En termes de gastronomie, la Bretagne en impose. Et souvent, il est question de beurre, beurre salé évidemment ! Mais une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, c’est le cochon qui est à l’honneur.
Avant toute chose, il est important de comprendre que le pâté breton n’est pas une simple spécialité régionale. Si la Bretagne est connue pour aujourd’hui compter plus de cochons que d’habitants, cette importance de l’élevage porcin ne date pas d’hier. En effet, à partir du XVIe siècle, chaque famille bretonne possède son propre cochon. Il constitue l’apport de viande majeure de l’alimentation. Chaque hiver, l’abattage du cochon constitue une cérémonie officielle.
“Tout est bon dans le cochon”, et il y a une grande part de vérité dans cet adage. Une fois que le cochon était tué, rien n’était gaspillée. Les parties les plus nobles étaient salées pour être conservées, car les réfrigérateurs n’existaient pas encore. Les morceaux les moins nobles comme la gorge, la couenne ou encore les abats étaient directement cuisinés. Le pâté breton est donc un produit traditionnel, véritablement inscrit dans le patrimoine et le savoir-faire de la région.
Pour les apéritifs, en entrée, avec un bout de fromage et une tartine de pain : il est tout autant apprécié que dans le passé, voire plus ! Il est attesté “Label Rouge” depuis 1980. Surtout, le pâté de campagne breton bénéficie du label européen d’indication géographique protégée (IGP) depuis 2013. Aujourd’hui encore, le pâté breton représente une importante part du pâté de campagne français.
Un peu comme les fêtes de fruits de mer en Bretagne avec le concours du décorticage de langoustine ou encore le concours du kouign-amann dans le Morbihan, il existe le concours régional du meilleur pâté de campagne IGP.
Le pâté breton se vend frais chez le boucher/charcutier. Mais on en trouve de plus en plus en pot ou en conserve. Là, vous pensez bien évidemment à la célèbre boîte bleue et jaune du pâté Hénaff. Mais quoi de mieux que de faire son propre pâté breton ? Réaliser son propre pâté de campagne n’a rien de difficile. Le plus complexe réside peut-être dans le matériel à avoir. Par exemple, il vous faudra un hachoir à viande. Néanmoins, il en existe des versions manuelles, abordables et peu encombrantes.
Alors, envie de tester au moins une fois de faire votre propre pâté breton ? Sinon, on espère au moins vous en avoir appris plus sur l’histoire du pâté. Notre recette est tirée du livre Cuisine Breizh aux Éditions Solar. Sorti en juin 2024, nous avons eu accès à la recette en exclusivité. Ce livre contient la majorité des recettes emblématiques du patrimoine culinaire breton. On y trouve du salé et du sucré, autant de recettes « terre » et « mer ». Avec le pâté breton, c’est assurément du côté terre que nous allons.
Pour cette recette de Pâté breton, vous pouvez compter 25 minutes de préparation. D’autant que c’est un plat facile à réaliser… mais qui nécessite du repos : 48h minimum !
Vous pouvez également préparer votre pâté en suivant ces étapes :
Mettez la préparation dans une terrine et déposez par-dessus 2 feuilles de laurier. Couvrez avec la crépine de porc.
Pour l’accord met-vin, je te conseille un vin rouge plutôt tannique, jeune et fruité.
| Étape | Description |
|---|---|
| 1 | Préparation des viandes et des aromates |
| 2 | Mélange des ingrédients |
| 3 | Cuisson au four |
| 4 | Repos (48h minimum) |
Des amis qui passent à l’improviste pour l’apéro ? Un pique-nique sur un coup de tête ? Un diner avec un client non prévu ? Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
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