Les sirops de fruits, symboles de fraîcheur et de convivialité, occupent une place de choix dans le paysage des boissons en France. Des marques emblématiques aux nouvelles créations audacieuses, plongeons au cœur de cet univers savoureux et découvrons les secrets de leur succès.
La plupart des sources s’accordent pour dire que l’origine de cette boisson est liée au Moyen-Orient où l’on consommait une “Charâb ou Sharab” sucrée (boisson et boire en arabe). Ce sont les croisés qui ramèneront ce breuvage en Europe, en le nommant “sirupus” en latin. Les premières recettes sont issues d’extraits de plantes et de fleurs.
On retrouve les premiers sirops dès la Grèce Antique lorsque des fruits frais étaient conservés dans du miel, ce qui donnait des boissons sucrées au goût de fruits que l’on pouvait boire une fois la saison passée. Au XVIIe siècle, le célèbre cuisinier Vatel utilise le sucre de canne pour conserver les fruits dans le temps. Une autre technique consistera à réduire le fruit pour en évaporer l’eau et à rajouter ensuite un sirop de sucre. C’est ainsi que naîtra la première grenadine qui reste encore aujourd’hui le sirop le plus consommé en France avec 29 % des ventes.
D’après le syndicat français des sirops, 25% de la production française est destinée à l’export, avec près de 200 millions de litres produits. Les Français sont les deuxièmes consommateurs de sirops en Europe derrière nos amis anglais. Plus de 200 millions de litres sont produits chaque année, ce qui représente plus de 1 600 millions de litres de boissons consommés sur la même période.
Ces marques de sirops ne sont pas les seules à occuper le terrain. Très bien distribuées en GMS, les marques Teisseire et Moulin de Valdonne sont largement représentés. Même si Teisseire évoque un sirop industriel, la marque est la plus ancienne, née en 1720 au coeur des Alpes.
Moulin de Valdonne est une marque déposée de sirops et jus de fruits appartenant à la société Teisseire France. Elle propose une large gamme de sirops et de jus, avec plus de 40 saveurs et mélanges authentiques. C’est forte d’un savoir-faire acquis dans les années 1980 au cœur du terroir du sud de la France qu’elle invente et revisite l’univers du sirop, mais toujours en respectant et sublimant les fruits en ne travaillant qu’avec des fruits cueillis à maturité.
Moulin de Valdonne est née dans les années 80, dans le village provençal de Peypin, au cœur d’un terroir authentique et généreux du sud de la France. Ses sirops puisent depuis toujours leur inspiration dans l’authenticité et la générosité de la région provençale, gorgée de couleurs, d’odeurs et de saveurs. Dès les années 90, Moulin de Valdonne a su se diversifier et le sirupier eu l’incroyable idée de créer des associations de fruits inédites et gourmandes, à l’image de notre fameuse Recette Provençale : un sirop mariant la fraîcheur de la pastèque et du melon avec la douceur de la fraise et l’acidité du cédrat.
Avant toute chose, il faut savoir que les sirops sont des produits alimentaires et que, par conséquent, ils doivent répondre à des réglementations nationales et européennes. Le terme “sirop” est exclusivement réservé aux produits concentrés et aromatisés obtenus par dissolution de matières sucrantes glucidiques dans l’eau. On comprend donc que c’est la teneur en matière sucrante et en jus de fruits qui est réglementée pour garantir une qualité optimale des produits.
Ainsi, les appellations “sirops de fruits” ou “sirops au jus de fruits” sont réservées aux sirops contenant au moins 10 % pour les jus de fruits ou 7 % pour les jus d’agrumes. Par ailleurs, les sirops doivent contenir au moins 55 % de matière sucrante, sucre blanc, sucre raffiné, dextrose, sucre caramélisé, miel… La norme est portée à 50 % de matière sucrante pour les agrumes ou si la matière sucrante est du fructose. Deux décrets protègent les fabricants de sirops au regard des fraudes concernant la dénomination du produit.
Le terme "sirop" est encadré par la loi, ce qui confirme notre attachement pour cette boisson. Le Décret du 28 juillet 1908 protège la définition du sirop, extrait :
L’une des raisons qui expliquent le succès des sirops est qu’il s’agit d’un produit économique, apportant un léger goût à l’eau (plate ou gazeuse). En effet, idéalement on dilue 1 volume de sirop dans 7 volumes d’eau. Si vous consommez très peu de sucre, vous pouvez diluer encore d’un ou deux volumes pour juste avoir cette saveur subtile en bouche.
Le sirop a également acquis ses lettres de noblesse avec la mixologie.
Aujourd'hui, la grenadine n'est plus un sirop issu de la pulpe de grenade, excepté dans quelques rares pays méditerranéens comme l'Espagne et la Tunisie. À présent, elle se compose de fruits rouges comme la fraise, le cassis, la framboise ou la groseille, auxquels on ajoute des baies de sureau pour obtenir une coloration d'un rouge profond, garantie 100% naturel.
Les sirops offrent de nombreux avantages et participent à la réduction des emballages dès la fabrication puisqu’une bouteille de sirop remplace huit bouteilles de boisson prête à boire. Notez également que les sirops sont généralement conditionnés dans des emballages en verre ou en aluminium facilement recyclables à 100 %. Par ailleurs, les sirops représentent une importante économie de transport par rapport aux boissons prêtes à consommer. Et enfin, 1 volume de sirop dilué dans 7 volumes d’eau apporte seulement 38 kcal en moyenne, plaçant les sirops dans les boissons sucrées les moins caloriques présentes sur le marché.
Les sirops ne se limitent pas aux saveurs traditionnelles. De nouvelles créations audacieuses émergent, offrant des expériences gustatives uniques :
tags: #sirop #de #grenadine #moulin #de #valdonne
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic