La Maison du Chocolat en Bretagne : Une Histoire de Saveur et d'Artisanat

Quoi de plus merveilleux que d’offrir - ou de s’offrir - du chocolat ? En Bretagne, la tradition chocolatière est riche et diversifiée, avec des artisans passionnés qui mettent leur savoir-faire au service de la gourmandise. Des chocolateries renommées aux créations locales inspirées du patrimoine breton, découvrez l'univers fascinant de la maison du chocolat en Bretagne.

Chez Histoire de Chocolat, le savoir-faire est mis au service de votre satisfaction depuis plus de 30 ans dans sa boutique à Brest, et désormais en livraison dans toute la France. La variété et la qualité des chocolats sont des exigences au quotidien.

La Chocolaterie de Saint-Thonan : L'Excellence Récompensée

Au cœur de La Manufacture, un tiers-lieu étonnant de 3000 m² sorti de terre en 2023 à Saint-Thonan (Finistère), Anthony Placier, directeur de La Chocolaterie, raconte le travail d’orfèvre des quelque 25 salariés de l’entreprise. C’est autour de La Chocolaterie que s’est construit ce drôle d’endroit où 600m² d’ateliers de torréfaction et de fabrication font ménage avec une boutique, un salon de thé, un restaurant et une serre tropicale gigantesque abritant... de véritables cacaoyers.

« On se croirait presque dans Charlie et la Chocolaterie », glisse un curieux, venu faire une visite groupée de cette maison du chocolat pas comme les autres.

Grande nouvelle en cette fin d’année, le prix le plus prestigieux du Salon international du chocolat de Paris vient de revenir à La Chocolaterie de Saint-Thonan. Après une médaille d’argent en 2022 puis d’or en 2023, La Chocolaterie accède donc, pour sa troisième participation, à la distinction suprême des Croqueurs de chocolat. « C’est l’équivalent du guide Michelin pour les restaurants, au-dessus de la médaille d’or », se réjouit dans un sourire Anthony Placier.

Celle à qui les chocolatiers doivent leur récompense, c’est la tablette « Martinique ». Une tablette de chocolat 100 % française, dont les fèves de cacao martiniquaises ont été transportées, excusez du peu, à la voile et agrémentés de sucre français, pour une torréfaction à la Manufacture de Saint-Thonan.

Une ferme maison au Brésil « Et pépite sur le chocolat, précise Nolwenn Fagot, chargée de toute la production de La Chocolaterie (70 tonnes par an), ces fèves ont une histoire singulière : elles ont été acheminées dans le cadre de la course d’imoca, ces bateaux multicoques, Retour à la Base organisée par la torréfactrice rennaise Anne Caron. Une jolie façon d’exploiter les cales de navires sportifs ! »

Organisée fin 2023, cette course transatlantique a permis d’acheminer quelque 600 kg de fèves de cacao dans les coques des imoca participants.

« Mais ce qui fait aussi note originalité, de manière générale, c’est la sélection des fèves », rappelle Anthony Placier. Nous avons notre propre ferme au Brésil et nous échangeons H24 avec les producteurs. On travaille sur la fermentation et on sélectionne les fèves avec soin. Ce système de recherche et développement chocolatier permet de choisir au mieux les fèves de cacao en fonction de leur goût. « Un peu comme du bon vin, avec les aléas de la météo, les fèves n’auront pas tout à fait la même saveur d’une année sur l’autre. »

La dernière carte secrète de La Chocolaterie, c’est son ancrage sur le territoire, breton en particulier. « Ce qui plait beaucoup aux passionnés comme aux consommateurs occasionnels, c’est que l’on favorise le circuit court et nos spécialités locales. » Par exemple, le beurre vient de la Sill, une entreprise à 20 km de Saint-Thonan, le blé noir de Lanhouarneau, près de Lesneven (Finistère), les fraises de Plougastel-Daoulas (Finistère) et la crème des environs de Rennes (Ille-et-Vilaine). Un « must » pour ces artisans finistériens, vraiment mordus de chocolat.

Rennes : Quand le Chocolat S'Inspire du Patrimoine

Pâtissiers et chocolatiers puisent aussi dans le patrimoine de la ville de Rennes pour imaginer leurs créations. Pour changer des incontournables crêpes, kouign amann ou galettes, des pâtissiers et chocolatiers rennais ont aussi puisé dans l’histoire de la Ville et son patrimoine pour imaginer leurs propres créations.

« C’est toute une recherche. Il faut trouver la bonne photo, faire le moule, tester des recettes qui rappellent la Bretagne, imaginer la boîte », explique Ludivine Martin, chocolatière chez Coupel (10, rue de Nemours). La chocolaterie Coupel propose des tablettes à l’effigie de Rennes. La deuxième plus récente, créée il y a un an, représente les maisons penchées en colombage de la place du Champ-Jacquet. C’est cette fois une tablette praliné amandes croustillant, caramel tendre au beurre salé.

En 2013, dans le cadre d’une fouille préventive au couvent des Jacobins de Rennes, les archéologues découvrent une sépulture. C’est la dépouille de Louise de Quengo, morte en 1656, à plus de 65 ans, sans enfant, inhumée dans un cercueil de plomb. Un cardiotaphe (urne funéraire en forme de cœur) était posé sur le cercueil. Il renfermait probablement le cœur de Toussaint de Perrien, époux de Louise de Quengo. En 2018, le chocolatier Philippe Bouvier (place Toussaint) a reproduit le cœur, en chocolat !

Le chocolat Durand vend toujours le gâteau de l’empoisonneuse Hélène Jégado, mais garanti sans arsenic ! Employée en tant que cuisinière dans des maisons bourgeoises de la région, elle empoisonnait ses victimes avec de l’arsenic. Mais de nombreux autres décès lui sont attribués : soixante victimes au moins ont succombé, dans de cruelles souffrances, après avoir ingéré de l’arsenic. La recette du gâteau de la pâtisserie Durand, aux amandes, angélique confite et saveurs de cannelle est, elle, garantie sans arsenic.

Le Parlementin est une pâtisserie née à Rennes en 1999. Elle est composée d’un biscuit moelleux aux amandes, d’un confit de pommes reinette d’Armorique au cidre et d’une tuile de nougatine sur le dessus. Le gâteau doit son nom et sa forme au parlement de Bretagne, construit au XVIIIème siècle grâce à un impôt prélevé sur les « pots de cidre ».

Les Artisans Chocolatiers Rennais : Un Savoir-Faire d'Exception

À Rennes, les artisans chocolatiers créent des délices chocolatés d’exception pour les gourmands. Tombé très tôt dans le chaudron du chocolat, Philippe Bouvier est passé chez les plus grands (Lenôtre, Daloyau) avant de revenir en Bretagne, il y a plus de 25 ans.

  • Boutiques : Place Toussaints, 3 rue Touiller ; Place Hoche, galerie commerciale la Visitation ; ZI Sud-Est, 12 rue de la Tremblaie .

Sacré Meilleur Ouvrier de France, Yvan Chevalier est revenu s’installer dans sa ville natale pour le plus grand plaisir des Rennais.

  • Boutique : 9 rue de Nemours.

Une maison qui a la particularité d’être à la fois producteur et artisan. Olivier Bordais, fasciné par le cacao depuis son plus jeune âge, s’est lancé dans une aventure « Breizhilienne » il y a une dizaine d’années avec des entrepreneurs bretons. Avec l’ambition de cultiver au Brésil, dans l’Etat de Bahia, le meilleur cacao pour faire du chocolat en Bretagne.

  • Boutique : Galerie commerciale Cleunay, Rue Jules Vallès.

Héritière de trois générations de boulanger, pâtissier et chocolatier, Anaïs Coupel réalise des créations sur place à partir de grands crus Valrhona. Un savoir-faire artisanal local qu’on peut observer dans la boutique située dans le cœur gourmand de Rennes, à côté des Halles centrales. Une vitrine offre en effet une vue sur l’atelier attenant.

  • Boutique : 10 rue de Nemours.

Depuis 1987, la magnifique boutique de la maison Durand, installée dans l’Hôtel Barré avec sa devanture sculptée, fait le bonheur des amateurs de chocolats d’exception. Les chocolats numérotés ont fait la réputation de Durand où tout est fabriqué sur place, dans l’atelier derrière la boutique.

  • Boutique : Hôtel Barré, 5 Quai Chateaubriand.

L’histoire de la Fée Cabosse a commencé à Rennes au début du XXIème siècle. Une histoire de magie autour du chocolat. L’artisan maître-chocolatier donne vie à des créations insolites à partir de cacao grands crus issus d’exploitation engagées dans une démarche de développement durable.

  • Boutique : 2 Rue Poullain Duparc.

Artisan-chocolatier au parcours atypique - il s’est reconverti après une première carrière d’informaticien - Pierre Garandel a ouvert récemment sa boutique-atelier à Rennes pour renouer avec ses racines bretonnes, après s’être d’abord lancé en Poitou-Charente. Pour ses créations intenses qu’il réalise sur place, il travaille en direct avec des petits producteurs.

  • Boutique : 10 rue Saint-Melaine.

La bonbonnière est une institution rennaise depuis 1937.

Encore un Meilleur Ouvrier de France (MOF) digne représentant de la Bretagne ! Avec des boutiques partout en France et même en Grande-Bretagne, la Maison Georges Larnicol se distingue par ses sujets artistiques à admirer en magasins, avec à Rennes deux adresses pour se régaler.

  • Boutiques : 13 rue Le Bastard et 40 Place du Colombier (au centre commercial Colombia).

Meilleur Ouvrier de France, le pâtissier Laurent Le Daniel décline son savoir-faire dans l’art du chocolat, avec des créations limitées, en particulier à l’occasion de Pâques. Et toute l’année, les coffrets de chocolats en mettent aussi plein les yeux et les papilles.

  • Boutiques : les Halles, 19 rue Jules Simon ; Les Lices, 13 rue de la Monnaie ; le Laboratoire 9, rue Emile Souvestre - ZA de Mivoie 35136 Saint-Jacques-de-la-Lande ; Kiosque du Centre Alma, 5 rue du Bosphore ; Petit Quartier Gourmand (Centre commercial Grand Quartier) Route Saint-Malo 35760 Saint-Grégoire.

Consacré meilleur ouvrier de France en 2007, alors qu’il travaillait au Japon, Bruno Le Derf a choisi de revenir en Bretagne, à Vitré, en 2012.

  • Boutique : Grand Quartier, 35760 Saint Grégoire.

Maison Henri Le Roux : L'Art du Caramel au Beurre Salé

La Maison, c’est avant tout l’histoire d’un breton pas comme les autres Monsieur Henri Le Roux. Petit, il vivait en Bretagne aux côtés d’un père, Louis, pâtissier émérite qui avait eu le privilège d’être choisi pour confectionner les pâtisseries du banquet d’élection de Franklin Roosevelt. Après trois années d’apprentissage dans la pâtisserie de ses parents, Henri Le Roux part étudier le métier de Chocolatier en Suisse, à la très réputée COBA, à Bâle, alors la seule école de confiserie au monde.

Henri Le Roux imagine faire ce qui lui paraît relever de l’évidence en Bretagne, un caramel au beurre salé fabriqué dans des chaudrons en cuivre. En 1980, le caramel au beurre salé d’Henri Le Roux est élu Meilleur bonbon de France. L’année suivante, la marque C.B.S est déposée. Le C.B.S® d’Henri Le Roux a une texture unique avec son alliance si particulière de sucré-salé et ses éclats d’amandes, de noisettes et de noix concassées contrastant avec l’onctuosité du caramel moëlleux au Beurre Salé Breton. Une fois initiés, les clients sont conquis et affluent de toute la Bretagne, de toute la France jusqu’au Japon.

En 1997, pour fêter les 20 ans de leur chocolaterie à Quiberon, Henri et Lorraine Le Roux ont l’idée originale de fabriquer le plus long caramel au beurre salé du monde : 567.85 mètres représentant plus de 200 kg de caramel, l’équivalent de 24 000 caramels !

Une pâte à tartiner ne voulant qu’être douceur et réconfort avec son Caramel au Beurre Salé d’une onctuosité sans pareil. La liberté vous appartient de l’étaler où vous le désirez, pour apporter une signature Le Roux qui rendra grâce, à tous les choix possibles. Nombreux sont ceux qui apprécient de la marier à une crêpe ou une tranche de pain grillé, mais si l’envie vous vient, vous pouvez vous suffire d’une dégustation à la petite cuillère, sobre, certaine et tellement plaisante.

Henri Le Roux se distingue également grâce à ses chocolats, il a un véritable don pour associer les meilleurs crus de cacao avec des ingrédients locaux comme la fleur de sel de Guérande, le sarrasin, la crêpe dentelle, les pommes de vergers du pays d’Auray, qui révèlent les harmonies gustatives étonnantes.

En 2003, le Guide des Croqueurs de Chocolat classe Henri Le Roux Meilleur Chocolatier de France, en lui décernant la note maximum de 5 tablettes, 1er ex aequo avec Jean-Paul Hévin et Robert Linxe, de la Maison du Chocolat.

Aujourd’hui encore, la Maison continue de perpétuer cet héritage de plaisirs, aux ingrédients rigoureusement choisis pour susciter à chaque bouchée, une nouvelle histoire qui ne vous laissera pas insensible. Les Japonais adorent les caramels au beurre salé Henri Le Roux. En 2004, ce dernier rencontre la direction de Yoku Moku, société japonaise de pâtisserie haut de gamme, qui l’a invité à participer au Salon du chocolat de Tokyo. Cette amitié donnera naissance à une collaboration plus étroite entre le Japon et la Bretagne.

La tablette Yuzu Macha est récompensée par le Prix Spécial Innovation au Salon du chocolat à Paris pour son accord délicat entre la finesse du thé macha, thé vert du Japon, et la douceur acidulée du yuzu, agrume japonais de la famille du citrus.

Une collection née de la collaboration entre la Maison Henri Le Roux et le Maître Confiturier de la Cour d’Orgères. Cinq confitures cuites au chaudron en petites quantités sur la presqu’île de Quiberon et déclinées selon les parfums des caramels Henri Le Roux : Framboise, Orange et Gingembre, Diable Rose, Tatin, Cassis, sans aucun colorant ni conservateur.

À la forme épurée, à la fois moderne et ancestrale, ces bouchées sont une création exclusive. Issues des meilleures fèves de cacao, elles apparaissent sous une forme différente selon la matière, Noir ou Lait, avec des reflets aux évocations gustatives. Ainsi, la Maison Le Roux s’inspire des menhirs qui l’entourent.

Les Barres du Caramélier®, sont créées par David Wesmaël et l’équipe de Caraméliers® et Chocolatiers, si sensibles à la belle ouvrage. Les caramels, comme les livres, racontent une histoire. Celle d’Henri Le Roux, breton passionné avec l’envie démesurée de donner un sens gourmand à nos existences.

Ténébreuses pour le caramel chocolaté, solaires pour le caramel passion, ces vastes étendues colorées se dressant devant vous tels des vitraux traversés par la lumière, forment l’Art du Caramel Maison Le Roux. Un lieu où l’odeur du café chaud s’entremêle à celle du caramel au beurre salé, où le bois blond réchauffe la lumière, et où chaque objet, chaque tablette, chaque pot raconte une histoire de Bretagne.

La boutique Maison Le Roux à Kobe est à deux pas du grand magasin Daimaru dans le quartier tendance de Sannomiya. Elle reprend les codes imaginés par notre architecte Serge Atallah dont la fameuse CaramelÔthèque de Quiberon.

Georges Larnicol : La Douce Folie Bretonne

Née en Bretagne, la Maison Georges Larnicol reste fidèle à ses origines. L’ensemble de sa production est réalisé à Melgven dans le Finistère. Georges Larnicol est plongé dans le sucré dès sa naissance. Son père était pâtissier et sa mère tenait une échoppe dans les Halles de Quimper où elle vendait les douceurs préparées à l’atelier. C’est donc là que Georges apprit le métier, en aidant son père avant et après l’école.

Ce dernier l’inscrit au CAP Pâtissier en candidat libre alors que Georges était encore lycéen. Le jeune homme obtint le diplôme et pensa qu’il ne s’en servirait jamais… Il avait tort ! Il étudia les mathématiques et l’architecture mais interrompit rapidement ses études pour créer son entreprise avec sa femme, Yolande.

Ils commencèrent par acheter un camion de frites (fraîches bien sûr !), puis ouvrirent une galerie pour vendre les toiles de Georges, et enfin, une boutique où ils firent de la corderie d’art, tout cela en partageant une passion pour la moto et la course. À la suite de ces diverses expériences atypiques et après une hospitalisation, Georges Larnicol finit par se tourner, un peu à contrecœur, vers la pâtisserie.

Cependant, la passion le gagna rapidement et son goût du challenge ne tarda pas à le rattraper… C’est ainsi qu’à l’ouverture de la première pâtisserie, Georges a déjà l’objectif de devenir l’un des Meilleurs Ouvriers de France. Nous sommes en 1985 à Quimper, Georges a 30 ans et la pâtisserie-salon de thé porte le nom bien trouvé de « Boule de Neige ».

Georges obtient finalement le titre de Meilleur Ouvrier de France Pâtissier en 1993 après de nombreuses heures de travail grâce à sa grande créativité, sa sensibilité artistique et sa maîtrise des matières qu’il travaille. Le véritable essor de la Maison a lieu lorsque germe dans son esprit en 1999 l’idée novatrice d’une chocolaterie-biscuiterie en libre-service.

Depuis lors, la douce folie Larnicol s’est répandue à travers la Bretagne, puis le Grand Ouest, jusqu’à gagner le cœur de Paris.

Les valeurs de Georges Larnicol sont celles du savoir-faire artisanal et du choix des matières premières utilisées tout en veillant à rendre ses produits accessibles au plus grand nombre. Pour lui, la qualité doit être partagée par tous. Comblés seront les amateurs de spécialités bretonnes, de macarons aux saveurs subtiles et autres douceurs cacaotées.

Pour un petit plaisir ou une grande occasion, la Maison Georges Larnicol se distingue par son offre de sujets originaux et pièces artistiques tout chocolat (disponibles uniquement en magasin).

Valeurs et Engagements

« Nous mettons notre savoir-faire artisanal au service de matières premières d’exception. L’humain avant la machine. Tradition et création perpétuelle, avec une touche de folie ! »

Georges Larnicol

Chocolat et Tradition (ESRA Bretagne)

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