L'alimentation du poulet de chair : tout ce que vous devez savoir

Le poulet est de loin la volaille préférée des Français : nous en consommons en moyenne 21 kg par personne et par an, ce qui représente l’équivalent d’un poulet par mois ! Notre pays en produit environ un million de tonnes chaque année, ce qui nous classe au troisième rang des pays producteurs européens. Depuis 2007, la consommation des poulets s’envole… avec les autres volailles, dont la consommation progresse chaque année en France de l’ordre de 1 à 2% en moyenne.

En France, la filière des poulets est caractérisée par la diversité de ses modes de production. Si tous les poulets de chair élevés dans le pays respectent un socle commun de fondamentaux, certains vont en effet au-delà, avec des critères supplémentaires régis par des cahiers des charges spécifiques. Donc, selon la technique d’élevage et la réglementation associée, les poulets de chair passent de 36 à 110 jours au sein de l’élevage (81 jours minimum pour un poulet fermier Label Rouge ou Bio).

Lorsqu’ils arrivent dans les élevages, les poulets sont encore des poussins puisqu’ils n’ont que 1 jour. Durant sa première semaine d’élevage, un poulet passe de 50 à 250 g. Pour cette phase de démarrage comme pour la suite, les éleveurs veillent ainsi à assurer une hygiène scrupuleuse dans les bâtiments d’élevage, à fournir une alimentation équilibrée - élaborée suivant les normes strictes de la réglementation française et européenne.

Dans des cas très précis, cette limite peut parfois être rehaussée par dérogation. Tous les élevages standards sont soumis à des règles très strictes et respectent des fondamentaux, notamment en termes de qualité sanitaire et de bien-être animal. Afin de préserver le bien-être des poulets, la réglementation limite leur nombre par m2 de poulailler à 17 dans les élevages standards.

En France, près de 20% des poulets, sélectionnés pour leurs souches plus rustiques, sont élevés en plein air, dans des systèmes alternatifs (principalement Bio et Label Rouge), où leur alimentation est composée d’au moins 75% de céréales ou issue de céréales. En donnant un accès à l’extérieur, ce mode d’élevage permet aussi aux poulets de se composer eux-mêmes un menu varié… en allant picorer les friandises que leur offre à volonté la nature !

D’ailleurs, les chiffres le montrent, les découpes sont de plus en plus appréciées des consommateurs en France. En magasins, leur part dans les achats des foyers est ainsi passée de 46 % à 51 % de 2000 à 2018 (période pré-Covid). L’aile ou la cuisse ? Rôti, frit, mijoté, braisé, pané, sauté, en sauce… le poulet s’adapte à tous les goûts et se prête à d’innombrables recettes, qu’il soit proposé entier ou déjà découpé (cuisses, filets, escalopes…).

Quelle que soit sa forme, le poulet reste une viande blanche peu onéreuse, offrant une précieuse source de protéines pour un faible apport calorique. L’alimentation des poulets joue un rôle sur la qualité nutritionnelle et surtout sur le bon goût de la viande.

L'importance de l'alimentation pour la qualité de la viande

Dans les élevages de volailles, le poulet occupe une place prépondérante. Très apprécié pour ses qualités gustatives et nutritionnelles, le poulet de chair (c’est-à-dire le poulet élevé pour sa viande) est élevé selon des conditions propres aux différents types d’élevage. L’alimentation joue un rôle majeur dans la croissance, le poids et la vitalité du poulet de chair, de même que pour les qualités organoleptiques de sa viande.

Les poulets de chair ont aussi des besoins importants en protéines, vitamines et oligo-éléments. Conformément à la règlementation en vigueur, l’alimentation des poulets de chair est composée notamment de céréales (blé, maïs pour l’essentiel).

Par exemple, un poulet qui se régale d’une alimentation riche en maïs, aura une peau et une viande plus jaunes : des caractéristiques très recherchées par les consommateurs français. De plus, les volailles peuvent picorer des blocs de luzerne. Cela favorise non seulement des comportements naturels mais également apporte un petit plus en pigmentation naturelle des poulets. Ainsi, cette couleur appétissante est liée à la fois à l’alimentation reçue par la volaille mais aussi au capital génétique de certaines races.

Il existe également d’autres races de volailles qui avec une dominante de blé dans l’alimentation aura une peau et une viande plus blanches. Ses différences de races et d’alimentation sont liées, historiquement, aux cultures céréalières des différentes régions de France et guident les préférences des consommateurs. C’est pourquoi, Le Gaulois s’attache à proposer des poulets de chair qui conviennent aux différentes papilles des consommateurs.

Les besoins nutritionnels du poulet de chair

Les poulets de chair ont recours à des régimes alimentaires personnalisés et diversifiés selon leur croissance. Elaborée par des nutritionnistes, l’alimentation des poulets de chair se compose de protéines, de céréales, de minéraux, d’oléagineux et de vitamines. Les matières premières majoritaires sont les céréales (maïs, blé, orge …), suivis par les protéines telles que du pois, de la féverole, ou des tourteaux de soja (graines de soja pressées), sans oublier un apport en acides gras essentiel (les oléagineux), pour terminer avec les vitamines et les minéraux.

Composition type de l'alimentation du poulet de chair.

La consommation d’aliments varie selon les phases d’élevage. Par exemple, de la naissance au 28ème jour, une phase importante de croissance, le poulet de chair consomme en moyenne jusqu’à 80 g d’aliment par jour. Pendant cette phase de démarrage, qui correspond à ses 15 à 28 premiers jours, un poulet de chair consomme environ 30 à 35 g d’aliment par jour. Pendant cette phase très délicate, l’éleveur apporte dans sa ration des aliments riches en acides aminés, tout en évitant l’excès de protéines.

Les aliments peuvent se présenter sous forme de miettes ou de petits granulés de 2 à 4 mm, mélanges de céréales, d’autres végétaux, de vitamines et de minéraux. Ainsi, quel que soit le mode d’élevage, les poulets de chair élevés en France reçoivent une ration 100% végétale, avec des vitamines et minéraux.

Un autre élément important de l’alimentation des volailles est l’apport en complément alimentaire, via des vitamines des groupes A, B, D, et E. Du fourrage, des vitamines et beaucoup d’eauPendant toute la durée d’élevage, les poulets de chair apprécient également de picorer du fourrage, sec ou frais et du grit (petits graviers présents dans la nature). Le grit aide à malaxer les aliments dans le gésier et favorise leur digestion.

Enfin, les volailles ont accès à une eau fraîche et renouvelée, grâce aux abreuvoirs ou pipettes qui sont à disposition en permanence. Il faut savoir qu’une volaille boit deux fois plus qu’elle ne mange !

La présentation des aliments et la distribution

L’élaboration d’un bon aliment, riche et équilibré pour les volailles, est nécessairement formulé par des professionnels de la nutrition et requiert des compétences précises. Le Gaulois fait appel à des nutritionnistes qui réalisent des repas adaptés à chaque étape de croissance des poulets de chair, répondant à leurs besoins en fonction de la race, de l’âge, et de son environnement.

Un élément important à souligner est la présentation de l’aliment : pour les poussins, l’alimentation sera sous forme de farine, de miettes pendant sa phase de croissance et de granulés pour les poulets arrivés à l’âge de maturité. Ces diverses présentations sont adaptées aux becs des animaux pour une meilleure prise de l’alimentation et une digestibilité optimale.

Pour préparer l’arrivée des poussins, les éleveurs disposent l’alimentation sur du papier biodégradable au sol afin que les jeunes animaux accèdent immédiatement et plus facilement à la nourriture. En moins de 3 jours, ils vont naturellement aller s’alimenter auprès des mangeoires prévues à cet effet. Ces dernières sont réparties dans l’ensemble du poulailler pour un accès facilité des volailles.

Des recettes alimentaires adaptées à chaque stade physiologique du poulet sont conçues par des nutritionnistes. Les aliments complets sont distribués à volonté via des assiettes (ou nourrisseurs) adaptés à chaque espèce et dont la hauteur est réglée au fur et à mesure de l’élevage par les éleveurs. La présentation (taille des granulés, aspect…) et la composition sont adaptées graduellement en fonction de l’âge et de la croissance du poulet de chair.

La conduite alimentaire repose ainsi en pratique sur une gamme d’au moins 3 aliments qui couvrent les besoins des poulets lors des 3 principales phases de l’élevage : démarrage, croissance et finition. L’engraissement du poulet se fait de manière progressive.

Phase délicate dont la durée varie en fonction des types d’élevage, le démarrage vise à assurer l’équilibre entre les différents acides aminés, à prévenir les carences en lysine qui ne pourront être compensées ensuite, tout en évitant un excès de protéine afin de respecter les besoins nutritionnels du jeune poulet. A ce stade, la ration quotidienne est augmentée : le poulet de chair conventionnel consommera entre 75 et 85 g d’aliment quotidiennement. Le poulet sera abattu environ entre 35 et 81 jours selon le type d’élevage.

Les trois phases principales de l'alimentation du poulet de chair : démarrage, croissance et finition.

Une démarche de qualité engagée au quotidien

C’est pourquoi la démarche « Oui c’est Bon ! », initiée par le Gaulois auprès de ses éleveurs, accorde une grande importance à l’alimentation des volailles et propose à ses éleveurs de s’engager dans des critères de qualité pour nourrir leurs poulets ! Les poulets de la gamme Le Gaulois, élevés dans le respect des engagements « Oui c’est Bon ! », sont tous nourris avec des céréales entières 100% françaises, garanties sans traitement antibiotique.

Les éleveurs agrémentent aussi leur menu quotidien de pierres à picorer et de ballots de paille, pour faciliter l’expression de leur comportement naturel. Une démarche de qualité qui vient s’ajouter aux exigences des normes françaises. Les éleveurs partenaires Le Gaulois, appliquent, observent et contrôlent la bonne consommation d’aliments de leurs volailles, qui sont des indicateurs de bien-être et de bonne vivacité.

Les alternatives au tourteau de soja

Saviez-vous qu’en dehors du tourteau de soja bio, vous pourriez nourrir vos poussins avec de la farine d’insectes ? De nombreuses recherches visant à introduire des matières riches en protéines à base d’insectes et diminuer les coûts dans l’alimentation animale ont été réalisées depuis plusieurs années. Quelques rapports soulignent l’intérêt zootechnique et environnemental de ces produits pour l’alimentation des animaux d’élevage (FAO, 2013).

Le tourteau de soja bio est la matière première de référence actuellement utilisée pour équilibrer les aliments des volailles en AB. Afin d’évaluer l’intérêt économique des autres matières premières testées, le groupe de travail a opté pour une comparaison de chaque matière première avec le tourteau de soja bio, en confrontant la richesse en protéine (MAT) et le coût (prix à la tonne) des matières premières considérées.

Bien que « simpliste », cette méthode donne une idée de ce que pourrait être le prix d’intérêt des matières premières innovantes étudiées.

Les céréales entières utilisées dans l’alimentation des poulets de chair sont toutes d’origine française. La fabrication de l’aliment est française : elle est réalisée dans des sites localisés à proximité des élevages partenaires. Les protéines végétales sont le plus souvent importées (le soja en particulier) car la France n’est pas encore autonome sur la production de soja.

Un contrôle strict des matières premières destinées à la fabrication de l’alimentation du poulet de chair est réalisé dès réception. Le broyage, le mélange et enfin la granulation constituent l’ensemble du processus de fabrication.

Pour la qualité des matières premières et des produits finis, les fabricants d’aliments respectent le plan de contrôle et de surveillance OQUALIM. La démarche OQUALIM est une démarche au service des entreprises de nutrition animale et des filières d’élevage, qui certifie le respect des bonnes pratiques d’hygiène et des règles de traçabilité dans les usines de fabrication et qui organise des plans de contrôles mutualisés pour mieux surveiller les risques sanitaires.

Maître CoQ collabore avec l’association Bleu-Blanc-Cœur qui prône une agriculture plus respectueuse des animaux et de la terre. Le but est de favoriser une alimentation à base de graines de lin, riches naturellement en omégas-3, pour les poulets d’élevage. Ces acides gras essentiels sont assimilés par les poulets, ils contribuent notamment à augmenter les bienfaits nutritionnels de leur viande.

Lors de sa première semaine d’élevage, un poulet de chair peut prendre jusqu’à cinq fois son poids de départ. Cette période correspond à un tiers de la vie d’un poulet de chair standard. A la fin de cette première semaine, les objectifs sont d’avoir des animaux les plus homogènes possibles. Dont la croissance est maîtrisée et en augmentation. Et dont la viabilité est la plus élevée possible.

1. Comme la plupart des oiseaux, les poussins de chair sont homéothermes. C’est-à-dire qu’ils doivent maintenir une température corporelle constante, comprise entre 40 et 42°C. Au-dessus ou en dessous de leur neutralité thermique, les poussins ont la capacité de produire de la chaleur (thermogenèse) ou de perdre de la chaleur (thermolyse). Toutefois, les poussins n’ont pas la capacité à répondre efficacement à une température plus faible, c’est pourquoi l’ambiance, notamment les températures à différents endroits du bâtiment sont des critères à surveiller tout particulièrement.

L’éleveur doit apporter à ses animaux tout le confort nécessaire pour qu’ils puissent se nourrir et s’abreuver correctement. Il est possible de vérifier la température corporelle des poussins d’un jour pour s’assurer qu’ils n’ont ni trop chaud ni trop froid. Le temps de préchauffage du bâtiment doit être compris entre 24 et 72h avant l’arrivée des animaux. Le temps de préchauffage dépend de la saison, des températures extérieures, de l’installation et l'étanchéité du bâtiment. La vérification de l’installation et des équipements est nécessaire.

2. La première fonction de la litière est d’absorber l’humidité, dont une grande partie provient des excrétions des animaux et du système d’abreuvement. “Trucs & Astuces”Prendre de la litière dans ses mains.

3. La répartition des mangeoires sur la largeur du bâtiment, la distance entre les points d’eau et d’aliments, la quantité d’aliment ainsi que le nombre de poussins par mangeoire (ou point d’eau) sont des éléments qu’il ne faut en aucun cas sous-estimer.

Exemple de la répartition des animaux à 7 jours lorsque la lumière se rallume, après leur nuit.

On observe que le matériel d’abreuvement et d’alimentation sont fortement sollicités. Si des vidanges de chaînes d’aliment sont à réaliser, dans le but de faire consommer les fines, ou des purges du système d’abreuvement (limiter la formation d’un biofilm), il est préférable de les faire au moment où le matériel est le moins sollicité : durant la journée par exemple.

L'alimentation optimale des poulets de chair

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