La viande est un aliment de base pour de nombreuses personnes, appréciée pour son goût et ses qualités nutritionnelles. Elle est une excellente source de protéines, de micro- et macroéléments, et de vitamines. Cet article explore la valeur nutritionnelle de la viande de biche, en la comparant aux viandes rouges et blanches, et en fournissant des conseils pour sa préparation et sa consommation.
La viande est définie comme un aliment constitué de tissus musculaires d'animaux à sang chaud destinés à la consommation, incluant la graisse, les os ou le tissu conjonctif adjacents. Parfois, ce concept est étendu aux abats, comme le cerveau, les poumons, les reins et le cœur.
La biche est un animal appartenant à la famille des cervidés. L’animal pèse en moyenne 90 à 120 kg. Sa viande a longtemps été issue de la chasse et de l’animal sauvage vivant en forêt. Elle s’est récemment démocratisée en s’appuyant sur des élevages de biches. À la différence du mâle (le cerf), la viande de biche offre une chaire très tendre et parfumée.
La viande de biche est une viande rouge. Elle est riche en protéines, ce qui en fait son principal intérêt nutritionnel (protéines animales : complètes et bien absorbées par l’organisme). Par ses teneurs et la portion usuelle consommée (environ 100g de viande), on peut alors la qualifier de viande maigre. Comme les gibiers, la viande de biche est riche en acide urique. Sa consommation est à limiter chez les sujets atteints de la goutte.
La viande est classée en deux catégories principales : la viande rouge et la viande blanche. La viande rouge comprend le bœuf, le porc (bien que parfois considéré comme blanche), l'agneau, le mouton, le cheval, et le gibier (comme le cerf, le sanglier et la biche). La viande blanche inclut la volaille (poulet, dinde, canard) et le lapin.
Il est à noter que la division en viande de mammifères et d’oiseaux est assez conventionnelle, car il existe des exceptions. Par exemple, la viande d’autruche est classée comme viande rouge, tandis que la viande de lapin est classée comme blanche.
La principale différence entre les viandes rouges et blanches réside dans leur teneur en matières grasses. La viande de porc, par exemple, a une teneur en matières grasses plus élevée (10-50 %) et légèrement moins de protéines (12-19 %) que le bœuf (7-30 % de matières grasses et 18-21 % de protéines). Cependant, le bœuf maigre contient des acides gras saturés et monoinsaturés qui sont nocifs pour la santé, tandis que le porc gras se caractérise par un rapport très favorable d’acides gras oméga-6 à oméga-3 (5:1).
La viande blanche, en revanche, contient plus de protéines (ex : filet de dinde 24%, filet de poulet 23%) et beaucoup moins de matières grasses (max 10%), ce qui a finalement une valeur calorique inférieure à celle de la viande rouge. Il suffit de faire attention aux oiseaux aquatiques, qui ont une quantité relativement importante de graisse sous-cutanée. Cependant, ils contiennent la plus grande quantité d’acides gras insaturés parmi les graisses animales, ce qui signifie que le saindoux de canard et d’oie sont considérés comme des produits bénéfiques pour la santé.
La viande rouge est reconnue pour sa richesse en protéines, en fer, en zinc et en vitamine B. De l’autre, la viande blanche est célèbre pour sa faible teneur en gras. En optant pour du gibier (viande noire), vous faites d’une pierre deux coups. En effet, les gibiers sont riches en nutriments essentiels et faibles en matière grasse et en cholestérol. Ils sont surtout riches en Oméga 3, des acides gras essentiels à la santé du cerveau, du cœur et des yeux.
La viande blanche est facile à digérer car elle ne contient pas beaucoup de collagène, elle se caractérise également par une grande quantité de vitamines B, de sélénium et de phosphore. De plus, il est très facile à préparer et ne nécessite pas de long traitement thermique. La volaille peut être cuite, frite ou cuite avec succès. La disponibilité des prix sera également importante.
Le gibier est une viande très appréciée et, en raison de son prix relativement élevé, elle est considérée comme un produit exclusif. Il est généralement vendu dans des magasins spécialisés, bien que de nos jours, des produits fabriqués à partir d’animaux chassés puissent également être trouvés dans les épiceries fines ou les grands supermarchés. En raison du fait que les mammifères sauvages mangent principalement des herbes, leur viande est très aromatique et ne nécessite pas beaucoup d’assaisonnement.
Le terme « gibier » englobe une large catégorie d’animaux sauvages terrestres chassés pour leur viande, désignée comme « viande de brousse », dans les zones tropicales. Ce genre d’aliment est réputé pour ses apports qualitatifs, en grande partie en raison de sa teneur réduite en matières grasses.
Les distinctions les plus courantes sont les suivantes :
Il est important de noter que certains animaux vendus sous l’appellation de gibier peuvent en réalité provenir des fermes, où ils sont spécifiquement élevés pour la consommation de viande. Durant la saison de chasse, certains sont relâchés dans la nature pour cette activité spécifique.
La viande de gibier, bien qu’elle ne soit pas toujours un mets de premier choix, renferme un trésor de micronutriments essentiels. L’orignal, le bison et le chevreuil se démarquent en tant que sources généreuses de phosphore, un minéral jouant un rôle essentiel à l’équilibre de l’organisme. La santé osseuse et dentaire dépend de cet élément, tout en contribuant au développement et à la régénération des tissus.
D’autres micronutriments sont contenus dans la viande de gibier, et sont bénéfiques pour le consommateur. Par exemple, le fer est essentiel dans l’accumulation de globules rouges et dans le transport de l’oxygène dans le sang. Le zinc, quant à lui, participe à la défense du système immunitaire et à la cicatrisation. Le cuivre, constituant de plusieurs enzymes, aide l’hémoglobine et le collagène à se former correctement. Afin de prévenir la formation des radicaux libres, le sélénium agit de concert avec un enzyme antioxydant. Le magnésium et le potassium complètent la liste avec leurs apports en vitalité et en renforcement musculaire.
Côté vitamines, la viande de gibier renferme de nombreuses substances du groupe B. La B2, ou riboflavine, participe à la réparation des tissus, mais aussi à la formation des globules rouges et des hormones. La B3, ou niacine, agit au sein du système métabolique, produit de l’énergie et contribue à la démarche de création d’ADN. D’autres vitamines, tout aussi importantes, sont présentes dans cet aliment, dont la B12, la B1 et la B6.
Une portion de viande de gibier apporte les valeurs caloriques et nutritionnelles suivantes :
| 100 g de gibier à poil | 100 g de gibier à plume | |
|---|---|---|
| Calories | 152 kcal | 217 kcal |
| Cholestérol | 97,4 mg | 109 mg |
| Protéines | 29,6 g | 25,1 g |
| Lipides | 3,74 g | 13 g |
| - Dont acides gras mono-insaturés | 1,25 g | 3,41 g |
| - Dont acides gras saturés | 1,26 g | 3,24 g |
| - Dont acides gras poly-insaturés | 0,63 g | - |
La venaison, un gibier à poil, est plus concentrée en fibres musculaires qu’en graisses, ce qui explique cette faible teneur en calories.
La viande de gibier offre une variété de bienfaits pour la santé. Bien que peu d’études se soient penchées spécifiquement sur ses effets, les caractéristiques nutritionnelles de cet aliment laissent présager des avantages indéniables.
L’un de ses atouts majeurs est sa faible teneur en lipides. Un morceau de 75 g apporte seulement 1 à 3 g de graisse, mais cela dépend du type de gibier. À côté, une ration similaire de poulet renferme entre 3 et 7 g de lipides, tandis que la partie maigre du bœuf peut contenir de 3 à 11 g. Des recherches ont suggéré que les matières grasses animales, présentes dans les viandes rouges, exposent à un risque accru de certains cancers. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de limiter la consommation de chairs animales riches en graisses saturées. Le gibier, en tant que viande rouge maigre, offre donc une alternative saine.
La viande de gibier est également une excellente source de protéines. Les protéines animales ont toujours été associées à un taux de cholestérol élevé. Cependant, une revue récente a démontré l’absence de risque de la viande rouge maigre, sans gras visible. Ainsi, le gibier peut s’intégrer à une nutrition saine, mais avec modération.
Les différents minéraux retrouvés dans la composition de cet aliment sont utiles dans la prévention du cancer. Des études ont affirmé que les taux élevés de zinc et de sélénium dans le sang ont une incidence sur certains cancers. De plus, le corps a la capacité d’absorber facilement ces nutriments.
Pour choisir une bonne viande de biche, vérifiez d'abord sa couleur : elle doit être rouge foncé, presque pourpre. La texture doit être ferme au toucher, sans mollesse. L'odeur doit être douce et agréable, sans aucune forte odeur. Le gras de la biche doit être blanc et ferme, non jaunâtre. Privilégiez une viande provenant de sources locales et durables, idéalement bio. Enfin, assurez-vous que la viande est bien conservée, soit fraîche, soit congelée correctement avec une date de péremption claire.
La viande de biche se compose de plusieurs morceaux aux qualités variées : filet, cuissot, épaule, collier, gigue, côtelette, foie, etc. La biche, avec sa viande tendre et légèrement corsée, mérite une cuisson précise pour conserver toute sa saveur. Que vous la prépariez au four, en cocotte, à la poêle ou en marinade, chaque technique apporte une expérience gustative différente.
La viande de biche est une viande qui se consomme avec un coeur rosé (presque saignant). Une viande de biche fraiche présentera une couleur de chair rouge. La viande de biche peut se servir avec différents accompagnements (différents féculents et différents légumes). Cette viande peut se cuire en rôti avec une sauce ou marinée. Une marinade, anticipée avant sa cuisson (24h avant), permet d’imprégner totalement la chair des saveurs des herbes sélectionnées.
La viande de biche se consomme le plus généralement lors de la période de chasse de l’animal. Certaines pièces auront une cuisson rapide. D’autres morceaux demanderont une cuisson plus longue (et douce). comme le gigot ou le collier.
Pour mettre en valeur le goût de la viande de gibier, il est essentiel de respecter certaines techniques de préparation. Utilisez des herbes aromatiques telles que le romarin, le thym et le laurier, accompagnées d'épices légères.
La viande de biche, maigre et riche en protéines, doit être consommée avec modération. Une portion de 150 à 200 g par repas est suffisante pour couvrir les besoins en protéines. Il est recommandé de la manger 2 à 3 fois par semaine pour éviter l'excès et maintenir un régime équilibré.
La biche est une viande saisonnière. On la trouve surtout en automne et en hiver, de septembre à février, période correspondant aux saisons de chasse et garantissant une viande fraîche.
Voici quelques recommandations pour une consommation responsable :
La viande de gibier, en dépit de ses nombreux bienfaits pour la santé, mérite une certaine vigilance lors de sa préparation et de sa consommation. Intégrée dans une alimentation variée et équilibrée, elle peut constituer un atout pour votre régime alimentaire. Cependant, quelques recommandations sont à prendre en compte afin de garantir une expérience culinaire aussi sûre que savoureuse.
Lorsque vous cuisinez de la viande de gibier, ne la soumettez pas à une chaleur excessive. Cela peut provoquer la formation de substances hautement cancérigènes. Les plus courantes sont les hydrocarbones aromatiques polycycliques et les amines hétérocycliques. La quantité de ces composés varie selon le degré de cuisson et la méthode utilisée. À cet effet, évitez le grill, la friteuse et le barbecue pour ce type de viande. Une cuisson au four est à privilégier.
Une quantité significative de cadmium est présente dans l’organisme de quelques herbivores sauvages, tels que l’orignal, le caribou ou le cerf de Virginie. Les organes comme les reins et le foie de ces animaux peuvent être contaminés. Le lichen s’avère être la plante toxique origine de cette contamination, que les cervidés consomment. Par conséquent, les tripiers des cervidés sauvages sont fortement déconseillés. Cette proscription est doublement valable pour les personnes exposées au cadmium en permanence, comme le cas des fumeurs. Les femmes allaitantes ou enceintes, les enfants en bas âge, les personnes âgées et les individus vulnérables doivent s’abstenir d’en consommer.
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