La viande de porc fait-elle grossir ? Mythes et réalités

Jugée grasse et mauvaise pour la santé, la viande de porc n’a pas toujours bonne presse. Et pourtant, c’est la viande la plus consommée en France. D’ailleurs, n’en déplaise à ses détracteurs, elle présente bel et bien certains bienfaits pour la santé. En effet, elle contient des nutriments essentiels à l’organisme. Mais encore, une viande de premier choix ne peut pas être dangereuse pour la santé.

Il est vrai que le cochon n’a jamais eu bonne réputation et ce, en raison de son régime alimentaire omnivore et pour bien d’autres motifs. Toutefois, la viande de porc regorge de bienfaits nutritionnels non négligeables. De plus, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une viande très calorique. Effectivement, si le total calorique varie en fonction des morceaux, cette valeur se situe généralement entre 115 et 200 calories pour 100 g de viande fraîche.

Alors, la viande de porc fait-elle grossir ? Examinons de plus près les aspects nutritionnels de cette viande populaire et comment elle peut s'intégrer dans une alimentation équilibrée.

Comment produire des porcs avec avec très peu de gras?

Les atouts nutritionnels de la viande de porc

Le fameux dicton populaire « tout est bon dans le cochon » n’est pas un hasard. Sur un animal de 100 kg, on obtient 80 kg de viande. C’est le meilleur rendement, tous types de viande confondus, car pratiquement tous les morceaux sont utilisables. La viande de porc apporte en outre de nombreux bienfaits nutritionnels.

Riche en protéines : La viande porcine dispose d’une quantité appréciable de protéines de bonne qualité. Pour rappel, les protéines jouent un rôle primordial dans la construction et le maintien des muscles, des tissus osseux et de la peau. En plus, elles interviennent dans la métabolisation et la régulation d’éléments qui circulent dans le sang. Il est donc important que son alimentation présente un apport raisonnable en protéines. À cet effet, la viande de porc est adaptée, car elle est en mesure de répondre aux besoins de l’organisme. Sa teneur en protéines est élevée avec une moyenne de 25 g pour 100 g de viande cuite, soit à peu près autant qu’un blanc de poulet (sans peau) ou un bifteck grillé.

Et comme pour le bœuf, l’agneau, le veau ou la volaille, ses protéines possèdent une haute valeur biologique car elles recèlent tous les acides aminés indispensables au corps pour maintenir notamment sa masse musculaire et son capital osseux.

Contenu en lipides : L’on reproche le plus souvent à la viande de porc d’être trop grasse. Cependant, si l’on regarde de plus près, cet aliment n’est pas aussi gras que cela. En fait, tout dépend des morceaux choisis, la teneur en lipides pouvant osciller entre 3 et 30 %. Dès lors, si certaines pièces sont riches en lipides, d’autres morceaux s’avèrent maigres. En outre, le gras visible se trouve en général en périphérie du muscle et s’enlève facilement. Effectivement, certains morceaux sont trop gras pour être mangés tels quels.

Qualité des graisses : Les lipides contenus dans la viande porcine sont de bonne qualité. Et pour cause, ils renferment majoritairement des acides gras insaturés, des graisses très bénéfiques pour la santé. Concrètement, ils se composent à environ 60 % de graisses insaturées, dont 50 % d’acides gras monoinsaturés et 10 % d’acides gras polyinsaturés.

Pour en revenir aux bonnes graisses, dont cette viande blanche regorge, elles se révèlent essentielles à l’organisme. En consommer permet notamment de faire baisser le taux de mauvais cholestérol (cholestérol-LDL) et d’augmenter le bon cholestérol (HDL).

Source de sels minéraux et de vitamines : La viande de porc apporte une quantité importante de sels minéraux. Elle constitue justement une source intéressante de fer. En effet, un morceau de 100 g peut combler jusqu’à 15 % des apports journaliers en fer pour l’organisme. Quoi qu’on en dise, le porc fournit une bonne dose de vitamines à l’organisme.

Évolution de la production porcine

Élevé dans des conditions optimales, le porc permet à coup sûr de produire une viande de qualité. L’alimentation de l’animal a surtout un rôle crucial à jouer dans la composition nutritionnelle de sa viande. En fait, comparé à il y a une trentaine d’années, le taux de matière grasse présent dans le cochon a diminué de 25 %. La filière porcine en France a énormément évolué au fil des années.

Dans une viande de porc standard, le ratio oméga 6/oméga 3 se situe autour de 20 alors que selon les recommandations, il doit être proche de 5. Par contre, dans une viande porcine du Label Rouge Opale, ce rapport est environ de 3, ce qui est donc l’idéal pour satisfaire ses besoins quotidiens en oméga 3. Par ailleurs, consommer une viande plus équilibrée en acides gras, c’est l’assurance d’éviter certains problèmes de santé.

Comment consommer la viande de porc de manière équilibrée ?

Pour garantir sa santé tout en se faisant plaisir et sans culpabiliser, il faut varier et équilibrer autant que possible son alimentation. Ainsi, les morceaux de viande de porc à consommer doivent varier chaque jour. En plus, au lieu des charcuteries, mieux vaut opter pour des pièces plus maigres. Jambon cuit, filet mignon…, il y a l’embarras du choix. Sinon, il suffit de dégraisser les morceaux trop gras (côte, poitrine…). C’est simple comme bonjour ! En outre, varier les modes de cuisson de la viande est vivement conseillé. Cuit à la poêle, au four…, le cochon a d’autant plus le grand avantage de pouvoir se cuisiner de différentes manières. Bonjour les gourmets !

La viande de porc se prête à une grande diversité de préparation culinaire. Il est cependant recommandé de ne pas dépasser 70 g par jour sous forme de viande et pas plus de 25 g par jour sous forme de charcuterie. Même si leur gras n’est pas mauvais, en manger trop n’est pas souhaitable. Le taux de lipides du saucisson sec ou de la saucisse avoisine en effet souvent 35 %, contre 5 % pour le jambon blanc et 7 % pour le rôti. Même si le porc se mange bien cuit, attention à ne pas le faire trop griller. Il faut stopper la cuisson avant que des traces noires apparaissent.

Voici quelques conseils pour une consommation saine de viande en général :

  • Privilégiez les méthodes de cuisson qui nécessitent moins de matières grasses, comme la cuisson au gril, la cuisson au four, la cuisson à la vapeur ou la cuisson en papillote.
  • Avant de cuisiner la viande, retirez le gras visible pour réduire la teneur en matières grasses et en calories.
  • Limitez les sauces riches en matières grasses.
  • Misez sur des assaisonnements sains : évitez les marinades riches en matières grasses, en sucre ou en sodium.

Viande et perte de poids : ce qu'il faut savoir

Vous vous demandez à quel point la viande fait vraiment grossir et s’il est possible d’en consommer régulièrement dans le cadre d’un régime minceur ? La consommation de viande participe au maintien d’un bon équilibre alimentaire. Pour cause ? Elle est riche en protéines, mais aussi en acides aminés, en vitamines et en minéraux comme le fer. Au-delà de l’alimentation végétarienne et végane, certains régimes minceur la plébiscitent régulièrement tandis que d’autres la proscrivent totalement. Est-ce à dire que la viande fait partie des aliments qui font grossir ? Quelles sont les viandes les plus caloriques ? Et à quelle fréquence peut-on les consommer ?

Comme indiqué ci-dessus, la viande est une source importante de protéines, essentielles à la construction et à la réparation de nos tissus musculaires. D’une part, ces protéines sont généralement plus rassasiantes que les glucides et les graisses : elles aident à contrôler l’appétit et à éviter les fringales, ce qui explique pourquoi la viande est parfois recommandée dans le cadre d’une alimentation light pour perdre du poids. Autrement dit, il est tout à fait possible de consommer de la viande tout en entretenant un déficit calorique pour favoriser la perte de poids.

Vous êtes sans doute déjà au courant : certaines viandes rouges peuvent être plus riches en matières grasses, ce qui augmente leur apport calorique. et, comme indiqué ci-dessus, si vous ne pouvez pas vous passer de viande rouge, optez pour des coupes de viande rouges maigres, comme le filet de bœuf, le filet mignon, le rumsteak ou le rôti de bœuf maigre. Pour rappel, on parle de viande maigre lorsque celle-ci contient moins de 10 % de matières grasses.

Les recommandations officielles du Programme National Nutrition Santé (PNNS) conseillent de limiter la consommation de viande rouge à 500 g par semaine, soit environ 3 ou 4 steaks. Pour rappel, ces recommandations sont générales et peuvent varier en fonction des besoins individuels.

Attention aux régimes hyperprotéinés : Les régimes protéinés, aussi connus sous le nom de régimes hyperprotéinés, sont souvent plébiscités pour perdre du poids… À tort ! Leur principe ? Consommer beaucoup de protéines et très peu de lipides et de glucides pour chasser rapidement les kilos sans perdre en masse musculaire. Mais il y a plusieurs hics : ce type d’alimentation peut entraîner des carences et abîmer notre cœur, notre foie et nos reins. Sans compter qu’il peut vite s’avérer monotone et complique parfois les relations sociales.

Comparaison des valeurs nutritionnelles pour 100g de viande cuite
Type de viande Protéines (g) Lipides (g) Calories (kcal)
Porc (moyenne) 25 5-6 115-200
Poulet (blanc, sans peau) 25 Peu ~165
Boeuf (bifteck grillé) 25 Variable ~250

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