut se faire sur une machine à coudre standard. On se sert de ce point pour de l’assemblage, et de la surpiqure. C’est un point comprenant deux fils entremêlés par une aiguille et réalisé sur une machine piqueuse plate (que je vous ai montrées un peu plus haut).
La couture est identique aussi bien sur l’endroit que sur l’envers d’un vêtement. On l’utilise notamment pour faire des points d’arrêts (on y viendra juste après) qui viennent bloquer le début et la fin de la couture. Il est plébiscité pour les montages et assemblages avec les tissus en raison de sa faible extensibilité.
Cette couture a sa propre machine, la surjeteuse, et possède une lame (un couteau) qui va venir couper le bord de l’étoffe et coudre simultanément. Point étymologique : on distingue le surfilage du surjetage. Même si le principe reste le même, on parle de surfilage lorsqu’on assemble une épaisseur de tissu, et de surjettage lorsqu’on assemble deux épaisseurs.
Quand on surfile et fait ensuite un point noué, ça prend plus de temps en confection. C’est souvent réservé aux montages plus haut-de-gamme. Au même titre que son cousin point droit, c’est un point qui est couramment utilisé, et particulièrement pour les finitions.
Les différents points de zig-zag. Sa caractéristique principale est sa grande extensibilité.
Sac de farine pour les puristes, les “flourheads”. Vous pouvez désormais vous amuser à regarder tous les biens de consommations alimentaires autour de vous et chasser les points de chaînette. Tous les jeans n’ont pas de point de chaînette : on trouve cette finition plutôt dans le milieu ou haut de gamme du fait de son élégance, mais aussi de son manque de solidité.
C’est avec ce point que les ourlets jeans vintages étaient étaient confectionnés. Seules certaines machines sont capables de le réaliser sur du denim en raison de son épaisseur.
Avec les anglais, on se prête souvent mutuellement les origines des noms de spécialités ou objets. On aime se renvoyer la balle sur les dénominations. Par exemple, ce qu’on appelle un cor anglais, eux l’appelleront “French horn”. Pour les frites, “French fries” (enfin “chips” chez les Brit’s). D’ailleurs, le débat est clos : les pommes de terre frites sont parisiennes. À croire que lorsqu’on est pas satisfait d’une découverte, on l’attribue aux anglais.
La couture anglaise est particulièrement solide, soignée et discrète : son rendu est propre et net, sans bords apparents sur l’envers. La couture anglaise ne laisse apparaître qu’une ligne de points de couture. Sur la majorité de nos chemises, on va utiliser la couture rabattue. Mais pour certaines élues, la couture anglaise sera de mise, même si la différence entre les deux est minime.
La couture double aiguille laisse clairement apparaître deux lignes parallèles de points de couture.
Enfin, le point sellier (ou point arrière) est une couture qui vient joindre deux bords de tissu ensemble de manière solide et durable. Ce point est le plus souvent utilisé dans l’assemblage du cuir. Il est particulièrement résistant et est utilisé dans des applications où la solidité de la couture est essentielle.
Tous les fils apparents sur notre jean Renji sont des surpiqures (et des points droits par extension), qui non seulement solidifient les assemblages, mais donnent aussi du cachet !
Justement, le point de bourdon est une forme de point de surjet en 3 fils ! Il semblerait que le nom “point cocotte” soit dérivé de l'apparence des petits nœuds serrés qui rappellent la texture d'une cocotte. Vous savez ? Même si la ressemblance avec le point de couture est frappante, je ne suis pas sûr qu’il soit aisé de coudre avec ça.
Essentielle pour les coutures en bordure des vêtements et les finitions, cette machine polyvalente permet l'assemblage et le surfilage en un seul passage. Cette machine sert à tous les types de coutures “traditionnels”. Il en existe de toutes formes et tailles, où chacune aura son utilité. L’aiguille Microtex, pour les tissus très fins.
Et comment cette fabuleuse machine fonctionne, donc ? Et bien, une vidéo valant mille mots, voilà une vidéo montrant une machine en action. D’ailleurs, certaines machines possèdent des jets d’air pour refroidir l’aiguille qui chauffe à force d’être utilisée et frottée sur le textile. Il est arrivé que dans certains ateliers, l’aiguille chauffe tellement que des traces de brûlures apparaissent.
Voilà pour ce petit tour des différents types de couture. Il en existe plein d’autres, mais vous avez ici les plus importants. Voilà qui clôt ce panorama des coutures. Chez BonneGueule, on ne va pas révolutionner la couture. On utilise comme les coutures “basiques” susnommées comme les autres marques, mais on met l’accent sur certaines d’entre elles.
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