La fermeture des banques alimentaires est un sujet préoccupant qui a pris de l'ampleur ces dernières années, notamment en raison de la crise sanitaire et de l'inflation croissante. Cet article examine les principales raisons de ces fermetures et leurs conséquences sur les populations vulnérables.
Les données de cet article reposent essentiellement sur les informations dans la presse nationale et régionale accessibles sur internet.
Plusieurs facteurs contribuent à la fermeture des centres de distribution de l'aide alimentaire. Parmi les plus importants, on retrouve :
La décision de confinement annoncée le lundi 16 mars 2020 a entraîné l'arrêt immédiat des activités. Les associations et opérateurs habituels ont suspendu les distributions par manque de « bras ». Le travail bénévole manquant ainsi au rendez-vous de la distribution a mis un coup d’arrêt à la filière.
Dans ce climat de risque sanitaire, les bénévoles, pour la plupart des retraités de plus de 65 ans, sont restés chez eux. Suite à la contamination de deux personnes, la Banque alimentaire du Haut-Rhin a décidé de fermer. La mauvaise nouvelle de la semaine a été aussi la fermeture de la Banque alimentaire 68.
La première conséquence du confinement a été une rupture de stock pour les produits alimentaires de première nécessité vendus dans les grandes surfaces. La seule solution était de s’approvisionner avec des produits plus chers, ce qui a mis à mal les finances des familles précaires.
Les associations et services publics d’action sociale se sont retirés du terrain. Les petites associations, plus souples et agiles, se sont retrouvées en première ligne, même si l’alimentation n’était pas leur objet principal.
La fragilité des ressources liées à des activités à temps partiel et des activités informelles, qui ont été suspendues, a également contribué à la fermeture. La présence de tous les membres de la famille au foyer, en particulier les enfants normalement inscrits à la cantine, et les denrées alimentaires à bas prix en rupture de stock ont fait exploser les budgets.
L'inflation provoque une forte hausse des coûts de fonctionnement des associations. La flambée des prix fragilise les plus précaires qui n'ont d'autres choix que de se tourner vers les aides alimentaires. Le nombre de personnes accompagnées a augmenté de façon très sensible. De plus, l'inflation freine les dons, en particulier les petits dons.
Les associations sont confrontées à un effet ciseaux : le nombre de bénéficiaires augmente et les dons baissent. Les Restos du cœur pourraient mettre la clef sous la porte d'ici à trois ans.
Un appel a été lancé pour assurer la relève et permettre aux anciens bénévoles qui le souhaitaient de passer la main. Mais personne n’a manifesté l’envie de reprendre le flambeau.
Malgré les difficultés, des initiatives ont été mises en place pour réorganiser l'aide alimentaire :
Les associations habituées à intervenir auprès du public en grande précarité se sont demandées comment répondre à l’urgence alimentaire puisque toutes les autres distributions s’arrêtaient. Une coordination de plusieurs associations s’est mise en place et s’est tournée vers le Secours populaire pour les aider à s’organiser.
En parallèle, des centaines d’actions solidaires se sont développées sur l’ensemble du territoire, comme les soutiens des réseaux Amap et des citoyens ordinaires. Des associations de lutte en lien aux quartiers populaires ont participé activement à la mise en place de distribution alimentaire en affichant la liberté d’accès.
Des mairies ont mis en place la distribution de denrées alimentaires pour les enfants privés de cantine. La région Occitanie a proposé des « paniers solidaires Occitanie » avec des produits locaux. Le gouvernement a apporté un soutien financier supplémentaire pour les familles bénéficiant du revenu de solidarité active (RSA) et de l’allocation de solidarité spécifique.
La crise a montré le manque de souplesse des services publics quant à leur réactivité. Il a fallu une quinzaine de jours avant que ceux-ci soient en capacité de trouver une organisation capable de faire face aux besoins alimentaires de la population. Au manque des équipements sanitaires s’est ajoutée la fragilité de la logistique qui a mis au jour l’interdépendance des acteurs du système alimentaire et de la filière de l’aide alimentaire.
Les enjeux pour la suite sont importants et le manque de revenus des familles précaires laisse de lourdes traces sociales. Tout le travail effectué depuis dix ans sur l’accompagnement au changement des pratiques alimentaires a volé en éclat face à la réalité du retour de la faim ou de la peur d’avoir faim.
À la fin du confinement, les associations estimaient qu’il y aurait environ 50 % de personnes supplémentaires. Si cela se confirme, aux 5,5 millions de bénéficiaires avant le confinement, il faudra rajouter ces 1,6 à 2,7 millions supplémentaires. Le financement et la diversification des produits distribués vont être centraux pour la suite.
| Défi | Solution |
|---|---|
| Manque de bénévoles | Appel aux jeunes et aux bénévoles d'autres secteurs |
| Rupture de stock | Collaboration avec la grande distribution et réorientation des denrées de la restauration |
| Difficultés logistiques | Coordination entre associations et services publics |
| Baisse des dons | Recherche de financements publics et privés, développement de nouvelles formes de dons |
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