La littérature française a été marquée par Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, publié entre 1869 et 1870. Ce roman raconte un voyage extraordinaire au fond de la mer, à bord d’un sous-marin appelé le Nautilus. L'œuvre de Jules Verne fait l’objet de maintes dissertations ou thèses dans le monde académique. Cet article se veut productif et constitue le sujet de cet article. Il tient à l’analyse comparative d’un bitexte en aval du travail du traducteur.
La traductologie d’aujourd’hui s’autorise doublement, donc, de son rapport à la pratique. La sienne, la mienne. Selon Ladmiral, en adoptant « une phénoménologie descriptive de la démarche de traduire », on peut avoir accès à « ce qui se passe dans la tête des traducteurs », à leurs vécus. Toute pratique exige une préparation, ses fautes et ses réussites à chaque étape.
Commençons par l’auteur. Jules Verne (1828-1905) est l'auteur d’un grand nombre de chansons, romans, nouvelles et essais. Verne le reprend, dans son livre, et lui donne une nouvelle vie. Verne, contemporains, a entrepris de rendre la science populaire […]. L’un des objectifs éditoriaux de la collection est la vulgarisation scientifique. Jean Verne, dans une interview à Le Monde des Livres, affirme : « Mon père avait une grande affection pour Jules Verne. »
Ce voyage traductif tient à l’analyse du vraisemblable, et de tout ce qui est surprenant. Il s’intéresse non pas à la traduction pour elle-même, mais surtout aux formes linguistiques. Il s'agit de valoriser une telle approche en mettant en évidence son importance, ainsi que les problèmes qu’il arrive de rencontrer quand on « produit » une traduction. Il est question du processus que Bergson appelle « se-faisant », comme la traduction progressait.
Le but de cet article est d'analyser, à tant d’années de distance, l’œuvre de Jules Verne, avec la réalisation d’une nouvelle traduction. Cette analyse se concentrera sur la dimension vernienne mise en évidence dans Vingt mille lieues sous les mers, nécessitant de solides bases bibliographiques scientifiques en langue source. La traductologie s’intéresse à l’acte même de la traduction, son déroulement, son processus. La traductologie d’aujourd’hui s’autorise doublement, donc, de son rapport à la pratique.
Pour cet article, nous allons explorer quatre étapes uniques dans ce voyage productif : problématisation des difficultés rencontrées dans la pratique traduisante, de l’explication et des observations finales. L’analyse sera donc analytique.
Dans Vingt mille lieues sous les mers, les repas qui jalonnent très ponctuellement tous les voyages sont importants. Il dut manger la fameuse omelette de ce dernier, et du reste, ce qui importe ici, c’est l’effet produit. L'objectif n'est pas tant de nous offrir ces satisfactions orales que de nous faire participer à l’aventure, réparer nos forces perdues. Ce repas sera notre dernier, soit !
L'analyse se penche sur des unités lexicales qui présentent une difficulté de traduction. Initialement du livre traduit, en format Word, envoyé à la maison d’édition. Nous allons donc analyser des fruits, des légumes et de la viande.
Prenons l'exemple de cet échange :
- Est-ce que ce dugong est dangereux à attaquer ? d’épaule du Canadien.
- Oui, quelquefois, répondit le capitaine. et chavire leur embarcation. Son coup d’œil est prompt, son bras est sûr. Land ne déteste pas les bons morceaux.
- Ah ! fit le Canadien, cette bête-là se donne aussi le luxe d’être bonne à manger ?
- Oui, maître Land. la réserve dans toute la Malaisie pour la table des princes. De quel met s’agit-il ? l’Australie. […] Synon. vache marine.
Ici, deux points requièrent une attention particulière. Une note du Jornal do Commercio du 3 août 1874 figure également dans les écrits originaux. L’œuvre de Jules Verne se base sur de solides bases bibliographiques scientifiques en langue source.
Une autre difficulté se présente avec le mot « abrou ». La recherche approfondie n'a pas permis de comprendre exactement ce mot en malais. L'utilisation de « abrou » par abrú (même prononciation) semble évidente. Malgré les recherches approfondies, la certitude n'a pas été obtenue. 04/07/2018 Vérifier tout ce qu’il dit être malaisien. 16/08/2018 Aucune recherche aboutie pour comprendre exactement le mot « abrou » en malais.
Dans ce contexte, on peut se demander pourquoi j’ai traduit « haricot » par « vagem », et non par « feijão » (le haricot vert correspondant à vagem et le haricot noir à feijão). Il n'y a aucun commentaire à ce sujet. Si dans l’original il est question de « petits haricots », j’opterais par « feijão ». Ce souci lexical, heureusement, ne gêne pas la compréhension du texte.
Dans le Nautilus, les personnages trouvent des vivres et des oiseaux.
- Ce ne sont encore que des oiseaux, dit Conseil.
- Mais il y en a qui se mangent !
Cet extrait est intéressant : aucun commentaire de ma part dans les avant-textes de traduction. Aucun commentaire à ce sujet. Je ne m'en suis même souvenue. D’où l’intérêt d’amener cet exemple dans ce voyage productif.
En France, le terme perroquet est utilisé comme un hyperonyme. L’extrait concernait-il un perroquet ? Ces animaux, souvent vivement colorés, ont la faculté, chez certaines espèces, d’imiter la voix humaine. Comment ai-je choisi ? L’extrait, « pour parler la langue humaine » ? De branche en branche, bondissent. Il serait plus correct de penser aux perroquets qu’aux aras. Sur le plan factuel, je me souviens avoir discuté au Brésil à propos de gens qui chassaient et consommaient des aras. Il l’a correctement indiqué, d’un perroquet (papagaio), pas d’un ara. Pourquoi dis-je « probablement » ? Les aras sont des forêts tropicales d’Amérique centrale et du Sud, inexistants en Papouasie. Nemo n’aimait pas à rallier les terres, pour se nourrir.
Dans le sous-marin, à deux mille mètres de profondeur dans l’océan Pacifique, Nemo n’aimait pas à rallier les terres. 16/10/2018 Hologymnoses : Peut-être bodião, mais j’ai déjà trouvé « labre » que j’ai traduit par bodião : ICHTYOL. Poisson de la famille des Labridés (v. Celui-ci fait partie de la famille des Labridae, dont le nom commun est bodião. Hologymnosus : des poissons garantissant un repas digne d’un cordon-bleu.
Verne identifie les spécimens par leurs noms scientifiques et les décrit. « thasards » traduit par « cavalas ». « thasards » traduit par « cavalas ». L’image du web confirme qu’il s’agit du Coryphaena hippurus, auquel la description correspond également (je le connais plutôt comme « dourada »). Le terme « tropicales (Coryphaena) » ; me fait me demander si l’on parle des dourados-do-mar. Un nom scientifique a été traduit.
L'expédition se fait sans cap précis et sans fin déclarée, à la découverte de mollusques, zoophytes et plantes. Cette traduction met en lumière une chair excessivement délicate et les airs et les eaux de leurs lueurs phosphorescentes. On y trouve des synonymes, dont le plus courant (signifiant poisson volant) a été choisi : « peixes-voadores ». Les noms vernaculaires sont remplacés, en langue portugaise, par les noms scientifiques : Astraea heliotropium et Solarium stramineum.
Le crabe, source d'éternel plaisir, renouvelle l'expérience culinaire par sa créativité, sa gourmandise et ses émotions. Les Engagements de Nautilus pour une Pêche Responsable : Nautilus s’engage un peu plus chaque jour et souhaite sensibiliser chacun car nous avons un rôle vital à jouer dans la sauvegarde des ressources marines. Car pour préserver les océans, il est important de bien choisir ce que l’on consomme. En effet, le foie de morue est un produit particulièrement bon pour la santé : il est source de vitamines A, D, et riche en Oméga 3. Et tous nos foies de morues sont certifiés MSC. Il s’agit d’une technique de pêche responsable, qui, comme son nom l’indique, utilise un casier - ou nasse - pour pêcher des espèces marines.
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