Les carences alimentaires peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé, allant de la fatigue à des troubles plus graves. Il est donc essentiel de comprendre les mécanismes en jeu et d'adopter une approche équilibrée pour éviter ces problèmes.
Un déficit calorique se produit lorsque l'organisme dépense plus de calories qu'il n'en reçoit. Bien que cela puisse être une stratégie pour perdre du poids, il est crucial de le faire de manière mesurée. « Il y a des bonnes et des mauvaises manières de faire ce déficit calorique », poursuit l'experte, « On peut effectivement diminuer quelque peu nos apports ou beaucoup trop ; réduire quelque peu un groupe d'aliments ou carrément supprimer celui-ci. Au hasard : les féculents... »
Supprimer un groupe d'aliments de votre assiette peut entraîner des carences et de la frustration. De fait, provoquer un déficit calorique important peut vous créer bien des soucis de santé, en plus de ne pas être franchement agréable. En effet, en dépensant plus de calories que ce que vous apportez à votre organisme, celui-ci manque alors légèrement (ou beaucoup, selon l'ampleur du déficit) d'énergie.
Un déficit calorique trop important peut entraîner divers problèmes de santé :
Plus encore, si vous vous trouvez déjà à votre poids de forme, ces effets ne tendront qu'à s'amplifier au fil de votre déficit calorique. Eh oui, pas de réserves, pas d'énergie en rab, et c'est tout votre organisme qui se met alors au ralenti ! C'est un peu le principe de base des régimes hypocaloriques express : on baisse vos apports énergétiques pour forcer votre corps à dépenser plus qu'il ne consomme. Problème : eh bien, en fait… Fonctionner correctement, pour votre organisme, c'est vital.
Voilà pourquoi il est possible de tenir ces régimes quelques semaines, voire mois, avant que votre santé ne périclite ou que vous repreniez vos habitudes et le poids perdu par la même occasion. Disons que le corps n'aime pas trop trop la privation...
Alors, pour savoir combien de calories dépenser pour équilibrer votre balance dépenses énergétiques/apports sans mettre à mal votre organisme, encore faut-il connaître votre BMR ou taux métabolique de base (« basal metabolism rate », in english, s'il vous plait). Votre BMR, c'est le nombre de calories par jour que votre corps consomme au quotidien pour assurer le fonctionnement de tout votre organisme. Respirer, bouger et même pleurer ou rire requièrent des calories pour pouvoir être mis en œuvre.
Chaque petite action de votre corps vient ainsi fournir le bilan de votre BMR, qui vous sera fort utile dans le calcul de votre éventuel déficit calorique ou tout simplement pour trouver l'équilibre entre vos apports caloriques et vos dépenses énergétiques quotidiennes. Eh ouais, pour pleurer devant la fin tragique de Titanic, vous aurez besoin d'énergie, d'où le popcorn (bon, oui, ok, j'extrapole, mais vous avez l'idée).
L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire qui affecte majoritairement les jeunes filles entre 15 et 25 ans. La prévalence de l’anorexie au cours de la vie serait d’un peu plus de 1 % chez les femmes. Chez les patientes souffrant d’anorexie mentale, la perte de poids par carence alimentaire s’accompagne de fatigue et de diminution des capacités physiques. Pourtant, elles continuent souvent à pratiquer intensément une activité sportive qui participe à l’amaigrissement.
Des chercheurs de l’Inserm et de Université de Paris à l’Institut de Psychiatrie et Neurosciences de Paris et au GHU Paris psychiatrie & neurosciences montrent que l’effort physique génère des émotions positives chez les patientes (ce qui était attendu) mais aussi de manière plus étonnante, chez leurs apparentés non malades. La recherche d’un effet récompense par l’effort physique constituerait donc un aspect important de la maladie qui serait génétiquement influencée.
Leurs travaux se sont notamment intéressés à l’effet récompense associé au fait de ne pas s’alimenter et de perdre du de poids. « Nous savons que l’anorexie mentale s’organise sur un cercle vicieux, où ce qui me fait maigrir est tellement gratifiant dans ce que j’en ressens, que je peux passer outre les dangers que j’arrive pourtant à comprendre. Cette anomalie du processus décisionnel est clairement en lien avec l’effet récompense (le cerveau renvoie des messages valorisant le maintien du trouble). Mais il est compliqué de comprendre comment un manque (la carence alimentaire) peut être en soi un ‘renforçateur’.
Dans leurs nouveaux travaux, ils poursuivent leurs réflexions sur les critères cliniques de la maladie et sur son héritabilité en s’intéressant à la notion d’exercice physique. Le protocole de cette étude est original car il permet aux chercheurs de se pencher non seulement sur les émotions et les perceptions des patientes à la suite d’un exercice physique standardisé, mais aussi sur celles de membres de leur famille (mères et sœurs notamment). Ainsi, 88 patientes souffrant d’anorexie mentale, 30 de leurs proches non malades et 89 individus « contrôles » sains ont été recrutés dans cette étude.
Les scientifiques montrent qu’à effort équivalent, les patientes anorexiques rapportent plus d’émotions positives que les contrôles. « Le fait de faire du sport leur envoie un message de renforcement positif qui fait que les patientes poursuivent cette activité en dépit de leur fatigue ou de leur faiblesse. Cet aspect ne se retrouvait pas chez les contrôles, mais il était présent chez les proches des patientes.
Ces résultats ont des conséquences en matière de prise en charge. Ils insistent en effet sur l’importance d’axer une partie des soins sur l’effort physique. L’idée est de travailler avec les patientes pour leur réapprendre à découvrir l’effort physique plaisir (donc modéré) et donc de désapprendre l’effort physique addictif, probablement associé à une finalité de perte de poids.
| Effets | Conséquences |
|---|---|
| Fatigue | Diminution de l'énergie et de l'endurance |
| Irritabilité | Changements d'humeur et difficulté à se concentrer |
| Démotivation | Manque d'enthousiasme et de motivation pour les activités quotidiennes |
tags: #exercice #carence #alimentaire
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