Dans un croque-monsieur, un sandwich, une salade composée, ou pour accompagner un plat de pâtes… la tranche de jambon blanc est un classique de notre alimentation. Mais est-ce qu’une femme enceinte peut en manger sans risques ? Véritable classique de l’alimentation française, le jambon blanc est une charcuterie dont la consommation doit être réfléchie pendant la grossesse.
Chez une femme qui attend un bébé, les besoins nutritionnels augmentent. Son alimentation est très importante pour le bon développement du fœtus jusqu’au terme de la grossesse. Est-ce qu’une femme enceinte peut manger du jambon pendant la grossesse ?
En cas de consommation de jambon pendant la grossesse, il est conseillé de privilégier le jambon sous vide, vendu en grandes surfaces. Le jambon blanc dit « cuit », industriel préemballé, ne pose aucun problème pour la future maman et le fœtus. Il n’y a pas de contre-indication à sa consommation pendant la grossesse.
Toutefois, il est préférable de sélectionner un jambon supérieur sous-vide. Il faut également bien respecter la chaîne du froid pour ne pas que les bactéries se développent, et surtout vérifier la date limite de consommation indiquée sur l’emballage.
« Il faut également éviter les contaminations croisées entre les aliments dans le réfrigérateur, ou alors pendant la préparation ou durant la conservation. Une femme enceinte devrait conserver les produits séparément, de façon bien hermétique si elle les garde au frigo. « Pour le jambon cuit, le risque est diminué s’il est préemballé.
Le jambon contient énormément de vitamine C (18,1 mg pour 100 g). Le bœuf, le poulet, le veau et la dinde en renferment beaucoup moins. Le jambon est peu calorique (moins de 140 kcal pour 100 g). Le jambon cuit vous permettra de maîtriser votre prise de poids. Sa teneur en lipides est infime.
Peut-on manger de la charcuterie en tant que femme enceinte ? L' Agence nationale de sécurité sanitaire alimentaire nationale (ANSES) et la Haute Autorité de Santé (HAS) recommandent d’éviter la consommation de charcuterie durant la grossesse. La viande crue (steak tartare, carpaccio…) doit également être exclue.
« La charcuterie regroupe l’ensemble des spécialités alimentaires obtenues à partir de la transformation de la viande. Le jambon étant cuit, il y a peu de risques d’attraper la listériose et/ou la toxoplasmose (due au parasite Toxoplasma gondii).
Néanmoins, restez vigilante, car il n’y a jamais de risque zéro, raison pour laquelle le site du ministère de la Solidarité et de la Santé précise que la charcuterie cuite ou crue est à éviter.
La listériose est une grave infection, d’origine alimentaire. Si une femme enceinte contracte la listériose, les conséquences peuvent être graves pour le fœtus. Non traitée, la maladie peut, en effet, entraîner une septicémie ou une infection du système nerveux central. La listériose peut provoquer des avortements spontanés, des accouchements prématurés ou des décès du fœtus in utero.
La toxoplasmose est une infection parasitaire provoquée par la consommation de viande contaminée mal cuite, de crudités mal lavées ou encore d’eau souillée. En général, la maladie ne présente aucun symptôme. Tout dépend du stade de la grossesse, les risques de contamination et de lésions pouvant être plus ou moins importants. Durant le premier trimestre, si l’infection est plus rare, les conséquences peuvent être plus graves. Cette maladie peut entraîner des malformations chez le fœtus, souvent au niveau des yeux, parfois même du cerveau.
Le jambon cru est à éviter absolument lorsqu’on est enceinte. La charcuterie crue, fumée ou salée peut entraîner des risques de listériose ou de toxoplasmose. Ce sont des maladies dangereuses pour le fœtus, surtout lors des premiers mois de grossesse.
En résumé, il est possible de consommer, de temps en temps, du jambon cuit pré-emballé et sous-vide.
Une crêpe jambon est un aliment composé d’une crêpe garnie de tranches de jambon. La crêpe est une préparation culinaire à base de farine, d’œufs, de lait et de beurre, cuite à la poêle. Le jambon est une viande issue de la cuisse du porc, salée et séchée.
Les intoxications alimentaires ne sont jamais très agréables à supporter et dans certains cas peuvent s’avérer plus dangereuses chez les femmes enceintes. Comment reconnaître une intoxication alimentaire ? Comment la soigner ? Comment l’éviter durant la grossesse ?
Une intoxication alimentaire, que vous soyez enceinte ou non, se manifeste en général très rapidement. Elle survient le plus souvent 2h après l’ingestion de l’aliment douteux responsable de votre infection. Il est assez courant de confondre gastro et intoxication alimentaire causée par une indigestion, qu’on soit enceinte ou non. Le premier indice qui vous permettra de les différencier est la temporalité. Si vous avez partagé un repas à plusieurs, et que les autres personnes présentent les mêmes symptômes que vous peu de temps après, il est fortement possible que vous souffriez d’une intoxication alimentaire.
Il est évident que vous vous demandiez comme soigner rapidement votre intoxication alimentaire, d’autant plus si vous êtes enceinte par crainte pour le bébé. Si vous êtes enceinte, votre médecin pourra vous prescrire une prise de sang afin d’éliminer toute cause grave qui pourrait vous nuire à vous ou au bébé.
Du paracétamol pour soulager les douleurs (en respectant bien la posologie et sauf contre-indication). Un anti-vomitif, qu’on prescrit également en cas de nausées et de vomissements dus à la grossesse comme le Vogalene ® par exemple.
Si vous pensez avoir une intoxication alimentaire et que vous êtes enceinte, certaines causes peuvent présenter un danger pour la grossesse. La salmonellose est provoquée par la bactérie Salmonella, qui peut être à l’origine d’infections inflammatoires relativement graves chez la femme enceinte comme la méningite par exemple.
La listériose met en cause la bactérie listeria qui est particulièrement rare qu’on retrouve dans les fromages au lait cru (vacherin, crottins de chèvre). Elle peut provoquer une septicémie en infectant le sang, ainsi que le décès du bébé si elle n’est pas traitée rapidement.
Bon à savoir : ces types d’infection provoquent généralement des symptômes plus virulents comme des intenses douleurs abdominales avec de la fièvre, voire des selles sanglantes et une respiration difficile, des céphalées, des troubles de la conscience, et des vomissements.
En cas d’intoxication alimentaire, et ce si vous êtes enceinte, il vous faut consulter un médecin généraliste rapidement après l’apparition des symptômes afin de pouvoir en déterminer la cause et de vous faire prescrire un traitement adapté, si nécessaire.
Ce sont des analyses microbiologiques qui permettent de détecter une infection à Listeria. Elles peuvent se caractériser par une prise de sang, une analyse du placenta ou encore des prélèvements périnataux.
Durant les neuf mois de grossesse, de nombreux aliments sont interdits, déconseillés ou parfois simplement à consommer avec modération. Il n’est alors pas toujours simple de se repérer et de savoir ce que l’on peut manger ou non. Petit tour d’horizon des aliments auxquels vous devez être attentive si vous attendez un heureux événement.
Tous les laitages à base de lait cru sont à éviter car ils peuvent être porteurs de la listériose. Cette infection est grave et peut provoquer un avortement, un accouchement prématuré ou une infection néonatale.
Pas de panique, cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne faut plus consommer de produits laitiers. Comme pour chaque produit à base de lait, il vous faudra choisir une crème pasteurisée et non à base de lait cru.
Évitez naturellement les fromages à base de lait cru (brie de meaux, camembert au lait cru, beaufort, chèvre au lait cru…). Vous pouvez repérer facilement le terme « pasteurisé » sur l’étiquette alimentaire, sinon demandez directement à votre fromager.
Vous pouvez consommer sans risque ceux à pâte dure (comté, cheddar, édam, emmental, gouda, gruyère, parmesan, pecorino, manchego…) qui ne sont pas (ou en infime quantité, donc non dangereuse) porteurs de listériose.
Concernant les fromages à pâtes molles, ils doivent être obligatoirement pasteurisés (fromage frais aux herbes, fêta, fromage de chèvre (sans croûte fleurie), mozzarella, fromage à tartiner, mascarpone…).
Certains fromages sont aussi plus humides et moins acides que d’autres, ce qui en fait un terrain idéal pour la prolifération de bactéries malgré leur pasteurisation. Il convient donc d’éviter également la consommation de fromages à pâte molle à croûte fleurie (crottin de Chavignol, coulommiers…) et de fromages à pâte persillée (bleu d’auvergne, fourme d’ambert, gorgonzola, roquefort…).
Si vous avez une envie irrésistible d’un fromage persillé par exemple, vous pouvez toutefois en consommer dans une sauce en le faisant bien cuire (faites-le bouillir pour être certaine que les bactéries mises à cause dans la listériose soient tuées).
Les produits laitiers ne sont pas la seule source de calcium de notre alimentation mais ils y participent grandement. Vos besoins nutritionnels sont accrus durant la grossesse, donc continuez de consommer des yaourts, fromages blancs, du lait pasteurisé ou UHT ainsi que les fromages autorisés.
Tous les crustacés et mollusques crus sont déconseillés durant la grossesse. Ils peuvent à la fois vous intoxiquer mais également être porteurs du virus de l’hépatite A. Vous pouvez toutefois consommer des produits de la mer bien cuits et d’une fraîcheur irréprochable. À vous les crevettes, moules et coquilles Saint-Jacques !
Attention, même servies chaudes, les huîtres ne sont pas assez cuites et sont donc interdites. Les sushis, carpaccios et ceviches sont à base de poisson cru. Ils sont donc également à proscrire en prévention de la listériose.
Sachez que les mers sont très contaminées et certains poissons (prédateurs) sont source de mercure. Évitez donc l’espadon, le marlin, le siki, le requin et la lamproie. Certaines espèces sont aussi à limiter : thon, lotte (baudroie), loup (bar), bonite, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre…
Les poissons sont toutefois une fabuleuse source d’oméga-3 et de vitamine D. Dégustez donc 2 fois par semaine de la truite (sauf le touladi), de l’aiglefin, du thon pâle en conserve, de la sole, du maquereau, des sardines, de l’imble, du hareng, du saumon, de la plie, de l’éperlan, des anchois, des palourdes, des pétoncles, et du crabe.
Toutes les viandes crues ou mal cuites sont à éviter au titre de la listériose mais également de la toxoplasmose. Même si vous êtes immunisée contre ce parasite, le risque de listériose n’est pas écarté ! Les carpaccios, charcuteries crues et autres viandes bleues ou saignantes devront attendre votre accouchement.
Au même titre que les viandes crues, les fruits et légumes peuvent être porteurs de la toxoplasmose si vous n’êtes pas immunisée. Il faudra alors être très attentive au nettoyage des fruits et légumes. Sachez que ces précautions sont valables également pour les aliments issus de l’agriculture biologique.
Si vous n’êtes pas immunisée contre la toxoplasmose et lorsque vous n’êtes pas certaines du bon nettoyage de ces aliments fruits et légumes (par exemple au restaurant ou chez des amis), il est préférable de n’en consommer que des cuits. Notez toutefois que le fait de manger des fruits et légumes crus est primordial pour un bon apport en vitamines thermosensibles (qui disparaissent avec la chaleur).
Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres au niveau digestif. Si c’est votre cas, limitez les légumes réputés pour causer des problèmes digestifs comme ceux de la famille des choux (chou-fleur, chou de Bruxelles, chou rouge…), les poivrons (surtout la peau des poivrons), ou même les piments.
D’ordre général, respectez la saisonnalité des fruits et légumes et préférez les produits issus de l’agriculture biologique et locaux.
Tous les desserts ou préparations à base d’oeufs crus peuvent présenter un risque de listériose et de salmonellose, pouvant entraîner un accouchement prématuré et des complications. Pour ces raisons, vous devrez vous abstenir de mousse au chocolat, crème anglaise, oeuf mollet… Vous pouvez toutefois vous tourner vers des desserts industriels où les risques biologiques ont été stabilisés.
Certaines plantes sont bien connues pour avoir des bénéfices chez les femmes enceintes ; comme le gingembre qui agit contre les nausées, ou l’infusion de feuilles de framboisier en fin de grossesse qui va tonifier l’utérus. Cependant, nous ne connaissons encore que trop peu les effets d’autres plantes pendant la grossesse. Par principe de précaution, il convient de consommer uniquement les tisanes repérées comme sécuritaires : les zestes d’agrumes et d’oranges, le gingembre, la mélisse-citronnelle, le cynorhodon, la fleur de tilleul (sauf pour les femmes souffrant de troubles cardiaques), les fleurs de mauve et fleurs de bruyère, la vigne rouge, l’hamamélis, la verveine, la mélisse, et la menthe. Ne consommez pas plus de 3 tasses par jour.
Les études de l’INPES (Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé) démontrent que manger épicé pendant la grossesse ou l’allaitement reste sans risque au vu de la dose utilisée. Si la consommation d’épices n’est pas dans vos habitudes culinaires, sachez que ces dernières peuvent être toutefois assez difficiles à digérer.
Les aliments ou préparations à base de soja sont à limiter car ils renferment des phyto-estrogènes qui peuvent perturber le système hormonal de bébé. L’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) conseille de ne pas consommer plus d’un aliment par jour contenant du soja, pendant toute la durée de la grossesse (et de l’allaitement).
Privilégiez les glaces industrielles à celles artisanales pour limiter un hypothétique risque de listériose. De manière générale, soyez attentive quant à votre consommation de produits sucrés. Enceinte, votre régulation de glycémie est moindre ; la consommation de produits sucrés va donc l’accroître. Limitez ainsi les produits sucrés et préférez toujours une consommation en fin de repas plutôt que de manière isolée.
En cas de rétention d’eau ou même d’hypertension, n’abusez pas des eaux gazeuses qui sont pour la plupart très riches en sel. Limitez autant que possible les sirops et sodas, trop riches en sucres.
Préférez des aliments à forte densité biologique, c’est-à-dire des aliments pour lesquels vous allez faire le plein de vitamines et minéraux. Dégustez des aliments bruts et des fruits et légumes en bonne quantité. Au contraire, certains aliments doivent être limités car ils n’apportent que des calories, sans vitamines et minéraux. C’est le cas de la plupart des gâteaux, bonbons, fast-foods, plats ultra-transformés…
Pendant neuf mois il est recommandé de manger un peu de tout... ou presque ! Manger varié et équilibré est un atout pour une grossesse en pleine forme. Seuls les aliments pouvant transmettre des germes ou des produits toxiques pour bébé sont déconseillés. Il est important de les connaître mais aussi de prendre quelques précautions avec certains aliments autorisés.
Les aliments d’origine animale, même bien conservés au réfrigérateur, peuvent contenir des microbes comme les salmonelles, les toxoplasmes ou la listéria. Ces infections peuvent être dangereuses pendant la grossesse. La cuisson permet de détruire ces microbes.
Pour éviter les bactéries potentiellement dangereuses, on oublie le lait cru et les fromages au lait cru, sauf ceux à pâte pressée cuite comme le gruyère ou le comté. On peut choisir ce que l’on aime parmi les fromages à pâte pressée cuite comme l’emmental, le gruyère, le parmesan… à condition de ne pas manger la croûte.
La consommation de produits enrichis en phytostérols (comme la margarine « anticholestérol ») est déconseillée pendant la grossesse, sauf avis médical.
Oui, du moment qu'ils sont bien cuits ! Seuls les œufs crus sont à éviter. Attention aux recettes en contenant comme la mousse au chocolat ou la mayonnaise maison, par exemple.
Pendant toute la grossesse, les viandes doivent être consommées bien cuites pour limiter le risque de listériose et d’autres infections.
Pour la charcuterie, certains produits peuvent contenir la bactérie listéria. Une consommation excessive de foie et de produits à base de foie peut entraîner une surdose de vitamine A. Ils peuvent eux aussi contenir la bactérie qui donne la listériose.
Bien s’hydrater pendant la grossesse est important ; on peut se faire plaisir tout en gardant le côté sain, avec de l'eau qu'on aromatise soi-même. Quelques feuilles de menthe, un peu de jus de citron.
Les aliments à base de soja contiennent des phyto-estrogènes. Ces hormones végétales pourraient s’avérer néfastes car ce sont des perturbateurs endocriniens.
Les fruits et légumes peuvent transmettre la toxoplasmose ou d’autres parasites ou encore être toxiques. Pour limiter les polluants, on privilégie si possible les fruits et légumes cultivés selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides.
Pendant la grossesse, il est conseillé de limiter notre consommation de boissons contenant de la caféine, comme le café, le thé, certains sodas et boissons énergisantes. Par exemple pour le café, on essaye de limiter notre consommation à trois tasses maximum par jour.
| Aliment | Recommandation |
|---|---|
| Jambon cuit pré-emballé | Consommation occasionnelle possible |
| Jambon cru | À éviter absolument |
| Laitages au lait cru | À éviter |
| Fromages à pâte dure | Consommation sans risque |
| Crustacés et mollusques crus | À éviter |
| Viandes crues ou mal cuites | À éviter |
| Fruits et légumes crus | Bien laver avant consommation |
| Oeufs crus | À éviter |
| Alcool | À éviter complètement |
| Caféine | Limiter la consommation |
tags: #crepe #jambon #fromage #enceinte #risques
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic