Si vous ne deviez avoir qu’une seule plante dans votre jardin, ce serait le Romarin ! Appelé aussi herbe-aux-couronnes, encensier, herbe des troubadours, rose marine, rose de mer ou bouquet de la Vierge, le Romarin, en latin Salvia rosmarinus, appartient à la famille des Lamiacées comme le thym, la menthe ou le basilic.
C’est une des plantes aromatiques typiques des régions méditerranéennes où il pousse naturellement dans la garrigue et sur les coteaux. C'est une plante mellifère, le miel de romarin ou « miel de Narbonne » est réputé.
Le romarin est connu depuis l’Antiquité. Il était utilisé en Égypte pour les rites funéraires et les Romains le portaient en couronne en symbole de longue vie et de paix. Son utilisation en parfumerie est très ancienne. Le Romarin est aussi riche en essence. Sa composition biochimique est variable en fonction du milieu dans lequel il pousse, des conditions climatiques et de son stade de croissance.
Depuis les années 1990, le romarin suscite un intérêt de plus en plus important pour la santé. Des études in vitro et in vivo ont montré qu’il avait plusieurs activités biologiques qui expliqueraient son utilisation en médecine traditionnelle, notamment des activités antibactériennes, carminatives pour les problèmes de digestion et antidouleur pour les muscles et les articulations.
Le romarin (Salvia rosmarinus, Rosmarinus officinalis L. avant 2017) est un petit arbre de la famille des Lamiacées poussant à l'état sauvage sur le pourtour méditerranéen. Il est utilisé pour des usages condimentaires et alimentaires mais est également reconnu comme une plante médicinale.
Le Romarin pousse spontanément dans le sud de l'Europe et est originaire du bassin méditerranéen (aux altitudes faibles), en Provence et en Corse. Il se retrouve principalement dans les garrigues, les maquis et les pelouses sèches. Le Romarin peut croître même sur des terrains non adaptés à une exploitation agricole, il a donc peu d'exigences vis-à-vis du sol ; globalement il pousse le plus souvent sur des sols calcaires, de faible altitude, ensoleillé et modérément sec, avec un pH basique.
Le Romarin est un arbrisseau rameux et reste vert toute l’année (feuilles persistantes). Il mesure de cinquante centimètres à deux mètres de haut, possède des tiges ligneuses à écorce brun foncé, avec des feuilles étroites d'en moyenne 3 cm sur 3 mm.
Les fleurs sont groupées par trois ou quatre et disposées à l'aisselle des feuilles, vers le sommet des rameaux. La corolle est en forme de tube et de couleur bleu pâle ou lilas (rarement blanche) mais fréquemment maculée de petites taches violettes. La période de floraison est variable ; elle a lieu principalement au printemps et parfois toute l'année quand les conditions sont idéales pour le Romarin.
La composition chimique des feuilles et sommités fleuries de Romarin varie en fonction du lieu et du moment de récolte. Néanmoins, Les feuilles séchées et l'huile essentielle (HE) de romarin sont inscrits à la Pharmacopée Européenne et doivent avoir une teneur minimale de 3% d’acide rosmarinique et 12 ml/kg d'HE. Le romarin contient des acides phénoliques (acide rosmarinique, acide caféique), des diterpènes phénoliques (carnosol à hauteur d’environ 5%, rosmanol, acide carnosique), des composés organiques appelés triterpènes (acide ursolique à hauteur de 4% environ, acide oléanolique à hauteur de 10%), des flavones (lutéoline) ainsi que des huiles essentielles (camphre, camphène, pinène, cinéole). Le romarin est une des plantes les plus titrées en acide ursolique (jusqu’à 30%).
Le romarin peut se consommer sous forme d’infusion, d’huile essentielle principalement en voie externe, d’extrait aqueux ou hydroalcoolique, d’extrait végétal ou directement en cuisine comme condiment.
Le romarin est une plante bien connue en gastronomie, il possède également de nombreuses autres vertus. En effet, sa richesse en actifs aux propriétés antioxydantes fait du romarin un atout précieux dans la prise en charge de nombreuses problématiques.
Le romarin est traditionnellement utilisé par voie orale dans le soulagement des troubles digestifs tels que les ballonnements épigastriques, la lenteur à la digestion, les éructations, les flatulences. Il est un atout précieux pour faciliter les fonctions d'élimination urinaire et digestive ; particulièrement au niveau biliaire.
Le Romarin, en usage local, est traditionnellement utilisé en cas de rhume et de nez bouché et en bain de bouche pour l'hygiène buccale.
Pour les problématiques d’hypotension, le romarin peut être très apprécié du fait de son effet anti hypotensif démontré scientifiquement.
L'acide carnosique, l’acide rosmarinique et le carnosol, composés actifs du romarin, permettent de limiter l’inflammation en inhibant la production de molécules pro-inflammatoires.
L’acide ursolique possède un fort pouvoir antioxydant et a été largement étudié dans plusieurs études cliniques. Celui-ci va agir directement sur les voies d’activation des défenses antioxydantes de l’organisme en favorisant la synthèse et le renouvellement des mitochondries.
Le romarin permet ainsi de lutter contre le stress oxydant, qui intervient dans de nombreuses problématiques. Des études scientifiques ont montré son intérêt dans la prise en charge d’affections diverses et variées telles que le diabète, certains cancers, certaines infections bactériennes et virales, les problématiques neuro-dégénératives, la dépression, le syndrome métabolique, etc. Il permet de favoriser la protection du système cardio vasculaire, de l’appareil digestif, du cerveau, des fonctions musculaires, du système immunitaire ou encore d’augmenter la résistance de l’organisme face au stress.
Effectivement, des études ont montré que le Romarin avait des propriétés antibactériennes et antivirales liées à sa richesse en composés diterpéniques et triterpéniques présents en grande quantité dans son essence. Ces activités sont intéressantes en cas de refroidissement.
Ses propriétés stimulantes de la digestion protectrices de l'estomac, cholérétiques, cholagogues, hépatoprotectrices et carminatives dont ses principes amers et son essence sont responsables, et ses propriétés anti-infectieuses, lui permettent d’être utilisé pour faciliter la digestion, favoriser les fonctions de détoxification et diminuer les troubles intestinaux comme la constipation avec formation de gaz et déséquilibre de la flore intestinale. Il a aussi des propriétés drainantes rénales.
Il a été montré chez l’animal qu’il possédait des vertus antioxydantes grâce aux composants terpéniques de son essence et à la présence de ces composés : carnosol, acide carnosique, rosmanol, acide rosmarinique, acide oléanolique et acide ursolique. Le Romarin pourrait donc avoir un rôle dans la prévention et le traitement des maladies telles que cancers, maladies cardiovasculaires et neurodégénératives, maladies pour lesquelles le rôle des antioxydants n’est plus à démontrer.
Ses propriétés anti-inflammatoires sont connues. Elles résultent de l’action de ses acides phénoliques avec l’acide rosmarinique et de ses triterpènes comme le carnosol le plus étudié.
Cette plante aromatique a également des vertus antitumorales liées à l’acide carnosique, au carnosol, à l'acide rosmarinique et à l'acide ursolique.
Enfin, le Romarin, grâce à l’acide rosmarinique, semblerait avoir un potentiel contre les maladies neurodégénératives. En effet, il a été constaté que ce composé avait des effets cholinergiques et neuroprotecteurs en inhibant des enzymes responsables de la destruction des neuromédiateurs responsables de l’information au niveau du cerveau. Il régulerait ainsi plusieurs neurotransmetteurs tels que la dopamine, la noradrénaline, la sérotonine et l’acétylcholine dans le cerveau et pourrait par conséquent avoir une action dans l’entretien de la mémoire.
Au niveau local, ses propriétés antiinfectieuses permettent d’aider à désinfecter une petite plaie ou d’assainir une peau ou un cuir chevelu atteint d’hyperséborrhée. Son effet stimulant sur la circulation sanguine permet de diminuer les troubles circulatoires et d’améliorer la circulation au niveau du cuir chevelu avec une amélioration de la croissance du cheveu.
L’EMA, Agence européenne du médicament considère comme « traditionnel » l’usage des feuilles et de l’huile essentielle de romarin « par voie orale, dans le traitement des digestions difficiles et des maux de ventre peu intenses » et « en application locale, en traitement complémentaire des douleurs musculaires et articulaires mineures ».
En usage externe pour soulager les troubles rhumatismaux et les problèmes de la circulation sanguine ou pour soigner les blessures grâce à son effet antiseptique léger, il est possible d’utiliser cette infusion sur la zone à traiter. On filtrera l’infusion puis on laissera refroidir. Il est aussi possible de préparer un bain à une température de 35 à 38°C dans lequel on ajoutera une décoction préalablement préparée avec 50 g de feuilles de romarin dans un litre d’eau bouillante.
Les différents composants du Romarin lui apportent des propriétés anti-infectieuses, antibactériennes et antivirales. Son action anti-inflammatoire importante permet aussi de calmer l’inflammation de l’arbre bronchique. Son effet tonique et stimulant général est aussi intéressant dans le cadre d’une infection : pour lutter contre la fatigue amenée par l’infection.
Le Romarin stimule la sécrétion des enzymes digestives. Le Romarin aide à drainer et à éliminer les substances toxiques, il protège le foie et les reins et il favorise la sécrétion biliaire.
Le macérat glycériné de bourgeon de Romarin qui présente des propriétés protectrices du foie peut être associé au macérat glycériné de bourgeon de genévrier assainissant du microbiote dans Depuragem.
Pour l’hygiène intestinale, le Romarin en extrait est notamment associé à l’Ispaghul laxatif comme dans Hygiaflor psyllium et romarin, à la chicorée prébiotique ou au thym assainissant.
En raison de ses propriétés carminatives et drainantes rénales, le Romarin permet non seulement de maintenir un ventre plat, mais aussi de favoriser l’élimination rénale en cas de rétention d’eau.
En usage externe, il existe un risque de dermatite de contact associée au romarin ou à des produits renfermant des extraits. Le romarin peut augmenter le risque de saignement et d'ecchymoses chez les personnes souffrant de troubles de la coagulation.
En cas de grossesse ou d’allaitement, le Romarin en usage médicinal est déconseillé quelle que soit la forme (tisane ou complément alimentaire ou médicament). Seul le Romarin en usage culinaire est autorisé. Par voie orale, le Romarin est contre-indiqué chez les personnes qui souffrent d’obstruction des voies biliaires ou de maladie du foie.
Plus généralement, quel que soit le médicament que vous prenez, le Romarin pourrait modifier son action en raison de la modification de son métabolisme hépatique.
Par voie orale, le romarin peut être contre-indiqué chez les personnes qui souffrent de calculs biliaires ou présentent une maladie du foie. À la dose recommandée, les effets indésirables du romarin sont rares mais des nausées peuvent subvenir. Certaines personnes travaillant avec du romarin ont développé un eczéma de contact allergique en réaction au carnosol contenu dans la plante et l’huile essentielle. L'huile essentielle de Romarin est neurotoxique et son usage doit être évité en interne.
La légende raconte que le Romarin se retrouve seulement dans les régions où s'étend la rosée venant de la mer, d’où son nom qui provient du latin « ros », rosée et « marinus », marin. Dans d'autres régions, on le surnomme "la Rose de mer" en latin Rosa marina qui a donné son nom au genre. Le mot "ros" pourrait également venir d'un nom latin dérivant de rhus qui rappelle l'aspect d'arbrisseau de la plante.
Le Romarin était initialement utilisé pour les cérémonies religieuses, particulièrement dans l’Egypte ancienne pour l’embaumement des momies. Chez les Grecs et les romains, il était considéré comme une plante sacrée et remplaçait l'encens dans les rites de purification. Il est très utilisé sous l’antiquité mais ce n’est qu’au Moyen âge que ses propriétés médicinales sont établies, notamment ses qualités de tonique nerveux et digestif.
Au XIIème siècle, les chevaliers de retour de croisade importèrent de la culture arabe le processus de distillation des plantes aromatiques. L’huile essentielle produite à partir de la distillation du romarin fut ainsi utilisée à des fins antiseptiques et anti-infectieuses, notamment pour lutter contre la jaunisse. En France, pour éviter la diffusion des maladies dans les hôpitaux, des branches de romarin étaient brûlées. On en plaçait également dans les bibliothèques et les armoires à linge pour éloigner les insectes.
Le romarin est utilisé largement comme condiment ; les cuisiniers s'en servent pour conserver et parfumer les mets. Les médecins le conseillaient pour le traitement de divers maux : troubles du foie, rhumatismes, migraines, palpitations, nervosité, hémorroïdes, épilepsie, vertiges et oppression. Le camphre contenu dans le Romarin, quant à lui, n’a été isolé qu’en 1685 par Kunkel, un alchimiste allemand.
Le romarin a été longtemps utilisé en parfumerie, entrant dans la composition de la fameuse « eau de la Reine de Hongrie », véritable eau de jouvence souvent prescrite pour guérir les rhumatismes douloureux.
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