La psychologie nutritionnelle est une science qui allie des compétences en nutrition et en psychologie. Elle a pour rôle de travailler la relation à l’alimentation lorsque celle-ci devient conflictuelle. Elle vise à améliorer les difficultés comportementales en lien avec l’alimentation.
Dans l’acte alimentaire, prendre soin de soi démarre, avant tout, par une relation sereine avec l’alimentation. Lorsque celle-ci est en litige, les choix optimaux restent difficiles à entrevoir et à mettre en place. La psychonutrition s’intéresse à votre façon de vous alimenter, à votre relation à la nourriture et vos comportements alimentaires afin que les changements que vous faites soient viables à long terme, à la différence de la mise en place d’un régime.
Changer ses habitudes alimentaires, sans les comprendre, même si un mieux-être physique se fait sentir, ne permet pas de les maintenir dans le temps et les problématiques sont souvent vouées à se répéter. Lorsque nous avançons dans une approche nutritionnelle traditionnelle sans prendre en considération ce qui se passe pour vous, avant vos choix alimentaires, alors les réelles difficultés restent en suspend et les mêmes schémas comportementaux se répètent indéfiniment.
On pourrait dire que la psychonutrition s’intéresse tant à l’aspect psychologique et nutritionnel en faisant en sorte de les allier pour en faire des forces. Ainsi, le travail se chemine au fur et à mesure de chaque individu qui prend le temps qui lui est nécessaire pour évoluer.
On appelle troubles du comportement alimentaire (TCA) les conduites alimentaires différentes de celles habituellement adoptées par des individus placés dans un même environnement nutritionnel et socioculturel, et induisant des troubles somatiques et psychologiques. Les troubles les plus fréquents, en dehors du grignotage et de la suralimentation, sont l’anorexie et la boulimie.
Pour les 12-25 ans, dans les pays industrialisés : entre 0,5 et 1% pour l'anorexie mentale et 1,8 à 2% pour la boulime et l'hyperphagie.
Les personnes souffrant de TCA ont une représentation de leur corps qui est instable incertaine. Elle est très influencée par leur état émotionnel ainsi que par la pression sociale.
Cette démarche va mener progressivement à un effacement des signaux physiologiques (faim, satiété) derrière les processus de mentalisation et les émotions. Le contrôle cognitif et les croyances alimentaires de la personnes va donc devenir prédominant sur les mécanismes régulateurs naturels du corps.
L'EDI est destiné à évaluer les attitudes et comportements liés aux conduites alimentaires. Cette échelle permet d'évaluer les comportements liés à l'anorexie mentale, ainsi que sa gravité et son évolution.
Un trouble du comportement alimentaire (TCA) se caractérise par une perturbation du comportement en lien avec l’alimentaire, le poids et/ou l’apparence physique de la personne. Le trouble va affecter durablement la santé de la personne, son quotidien et ses relations personnelles et sociales.
Les origines et facteurs de risque des TCA sont nombreux, on parle d’un trouble aux origines psycho-bio-sociales. Il y aurait plusieurs facteurs de vulnérabilité ou de prédispositions de nature génétique ou biologique et des facteurs déclenchants ou précipitants dans le trouble tels que des pressions familiales, sociales ou culturelles, voir émotionnels ou des troubles de la personnalité.
Le dépistage est effectué par le psychiatre et doit être exhaustif pour les comorbidités psychologiques et psychiques afin d’apporter une offre de soins pluridisciplinaires et adaptés. Il faut une alliance thérapeutique avec le patient pour qu’il prenne conscience des comportements nuisibles liés à la nourriture, au poids et à son corps.
La prise en charge passe par une psychopédagogie de l’alimentation (se nourrir est vital) et des psychothérapies (augmenter l’estime de soi, réduire la rigidité et la persévérance des comportements néfastes pour la santé du patient). Il y a un contrat de reprise de poids qui peut passer par une hospitalisation.
Les pistes de la recherche sont axées d’une part pour mieux caractériser les facteurs de vulnérabilité et d’autre part pour comprendre la physiopathologie. Ainsi, les études épidémiologiques et de biologie moléculaire démontrent l’importance des facteurs génétiques et des gènes candidats sont maintenant identifiés mais il reste à comprendre leurs rôles dans chaque trouble des comportements alimentaires.
Pour l’anorexie mentale, les gènes associés supportent le modèle d’un trouble à la fois métabolique et psychiatrique. L’utilisation de l’imagerie cérébrale fonctionnelle montre, par exemple, des altérations de l’activité cérébrale dans les régions impliquées dans la motivation et la récompense.
On dénombre dans la classification internationale du DSM-5 plusieurs grandes catégories de troubles du comportement alimentaire. Les plus courants sont l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie boulimique. Ces affections complexes engendrent généralement une grande souffrance chez les patients, c’est pourquoi elles nécessitent une prise en charge adaptée, le plus tôt possible.
Il s’agit d’une restriction alimentaire visant une perte de poids significative. L’anorexie mentale se caractérise par une peur intense de devenir gros, malgré une maigreur apparente et un poids en dessous de la normale (établi à partir de l’IMC). Les personnes souffrant d’anorexie mentale sont principalement des femmes.
L’anorexie mentale se caractérise aussi par une altération de la perception du poids et de l’image du corps, proche de la dysmorphobie.
L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire essentiellement féminin qui apparait le plus souvent à l’adolescence. Il entraîne une privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. L’anorexie est très souvent associée à des troubles psychologiques.
Les chercheurs tentent de préciser les mécanismes impliqués dans l’émergence de ce trouble, ainsi que ses facteurs de risque et d’évolution. Ils cherchent aussi à améliorer la qualité de la prise en charge des patients : l’objectif est d’obtenir des guérisons plus fréquentes et plus rapides, limitant ainsi le risque de séquelles et de complications potentiellement fatales.
L’anorexie mentale se déclenche le plus souvent entre 14 et 17 ans, avec un pic de prévalence maximale à 16 ans. Toutefois, il semblerait que l’âge de début soit de plus en plus précoce. Le trouble peut parfois survenir tôt, à partir de 8 ans, ou plus tard, après 18 ans.
Environ 20% des jeunes filles adoptent des conduites de restriction et de jeûne à un moment de leur vie mais seule une minorité d’entre elles deviennent anorexiques, présentant alors tous les critères diagnostiques associés à ce trouble.
Une étude épidémiologique menée auprès d’adolescents dans leur 18e année, en France en 2008, indique que l’anorexie mentale a concerné 0,5% de ces jeunes filles et 0,03 % des garçons entre 12 et 17 ans. Selon une revue des études épidémiologiques réalisées entre 2000 et 2018, la prévalence de l’anorexie au cours de la vie serait de 1,4% chez les femmes et de 0,2% chez les hommes.
Le diagnostic de l’anorexie mentale repose sur des critères cliniques précis, issus des classifications internationales (CIM et DSM 5). Ces critères font référence :
L’absence de règles depuis au moins 3 mois (aménorrhée) est un indicateur important en clinique, même s’il n’apparaît plus parmi les critères diagnostics de la maladie depuis la 5e édition du DSM, compte tenu de l’utilisation fréquente d’une contraception œstroprogestative qui crée des hémorragies de privation masquant l’aménorrhée. Le ralentissement de la croissance chez une jeune adolescente peut également être évocateur.
D’autres symptômes encore peuvent être associés à l’anorexie : obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel… L ‘ensemble de ces éléments engendre des perturbations, d’intensité variable, du fonctionnement cognitif et émotionnel.
L’anorexie mentale est un trouble polyfactoriel qui dépend de facteurs génétiques et psychologiques individuels, en étroite interaction avec des facteurs environnementaux, familiaux et socioculturels. Parmi eux, il existe des facteurs prédisposants, des facteurs précipitants et des facteurs pérennisants.
Des traits de tempérament caractéristiques semblent favoriser la survenue de l’anorexie mentale. C’est le cas du perfectionnisme, d’une faible estime de soi, des manifestations anxieuses ou dépressives précoces, d’une moindre flexibilité cognitive entrainant une incapacité à s’adapter et à changer ses habitudes ou encore de cognitions sociales diminuées : ces personnes ont une faible capacité à comprendre l’état d’esprit des autres et ont des relations sociales relativement pauvres.
Des stress précoces variés ont aussi été incriminés comme les difficultés périnatales, la maltraitance ou les abus sexuels.
Plusieurs facteurs semblent ensuite contribuer à la chronicisation de l’anorexie, notamment des facteurs biologiques, psychologiques et neurocognitifs. Le corps s’adapte à la restriction alimentaire, prolongée par des modifications des systèmes de régulation de l’appétit, du métabolisme, de l’humeur. Ainsi, le système cérébral de la récompense est altéré chez environ 80% des patients.
Normalement, les aliments appétissants provoquent la libération d’endorphines, reflétant le plaisir pris à les déguster. Mais chez les personnes anorexiques, c’est au contraire le jeûne, la restriction alimentaire et l’activité physique intense qui sont à l’origine d’une libération d’endorphines. Le système dysfonctionne et appelle alors à ces comportements, les renforce et les perpétue.
Par ailleurs, une personne anorexique se réjouit et exprime une satisfaction de sa maigreur et de pouvoir contrôler son corps.
La puberté se révèle souvent pendant la puberté, période clé de l’autonomisation sociale et de la sexualisation durant laquelle les individus sont focalisés sur l’image du corps et l’image de soi. Elle débute toujours par une restriction alimentaire, le plus souvent voulue (le « régime »), parfois fortuite, impliquant une dénutrition.
Des événements de vie traumatisants (séparation, deuil…) sont fréquemment retrouvés avant le déclenchement des troubles alimentaires et pourraient marquer le point de départ de l’anorexie mentale chez certaines patientes.
Après cinq ans d’évolution, deux tiers des patients sont guéris. Pour les autres, on parle d’anorexie mentale chronique. Des rémissions ou guérisons plus tardives sont toujours possibles. A terme, la moitié des personnes soignées pour une anorexie mentale à l’adolescence guérissent, un tiers est amélioré, 21% souffrent de troubles chroniques et 5 à 6% décèdent.
Le repérage et la prise en charge précoces du trouble semblent favoriser le pronostic, avec un risque diminué de chronicité et de complications somatiques, psychiatriques ou psychosociales.
La crise boulimique correspond à l’ingestion d’un volume alimentaire largement supérieur à la normale en un temps limité, de moins de 2 heures en général, de manière compulsive ou ritualisée. Les patients souffrant de boulimie sont généralement des personnes impulsives et émotives.
Les personnes boulimiques mettent souvent en place des comportements compensatoires pour neutraliser leur prise de poids : vomissements, prise de laxatifs ou de diurétiques, périodes de jeûne et exercices excessifs.
Les crises de boulimie et les comportements compensatoires surviennent au moins deux fois par semaine pendant trois mois, en moyenne. Elles peuvent en outre devenir pluriquotidiennes et parfois nocturnes.
Les troubles boulimiques peuvent être associés à d’autres types d’addictions, tels que l’alcool ou le cannabis. Les patients (en grande majorité des femmes) affichent un poids normal ou sont parfois en sous-poids ou en surpoids.
L’hyperphagie boulimique, ou accès d’hyperphagie, se présente sous la forme de crises de boulimie incontrôlées et récurrentes, sans comportements compensatoires. Généralement, une certaine restriction est observable, ce qui renforce les pulsions alimentaires.
L’individu va manger de grandes quantités de nourriture en l’absence de sensation de faim, jusqu’à ressentir une pénible distension abdominale. Il recherche cette sensation de distension même si elle est inconfortable. Il mange seul par gêne et va ensuite se sentir coupable et déprimé.
Cette pathologie, qui génère une grande souffrance psychique, occasionne généralement un surpoids important, voire une obésité, parfois morbide. Encore peu connue, l’hyperphagie est d’ailleurs souvent confondue à tort avec de l’obésité.
Pourtant, on n’y retrouve pas de valorisation du surpoids telle que souvent observée dans l’obésité, les comorbidités sont moins nombreuses et l’évolution est plus favorable lorsqu’une prise en charge psychologique adaptée est proposée. Dans le traitement de cette pathologie mentale, la mise en place d’un régime ne sert à rien.
Le trouble des conduites alimentaires non spécifié est un diagnostic du DSM-5 utilisé pour qualifier toutes les problématiques qui ne répondent pas précisément aux critères des troubles du comportement alimentaire spécifiques, tels que l’anorexie mentale, la boulimie et l’accès hyperphagique.
Il s’agit d’une régurgitation ou d’une re-mastication des aliments qui peut durer des heures. Ceux-ci sont à nouveau mastiqués, ruminés, puis généralement ravalés, en l’absence de nausées ou de sentiment de dégoût. Dans le DSM-5, il est précisé que cette conduite doit être fréquente, répétée, et donc « survenir plusieurs fois par semaine, en principe quotidiennement ».
Le mérycisme peut en outre débuter à tout âge, dès la première enfance. Le mérycisme est un trouble du comportement alimentaire lié à la notion de plaisir. En effet, par cette remontée volontaire des aliments, la personne revit, inconsciemment ou non, la satisfaction qu’elle a vécu lorsqu’elle les a ingérés.
Il s’agit d’une prise alimentaire non contrôlée, excessive, pendant la nuit. L’individu se réveille pour aller manger copieusement. Cette conduite alimentaire peut se produire dans un état de demi-sommeil, la personne n’en étant pas toujours consciente.
Le lendemain, elle se réveille avec un souvenir plutôt imprécis de ce qu’elle a consommé pendant la nuit.
La potomanie est un trouble du comportement alimentaire qui se définit par un besoin irrépressible de boire en grande quantité, principalement de l’eau (polydipsie) ou de l’alcool (dipsomanie). Ce trouble alimentaire s’inscrit dans une volonté de se purger, se purifier, se nettoyer.
Il peut également avoir pour objectif de se remplir l’estomac au maximum et être associé à une anorexie mentale.
La psycho-nutrition, c’est une alliance vertueuse entre la psychologie et la diététique/nutrition. D’un point de vue étymologique, la psychologie signifie la science de l’âme. Elle a pour but de comprendre la structure et le fonctionnement de l’activité mentale et des comportements associés aux processus mentaux.
La diététique s’intéresse à l’hygiène alimentaire et a pour but d’adapter l’alimentation aux besoins particuliers de l’individu. Elle s’intéresse à l’équilibre alimentaire. D’autre part, on peut considérer que les problèmes alimentaires sont souvent le résultat de facteurs émotionnels et psychologiques.
Adopter un regard psycho- nutritionnel permet de prendre conscience de l’impact de notre alimentation sur notre corps et notre esprit. La psycho- nutrition exclue les régimes minceur, le rééquilibrage alimentaire et toute action qui viserait à imposer une manière de manger. Elle ne stigmatise aucun aliment. C’est une approche bienveillante qui permet de retrouver le plaisir de manger en lâchant pas à pas la culpabilité.
Cette approche envisage que chaque individu est en capacité de choisir l’alimentation qui lui fait du bien et lui convient au quotidien. Le professionnel qui accompagne n’est plus celui qui détient le savoir mais celui qui guide au mieux son patient sur le chemin de la conscience de soi, de son corps, de ses besoins et lui propose des outils pour expérimenter de nouvelles habitudes.
Le patient n’est plus infantilisé ou impuissant face à ses problématiques. Il devient acteur de sa transformation. Au fur et à mesure de l’accompagnement psycho-nutritionnel le patient développe sa confiance en lui et en sa capacité d’écouter son corps et de le respecter pleinement.
La diététique comportementale ne prescrit pas de régime amaigrissant, l’objectif étant de vous aider à retrouver une alimentation intuitive, finement adaptée aux besoins du corps, et parce qu’il n’existe pas de “plan alimentaire” suffisamment souple pour s’adapter à toutes les situations de la vie. La plupart des régimes (ou rééquilibrages alimentaires…) sont sources de frustration, qui dit frustration dit compensation, tôt ou tard….
Par ailleurs, les données dont nous disposons sur l’équilibre alimentaire correspondent à “un individu moyen”, or vous n’êtes pas un “individu moyen” !
Les objectifs des soins sont de :
Il est indispensable d’associer l’entourage à la prise en charge, notamment la famille, pour les mineurs mais aussi pour les adultes. La prise en charge débute en consultation ou avec une hospitalisation.
L’hospitalisation peut être nécessaire en cas de risque vital pour la patiente (pour des causes physiques ou un risque suicidaire), mais aussi en cas d’épuisement familial ou d’échec des soins ambulatoires.
L’objectif nutritionnel à court terme est une normalisation du poids progressive et le retour vers une alimentation spontanée, régulière et diversifiée. La patiente doit retrouver les sensations de faim et de satiété, et savoir y apporter une réponse adaptée.
La rémission et la reprise pondérale peuvent s’accompagner d’une amélioration des troubles psychiatriques éventuellement associé à l’anorexie, comme les symptômes dépressifs et anxieux. Mais cet effet n’est pas systématique : les troubles psychiatriques peuvent persister, s’aggraver ou même apparaître chez certains patients en rémission.
La prise en charge et le suivi sont multidisciplinaires, psychologique (soutien, thérapies comportementales et familiales) et somatique. Un traitement médicamenteux peut être mis en place pour soulager les troubles psychiatriques associés ou les complications somatiques.
Chez les adultes, plusieurs approches thérapeutiques sont proposées en première ligne, telles que la thérapie cognitivo-comportementale, la thérapie familiale ou encore d’autres psychothérapies. Aucune de ces stratégies n’a montré une supériorité par rapport aux autres.
La présence d’un psychiatre référent et spécialisé dans la prise en charge des troubles alimentaires est fondamentale pendant toute la durée de la prise en charge, si possible en lien avec le médecin traitant généraliste. Le déni des troubles par la patiente est un obstacle à la prise en charge fréquent et important.
| Trouble | Caractéristiques Principales | Comportements Associés |
|---|---|---|
| Anorexie Mentale | Restriction alimentaire, peur intense de grossir | Perte de poids importante, perception altérée du corps |
| Boulimie Nerveuse | Crises de boulimie suivies de comportements compensatoires | Vomissements, usage de laxatifs, exercice excessif |
| Hyperphagie Boulimique | Crises de boulimie sans comportements compensatoires | Ingestion de grandes quantités de nourriture, culpabilité |
| Méricysme | Régurgitation et re-mastication des aliments | Absence de nausées, plaisir associé à la rumination |
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