L'élevage de porcs bio en plein air et la vente directe représentent une alternative durable et éthique à l'élevage conventionnel. Cette approche met l'accent sur le respect du bien-être animal, la protection de l'environnement et le soutien aux agriculteurs locaux.
Bio Direct regroupe des éleveurs de porcs bio répartis dans toute la France. Le respect du bien-être animal, de l’environnement, et des éleveurs sont les piliers de leur engagement.
« Rejoindre Bio Equitable en France est un moyen de maintenir et de faire perdurer une agriculture bio, paysanne et locale. C’est également une façon de redonner le pouvoir aux agriculteurs », témoigne Riwal, un éleveur de cochons de 32 ans.
Plus que la bio c’est le cahier des charges Bio Direct qui lui a donné envie de transformer la ferme familiale. Avant de s’installer, il a travaillé presque 4 ans dans une ferme porcine en plein air de Bio Direct et 1 an dans un atelier de naissage en bio. Il est naisseur engraisseur et s’occupe des cochons de leur naissance à leur croissance. Il possède un cheptel de 60 truies, et une cinquantaine d’hectares qui lui permettent de produire la moitié des aliments qu’il donne à ses cochons.
Sur sa ferme, il fabrique lui-même leurs aliments, avec ses propres céréales ou avec des céréales qu’il récupère auprès de paysans voisins. Il explique que ce qui l’anime dans la bio c’est maintenir en propre son autonomie alimentaire : être le moins dépendant possible de céréales hors de sa commune. Il aspire également à trouver un peu plus de temps pour davantage s’investir dans la filière Bio Direct, bien qu’il soit déjà au bureau du groupement.
Les cochons de Riwal vivent sur la paille, ils peuvent fouir et travailler le sol. C’est très important car un cochon ne transpire pas, la seule manière pour lui de réguler sa température quand il fait chaud c’est de faire des bauges où il peut se baigner, ce qui est impossible sur caillebotis. Cela leur permet d’exprimer leurs instincts naturels. Le cahier des charges bio européen autorise 50% de la vie de l’animal sur caillebotis, chez Bio Direct c’est 0 caillebotis. Le cochon peut laisser libre cours à ses envies : il peut aller à l’intérieur ou à l’extérieur selon la température extérieure, cela respecte son mode de vie.
Riwal a rejoint le groupement Bio Direct car ce qui est primordial pour lui c’est la cohérence avec le sol et le territoire. Fermes 100% bio, limitation de la taille des fermes, autonomie alimentaire à minimum 50%, 0 caillebotis : tout ça c’est dans le cahier des charges Bio Direct mais pas dans le label bio européen. Pour lui, la bio respecte l’environnement quand elle est mesurée dans sa taille et inscrite au sein de son territoire. Le fait de devoir être autonome sur l’alimentation des animaux ça pousse aussi le paysan à avoir sa fabrique d’aliments donc à valoriser les céréales du secteur. Ça limite le coût de l’essence, ça permet des échanges entre paysans, c’est bon pour la vie sociale, et ça permet aussi une synergie entre nos activités.
Ses résultats techniques et économiques sont au-delà de ses espérances. Le prix du cochon fixé au sein de Bio Direct lui a permis d’obtenir un meilleur prix que son étude prévisionnelle. Malgré une filière porcine en bio qui se tend, la filière Bio Direct a maintenu le prix aux éleveurs et il peut dire qu’il vit bien de son travail.
Élever ses porcs en plein air, c'est s'éloigner encore plus du système d'élevage en batterie, qui priorise sur la production de gros volumes au détriment de la santé physique et mentale des cochons, élevés sur de courtes périodes dans des espaces de vie très restreints.
Les cochons élevés en plein air ont la possibilité d'exprimer leurs comportements naturels, tels que fouiller le sol, se déplacer librement et interagir avec leurs congénères. Cela contribue à leur bien-être et réduit le stress.
De plus, l'élevage en plein air favorise la biodiversité et contribue à la fertilité des sols. Les déjections des animaux enrichissent le sol en matière organique, réduisant ainsi le besoin d'engrais chimiques.
La mention « élevé en plein air » peut être ajoutée, quand les cochons sont élevés en plein air (aussi, le porc fermier peut être élevé sur paille ou sur caillebotis, si toutes les conditions sont respectées).
Le mode de commercialisation des porcs bio dépend du choix de l’éleveur. Certains préfèrent vendre en circuit long, par l’intermédiaire de leurs groupements de producteurs qui se chargent alors de l’enlèvement des porcs vers l’abattoir. D’autres s’orientent vers le circuit-court en amenant eux-mêmes leurs porcs à l’abattoir pour ensuite les vendre sous forme de colis de viande ou via une boucherie à la ferme.
En production biologique, la commercialisation des porcs est majoritairement réalisée en circuit long via les groupements de producteurs. Ces opérateurs peuvent être 100 % bio ou vendre aussi des porcs issus de la filière conventionnelle.
La commercialisation des porcs en circuits-courts peut concerner la totalité de la production de l’éleveur, ou un pourcentage variable de celle-ci avec une transformation du porc plus ou moins importante.
La commercialisation des porcs est assurée par les éleveurs, directement à la ferme et/ou sur les marchés. La vente directe a au moins deux avantages importants mis en avant par les éleveurs : une relation directe avec le consommateur et un prix de vente du porc plus élevé qu’en filière longue. Cependant, ce travail de commercialisation est gourmand en temps de travail. De nouvelles compétences sont nécessaires.
La vente directe permet aux consommateurs de connaître l'origine de leur nourriture et de soutenir directement les agriculteurs locaux. Elle offre également la possibilité d'acheter des produits frais et de qualité, souvent à des prix plus avantageux que dans les circuits de distribution traditionnels.
Voici quelques exemples de produits proposés en vente directe :
Certains producteurs proposent également des colis de porc bio, comprenant un assortiment de différents morceaux et préparations.
Exemple de composition d'un colis de porc bio (3 kg) :
| Produit | Poids |
|---|---|
| Rôti de porc | 700 g |
| Côtes de porc | 600 g |
| Saucisses | 500 g |
| Farce de porc | 500 g |
| Poitrine fraîche | 700 g |
Le Porc Celte, peuplait l’Ouest de la France du Moyen-Age jusque dans les années 70. Cette race n’est pas modifiée génétiquement, ce qui l’a induit à presque disparaitre ! Contrairement au porc industriel, élevé entre 5 et 6 mois, il faut 12 à 13 mois au porc celte pour que sa viande soit rouge (dû au pâturage) et goûteuse.
Cette race d’antan est inadaptée à l’élevage industriel hors sol. Les truies mettent bas de gros porcelets, elles ont de très bonnes qualités maternelles. Friands de glands, châtaignes, noix, pommes, prunes, noisettes, mûres, ces fruits de saison donnent du goût à la viande. Leur croissance est lente comme autrefois, afin d’avoir un dépôt de gras parfait.
Il consomme peu d’énergies fossiles et aide à la bonne gestion de la fertilisation organique. Il entretient l’espace en labourant avec son groin, ce qui favorise le renouvellement de la biodiversité.
Riche en vitamines B1, protéines, et en zinc, la viande porc est bonne pour la santé avec ses nombreux atouts nutritionnels ! Cette race ancienne vous fera découvrir les saveurs incontestées du Porc Celte, oubliée mais pourtant d’une très grande qualité gustative !
tags: #porc #bio #plein #air #élevage #et
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic