Dans cet article, nous allons étudier un animal qui a longtemps été mal estimé dans nos contrées : le cochon. Le cochon, cochon domestique ou porc, est une sous-espèce du sanglier sauvage. Comme lui, il est omnivore.
Ce sont des animaux courts sur pattes, ayant une tête assez grande par rapport à leur corps et de grandes oreilles. Vous pouvez le constater, le dos est long et plutôt droit. À cause de la forme de leur dos (de la manière dont les vertèbres s'articulent et s'attachent sur le crâne), les cochons ne peuvent que très légèrement relever la tête.
Vous constaterez que l'arrière train est légèrement plus haut que les épaules. Sur l'image, je vous illustre ça en appuyant le sommet des pattes avant (ligne verte) et le sommet des pattes arrière (ligne rouge). Sur le dessin de droite on simplifie encore plus l'animal.
On obtient au final le triangle de la tête, le cou et le corps, aux contours rouges, qui forme un rectangle un peu déformé.
Voici une description plus détaillée de l'anatomie de la tête du cochon :
Image A: En rouge l'attache du crâne à la colonne. En vert la ligne du groin. En effet le crâne est plutôt plat alors que le profil de l'animal affiche une jolie courbure. En jaune toute la zone de la « gorge/menton». Cette partie est très charnue et épaissit l'encolure de l'animal. Vous observez qu'il n’y a pas de démarcations nettes entre les mâchoires inférieures et supérieures.
Image B: Ici nous nous intéressons au placement de l'œil.
Image C: En rose deux traits, un qui part du dessus de l’œil et l'autre du dessous. Ces traits créent (en orange) ce que j'appellerai la zone d'audition, la zone que les oreilles vont couvrir. Cette zone d'audition nous donne la largeur des attaches des oreilles (double-flèche rouge). En bleu foncé la ligne des babines et en bleu clair le bord de la lèvre inférieure.
Schéma 2: Le groin, de forme grossièrement triangulaire, constitue une large surface sur toute l'extrémité du museau. En rose les traits qui forment la zone d'audition. L’œil du cochon a une structure très très proche de celle de nos yeux.
La pupille est ronde et noire. On retrouve la caroncule lacrymale (la petite boule dans le coin de l’œil), surlignée en rouge. La peau autour de l’œil (zone hachurée en orange) a tendance à être moins poilue. La couleur rose de la peau ressort du coup.
Le groin est un organe bien développé chez le cochon et surtout très efficace. La forme est une base de triangle (petit schéma tout à droite / traits rouges) arrondi sur les pointes avec une base un peu plus large.
En violet le trait horizontal vous marque un axe de « plis ». Le groin peut se déformer légèrement et s’arquer autour de cette ligne. La zone est nue et la « peau » y est un peu granuleuse et à tendance humide. Les poils que vous voyez sont en réalité sur le museau, juste derrière.
En rouge les défenses, 2 en haut et 2 en bas, qui poussent en allant vers le haut. En vert, ce que l'on pourrait assimiler à nos incisives, qui partent un peu en avant.
L'oreille est de forme triangulaire, avec un retour arrondi plus prononcé sur l'extérieur (souligné en bleu clair). En vert je vous surligne le pivot qui va permettre à l'oreille de bouger. Certains cochons ont les oreilles qui tombent.
En violet, marqués 1 et 2, les doigts principaux qui sont devant. Alors oui, souvent, la queue sera en tire-bouchon !
Un terme en espagnol relatif à l'anatomie du porc est "hueso rostral en el hocico". Il s´agit de l´os rostral, un os cartilagineux, juste derrière le groin.
Vous êtes maintenant parfaitement à même de dessiner notre cochon ! Nous allons opter pour un animal de profil, en train de marcher tranquillement. En vert la patte arrière sera pliée, prête à avancer pour chasser la patte avant (en bleu).
Schéma A: En bleu la ligne de profil, avec une jolie courbure. En violet le groin, rectangulaire. En vert la mâchoire inférieure discrète. En jaune et orange, les joues et la gorge très charnues. La tête est dans la continuité du corps.
Schéma B: L’œil est placé au tiers arrière de la longueur de la tête (traits roses), aligné avec le dessus du museau (trait vert).
Étape C: Je place la masse de l'épaule et celle de la cuisse, plus importante et ronde. Je n'oublie pas que le train arrière doit être un peu plus élevé que l'avant. Je vérifie ça (flèches bleues).
Étape D: Je finis les pattes dans la continuité des masses placées dans l'étape précédente.
Étape E: Je vérifie la justesse de la construction en replaçant rapidement les os.
Étape F: Je place les oreilles et les yeux.
Étape 1: l’aplat. J'opte pour un petit cochon rose !
J'espère que vous avez trouvé cet article intéressant et qu'il vous a donné envie de dessiner !
Les cochons et autres membres de la famille des suidés, dont les sangliers et les phacochères, ont une ossature solide. Ils ont un odorat excellent qui compense leur mauvaise vue. Les cochons sauvages sont omnivores : larves, amphibiens, oiseaux, racines, feuilles, glands, fruits et champignons. Ils broient cette nourriture à l’aide de canines, incisives et molaires.
Contrairement au mythe, les cochons gardent les déchets corporels loin de la nourriture et ne se vautrent pas dedans. Ils aiment les bains de boue, car ils ne transpirent pas. La boue humide les rafraîchit, car la chaleur s’évacue par évaporation. C’est une technique également utilisée par les éléphants.
Des pattes solides permettent au porcelet de se tenir debout peu après la naissance. Elle a peu de glandes sudoripares. Pour se rafraîchir, le cochon se vautre dans la boue.
Jusqu’au milieu du XXe siècle, les paysans français faisaient preuve d’une grande déférence à l’égard du cochon : ils l’appelaient « le Monsieur » ! Ce respect découlait des innombrables bienfaits que le porc dispense aux humains.
Prolifique, facile à élever et peu coûteux à nourrir (il mange de tout), le porc était prodigue : sa peau fournissait du cuir, ses os de la colle, ses soies des pinceaux, sa vessie des blagues à tabac, et sa graisse rancie servait à lubrifier les essieux des charrettes.
Mais c’est d’abord pour sa chair abondante, son gras généreux, ses abats et son sang que cet animal a été élevé par l’Homme. Avantage supplémentaire : il peut être transformé en charcuteries, par salage, séchage, fumage ou cuisson.
Il n’est donc pas étonnant que le porc domestique ait été très tôt associé à la sécurité alimentaire et à la richesse. Rappelons-nous la forme de cochon des anciennes tirelires en porcelaine, un mot dérivé du latin porcella qui signifie « petite truie ».
Le porc symbolisait aussi la fertilité : la truie est très prolifique, et sa gestation dure 3 mois, 3 semaines et 3 jours !
Le cochon a une autre particularité : sa proximité biologique avec l’espèce humaine. Comme nous, il est omnivore et ses organes internes sont disposés comme les nôtres. C’est pourquoi, au Moyen Âge, les futurs médecins étudiaient l’anatomie en « ouvrant » des cochons (jusqu’au XVe siècle, l’Église interdisait de disséquer les cadavres humains).
Outre sa consommation sous forme de viande fraîche, le porc a donné naissance à plus de 450 spécialités charcutières ! Une extraordinaire variété, liée à la diversité des terroirs, des savoir-faire et des traditions locales.
Dans l’Antiquité, de nombreux peuples méditerranéens - Égyptiens, Crétois, Phéniciens, Hébreux - avaient banni le cochon de leur alimentation. En revanche, les Grecs, les Romains, les Germains, les peuples scandinaves et slaves en appréciaient beaucoup la chair.
Au Moyen Âge, dans l’Occident chrétien, les cochons vivaient jusqu’au cœur des villes où ils jouaient le rôle d’éboueurs en dévorant les ordures jetées dans la rue. Mais progressivement, l’Église fit du porc un animal porteur de nombreux vices : elle le qualifiait d’immonde, de sale, de glouton, de débauché et de lubrique.
Le cochon peut être infecté par des vers ronds du genre Trichinella. La transmission aux humains se fait par la consommation d’une viande qui n’a pas été assez cuite pour tuer les larves.
Parmi les parasites du cochon, le ténia du porc (Tænia sodium) est le plus inquiétant. Les larves de ce vers solitaire plat peuvent également entrer dans le corps humain si la viande n’est pas assez cuite. Une fois à l’intérieur, elles migrent vers les tissus, générant une infection du système nerveux central.
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