Nopron : Un sirop pour la toux au cœur de la polémique

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a été contrainte, dans une lettre datant de juin 2013, de rappeler à l’ordre le laboratoire anglais Primus Lab pour avoir tenté de commercialiser en Italie du Nopron, sirop pour la toux interdit en France depuis janvier 2012.

Ce produit était à l’origine exploité par le laboratoire français Alkopharm, rappelle Le Figaro, qui avait fait l’objet d’une enquête judiciaire en 2011 pour avoir commercialisé un traitement anticancéreux périmé !

Les autorités avaient, par le biais de cette enquête, fait interdire la mise en circulation de 14 autres produits en France, dont le Nopron.

En avril 2016, le Nopron, médicament psychotrope destiné à favoriser le sommeil chez l’enfant, a lui aussi été retiré de la vente.

Cette fois-ci, c’est l’Agence du Médicament italienne, l’AIFA, qui a suspendu les autorisations de deux laboratoires, Genopharm et Alkopharm, en raison d’effets secondaires graves, comme des crises de tremblement associées à une grande faiblesse musculaire, le tout pouvant provoquer, par épuisement, des arrêts cardiaques chez les enfants en bas âge.

Ce médicament se présente sous forme de sirop.

Niaprazine est le nom de la substance active de ce médicament.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit.

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant la grossesse.

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés.

La douane italienne a ainsi saisi 14 000 boîtes de ce sirop supposé soigner la toux des enfants, saisie dont l’ASNM a été avertie.

Suite à cet incident, le laboratoire Primius, responsable de la commercialisation du Nopron a plaidé la bonne foi et prétend ne pas être au courant de l’interdiction.

Alkopharm a, de son côté, choisi de nier toute implication dans cette affaire : « Nous ne fabriquons plus le Nopron depuis 2011. Des produits se promènent encore sur le marché.

Suite à l’enquête judiciaire ouverte à l’encontre d’Alkopharm en 2011, l’exploitation du Nopron avait été confiée au laboratoire Primius.

La chose n’était à l’époque pas surprenante puisque les deux laboratoires appartiennent au même holding.

Il semble cependant exister des « liens étroits qui dépassent la simple relation de donneur d'ordre à sous-traitant (…) des postes importants au sein des deux entreprises sont en effet occupés par les mêmes personnes » indique le Figaro.

L’ANSM s’inquiète bien sûr de ce type de pratiques : « le respect de la réglementation s'impose.

Plusieurs autres médicaments ont fait l'objet de rappels ou de restrictions :

  • En décembre 2015, des lots de Dafalgan pédiatrique ont dû être retirés du marché en raison d'un risque de contamination au polyuréthane.
  • En septembre 2014, la dompéridone a fait polémique en raison de risques de troubles du rythme cardiaque pour les enfants.
  • En février 2012, des suppositoires pour enfant contenant de l’eucalyptus, du menthol, du camphre, etc., ont été retirés du marché pour risques d’atteintes neurologiques ou de convulsion.
  • En mars 2011, deux sirops pour enfants, le broncalène nourrisson et l’hexapneumine nourrissons, ont été retirés du marché après le constat de complications graves chez certains bébés.
  • En 2010, les sirops pour toux grasse, dits mucolytiques, avaient créé la polémique, avec le retrait de trois d’entre eux et la contre-indication de vingt autres chez l’enfant de moins de deux ans.

Comment traiter la toux chronique de l’enfant ?

Voici quelques informations importantes concernant la posologie du Nopron :

  • pour un poids de 15 à 22,5 kg
  • pour un poids de 22,5 à 30 kg
  • pour un poids de 30 à 37,5 kg

L’ANSM, ainsi que d'autres agences de sécurité des médicaments, joue un rôle crucial dans la surveillance et la réglementation des médicaments pour assurer la sécurité des patients, en particulier des enfants.

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