Le gaspillage alimentaire est un enjeu majeur en France, tant d'un point de vue économique qu'environnemental et social. Les quantités de nourriture gaspillées chaque année sont considérables, mais des solutions existent pour limiter le gaspillage et valoriser les déchets alimentaires.
En France, on estime que 20% de la nourriture est jetée et que le poids annuel du gaspillage alimentaire s’élève à 10 millions de tonnes par an. Cela représente un tas d’aliments équivalant à 1000 fois le poids de la Tour Eiffel. Depuis le champ jusqu’à nos assiettes, le gaspillage alimentaire a lieu à tous les stades de la chaîne de production alimentaire.
Depuis 2022, le gaspillage alimentaire fait l’objet d’un suivi annuel pour l’ensemble des pays de l’Union européenne. Ces chiffres sont disponibles sur la plateforme EUROSTAT. Ce suivi s’applique à l’ensemble des déchets alimentaires (qui représentent en 2023 pour la France 9,7 millions de tonnes) comprenant à la fois les aliments non comestibles (os, noyau…) et les aliments comestibles.
C’est sur cette dernière catégorie, les aliments comestibles jetés, que l’on peut agir pour réduire le gaspillage alimentaire. En France, en 2023, 9,7 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produits ; parmi eux, 3,8 millions de tonnes étaient encore comestibles : produits abîmés, restes de repas, etc.
Chaque année, un Français jette 61 kilos de déchets alimentaires, dont 19 kilos de nourritures encore comestible. La valeur moyenne du gaspillage alimentaire s'élève à 100€ par habitant par an.
Selon les chiffres publiés par l'ADEME, le gaspillage alimentaire en France représente 10 millions de tonnes de nourriture gaspillée chaque année, dont 7 millions de tonnes pour la restauration collective et les ménages. Cela représente une perte économique de 16 milliards d'euros par an pour l'ensemble de la chaîne alimentaire.
Selon l’étude du ministère de l’agriculture parue en 2022, les ménages seraient à l’origine de près de la moitié (46%) des déchets alimentaires. Viennent ensuite les industries agroalimentaires (20%), la production primaire (14%), la restauration (13%) et enfin la distribution (7%).
En France, ce sont 10 millions de tonnes de nourriture qui sont gâchées chaque année, représentant 16 milliards d’euros de perte. 33% du gaspillage alimentaire a lieu lors de la consommation, dont 14% pour la restauration collective et commerciale.
On compte :
Aujourd'hui, les déchets alimentaires représentent 85 % des déchets jetés par les ménages. Soit 20 à 30 kg de nourriture gâchés par personne et par an, dont 7 kg encore emballés.
Tous les produits ne sont pas jetés dans les mêmes proportions, les légumes et les fruits étant les premiers touchés par le gaspillage !
Ces chiffres sont alarmants, d'autant plus que le gaspillage alimentaire a des impacts environnementaux importants. En effet, il génère des émissions de gaz à effet de serre et contribue au réchauffement climatique. Selon l'ADEME, le gaspillage alimentaire représente l'équivalent de 15,3 millions de tonnes de CO2, soit 3% des émissions totales en France.
Le gaspillage alimentaire a également des conséquences sociales, en contribuant à la précarité alimentaire et en limitant l'accès à une alimentation de qualité pour les personnes les plus vulnérables.
En restauration collective, une étude de 2025 permet d’estimer les coûts directs et indirects par repas.
Le gaspillage alimentaire concerne plusieurs secteurs en France, mais certains sont plus touchés que d'autres :
Il est donc important de considérer ces différentes formes de pertes alimentaires afin de concevoir des stratégies efficaces pour réduire le gaspillage de nourriture dans le pays.
Les causes du gaspillage alimentaire sont multiples et peuvent varier selon les secteurs concernés. Voici les principales causes identifiées :
Le gaspillage alimentaire a des conséquences environnementales et sociales importantes en France. Sur le plan environnemental, le gaspillage alimentaire est responsable de l'émission de gaz à effet de serre, notamment le méthane, qui contribue au réchauffement climatique. Selon l'ADEME, le gaspillage alimentaire représente environ 3% des rejets de gaz à effet de serre en France.
De plus, le gaspillage alimentaire nécessite des ressources naturelles pour la production, le transport, la transformation et la distribution des aliments, qui sont gaspillées lorsque les aliments sont jetés.
Sur le plan social, le gaspillage alimentaire a également des conséquences importantes. Alors que des millions de personnes en France vivent dans la précarité alimentaire, le gaspillage alimentaire apparaît comme un paradoxe. De plus, le gaspillage alimentaire est une source de gaspillage de l'argent public pour les collectivités locales qui financent la collecte et le traitement des débris alimentaires.
La production et la consommation alimentaires ont un poids conséquent sur l’environnement. Le secteur agricole représente 21% des émissions de gaz à effet de serre en France. Ce chiffre grimpe même à 36% si l’on prend en compte l’ensemble des activités agricoles et alimentaires (ex: la fabrication des emballages ou le transport de marchandises). A cet égard, le gaspillage alimentaire représente à lui seul 3% des émissions de gaz à effet de serre de l’activité nationale.
Pour lutter contre le gaspillage alimentaire en France, plusieurs politiques publiques et réglementations ont été mises en place ces dernières années. La loi Garot, adoptée en 2016, oblige les grandes surfaces à donner leurs invendus alimentaires à des associations caritatives. La loi EGAlim de 2018, quant à elle, impose aux acteurs de la grande distribution de mettre en place des mesures pour lutter contre les gaspillages alimentaires.
En 2020, la loi AGEC a été adoptée, qui vise à réduire de 50% le gaspillage alimentaire d'ici 2025. Cette loi prévoit notamment la mise en place d'un "pacte national" entre les acteurs du système alimentaire pour lutter contre les gaspillages alimentaires.
La loi Garot qui s’adresse aux industriels, oblige les grandes surfaces à donner les denrées alimentaires sur le point d’être jetées à des associations, et interdit de détruire les denrées consommables. Cette loi est cependant très critiquée par différents acteurs car, si elle peut paraître de bon sens au premier abord, elle contribue en réalité à la surproduction.
Dans la loi AGEC (2020), la France s’est engagée à réduire de moitié le gaspillage alimentaire par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.
Pour les secteurs de la restauration collective et de la distribution, ces objectifs sont fixés d’ici 2025 et pour l’ensemble des autres secteurs d’ici 2030.
Depuis la loi Garot (2016) qui s’étend à la restauration collective publique, plusieurs lois constituent l’arsenal législatif pour l’ensemble des acteurs.
En 2020, la loi AGEC propose la mise en place d’un label anti-gaspillage alimentaire qui permet de valoriser tous les acteurs qui contribuent à l’atteinte des objectifs nationaux de réduction.
Malgré ces politiques publiques et initiatives, les chiffres restent encore élevés, avec 10 millions de tonnes de produits alimentaires gaspillés chaque année en France. Il est donc crucial de continuer à encourager chacun à agir contre le gaspillage alimentaire, mais également de sensibiliser les acteurs de la chaîne alimentaire à mettre en place des mesures concrètes pour limiter les gaspillages.
Les acteurs de la chaîne alimentaire, tels que les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et les restaurateurs, ont un rôle crucial à jouer dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Voici quelques exemples d'actions qu'ils peuvent mettre en place pour limiter le gaspillage alimentaire :
La valorisation des déchets alimentaires est une solution importante pour lutter contre le gaspillage alimentaire et réduire l'impact environnemental des détritus :
Ces différentes solutions permettent de valoriser les déchets alimentaires et de leur donner une seconde vie, contribuant ainsi à réduire l'impact environnemental des déchets tout en créant de nouvelles sources de valeur économique.
En parallèle, des conseils et astuces sont également proposés pour inciter chaque personne à agir contre le gaspillage alimentaire, comme la planification des achats, la réutilisation des restes ou encore la gestion des dates de péremption.
Les astuces anti-gaspillage sont nombreuses et vous permettront de réduire votre empreinte écologique tout en réalisant des économies.
Pour les personnes les plus privilégiées, la facilité avec laquelle on se procure les objets du quotidien a tendance à nous déconnecter de leur valeur. Certains vêtements ou aliments peuvent parfois sembler si accessibles qu’il est plus simple de les jeter et de les remplacer.
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