Les emballages alimentaires sont omniprésents dans la vie du consommateur, et parmi eux, les emballages en matière plastique sont en constante évolution. L’agroalimentaire représente aujourd’hui en Europe plus de 50% du marché des plastiques. Découvrons ensemble les dangers potentiels de ces plastiques, leur composition, et les alternatives pour une alimentation plus saine.
Les matières plastiques sont constituées d’une résine (polymère) additionnée ou non de composants auxiliaires. La synthèse de la résine est réalisée à partir de molécules de faible poids moléculaire (monomères). Les additifs sont des constituants dont le rôle consiste soit à conférer des caractéristiques particulières aux produits finis, soit à permettre la transformation de la matière plastique, soit encore à abaisser le prix de revient. Il s’agit de plastifiants, de charges, de colorants, d’ignifugeants, de stabilisants, etc.
La grande majorité des plastiques d’emballage est fabriquée à partir d’un nombre réduit de monomères. Cinq polymères représentent à eux seuls 90% du marché : le polyéthylène, le polypropylène, le polystyrène, le PVC et le PET. Par contre, les adjuvants technologiques se comptent par milliers. Ce sont eux qui permettent d’ajuster les propriétés et la forme du matériau.
Chaque emballage plastique doit, en théorie, présenter un numéro. Vous le trouverez en général en dessous du produit. Un système de code à 7 chiffres permet d’identifier le plastique. Tous ces plastiques ne présentent pas la même toxicité. Certains sont inertes et non toxiques. D’autres relarguent des phtalates, du bisphénol A, du styrène et d’autres perturbateurs endocriniens.
Voici les principaux types de plastiques utilisés dans les emballages alimentaires :
Les bisphénols sont des composés utilisés dans la fabrication industrielle des plastiques, en tant que monomères du polycarbonate ou en tant qu’additifs dans les résines époxy. Ils forment une grande famille constituée de nombreuses substances qui ont des structures chimiques et des utilisations similaires. Parmi les plus connus figurent le bisphénol A (BPA) et le bisphénol S (BPS).
Les polycarbonates sont utilisés pour fabriquer un grand nombre d’objets courants (DVD, CD, lunettes, certaines bouteilles plastiques, contenants alimentaires), alors que les résines époxy sont utilisées pour constituer les revêtements intérieurs des boîtes de conserve, des canettes ou dans la fabrication des amalgames dentaires. Elles servent à préserver le goût des aliments et à les protéger d’une contamination microbiologique.
L’alimentation contribue à plus de 80% de l’exposition de la population au bisphénol A. Les principales sources d’exposition alimentaire aux bisphénols, identifiées par l’Anses, sont les produits en boîtes de conserve ou encore les bonbonnes d’eau en polycarbonate.
Les bisphénols sont considérés comme des perturbateurs endocriniens (substances altérant les fonctions du système endocrinien et induisant des effets néfastes sur la santé). Le BPA mine l’action des œstrogènes en se fixant aux récepteurs alpha et béta de ces hormones. Il affecte non seulement les fonctions oestrogéniques, mais aussi les fonctions des hormones androgènes, la prolactine, l’insuline, ou encore des hormones thyroïdiennes.
Le BPA pourrait ainsi être responsable de l’apparition de troubles de la reproduction (infertilité), du métabolisme (obésité, diabète), de dysfonctionnements thyroïdiens ou encore de cancers hormono-dépendants (sein, prostate).
Les industriels ont par la suite remplacé le BPA par d’autres bisphénols, tels que le S (BPS) et le B (BPB). L’Anses avait alerté sur le fait que les substituts du BPA, composés de la famille des bisphénols, avaient une structure chimique commune leur conférant des propriétés oestrogéniques et avait indiqué qu’une attention particulière devrait ainsi être portée lors de l’utilisation des bisphénols S, F, M, B, AP, AF et BADGE (bisphénol A diglycidyléther) dans certains domaines, car l’activité oestrogénique pourrait s’avérer néfaste pour le consommateur.
En décembre 2012, une loi visant à la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du BPA a été adoptée. Cette loi, a suspendu, depuis le 1er janvier 2013, l’utilisation du BPA dans tous les conditionnements, contenants et ustensiles destinés à entrer en contact direct avec des denrées alimentaires pour les nourrissons et enfants en bas âge.
En juin 2020, le site edlists.org a été lancé par plusieurs Etats membres dont la France. Son’ objectif est d’informer les parties prenantes sur le statut actuel des substances identifiées comme perturbateurs endocriniens (PE) ou en cours d’évaluation pour leurs propriétés de perturbation endocrinienne au sein de l’Union européenne (UE). Aujourd’hui deux bisphénols figurent sur la liste I (substances identifiées comme perturbateurs endocriniens au niveau de l’UE) : le BPA et le BPB.
En 2023, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié une étude fixant l’apport quotidien tolérable du BPA à 0,2 nanogramme (2 milliardième de gramme) par kilogramme de poids corporel par jour. Cette valeur est environ 20.000 plus basse que ce qui avait été calculé en 2015 par l’autorité.
Outre les bisphénols, d'autres substances présentes dans les plastiques peuvent migrer dans les aliments et présenter des risques pour la santé :
Il est possible de réduire son exposition aux substances dangereuses contenues dans les plastiques alimentaires en adoptant quelques pratiques simples :
En effet, certains composés problématiques peuvent migrer de l’emballage vers l’aliment. Dans la liste des contenants les plus sains, le verre occupe une place de choix. Composé de seulement trois matières premières naturelles (sable, carbonate de sodium et calcaire), il est 100 % imperméable. Il empêche ainsi toute réaction avec les éléments extérieurs comme l’humidité et la chaleur, et permet une préservation optimale des vitamines et minéraux, hormis quelques pertes liées à la lumière.
C’est aussi un contenant écologique, à condition d’être réutilisé plutôt que d’être recyclé à chaque utilisation. En effet, si le verre est recyclable à l’infini, le recyclage du verre est extrêmement énergivore.
Les boîtes alimentaires en plastique sont des incontournables dans nos cuisines. Pratiques, légères et souvent plus abordables que les récipients en verre, elles permettent de conserver les aliments, de les transporter et même de les réchauffer. Mais leur utilisation suscite de nombreuses interrogations : sont-elles sans danger pour la santé ? Peuvent-elles passer au micro-ondes ? Comment choisir une boîte plastique alimentaire hermétique et durable ?
Voici quelques questions fréquemment posées :
| Type de Plastique | Usage Courant | Risques Potentiels |
|---|---|---|
| Polyéthylène Téréphtalate (PET) | Bouteilles d’eau, jus de fruits, huiles | Libération de trioxyde d’antimoine, formaldéhydes, acétaldéhydes |
| Polychlorure de Vinyle (PVC) | Emballages pour fromages et viandes, film alimentaire | Libération de phtalates (perturbateurs endocriniens) |
| Polystyrène (PS) | Yaourts, barquettes, plats à emporter, gobelets jetables | Libération de styrène (effets pro-cancérogènes et neurotoxiques) |
| Autres Plastiques (n°7) | Revêtements de boîtes de conserve | Présence de Bisphénol A (BPA), perturbateur endocrinien |
Les boîtes alimentaires en plastique restent une solution pratique et abordable. En choisissant des modèles de qualité et en respectant les bonnes pratiques d'utilisation, vous optimisez leur durée de vie tout en préservant votre santé.
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