Dans notre société contemporaine, l’élevage constitue un pilier essentiel répondant à nos besoins alimentaires, vestimentaires et à bien d’autres ressources nécessaires à notre survie et à notre bien-être. Au cœur du secteur primaire, l’éleveur occupe une position essentielle dans la société.
Le métier d’éleveur, au cœur des activités agricoles, est bien plus qu’une simple profession. Il s’agit d’un engagement profond, mêlant passion pour le vivant, compétences techniques et connaissances approfondies des cycles naturels. L’éleveur est celui qui veille au bien-être, à la santé et à la reproduction des animaux, assurant leur croissance dans un environnement adapté et respectueux de leurs besoins.
En tant que salarié(e), les ouvrier(ère)s agricoles s’emploient aux activités de soins apportés aux animaux et à l’entretien de l’exploitation pour seconder les éleveurs. Il est temps de redonner l’envie d’être éleveur. Car au-delà des clichés et des préjugés, être éleveur est bien plus qu’un simple métier : c’est une vocation, un engagement envers la nature, les animaux et la société.
Les éleveur(se)s sont avant tout au service du développement de l’animal, tout au long de sa vie. Leur principale mission est de veiller à sa bonne santé et son bien-être dans un environnement favorable. Les responsabilités de l’éleveur sont vastes et peuvent varier selon le type d’élevage (bovin, ovin, caprin, avicole, etc.). Il faut par ailleurs savoir qu’au-delà de ces tâches opérationnelles, l’éleveur joue un rôle clé dans l’économie agricole, contribuant à la sécurité alimentaire et au développement rural.
Son savoir-faire impacte directement la qualité des produits alimentaires, du lait au fromage, en passant par la viande, et influence ainsi les choix et préférences des consommateurs. Il est aussi indispensable de suivre une formation en nutrition, en reproduction et en génétique animales. Cette formation peut être suivie via un baccalauréat en sciences animales. L’acquisition d’expérience en élevage s’obtient ensuite lors de stages dans des fermes locales.
Le métier d’éleveur de bovins demande de nombreuses qualités techniques et humaines. Il est d’abord compatissant et attentionné. Il est capable de travailler dans des conditions météorologiques difficiles. L’éleveur fait part de bonnes capacités de communication. Il doit être capable de s'exprimer clairement pour résoudre les problèmes fréquents des métiers de la ferme, comme un animal malade qui requiert des soins spécifiques. L'éleveur de bétail est un professionnel qui s’engage dans un secteur aussi exigeant que capital.
Il doit faire part d'excellentes aptitudes de communication et de résolution de problèmes. Il est capable autant de lire le comportement des animaux que les tendances du marché. Au cœur du métier, la gestion quotidienne des animaux demande des connaissances en biologie, en nutrition, en santé animale et en reproduction. L’éleveur doit être capable d’identifier rapidement les signes de maladie ou de stress chez ses bêtes et d’intervenir efficacement.
La maîtrise des techniques d’élevage, adaptées à chaque espèce, est cruciale pour optimiser la production et assurer le bien-être animal. En outre, avec la prise de conscience croissante des enjeux environnementaux, les compétences en matière de pratiques d’élevage durable sont de plus en plus valorisées. Un éleveur doit également être un bon gestionnaire. Il est responsable de la viabilité économique de son exploitation, ce qui implique la gestion des coûts, la planification des investissements, la commercialisation des produits et la gestion des ressources humaines.
Pour acquérir et développer ces compétences, divers parcours de formation sont proposés, du CAP agricole aux diplômes d’ingénieur en agriculture, en passant par le BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole). La filière française de l’élevage et des viandes, en 2014, c’est près d’un demi-million de professionnels. Et d’ici 2018, c’est plus de 20 000 emplois à pourvoir ! Ces chiffres montrent combien ce secteur d’activité compte dans l’économie française et participe à la dynamique sociale du pays.
Ces agriculteurs fournissent la viande bovine, ainsi que la production des denrées liées aux animaux concernés, comme les produits laitiers. Que ce soit pour les éleveurs de bovins ou de moutons, les vêtements doivent être adaptés aux conditions météorologiques et aux conditions de travail difficiles. L'hiver, un pantalon et un manteau épais abriteront du froid. Pour les longues journées ensoleillées, une tenue à manches longues permet de protéger des rayons UV nocifs et des coups de chaleur.
Il est aussi important de porter des chaussures de protection, comme des bottes de sécurité. Un éleveur est un agriculteur qui s'occupe du bétail. Son travail consiste à maintenir le troupeau en bonne santé et à le nourrir, tout en le vendant si nécessaire. Pour devenir un éleveur de viande et de produits laitiers, il faut compter sur un diplôme d'études secondaires ou équivalent.
L’univers de l’élevage est caractérisé par une importante diversité qui reflète la richesse des traditions agricoles et l’adaptabilité des pratiques aux conditions environnementales et aux demandes du marché. Chaque type d’élevage possède ses spécificités, nécessitant des compétences, des connaissances et des infrastructures adaptées pour répondre aux besoins spécifiques des animaux et aux attentes des éleveurs.
On distingue notamment :
L’élevage, pilier de l’agriculture moderne, est confronté à une multiplicité de défis et d’enjeux contemporains, nécessitant des réponses innovantes et durables. L’un des principaux défis est de réduire l’empreinte écologique de l’élevage. Cela comprend la gestion des émissions de gaz à effet de serre, la conservation des ressources en eau, la protection des sols et la réduction de l’utilisation des antibiotiques et autres intrants chimiques. La sensibilisation croissante au bien-être animal pousse les éleveurs à adopter des pratiques plus éthiques et transparentes.
Les variations climatiques affectent considérablement l’élevage, avec des risques accrus pour la santé animale, la disponibilité de la nourriture et l’accès à l’eau. La technologie offre des solutions prometteuses pour relever les défis de l’élevage. L’élevage doit également répondre à la demande croissante en produits alimentaires de haute qualité, traçables et sûrs. Face à ces défis, les professionnels de l’élevage doivent être à la fois gardiens de traditions séculaires et pionniers de l’innovation agricole.
L’élevage évolue constamment sous l’influence de divers facteurs économiques, sociétaux et environnementaux. Ces dernières années ont en effet vu émerger des tendances significatives qui redéfinissent le paysage de l’élevage français. La baisse progressive de la production constitue un défi majeur pour l’industrie. En effet, la France se trouve confrontée à un défi majeur dans son secteur de production de viandes, marqué par une baisse progressive et ce, malgré une augmentation de la consommation globale.
Les chiffres révèlent une situation alarmante : la France ne couvre plus que 90,8% de sa consommation de viande, contre une autosuffisance de 106,4% en 2010. Les statistiques témoignent de cette crise : une diminution de 7% de la production porcine en deux ans, une baisse de 10,5% de la production de volailles en France en 2022 par rapport à la moyenne quinquennale, et une diminution de 20% du nombre de vaches laitières en France depuis 2008. Toutefois une grande partie des consommateurs français sont attachés à consommer de la viande de qualité, tant sur le plan sanitaire que gustatif. De plus, les Français ont des préoccupations croissantes liées à la santé, au bien-être animal et à l’impact environnemental des élevages, ce qui impacte la consommation par individu.
En effet, bien que 95 % consomment de la viande occasionnellement, 43 % des consommateurs envisageraient de réduire leur consommation, principalement pour des raisons économiques (64 %), écologiques (17 %) et de bien-être animal (9 %). Parallèlement, le nombre d’éleveurs diminue en France et à travers l’Europe en raison des défis économiques, des pressions réglementaires et des difficultés liées à la transmission des exploitations familiales. Cette diminution est particulièrement notable dans le secteur laitier français, avec seulement 35 000 éleveurs laitiers restants en 2020, comparé à 175 000 en 1988. De même, dans le secteur de la viande bovine, le nombre d’exploitations a diminué de manière significative, passant de 62 000 à 48 000 en dix ans, soulevant des inquiétudes quant à la garantie de la sécurité alimentaire nationale à long terme.
Face à ces défis, les éleveurs français s’adaptent et innovent. Précurseurs dans l’utilisation des nouvelles technologies, le monde agricole vit actuellement une nouvelle transformation agricole, aussi appelée Agriculture 4.0. Les éleveurs ont ainsi de plus en plus nombreux à installer des solutions de production d’énergies « vertes » comme les méthaniseurs ou des panneaux solaires. Parallèlement à cette fonction alimentaire, l’éleveur joue un rôle économique crucial, contribuant au dynamisme des territoires locaux. En effet, l’activité agricole, y compris l’élevage, représente une part importante de l’économie française.
Au-delà de ses implications économiques, l’éleveur préserve également les traditions et le patrimoine culturel. En France, l’agriculture et l’élevage font partie intégrante de l’identité nationale, incarnant un mode de vie et des savoir-faire transmis de génération en génération. Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement internationales sont de plus en plus complexes et fragiles, l’autosuffisance alimentaire est devenue une préoccupation majeure, et notamment en France. L’élevage joue un rôle crucial dans la réalisation de cet objectif, en contribuant à garantir une production nationale diversifiée et durable, capable de répondre aux besoins alimentaires de la population.
En France, les métiers de production de protéines animales jouent un rôle central dans la souveraineté alimentaire du pays. En tant que l’un des principaux producteurs agricoles en Europe, la France dispose en effet d’un potentiel considérable. Cependant, la production diminue et se segmente. Les éleveurs français contribuent à développer une segmentation qualitative de la production afin de répondre à la diversité des besoins des consommateurs.
Les préoccupations environnementales et le bien-être animal occupent une place de plus en plus importante dans la société. Et les éleveurs sont les premiers à être conscients de l’importance de maintenir la santé des sols et la biodiversité des écosystèmes. Parallèlement, le respect des besoins physiologiques, comportementaux et émotionnels des animaux est au cœur des préoccupations des éleveurs, qui mettent en œuvre des mesures visant à assurer leur santé, leur confort et leur sécurité tout au long de leur vie. Cependant, malgré les efforts déployés, l’élevage est confronté, comme la plupart des secteurs de productions, à des défis environnementaux majeurs, tels que la pollution de l’eau et de l’air, la déforestation et le changement climatique.
Face à ces défis, des solutions innovantes émergent. A travers notre service Environnement, nous accompagnons en effet les éleveurs dans les recherches de solutions concrètes et pérennes pour l’amélioration de l’environnement de leur site d’élevage. Nous travaillons à leurs côtés en tant que soutien aux démarches administratives que ce soit pour des dossiers de subvention, la création de plans ou bien pour des conseils et diagnostics.
INTERBEV est l’Association nationale interprofessionnelle de l’élevage et des viandes, fondée en 1979 à l’initiative des organisations représentatives de la filière bétail et viandes. Elle reflète la volonté des professionnels des secteurs bovin, veau, ovin, équin et caprin de proposer aux consommateurs des produits sains, de qualité et identifiés tout au long de la filière.
Les bovins destinés à la production de viande proviennent soit des troupeaux allaitants ou des troupeaux laitiers. Le plus souvent, la reproduction des vaches allaitantes se fait par monte naturelle par le taureau. Quatre-vingt quinze pourcents des troupeaux allaitants (vaches, veaux et taureaux) français passent généralement plus de 6 mois dans les pâtures, sans apport d'alimentation complémentaire lorsque les conditions météorologiques sont favorables. Les vaches allaitantes représentent 52% des vaches présentes en France. Les veaux restent avec leur mère jusqu'à l'âge d'au moins 6 mois. Deux veaux sur trois sont engraissés pour produire de la viande et seront abattus entre 1 et 3 ans.
C'est la période pendant laquelle le bovin dispose d'une nourriture riche en quantité et en qualité en vue de développer sa masse musculaire. L'engraissement est réalisé soit en prairie, soit en bâtiment, soit de façon mixte. En prairie, l'engraissement des bovins dure entre 18 mois et 2,5 ans. Des contrôles des services vétérinaires sont réalisés pour vérifier les conditions d'hébergement des animaux, la qualité de l'identification, le bon état général des animaux, les soins vétérinaires éventuellement apportés. La réglementation s'applique à tous les élevages. Toutefois, certaines vaches sont élevées selon des cahiers des charges plus stricts afin de différencier les produits.
Le Label rouge garantit une meilleure qualité organoleptique du produit, cela a un impact positif sur les conditions d'élevage. Une montée en gamme des produits : la filière s'engage à ce que le Label Rouge représente au moins 40 % de l'offre d'ici 2022. Une amélioration des pratiques : La filière viande bovine s'engage à se concerter avec les ONG environnementales, de protection animale et de consommateurs pour prendre en compte les attentes et améliorer les pratiques. Afin d'encourager une meilleure prise en charge de la douleur lors de l'écornage, une campagne de formation et de sensibilisation à destination des éleveurs a été menée en 2016.
La mise en marché regroupe différents métiers qui consistent à sélectionner, acheter et/ou à vendre les animaux d’élevage destinés à la reproduction, à la boucherie ou à l’export. L’habileté manuelle est donc primordiale pour magnifier le produit. L’objectif principal : répondre aux attentes des consommateurs et leur faire plaisir.
La filière viande bovine compte 63 500 entreprises avec deux grands types de systèmes de production : les systèmes diversifiés de polyculture-élevage lait et viande avec ou sans cultures de vente et les systèmes spécialisés. La consommation de viande bovine, en France, est en recul depuis 30 ans. Le secteur bovin français est confronté à une forte diminution de la consommation européenne alors que le marché européen demeure le principal débouché, tant en viande qu’en vif. On note par ailleurs une croissance importante de la production de viande bovine issue de l’agriculture biologique.
Dans un contexte de tertiarisation de l’agriculture, la gestion de la qualité est aujourd’hui unanimement considérée comme un enjeu en termes de respect des bonnes pratiques d’élevage, de transport et d’abattage, d’investissements financiers et de mises aux normes. L’enregistrement des pratiques et la gestion documentaire constituent des nécessités pour produire, transformer et commercialiser. Il ne s’agit plus seulement de fournir des matières premières peu différenciées, mais de garantir une qualité identifiable et de fournir des services destinés à un ou plusieurs clients ou parties prenantes (filières, territoires et pouvoirs publics) dans le cadre de cahier des charges et contractualisation.
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