Vous cherchez un endroit pour vous détendre et découvrir la nature ? Ne cherchez plus ! Le Potager des Princes est l’endroit qu’il vous faut.
Le Potager des Princes a une histoire fascinante. Tout commence en 1682, lorsque le Grand Condé (qui n’est autre que Louis II de Bourbon-Condé) décide de faire construire une faisanderie. André Le Nôtre, célèbre jardinier du Roi Louis XIV, est alors chargé de dessiner les plans du jardin en 1665. Il aménage des perspectives, des bassins et des terrasses, ainsi qu’un lieu de promenade somptueux pour les invités des Princes de Condé. Masqué par la grande terrasse du château, il s’offre comme par surprise au regard du visiteur. Symbole du jardin à la française, il s’organise de façon symétrique et géométrique autour de nombreux bassins, véritables miroirs d’eau jouant avec la lumière. Le jardin de Chantilly est de toutes les créations de Le Nôtre celle où la superficie des eaux est la plus importante.
Après la révolution de 1789 et la disparition de la famille princière, le Potager des Princes devient la propriété de l’État qui y installe une école d’horticulture. Même si le jardin a subi les aléas de l’histoire, il a su traverser les siècles et a même été racheté en décembre 1999 par Yves Bienaimé, créateur du Musée Vivant du Cheval.
Après avoir fait revivre dès le début des années 1980 les Grandes écuries, Yves Bienaimé s'attache depuis 2000 à « redonner une âme » à un autre lieu chargé d'histoire au cÅ?ur de Chantilly : le Potager des princes. Un travail captivant mais coûteux et prenant, avec un but : la survie du site.« Malgré les énormes investissements de création et de restauration, nous n'arrivons pas à en payer le fonctionnement », confie Yves Bien-aimé. L'ancien écuyer-professeur de 79 ans a choisi d'innover pour attirer le public dans ce lieu privé où il a élu domicile il y a quinze ans. Cet ancien terrain en friche, qui a failli accueillir 58 maisons, est devenu un parc unique en son genre, avec un jardin à la française, un jardin japonais et une petite réserve animalière.
Aujourd’hui, le Potager des Princes est ouvert au public et a reçu de nombreuses distinctions telles que le prix du « Site touristique 2002 » et le label « Jardin Remarquable ».
Dessiné en 1773 par l’architecte Jean-François Leroy pour le prince Louis-Joseph de Bourbon-Condé, le jardin anglo-chinois de Chantilly témoigne du goût pour la Chine et du retour à la nature prôné par la philosophie des Lumières au 18e siècle et déjà adopté par les Anglais. À l’opposé du jardin à la française, il se caractérise par une imitation de la nature et de son côté sauvage mais avec goût. En son centre, Leroy aménage un hameau composé de sept maisonnettes, qui a notamment servi de modèle à celui de Marie-Antoinette au Petit Trianon de Versailles.
Durant la période Révolutionnaire, la partie ouest du jardin dessiné par le Nôtre au 17e siècle est détruite et en partie recouverte par la ville. Sur la parcelle restante, entre le château et les grandes écuries, le prince de Condé, de retour à Chantilly, fait aménager, un parc à l’anglaise par l’architecte Victor Dubois en 1819. Dans le style désormais à la mode, Dubois compose un grand parc paysager, peuplé de fabriques comme le Temple de Vénus, le pont des grands hommes ou encore l’ile d’Amour.
Depuis sa fermeture saisonnière à la fin de l’automne dernier, le Potager des Princes s’est métamorphosé en potager japonais. Ce nouvel aménagement vise à faire découvrir la culture japonaise aux visiteurs, à travers différents espaces et éléments de décoration typiques. Un tiers de la surface du Potager des Princes est dédié à l’horticulture japonaise. Dirigé par le talentueux jardinier en chef, Teddy Chesneau, le jardin japonais du Potager des Princes est devenu le plus varié de France en termes de plantes et d’arbres japonais. Vous pourrez admirer non moins de 450 espèces de plantes vivaces japonaises ou encore 70 arbres, dont 16 fruitiers. Et côté potager, vous trouverez 20 plantes symboliques et 50 légumes utilisés dans la cuisine japonaise.
Aujourd’hui, le Potager des Princes est un lieu de promenade apprécié des familles, où se côtoient arbres, plantes aromatiques et médicinales, fleurs et animaux en semi-liberté. On y croise des poules, des canards, des dindons, des oies, des moutons nains ou encore des chèvres. Les moutons paissent tranquillement dans leur enclos, tandis que les poules et les canards se promènent à leur guise dans les différentes allées du parc. Les visiteurs peuvent également croiser un âne, un daim, un poney et un cheval nain. La basse-cour accueille paons et poules naines, perruches et faisans.
Avec 25 000 entrées annuelles, il est le deuxième site touristique de la ville après le Domaine de Chantilly.
« Il en faudrait 35 000 pour être rentable », estime Yves Bienaimé. D'où son idée d'ouvrir désormais le Potager des princes en hiver. Des spectacles de Guignol* sont présentés chaque week-end sur la scène du théâtre de plein air construit au sein de la propriété de 3 ha. Avec son jardinier Serge Sage et son épouse, le maître des lieux en a profité pour adapter le parc à toutes saisons. « Le plus simple serait de tout vendre, reconnaît-il. Mais je veux que ça continue. Je peux le faire, donc le lieu n'est pas menacé. Mais après moi ? » Yves Bienaimé ne dispose d'aucune aide financière. Seul le théâtre, qui accueille un festival l'été, est subventionné. Pas suffisamment néanmoins, selon son hôte, pour garantir un avenir certain à ce rendez-vous culturel.
A l'ombre du château de Chantilly, le Potager des princes résiste surtout grâce à l'énergie de son créateur. Outre les aménagements paysagers, il y a construit un lapinodrome, organise des courses de poules, lesquelles se donnent aussi en concert. « Je pourrais garder ce lieu pour moi tout seul, mais quel intérêt ? » sourit Yves Bienaimé.
Pour une sortie en famille ou une échappée parisienne, n’ayez pas peur de vous aventurer au Potager des Princes. Il est, comme il le dit, « en mission pour partager le goût du beau ».
*Les samedis et dimanches et pendant les vacances scolaires, 17, rue de la Faisanderie. Tarif : 9 â?¬. Tél.
« Ville princière » et « capitale du cheval », c’est ainsi qu’apparait Chantilly dans la plupart des brochures et articles qui lui sont régulièrement consacrés. Au-delà du slogan touristique, il s’agit d’une réalité historique, urbaine, économique et sociale qui marque encore aujourd’hui fortement le paysage et l’identité de la ville. Mais Chantilly c’est aussi une ville à la campagne où les espaces naturels et protégés déterminent sa forme et son expansion.
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