Réussir son pain maison est un art qui demande de la compréhension et de la maîtrise. Que vous soyez un boulanger amateur ou un passionné de cuisine, cet article vous guidera à travers les étapes clés pour obtenir un pain parfait avec un four vapeur Miele.
Il y a quelques années, j'ai été pris d'une frénésie pour tout faire moi-même, surtout en cuisine. Etant étudiant, je devais me débrouiller pour me faire à manger, et étant attentif aux saveurs, j'ai commencé à cuisiner des petits plats. Lors de mon Erasmus au Canada, je me suis confronté au pain américain, qui n'était que de l'air et du sucre. C'est là que je me suis demandé comment faire du pain.
Mes premiers essais ont été des échecs, mon premier pain ressemblait à une grosse crêpe marron foncé. Néanmoins, je le trouvais meilleur à celui du supermarché ! Depuis ce jour, je me suis promis de comprendre les raisons de mes échecs. Après quelques années d’erreurs et de réussites, j’ai décidé de vous partager ici ce que j’ai pu en retirer.
Dans l’art de la boulangerie, il y a des paramètres importants à connaître et comprendre. Parce que si on les comprend, on apprend à les maîtriser. Et si on les maîtrise… on réussit son pain !
Le gluten est une protéine qui permet au pain de tenir et de garder une forme gonflée. Les protéines de gluten forment un réseau qui retient les gaz produits par les levures, permettant à la pâte de gonfler. Plus votre pain sera riche en gluten, plus il aura de la force. C’est pour cette raison que l’on conseille souvent de mélanger aux farines complètes, de la farine de blé blanche, car cette dernière contient un taux plus élevé de gluten.
En fait, les protéines de gluten vont former, au cours du temps, un réseau. On pourrait imager ce réseau comme un treillis plus ou moins serré. C’est ce treillis présent au sein de la pâte à pain qui retient les gaz produits par les levures, et qui permet à votre pâte de gonfler ! C’est également grâce au gluten que le pain va tenir et gonfler au four, et lui donner cette magnifique allure.
Il va jouer un rôle crucial dans l’effet déchirure à la cuisson. En fait, plus votre pain sera riche en gluten, plus il aura de la force dit-on. C’est pour cette raison que l’on conseille souvent de mélanger aux farines complètes, de la farine de blé blanche. Cette dernière contient un taux plus élevé de gluten et permettra à votre pain d’avoir tout de même une belle forme bombée.
Le taux d'hydratation (TH) exprime le pourcentage d’eau en fonction de la farine. Pour 1 kg de farine, un TH de 75% signifie que 750 g d’eau ont été utilisés pour la recette. Plus le TH est élevé, plus la pâte sera collante et malléable. Un pain classique est hydraté à environ 60 à 70%. Pour démarrer, je vous conseille de rester dans la fourchette de base.
Le TH va avoir un rôle crucial pour plusieurs raisons. En fait, plus le TH est élevé, plus la pâte sera collante. Elle sera aussi plus malléable dans un sens mais jusqu’à un certain point. Un pain classique est hydraté à environ 60 à 70%. A ces niveaux, la pâte n’est pas trop collante et elle est relativement facile à travailler.
Si vous mettez moins d’eau (ou que vous ajoutez de la farine parce que la pâte colle trop pour vous), la pâte sera moins collante mais plus dure à travailler. Au contraire, si vous augmentez le TH à des valeurs supérieures (jusqu’à 100%), votre pain après cuisson aura développé de plus grosses alvéoles !
Par contre la pâte sera ultra collante et il deviendra difficile de la travailler sans l’abîmer ou la déchirer. Il sera également plus difficile de maintenir la pâte sous forme de boule puisqu’elle s’étalera beaucoup plus facilement. Pour démarrer, je vous conseille de rester dans la fourchette de base. Nous aurons l’occasion d’étudier les techniques permettant de travailler les TH très élevés.
Le pétrissage est lié au développement du réseau de gluten. C’est l’action de pétrir qui va permettre au réseau de développer son élasticité et sa force. Le pétrissage va également permettre d’incorporer de l’air dans la pâte, permettant aux levures de travailler efficacement. Un bon pétrissage dure 15 à 20 minutes en moyenne. Si vous êtes paresseux, optez pour le pétrissage mécanique avec un robot.
C’est l’action de pétrir qui va permettre au réseau de développer son élasticité et sa force. Le pétrissage va également permettre d’incorporer de l’air dans la pâte, permettant aux levures de travailler efficacement. Souvent, lorsqu’on travaille à la main, on a tendance à pétrir trop peu. L’action demande, en effet, pas mal d’énergie !
Donc je sais à quel point il est tentant de pétrir 2 minutes et puis d’être satisfait (ou de faire semblant d’être content). 😀 Mais non, un bon pétrissage dure 15 à 20 minutes en moyenne. Et ce ne sont pas des minutes pendant lesquelles on regarde Desperate Housewives, non.
Le meilleur moyen de s’assurer que le gluten soit développé comme il faut c’est de faire le test du voile. Il suffit de prendre un bout de pâte, de l’étaler dans ses mains en écartant petit à petit les bords de la pâte pour former un voile presque transparent. Si vous y arrivez sans que le voile ne se déchire, c’est bon ! Sinon, il faut encore pétrir. Ne dépassez par contre pas les 20 minutes de pétrissage. Si au bout de ce temps, votre réseau n’est pas construit, c’est que le problème vient d’ailleurs.
Le temps de repos, ou fermentation, est le temps que l’on laisse à la pâte à pain pour monter ou gonfler. Durant ce temps, les levures se nourrissent des sucres présents dans la pâte et produisent du dioxyde de carbone (CO2). Ce gaz reste bloqué dans le réseau de gluten et permet au pain de gonfler. Plus vous allez laisser les levures travailler, plus votre pain sera aéré.
Durant ce temps précieux, nous laissons en réalité les levures faire le travail. Elles se nourrissent des sucres présents dans la pâte (apportés par la farine) et, en échange, produisent du dioxyde de carbone (CO2). C’est justement ce gaz qui restera bloqué dans le réseau de gluten et qui permet au pain de gonfler !
Le temps de fermentation est très important parce que c’est lui qui va déterminer la quantité de gaz qui sera produite et donc, l’aspect plus ou moins aéré de votre pain. Plus vous allez laisser les levures travailler, plus votre pain sera aéré. Mais attention ! 😮 Les levures se reproduisent (c’est magnifique la biologie, hein?). Donc si vous les laissez copuler trop longtemps, votre pain risque de ne plus goûter que ça. Pire, il risque de se dégonfler complètement parce qu’il n’aura plus assez de force pour contenir les gaz formés.
Pour que le pain atteigne son volume final idéal, il faut que la chaleur arrive du dessous. Pour imiter cette chaleur, je mets une plaque à chauffer dans le four durant tout le préchauffage. Je glisse ensuite mon pain sur cette plaque chaude pour le faire cuire. Ensuite, je programme mon four sur l’option « chaleur bas ». Si vous n’avez pas cette option, utilisez la chaleur conventionnelle (haut et bas) mais surtout pas la chaleur tournante qui séchera votre pain.
Concernant l’atmosphère humide en début de cuisson : le boulanger injecte de la vapeur juste après l’enfournement via un système spécial intégré au four. Point de technologie similaire chez moi! Pour recréer ces conditions, je place un lèche-frite au fond du four durant tout le préchauffage. Au moment d’enfourner (il faut aller vite), je verse un demi-litre d’eau dedans et de la vapeur se crée. J’enfourne aussitôt mon pain et je ferme vite le four ! Si votre pain n’est pas fariné, vous pouvez également vaporiser de l’eau sur le dessus.
J’ai testé deux méthodes de cuisson avec ou sans vapeur. La cuisson vapeur est de loin celle qui donne le meilleur résultat pour une belle croûte dorée et une mie épanouie. Cette technique de four vapeur ne fonctionne que pour les fours électriques. Avec la vapeur, si votre plaque remplie d’eau se trouvait juste en-dessous, le pain a tendance à rester un peu mou sur le dessous.
La cuisson vapeur a le vent en poupe, portée par les émissions culinaires. Elle offre une cuisson saine et diététique, préservant les goûts et apportant 50% de vitamines et de minéraux en plus qu'une cuisson traditionnelle. Elle s'adapte parfaitement à tous les aliments pour des résultats moelleux, fondants ou croustillants.
Pour une croûte délicieusement croustillante et une mie au moelleux incomparable, un peu de vapeur est indispensable. Mais inutile désormais de placer un bol rempli d’eau dans votre four.
Il existe de nombreuses formes possibles pour votre pain maison : en boule, en gros pain, en baguette, en couronne, en épis et même tressé.
| Question | Réponse |
|---|---|
| Comment régler la température de cuisson ? | Tournez le bouton de réglage sur le panneau de commande. Températures varient de 40°C à 100°C. |
| Pourquoi l'appareil ne démarre-t-il pas ? | Vérifiez si l'appareil est branché, le disjoncteur et la fermeture de la porte. |
| Comment nettoyer l'appareil ? | Utilisez un chiffon doux et humide avec un détergent doux. Évitez les produits abrasifs. |
| Quel type d'eau utiliser dans le réservoir ? | Utilisez de l'eau du robinet, mais évitez l'eau très calcaire. |
| Comment savoir si l'eau du réservoir est vide ? | L'appareil émet un signal sonore et affiche un message d'alerte. |
En suivant ces conseils, vous obtiendrez des pains de plus en plus réussis. N'hésitez pas à partager cet article si vous l'avez trouvé utile !
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