Il n’est pas facile de présenter Louis Le Duff en quelques mots. Né en 1946, fils de maraîchers du Nord-Finistère, Louis Le Duff a l'âme d'un négociant, sans doute héritée des marchés où ses parents l'envoient vendre leurs légumes dès l'âge de 15 ans. Bien que très discret sur sa vie privée, on sait que la mer fait partie de ses passions. Sportif pratiquant le vélo, il est également féru d’histoire. Tout ce qu’il entreprend, il le fait avec passion.
Louis Le Duff entraine ses troupes, presque 10.000 collaborateurs, depuis plus de 30 ans. Il a formé des équipes, passionnées comme lui, autour d’un projet, de valeurs d’entreprises, de challenges.
Louis Le Duff a quitte l’école vers 14 ans. Il débute sa vie professionnelle à 14 / 15 ans, comme vendeur de produits maraichers, il reprend ses études et devient professeur d’université puis a créé l’un des principaux groupes de restauration qui compte 700 restaurants et Boulangeries.
Grand professionnel de la franchise, il en a fait le sujet de sa thèse de doctorat. Pour Louis Le Duff, la franchise est un excellent moyen de lancer son entreprise. Encore faut-il être animé d’un esprit d’entrepreneur.
Louis Le Duff : Je suis né dans une famille de petits entrepreneurs. Le goût du travail, le sens de l’entreprise faisaient partie de l’éducation. Ils avaient l’esprit d’entreprise, j’ai du en hériter. J’aimais ce qu’ils faisaient. Comme tous les gamins qui ont reçu beaucoup d’amour, j’ai naturellement aimé ce que faisaient mes parents…
Lorsque j’avais 15 ans, mon père m’a dit : « tu vas vendre tous les produits de l’exploitation ». J’avais la peur au ventre de rencontrer des acheteurs de 30, 40 ans, acheteurs rompus à toutes les ficelles de la profession.
J’ai repris mes études 2 ans plus tard. Je voulais lancer un nouveau concept de restauration rapide de tradition française. Le principe était de regrouper sous un même toit le pain du boulanger, le beurre du crémier, le jambon du charcutier et la salade du marchand de fruits et légumes, la boisson …, tout cela pour offrir un bon repas à nos clients.
Mais l’investissement était colossal, je n’avais pas un sous en poche. Alors, pour démarrer, j’ai gardé mon emploi de professeur et j’ai créé une entreprise de restauration pour cantines, je ne prenais aucun salaire. Ce n’était pas très rentable, mais avec une trésorerie très favorable. Imaginez, mon premier restaurant a couté 11 années de salaire d’un prof ! Quand on n’a pas d’argent, il faut avoir des idées. C’est ce que je dis aux jeunes qui veulent se lancer, mais qui se plaignent de ne pas avoir les moyens financiers.
Diriger une entreprise, c’est mener à bien un projet, c’est motiver des collaborateurs autour d’une passion, d’objectifs. L’argent n’a jamais été, ni pour moi, ni pour mes équipes, un moteur. L’argent n’est que le carburant.
Nous sommes tellement passionnés que le plaisir du travail est supérieur aux difficultés que l’on peut rencontrer dans notre vie professionnelle. Ce qui fait que les gens sont fidèles à une entreprise ? Il y a un leader, des objectifs communs, une passion d’entreprendre. Et puis, nous étions sur une vague « on the stream ». Nous avancions aussi vite que le marché ! Bien évidemment, nous avons connu les maladies infantiles, puis celles de l’adolescence et de l’âge adulte. Il n’y a jamais rien d’acquis.
Moins que jamais. Autrefois, les enfants pouvaient hériter de la petite entreprise familiale et la conduire avec plus ou moins de talent, sans trop risquer la faillite. Je crois également que plus que l’intelligence, plus que le talent et même plus que le géni, l’excellence nait de l’effort d’une équipe soudée. Et puis pour rester indépendant, pour poursuivre son développement, il faut toujours avoir un cash-flow supérieur à son égo. Dès que vous prenez la grosse tête, vous êtes perdu.
Outre le développement du groupe, ma passion est de pousser les jeunes à réaliser leurs projets. Je détiens des participations dans de nombreuses entreprises créées par des jeunes qui souhaitaient se lancer, mais n’en avaient pas les moyens. Dès que les bénéfices le permettent, ils s’émancipent, reprennent leur liberté financière. Récemment, j’ai aidé un jeune de 25 ans à créer une cuisine centrale à Hong Kong. Jeune diplômé de Sup de Co Angers, il travaille un an dans le groupe et maintenant, il est indépendant à Hong Kong. C’est un conquérant, je dirais un corsaire breton. Il a du talent.
Nous jouons le rôle du banquier, avec en plus, l’expérience, notamment en matière d’emplacement, de puissance d’achat, de logistique, de recherche et développement, l’expérience du management, de la gestion, du droit… en un mot, la franchise ! Vous savez, la franchise, c’est un métier. Il faut être conscient que 52% de ceux qui veulent créer une entreprise seuls échouent durant les 5 premières années. Pour créer une franchise Brioche Dorée il faut un apport personnel de 120 000 €.
Avec 600 points de vente dans plus de 20 pays, elle accueille chaque jour plus de 270 000 clients en France souhaitant se restaurer avec des produits variés. « Nous sommes fiers de recevoir ce prix qui récompense le travail de qualité effectué avec passion par toutes les équipes Brioche Dorée, que ce soit au sein des restaurants ou les collaborateurs qui travaillent au siège à Rennes.
Dans un contexte de forte attente des consommateurs au niveau de leur alimentation, La Brioche Dorée affirme valoriser les circuits courts et privilégier des élevages et des chaînes de transformation des plus rigoureux. « 86 % des produits alimentaires sont issus de producteurs français et la viande est d’origine 100 % française. Les pains et viennoiseries sont quant à eux confectionnés dans les fournils Bridor à proximité de Rennes.
Aujourd'hui, avec un chiffre d'affaires de 750 millions d'euros en 2017, dont 70% à l'international, et une croissance de 20% par an, Bridor est devenu le vaisseau amiral du groupe, avec 10 sites de production dans le monde, dont quatre en France. Désormais seulement 10% de la production Bridor va pour le groupe, les 90% restants alimentant « plus de 20.000 hôtels 4 ou 5 étoiles dans le monde », mais aussi « beaucoup de boulangers artisans », des compagnies aériennes ou des croisiéristes, souligne M. Le Duff.
Sur les 30 dernières années, « nous avons formé plus de 2.000 apprentis » et « plus de 60% de l'encadrement est issu de la promotion interne », affirme-t-il. « Le plus important, ce sont les hommes: s'ils y croient, ils te feront de bons produits.
« La semaine prochaine, nous ouvrons une boutique à Guangzhou (Canton, Chine, ndlr), puis à New Delhi. Le groupe possède trois usines Bridor en Amérique du nord (deux au Québec et une à Philadelphie) et deux chaînes aux USA, La Madeleine et Mimi’s café, dédiées à la cuisine française. En Europe le groupe a racheté en 2015 la chaîne Kamps, leader du « café bakery » sur le territoire allemand (plus de 400 points de vente).
tags: #propriétaire #Brioche #Dorée #profil
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic