La galette des rois est une tradition incontournable du mois de janvier. Chaque année, elle réunit petits et grands autour d’un moment convivial, entre partage, fève cachée et couronne dorée. Portée par la convivialité et la gourmandise, la galette des Rois est une tradition qui a subsisté à travers les époques.
L’origine de la galette des rois est païenne : elle trouve son origine dans la fête romaine des Saturnales. Les païens désignent les « personnes qui pratiquaient une des religions polythéistes de l’Antiquité ». La tradition de la fête des Rois date, selon certains historiens, de l’époque romaine (753 avant J.-C. à 476 après J.-C).
Plusieurs sources indiquent que la tradition de la galette ou couronne des rois remonte à l’époque romaine et est antérieure à la religion catholique. Durant cette période, les Romains célébraient les Saturnales. Il s’agit d’une fête célébrée pendant une semaine avant le solstice d’hiver en l’honneur du Dieu Saturne. Au cours de cette célébration, on y consommait une galette.
Il est difficile de ne pas faire le lien avec les Saturnales de l’époque romaine : un roi était élu et donnait des gages. Aucun côté orgiaque à cela, mais plutôt domestique. Durant ces fêtes, au moment du solstice d’hiver, maîtres et esclaves étaient sur un pied d’égalité et tout le monde mangeait à la même table.
La tradition du partage d’une galette n’est aucunement liée au christianisme. Elle serait plutôt un hommage aux Saturnales de l’époque romaine. Ces grandes fêtes en l'honneur de Saturne, le dieu romain du temps, avaient lieu entre fin décembre et début janvier. À l’époque, cette journée était très spéciale puisque les esclaves étaient invités à partager un gâteau avec les Romains. S’ils tombaient sur la fève dans le gâteau, ils devenaient « Princes des Saturnales » et avaient le droit d’obtenir tout ce qu’ils souhaitaient pendant une journée.
Nous devons également la tradition de la plus jeune personne présente choisissant à qui ira la prochaine part, en allant sous la table, aux Saturnales. Bien avant d’être associée à l’Épiphanie chrétienne, la galette des rois s’inscrit dans une histoire ancienne, faite de rites d’hiver et de fêtes collectives. Les historiens rappellent souvent que le principe du “roi d’un jour” tiré au sort apparaît dans l’Antiquité romaine, lors de fêtes d’hiver (Saturnales) où l’on inverse symboliquement l’ordre social. Cette idée d’un tirage au sort pendant un banquet (avec un objet/une fève) est fréquemment citée comme un ancêtre possible du rituel.
Ce n’est que beaucoup plus tard que cette fête, transmise jusqu’à nous depuis plus de 2000 ans, s’est imposée le jour de l’épiphanie par les autorités religieuses afin de contrer les pratiques païennes. A partir du XIXème siècle, cette tradition a été associée à l’épiphanie, qui signifie « apparition » en grec. L'Épiphanie, fêtée le 6 janvier, plonge ses racines dans l'Antiquité. Épiphanie vient d’un mot grec signifiant “apparition”. Le jour de l’Épiphanie, on célèbre la visite des mages à l’Enfant Jésus.
Au Moyen Age, la légende évolue. Ces mages sont en fait des savants, des astrologues, auxquels la naissance de Jésus a été annoncée en observant la lueur d’une étoile dans le ciel. Guidée par l’astre, ils parviennent jusqu’à la grotte de l’Enfant Jésus. L’Épiphanie, célébrée le 6 janvier par les catholiques et le 19 janvier par les orthodoxes, est une commémoration religieuse en hommage à l’arrivée des rois mages à Bethléem. Elle serait l’une des plus anciennes fêtes du christianisme.
Aujourd’hui, il n’y a pas de certitude sur le fait que les rois mages étaient bien trois, ni même qu’ils aient réellement existé.
Ce n’est que beaucoup plus tard que cette fête, transmise jusqu’à nous depuis plus de 2000 ans, s’est imposée le jour de l’épiphanie par les autorités religieuses afin de contrer les pratiques païennes. C’est aussi au moyen-âge que remonte la tradition d’une fève en porcelaine à la place de la fève comestible. En effet, celui qui la remportait devait obligatoirement payer une tournée générale de vin à l’ensemble des convives. Pour éviter de payer, certains avaient coutume de l’avaler !
Les premières fèves étaient des vraies légumineuses, symboles de la fécondité. Or, la coutume prévoyait que la personne qui trouvait la fève devait payer l’addition de sa table. Ainsi, certains l’avalaient pour ne pas débourser d’argent. Elles ont alors commencé à être remplacées par les fèves en porcelaine, au milieu du XVIIIème siècle. À leur apparition, elles représentaient systématiquement l’enfant Jésus puis un bonnet phrygien. Aujourd’hui, les modèles de fèves se comptent par millions et sont sans limite. À partir de cette époque, la galette s’accompagne d’une couronne des rois, qui doit être portée par celui qui découvre la fève.
Entre la frangipane, la galette aux pommes ou la couronne briochée aux fruits confits, à la fleur d’oranger, aux fruits secs, vous trouverez des galettes des rois pour tous les goûts. Il existe en effet plusieurs variantes de ce gâteau, en fonction des pays et des régions. En France notamment, chaque région a sa propre pâtisserie pour célébrer cette tradition.
En Ile-de-France, la « galette des rois » à base de pâte feuilletée dorée au four et fourrée à la frangipane est la plus connue. Leur galette préférée est celle à la frangipane, réalisée à partir d’une pâte feuilletée et garnie d’une crème (1/3 de crème pâtissière et 2/3 de crème d’amande). Quant à la frangipane, on la devrait au comte Cesare Frangipani, qui aurait donné la recette qui porte son nom à Catherine de Médicis.
Dans le Sud de la France, il s’agit d’une brioche en forme de couronne avec des fruits confits, généralement appelée « gâteau des Rois ». Dans les autres pays européens, la tradition de la galette varie tout autant. Par exemple, la galette des rois portugaise est composée d’une pâte briochée arrondie et creusée au centre, représentant la couronne des Rois mages.
Plus généralement, il est courant de retrouver la tradition de la galette des rois dans les pays où le Christianisme est présent. C’est le cas notamment du Liban et de ses terres ensoleillées et riches en saveurs exotiques qui permettent de laisser place à la créativité. Vous pouvez par exemple réaliser une galette des rois à la fleur d’oranger, sublimée par une petite touche de vanille. Enfin, il est possible de retrouver la tradition de la galette des rois dans des pays encore plus lointains comme le Japon.
| Région | Type de Galette | Description |
|---|---|---|
| Île-de-France | Galette à la frangipane | Pâte feuilletée fourrée à la crème d'amande |
| Sud de la France | Gâteau des Rois | Brioche en forme de couronne avec des fruits confits |
| Franche-Comté | Galette à la pâte à choux | Pâte feuilletée garnie d’une pâte à choux aromatisée à la fleur d’oranger |
| Dunkerque | Brioche | Brioche fourrée d’une crème mousseline aromatisée au rhum |
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