Il est fréquent que les adolescents affirment leurs goûts et leur identité en modifiant leurs habitudes alimentaires. Si votre adolescent vous annonce qu’il ne souhaite plus manger de viande, il est important de comprendre les raisons qui motivent cette décision.
Creusez avec lui ce qui motive sa décision : santé, éthique, engagement… Essayez d’identifier ce qui est en jeu dans ce changement d’alimentation, surtout s’il est brusque. Si votre ado évoque rapidement son poids, son apparence ou encore l’appartenance à un groupe, prudence : un trouble alimentaire est peut-être à l’origine de cette demande. Parlez librement avec votre enfant du rapport à son corps, de la manière dont il ou elle se voit… Si vous observez un écart entre ce que votre ado perçoit de lui-même et la réalité, il peut s’agir de dysmorphophobie.
La néophobie alimentaire est la réticence à goûter et le rejet des aliments inconnus. C’est une période normale du développement de l’enfant. Cette période concernerait 90% des enfants entre 19 et 36 mois. Dans ces 90%, les difficultés sont plus ou moins sévères selon les enfants.
La néophobie chez l'enfant est un phénomène qui se caractérise par une aversion ou une peur irrationnelle des nouveaux aliments. Contrairement à chez l'adulte, la néophobie alimentaire chez l’enfant ne persiste pas et est considérée comme une phase normale du développement. Il faut donc intégrer cette phase dans l’éducation alimentaire avec la découverte des nouveaux aliments et des nouvelles saveurs.
Les causes de la néophobie chez l'enfant peuvent être multiples et complexes. Voici quelques facteurs qui peuvent contribuer au développement de ce phénomène :
Les signes de la néophobie peuvent varier d'un enfant à l'autre, cependant, quelques indicateurs peuvent être surveillés :
La néophobie alimentaire chez l'enfant peut varier en intensité et en degré, allant d'une simple préférence pour les aliments familiers à une aversion prononcée et persistante envers tous les nouveaux aliments.
Dans la plupart des cas, la néophobie alimentaire est une phase normale du développement qui tend à s'atténuer avec le temps. Cependant, si les symptômes persistent et semblent affecter le bien-être général de l'enfant, il peut être utile de consulter un professionnel de la santé.
Une fois que vous arrivez à calmer votre stress et vos jugements intérieurs, la partie d’après consiste à trouver des solutions. Il s’agit de poser des questions à votre enfant.
L’idée c’est de ne pas vous braquer, ni vous fermer. Interdisez-vous le « c’est hors de question » et toutes les réflexions qui vont dans ce sens. Évitez de lui dire que c’est n’importe quoi, seulement une mode qui ne fonctionne pas, des gens qui ne sont pas en bonne santé. Bannissez tous les jugements même si vous avez tendance à les partager.
Je conseille de garder ces petites phrases pour vous dans un premier temps et d’être à l’écoute de votre enfant. Et ensuite, renseignez-vous, lisez sur le sujet et/ou écoutez des émissions. Il y a de nombreux films très bien faits qui ont été réalisés sur l’alimentation végétarienne. Essayez de rester dans un esprit d’ouverture. Votre enfant a le droit de faire ses choix alimentaires.
Un végétarien, c’est une personne qui ne mange pas de produits animaux, essentiellement viande et poisson. En revanche, il consomme des produits dérivés de l’animal, comme les yaourts, le beurre et le fromage. Il existe « le végétalien » et le « vegan » qui ne consomme aucun produit de source animale, que ce soit la viande, le poisson et les œufs, mais aussi le miel, les œufs ni les produits laitiers par exemple parce qu’il estime que c’est de l’exploitation animale aussi. Si votre enfant décide d’être végétarien, c’est souvent qu’il a de bonnes raisons que vous devez connaître en lui posant des questions.
Par exemple préparez un couscous aux légumes avec deux tiers de semoule et un tiers de pois chiche. C’est une solution très simple. Vous engagez ainsi l’alimentation végétarienne de votre enfant le soir sans vous priver pour autant de viande et de poisson si vous en consommez en famille le midi. C’est important de penser aux œufs quand on est végétarien, c’est-à-dire quand on consomme encore des produits laitiers et aussi les œufs. Vous pouvez donc vraiment miser sur les œufs. On peut consommer jusqu’à six œufs par semaine sans aucun problème. A partir de l’âge de 16 ans, il n’y a aucun souci.
Si la néophobie alimentaire de votre enfant persiste et semble avoir un impact négatif sur sa croissance, son développement ou son bien-être général, il peut être utile de consulter un pédiatre, un nutritionniste ou un psychologue spécialisé dans les troubles alimentaires pour obtenir des conseils supplémentaires et un soutien adapté.
| Source de Protéines | Exemples | Remarques |
|---|---|---|
| Légumineuses | Lentilles, pois chiches, haricots | Excellente source de protéines et de fibres |
| Oeufs | Omelettes, œufs brouillés | Riches en protéines et en nutriments essentiels |
| Produits laitiers | Fromage, yaourt | Source de calcium et de protéines |
| Substituts de viande | Tofu, tempeh | Bonnes alternatives pour remplacer la viande |
L'objectif est d'encourager une attitude positive envers la nourriture et d'aider l'enfant à développer une relation saine avec les aliments en lui offrant un soutien aimant et respectueux tout au long de son parcours.
tags: #mon #ado #ne #veut #plus #manger
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic