Connaissez-vous le point commun entre Andy Murray, Carlos Alcaraz et Sloane Stephens ? Outre leur excellence sur les courts de tennis, ces athlètes de renom partagent une passion pour la cuisine japonaise, en particulier les sushis. En janvier dernier, Sloane Stephens a fait sensation à l’Open d’Australie en dégustant des sushis lors d’un changement de côté, entraînant une amende et une vague de buzz médiatique. De son côté, Andy Murray serait capable de dévorer jusqu’à 50 sushis après un match, comme le révélait un proche dans une interview au Guardian. Quant à Carlos Alcaraz, il avoue avoir adopté les sushis comme une routine prématch, affirmant : « J’adore ça, c’est ma routine. J’ai essayé plein de choses mais les sushis, il n’y a que ça de vrai. » Mais alors, pourquoi ce succès ?
Le Sushi est-il bon pour la santé, est-il un craquage que l’on peut s’autoriser quand on fait attention à sa silhouette ? Il faut bien l’avouer, c’est un sujet original que nous allons traiter. Ce n’était pourtant pas le cas dans les années 90 où le sushi était encore réservé aux plus riches d’entre nous. Car les burgers aussi sont mondialement appréciés, et ce n’est pas pour autant qu’ils sont recommandables quand on cherche à conserver la ligne… Est-ce que manger un sushi équivaut à manger un Big Mac ? En quoi est-ce nutritif pour notre corps ? Est-ce grave d’en manger quand on suit une diète ?
Le sushi est le mets japonais le plus connu au monde, mais au Japon, contrairement à la croyance populaire, il ne s'agit pas d'un plat de tous les jours. Il est plutôt réservé aux occasions spéciales ou aux sorties au restaurant.
Les sushis font débats. A première vue, les sushis sont composés de riz et de poisson. Il n’y a donc aucun raison à crier au scandale pour sa diète. Cependant, vous pouvez voir sur les forums ou les réseaux sociaux de nombreux athlètes qui annoncent « cheat meal » lorsqu’ils dégustent des sushis. Pouvez-vous manger des sushis sans culpabiliser ou est-ce réellement trop riche en calories ? Le sushi est-il diététique ou plutôt gras ?
Les sushis offrent une combinaison nutritionnelle idéale pour les sportifs. Le riz, riche en glucides, favorise la récupération musculaire après l’effort, tandis que le poisson apporte des protéines et des graisses bénéfiques, notamment les oméga-3 et les acides gras.
Quand on parle de sushi, on pense souvent à un petit morceau de riz avec une tranche de saumon crue par-dessus. Le premier sushi de l’histoire à avoir vu le jour dans les années 700 après J. C était un sushi “primitif”, car les Japonais et les Chinois utilisaient alors le riz pour conserver le poisson. Ce n’est que dans les années 1800 que le sushi tel que nous le connaissons a été élaboré et consommé. Les Japonais étant les rois du travail intensif, le sushi se vendait alors dans la rue comme repas d’appoint pour les travailleurs. On peut donc dire que l’origine du sushi vient des pêcheurs japonais et chinois, soucieux de conserver leurs prises.
Les sushis se parent de plusieurs qualités : ils peuvent être équilibrés car ils apportent les féculents (riz) qui nous rassasient, les protéines (poisson, crustacés), et les légumes (radis, concombre,...). Ces derniers sont présents en petite quantité mais on a souvent le choix d'accompagner les sushis d'une salade de choux, ce qui rééquilibre le tout. Par ailleurs, le saumon et le thon seront source d'Oméga 3, acides gras essentiels et bénéfiques pour notre système nerveux et cardiovasculaire. L'algue utilisée au même titre que les poissons/crustacés seront également une source d'iode, un micronutriment indispensable dans le bon fonctionnement de la thyroïde, une glande qui se situe à la base du cou et qui joue un rôle fondamental dans notre métabolisme. Elle est également riche en vitamine B12 et en fer, d'autres micronutriments importants pour notre organisme. Les crudités nous apportent quant à elles des fibres, des vitamines et minéraux.
Malgré ces avantages, le sushi comporte cependant un certain nombre d’inconvénients. Les poissons les plus utilisés pour faire des sushis (saumon, thon, maquereau) sont souvent pleins de métaux lourds, comme du mercure. Si ces métaux lourds sont consommés en trop grande quantité, ils peuvent avoir un effet négatif sur le développement du cerveau et des fœtus. Le riz quant à lui, représente un risque chez les diabétiques. Il peut perturber fortement le taux de glycémie en peu de temps. Pour éviter ça, il vous suffit de vous tourner vers du riz complet. Outre le point de vue santé, au niveau écolo, les sushis sont une catastrophe pour l’océan, nous sommes en train de le décimer de toutes populations. Nous devons lui permettre de se rétablir en termes de biodiversité (celle-ci a été réduite de 90% depuis le début de l’ère humaine).
Le poisson cru est un aliment fragile, son altération peut provoquer des intoxications alimentaires telles que l’anisakidose. Il s’agit d’une infection due à l’ingestion de poisson cru contenant des larves d’anisakis. Ces vers sont présents dans le tube digestif de certains poissons, l’éviscération suffit normalement à éviter tout type de contaminations, cependant il peut arriver que le ver migre vers le muscle et soit donc ingéré. Il est rare en France de souffrir de ce genre d’intoxication du fait de la règlementation stricte liée aux poissons crus.
Bien que les sushis présentent des avantages nutritionnels indéniables, il est recommandé de les consommer avec modération. Les experts s’accordent à recommander environ deux portions de sushis par semaine pour profiter de leurs bienfaits sans excès.
Si votre objectif est de perdre du poids pour améliorer votre vélocité et votre agilité, vous pouvez intégrer le sushi dans votre routine diététique le midi. Si votre objectif est la prise de muscle, vous pouvez consommer le sushi comme un en-cas peu avant votre séance de sport. Il vous donnera l’énergie et des nutriments essentiels pour améliorer vos performances !
Voici un tableau comparatif des valeurs nutritionnelles pour un repas de sushis typique par rapport à un repas de fast-food:
| Repas | Calories | Glucides | Lipides | Protéines |
|---|---|---|---|---|
| 6 sushis / 6 makis / 1 soupe miso / 6 california | 613 kcal | (Index glycémique modéré) | (Acides gras insaturés) | |
| 1 hamburger classique / 1 moyenne frite / 1 coca | 1044 kcal | (Index glycémique élevés) | (Acides gras trans et saturés) |
Les grands sportifs consomment eux aussi parfois des sushis. Il existe un lien entre la consommation de sushis et les performances sportives. Au foot et au rugby par exemple, la consommation de bananes et d’oranges avant un match ou pendant la mi-temps est très répandue. La consommation de sushis peut vous donner l’énergie et les nutriments nécessaires pour améliorer vos performances à un moment opportun.
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