Confiture de Cormes : Recette et Vertus du Sorbier Domestique

Dans le processus du vivre en société, l’humanité a systématiquement procédé à une sélection. Qu’il s’agisse de comportements sociaux, de style vestimentaire ou de style alimentaire, le monde tel que nous le voyons aujourd’hui est une convention. Pour y parvenir, les hommes ont instauré entre autres, un système basé sur la division du travail. Au centre des activités établies se trouvaient l’agriculture et la cueillette. Nous avons procédé à une sélection des arbres et herbes qui nous sont les plus utiles et les plus faciles à entretenir.

En ce qui concerne les arbres fruitiers, l’une des variétés les plus communes retenues est le pommier tel que nous le connaissons aujourd’hui. Notons qu’il existe un large panel d’espèces de pommes. Si certaines sont toujours connues, nombreuses sont celles qui ont disparu ou qui ont été oubliées et ne sont plus aussi répandues dans leur milieu d’origine. Cependant elles existent toujours, et il est bien possible de les restaurer et de mettre en valeur leurs vertus.

De son nom scientifique Sorbus domestica L., le cormier est un arbre fruitier qui répond aussi à l’appellation sorbier domestique. Il s’inscrit dans la famille des rosacées. Comme le suggère son nom, c’est une variété qui peut être plantée à la maison, en tant que haie ou dans le jardin. Il se distingue du sorbier de l’oiseleur dont l’espèce, plus commune est utilisée à des fins décoratives ou mystico-religieuses.

Le cormier est un arbre plutôt grand. Les rapports les plus récents attestent qu’il peut atteindre vingt mètres de haut et dépasser 5 mètres de circonférence. Son feuillage est constitué de feuilles pennées qui sont parsemées de fleurs blanchâtres durant la floraison de l’arbre. Les feuilles constituées de deux dizaines de folioles sont oblongues et peuvent mesurer jusqu’à vingt centimètres. Le cormier donne des fruits charnus à noyau, d’une belle couleur verte et pourpre. Ayant une forme de poire, ces fruits répondent au nom de poirillon, poirette, corme ou sorbe. Les cormes peuvent atteindre deux à trois centimètres et poussent en grappe sur l’arbre.

L’histoire témoigne de l’existence du cormier depuis l’époque de l’Empire romain. Présente dans les vergers, il peut être toujours planté aujourd’hui. Il peut être isolé pour éviter toute interaction nuisible avec d’autres arbres ou plans. Il peut aussi contribuer à l’installation d’une haie ou d’un bosquet. Le cormier peut être planté à n’importe quelle période de l’année. Il faut bien évidemment éviter les périodes de gel et de canicule qui sont réputées nocives pour bien de variétés botaniques. Le cormier peut cependant résister aux températures allant jusqu’à -30 ° C.

Si le cormier est un arbre sans trop d’interdits, il est important d’éviter les sols très humides. La stagnation de l’eau entraînera sans aucun doute le pourrissement du plant. De plus, un sol riche donne la garantie d’avoir un arbre plus grand et des fruits plus gros. Aucune plantation ne peut se faire sans le matériel adéquat. Pour planter le sorbier domestique, il faut avoir un plant. La multiplication du cormier peut se faire par semis ou par greffe. Le processus est cependant délicat et très sensible ou moindre aléas. Il semble plus simple de se procurer un plant chez le pépiniériste. Dans ce cas, attendez-vous à devoir planter votre arbre en novembre, car le pépiniériste attendra sûrement la fin des récoltes, vers la fin d’octobre.

planter le soutien ; c’est une grande tige faite d’un bois solide ayant une taille supérieure au plant ; il est capital pour assurer la stabilité du cormier dans les années à venir. Mettre en terre le cormier ; il sera mis au milieu du trou en prenant soin que le collet soit maintenu au niveau du sol ; il faut ensuite ajouter petit à petit le sable en prenant soin de tasser sans mélanger la première et la deuxième couche de terre.

Le cormier est un arbre sensible à certains parasites et bactéries. Pour le maintenir en bonne santé, il faut privilégier l’arrosage fréquent dans les périodes de sécheresse. Il faut aussi tailler l’arbre pour le débarrasser des feuilles et branches mortes. La taille se fait en automne.

Récolte et Préparation des Cormes

Les fruits du cormier contiennent du tanin. Ce qui peut les rendre désagréables pour toute personne qui les cueille avant qu’ils ne soient blets. Le blettissement est souvent achevé en automne, au cours de la deuxième partie du mois d’octobre. Le fruit prend alors une couleur jaune orangée et ensuite brunâtre. La corme ainsi prête, tombe d’elle-même. La récolte se fait donc sur les fruits qui sont tombés. La peau peut être facilement séparée pour laisser entrevoir une chair aux effluves des plus alléchantes et à la texture soyeuse. La corme ne révèle ses saveurs qu’une fois qu’elle est blette.

Le fruit peut être utilisé de manière variée. En cuisine, le fruit permet de faire des confitures, des compotes, du sirop, des tartes. Les recettes ne sont pas rigides et varient d’une tradition à une autre. Le fruit peut aussi être séché pour être utilisé comme épice ou comme gourmandise. Le fruit intervient dans la fabrication du cormé, une boisson légèrement alcoolisée ayant un goût proche de celui du cidre.

Le cormier sert à couvrir les maisons et les plantations viticoles. Sa grande taille et ses feuilles caduques offrent la couverture idéale pour les vignes. Il intervient aussi en agroforesterie en tant qu’élément favorisant la culture de la truffe.

Le cormier possède un tronc assez épais, résistant et malléable. Il intervient donc dans plusieurs domaines en tant qu’outil de fabrication. On s’en sert pour la fabrication de meubles massifs très résistants. Il sert aussi en ébénisterie. Enfin, le cormier a longtemps été utilisé par les guérisseurs. Il aurait été autrefois, un remède efficace contre la diarrhée et dysenterie. Le macérât glycériné de bourgeons et de jeunes pousses de cormier est encore disponible aujourd’hui en pharmacie. Vendu dilué ou concentré on lui attribue bien de vertus en gemmothérapie. Il serait pour les uns, un excellent complément alimentaire.

Sorbus domestica est un fruitier sauvage aux usages multiples. Feuilles, fruit, tronc, tout y a une utilité. Arbre qui reste à découvrir, il est peu difficile à entretenir et vient compléter à merveille toute construction. Hier je suis allée dans les Cévennes et bien que la saison soit tardive j’ai ramassé quelques cormes j’ai fait connaissance avec ce fruit il y a un an . C’est un petit fruit très curieux : produit du sorbier domestique.Pour être dégusté ce fruit doit dépasser le stade de la maturité et être carrément blet sinon il est âpre. Son aspect de fruit pourri cache une saveur très douce entre pomme et châtaigne.

Recette de la Confiture de Cormes

Voici une recette simple pour réaliser de la confiture de cormes :

  1. Pour 1 kg de cormes, ajoutez 2 verres d’eau et faites cuire 1/4 d’heure en écrasant bien les fruits.
  2. Passez ensuite cette « écrasée « de cormes au moulin à légumes.
  3. Pour 1kg de purée, il faut 750 grs de sucre.
  4. Faites cuire environ 25 minutes et mettre en pots.

Important : Comme la toxine botulinique est détruite à haute température, il est plus sûr de faire bouillir pendant dix minutes les conserves préparées à la maison avant de les consommer.

J'ai préparé de la purée de corme, qui sert de base pour différents plats, mais je ne sais pas lesquels ! Recouvrir les fruits entiers d’eau et porter à ébullition, ajouter une pincée de sel et laisser cuire à feu doux pendant 30 minutes. J'ai donc fait cuire des cormes recouvertes d'eau pendant 1/2 heure.

Cette année, je les mangerai telles quelles, crues. Ça a été trop la galère l'année dernière pour les presser. En plus, je n'ai pas su quoi faire de la purée ainsi fabriquée... Cette année, elles ne mesurent qu'entre 2 et 3 cm.

Autre Recette de Confiture de Cormes

Suite à mon précédent article sur le Cormier, j'ai reçu de mon collègue blogueur AnatoleM la recette suivante:

  1. Allez cueillir après les gelées, 500g de baies de Sorbier ou Cormes (elles doivent être ramollies par le gel).
  2. Mettez les fruits dans une casserole, recouverts d'eau.
  3. Portez à ébullition puis baissez le feu et laissez cuire environ 1/2h.
  4. Passez le tout (avec le jus) au moulin à légumes (grille fine) puis au chinois pour obtenir une purée fine et crémeuse.
  5. Pesez-la et ajoutez les 3/4 de son poids en sucre.
  6. Faites recuire l'ensemble env. 20 mn en mélangeant cette purée régulièrement.
  7. A mettre en pots et fermer tout de suite.

Cette confiture a un parfum de châtaigne au goût acidulé ! Bon appétit!

La peau peut être facilement séparée pour laisser entrevoir une chair aux effluves des plus alléchantes et à la texture soyeuse.

Ingrédient Quantité
Cormes 1 kg
Eau 2 verres
Sucre 750 gr

Hier je suis allée dans les Cévennes et bien que la saison soit tardive j’ai ramassé quelques cormes j’ai fait connaissance avec ce fruit il y a un an . C’est un petit fruit très curieux : produit du sorbier domestique.Pour être dégusté ce fruit doit dépasser le stade de la maturité et être carrément blet sinon il est âpre. Son aspect de fruit pourri cache une saveur très douce entre pomme et châtaigne.

Comment faire une délicieuse confiture de grand-mère ?

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