Alors que la consommation de compléments alimentaires a explosé dans l’hexagone ces dernières années, leur définition même semble difficile à comprendre. Composés de vitamines, de minéraux ou d’extraits de plantes, ces produits liés à la santé sont encadrés en Europe par une réglementation qui en précise les caractéristiques et en contrôle la distribution.
En Algérie, la question des compléments alimentaires est particulièrement complexe, notamment en raison de leur classification et de la réglementation qui en découle. Le 22 mai 2025, l’Agence Nationale des Produits Pharmaceutiques (ANPP) a publié une note d’information relative à l’enregistrement du produit Fortimel Compact Protein. Dans ce document, l’ANPP rappelle que ce produit est classé comme un produit pharmaceutique, plus précisément comme un aliment diététique destiné à des fins médicales spéciales (ADDFMS), conformément à la loi sur la santé de 2018. La note de l'ANPP s’inscrit dans un contexte plus large de régulation des ADDFMS, une catégorie de produits à la frontière entre l’alimentaire et le médical.
Cet article vise à clarifier la définition des compléments alimentaires en Algérie, en mettant en perspective la réglementation locale avec les normes internationales et européennes. Nous explorerons les défis spécifiques rencontrés par les ADDFMS en Algérie, ainsi que les alternatives possibles pour une meilleure régulation.
Les aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales (ADDFMS) sont des produits alimentaires spécialement formulés et transformés pour répondre aux besoins nutritionnels particuliers de patients. Ces patients peuvent présenter une capacité limitée ou altérée à ingérer, digérer, absorber, métaboliser ou excréter des denrées alimentaires ordinaires, ou avoir d'autres besoins nutritionnels spécifiques déterminés médicalement.
Bien qu'ils soient consommés par voie orale et qu'ils fournissent des nutriments comme les aliments conventionnels, leur formulation spécifique et leur finalité médicale les distinguent nettement. Leur objectif principal est de maintenir ou de restaurer un état nutritionnel adéquat, là où un régime alimentaire normal ou d'autres aliments diététiques ne suffiraient pas. Contrairement aux médicaments, les ADDFMS n'exercent pas d'action pharmacologique, immunologique ou métabolique directe visant à restaurer, corriger ou modifier les fonctions physiologiques au sens curatif ou préventif d'un médicament.
Au niveau international, le Codex Alimentarius, organisme conjoint de la FAO et de l'OMS, a établi des normes claires pour les ADDFMS. Il les définit comme une catégorie d'aliments pour usages diététiques spéciaux, spécialement transformés ou formulés pour la gestion diététique sous surveillance médicale.
Le cœur de la problématique réside dans la loi de santé. L'article 207 de cette loi définit les "produits pharmaceutiques" et inclut explicitement "les aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales" dans cette catégorie. Il convient de souligner que cette mention constitue l'unique occurrence des "aliments diététiques destinés à des fins médicales spéciales" dans l'ensemble du corpus réglementaire algérien, ce qui témoigne de l'absence d'un cadre spécifique développé pour ces produits.
Ils sont ainsi placés aux côtés des médicaments, des produits chimiques officinaux, des produits galéniques et des matières premières à usage pharmaceutique. L'article 208 de la même loi précise la définition du "médicament" comme toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ou tout produit pouvant être administré à l'homme ou à l'animal en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, de corriger et de modifier ses fonctions physiologiques.
Cette classification trouve son aboutissement contraignant dans l'article 230 du chapitre 5 de la même loi, qui stipule que "tout produit pharmaceutique et dispositif médical prêt à l'emploi fabriqué industriellement, importé ou exporté doit faire l'objet, avant sa mise sur le marché, d'une décision d'enregistrement ou d'homologation délivrée par l'agence nationale des produits pharmaceutiques".
La difficulté principale est l'impossibilité de fournir les pièces exigées pour un produit pharmaceutique pour les ADDFMS. Le processus d'enregistrement algérien exige la soumission de résultats d'essais précliniques (toxicologiques et pharmacologiques) et cliniques. Cependant, les ADDFMS sont, par définition, des produits nutritionnels destinés à la gestion diététique de patients, et non des agents pharmacologiques. Leur preuve d'efficacité est d'ordre nutritionnel, démontrant leur capacité à répondre à des besoins diététiques spécifiques. Exiger de tels essais est scientifiquement inapproprié.
L'article 230, en rendant l'enregistrement obligatoire pour tout produit pharmaceutique, institutionnalise ce blocage administratif. Sans enregistrement, aucune commercialisation n'est légalement possible. Avec les exigences actuelles d'évaluation médicamenteuse, l'enregistrement devient pratiquement impossible pour les ADDFMS.
Toutefois, le cadre réglementaire algérien prévoit une ouverture qui pourrait permettre de résoudre cette impasse. Cette disposition offre une voie de sortie par le haut en permettant l'élaboration de textes spécifiques pour l'enregistrement des ADDFMS. Elle reconnaît implicitement que les produits pharmaceutiques autres que les médicaments - catégorie qui inclut les ADDFMS selon l'article 207 - nécessitent des modalités d'enregistrement adaptées à leur nature particulière.
Au sein de l'Union Européenne, les ADDFMS sont régis par un cadre réglementaire spécifique, principalement le Règlement (UE) n° 609/2013, dit "Règlement FSG" (Foods for Specific Groups), qui concerne les denrées alimentaires destinées aux nourrissons et aux jeunes enfants, les denrées alimentaires destinées à des fins médicales spéciales et les substituts de la ration journalière totale pour contrôle du poids. Ce règlement, pleinement applicable depuis juillet 2016, définit explicitement les ADDFMS comme une catégorie de denrées alimentaires.
Un aspect fondamental du cadre européen est la distinction juridique nette entre les ADDFMS et les médicaments. Les ADDFMS sont clairement classés comme des "aliments" et ne possèdent pas de propriétés préventives ou curatives au sens pharmacologique du terme. Leur finalité est la "gestion diététique", ce qui est distinct de l'action pharmacologique d'un médicament. Cette séparation juridique claire évite la confusion réglementaire observée en Algérie. La classification axée sur la finalité du produit permet l'élaboration d'un parcours réglementaire spécifiquement adapté à leurs caractéristiques uniques.
Cette catégorisation détaillée des ADDFMS en fonction de leur complétude nutritionnelle et de leur formulation spécifique démontre une compréhension nuancée des besoins complexes des patients atteints de diverses affections médicales. Cette approche permet des exigences spécifiques concernant la teneur en nutriments, les ingrédients et l'étiquetage, garantissant que les produits sont adaptés à leur usage très spécifique.
Contrairement à la procédure d'enregistrement des médicaments, les ADDFMS dans l'UE ne nécessitent généralement pas une autorisation préalable à la mise sur le marché (type AMM l'équivalent de la décision d'enregistrement en Algérie). Ils sont plutôt soumis à une procédure de notification auprès de l'autorité nationale compétente avant leur commercialisation. Ce système de notification est essentiel pour le suivi des ADDFMS dans les États membres. En France, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) est l'autorité compétente pour cette notification.
Les fabricants doivent s'assurer que leurs produits sont conformes aux réglementations européennes en matière de composition, de sécurité et d'étiquetage. La notion de "surveillance médicale" constitue une pierre angulaire de la définition des ADDFMS dans l'UE. Cette exigence est une mention obligatoire sur l'étiquette du produit. Elle implique que le produit est destiné à des patients bénéficiant d'une supervision médicale active et continue, où un professionnel de la santé fournit des conseils sur son utilisation dans le cadre de la gestion diététique de leur état. En France, le ministre de la Santé peut même soumettre certains ADDFMS à une prescription médicale obligatoire si leur consommation présente des risques graves pour la santé en cas de mésusage.
L'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail (ANSES) en France joue un rôle crucial en fournissant des avis scientifiques et des lignes directrices pour la préparation des dossiers industriels concernant les ADDFMS.
Le cadre réglementaire européen pour les ADDFMS est fortement influencé par les normes internationales, notamment celles élaborées par la Commission du Codex Alimentarius. Le Codex Alimentarius, organisme conjoint de la FAO et de l'OMS, a été créé pour élaborer des normes alimentaires internationales, des lignes directrices et des codes de pratique.
La définition des ADDFMS par le Codex est très proche de celle de l'UE, soulignant leur nature d'"aliments spécialement transformés ou formulés et destinés à la gestion diététique des patients" et leur utilisation "sous surveillance médicale". L'alignement étroit entre les réglementations de l'UE pour les ADDFMS et les normes établies par le Codex Alimentarius revêt une grande importance. Il démontre un consensus mondial sur la manière dont ces produits nutritionnels spécialisés devraient être définis et réglementés. L'approche actuelle de l'Algérie, en classifiant les ADDFMS comme des produits pharmaceutiques, s'écarte considérablement de ce modèle international largement accepté et harmonisé.
| Critère | Algérie | Union Européenne | Codex Alimentarius |
|---|---|---|---|
| Classification | Produit pharmaceutique | Denrée alimentaire | Aliment pour usages diététiques spéciaux |
| Réglementation | Loi sur la santé (2018), article 207 | Règlement (UE) n° 609/2013 (Règlement FSG) | Normes du Codex Alimentarius |
| Procédure de mise sur le marché | Enregistrement obligatoire | Notification | Conforme aux normes internationales |
| Finalité | Non spécifiée | Gestion diététique | Gestion diététique sous surveillance médicale |
La complémentation est un excellent moyen de lutter contre les carences en nutriments dues au mode vie moderne et à une alimentation qui ne cesse de s’appauvrir. L’appellation complément alimentaire est définie par la directive 2002/46/CE relative aux compléments alimentaires contenant des vitamines et des minéraux. Elle a fixé un certain nombre d’exigences notamment concernant le dosage de vitamines et minéraux minimal et maximal, mais aussi quant à l’étiquetage des produits. Le règlement 1170/2009 du 30 novembre 2009 est un amendement à la directive de 2006. Il définit quant à lui la liste des substances minérales et vitaminiques autorisées.
Chaque substance fait l’objet d’une analyse complète par l’EFSA, European Free Safety Authority, qui autorise ou non sa mise sur le marché. Entre 2005 et 2009, l’EFSA a reçu 533 dossiers concernant des compléments alimentaires. 186 ont été retirées pendant l’instruction, et la moitié des autres ne présentaient pas de preuves suffisantes d’une quelconque efficacité. Enfin, 39 dossiers de ceux qui ont été rejetés présentaient des problèmes de sécurité.
Pour trouver un produit de qualité, vous devrez regarder en premier sa composition. En second, la provenance du complément est également un gage de qualité. La France, mais aussi l’Allemagne ou la Belgique comptent de nombreux fabricants qui ont démontré leur savoir-faire. Les produits en provenance des États Unis ou d’autres pays hors UE ne sont pas contrôlés de la même manière. Ces produits ne répondant à aucune norme peuvent même s’avérer très dangereux pour la santé.
Ensuite, la traçabilité des ingrédients est un critère primordial pour identifier un complément de qualité. Enfin le sérieux du fabricant et son expertise sont également des indicateurs précieux quand il s’agit de vérifier la qualité d’un produit. Les compléments vendus en pharmacie font l’objet d’un processus de vérification renforcé. Ils sont évalués par l’Agence française du Médicament qui s’assure de leur innocuité et de leur efficacité.
Le marché des compléments alimentaires est un marché en pleine croissance. Plus qu’un phénomène de mode, il s’agit d’une prise de conscience globale de la mauvaise santé générale de la population. La maladie prend sa source dans les carences, causées par une mauvaise nutrition, le stress, mais aussi le manque de nutriments contenus dans les aliments que nous mangeons.
Les compléments alimentaires apportent une solution, en comblant ses carences facilement, ils permettent d’éviter des problèmes de santé. Les vitamines et minéraux sont concentrés permettant de consommer de grande quantité de nutriments dans une simple gélule. Alors, même s’il est vrai que tous les nutriments sont présents dans les aliments, les compléments alimentaires garantissent un dosage quotidien idéal et permettent une prise facile. Ils sont les seuls à permettre de combler efficacement les carences afin d’éviter que ne surgissent des problèmes de santé.
Les fabricants de compléments alimentaires proposent aujourd’hui des formules regroupant plusieurs substances actives pour des effets combinés. Complément alimentaire ne signifie pas toujours produit naturel. Dans certains cas, la molécule présente dans le produit est synthétique c’est-à-dire qu’elle est produite à partir d’un processus chimique, elle n’est donc pas naturelle. Les substances actives, lorsqu’elles sont naturelles, sont plus facilement assimilées par l’organisme, on parle de la biodisponibilité des molécules.
Si la vitamine C synthétique semble au premier abord aussi efficace que celle provenant de l’acerola par exemple, dans la réalité les choses sont bien plus compliquées. D’une façon générale, choisir un complément alimentaire composé à partir d’ingrédients naturels vous garantit une meilleure qualité du produit, une absorption optimale et une efficacité renforcée.
Dans la réalité, les compléments alimentaires ne présentent aucun risque s’ils sont de qualité, mais comme ils sont composés de substances actives, ils ne doivent pas être consommés n’importe comment. En effet, un extrait de plante peut s’avérer potentiellement dangereux s’il est pris en trop grande quantité. Son action peut être modifiée s’il est combiné à d’autres produits ou à des médicaments.
D’une manière générale, il convient de vous faire conseiller soit par un médecin soit par un spécialiste de la nutrition avant de prendre un complément alimentaire, quel qu’il soit. Vous ne devez en aucun cas en négliger leurs effets sur votre organisme, car ce sont des substances actives.
Vous avez pu découvrir récemment une nouvelle forme de compléments alimentaires dite liposomale. Cette nouvelle formulation a pour but de renforcer les effets des principes actifs contenus dans les compléments alimentaires. Pierre angulaire de la thérapie orthomoléculaire, le liposome est une vésicule lipidique qui sert à transporter le principe actif au cœur des cellules. Capable de pénétrer la membrane cellulaire et de résister aux attaques enzymatiques, le liposome protège la substance qu’il contient afin de la délivrer là où le corps en a vraiment besoin.
Le prix d’un complément alimentaire est très variable. En fonction du dosage de principe actif qu’il contient, de sa qualité, de la provenance de ses composants, le prix des compléments peut varier du simple au triple. Il est donc primordial de vérifier quelques informations indispensables avant de comparer les prix.
Concernant le dosage et la composition du produit, là aussi, seuls les produits vendus en Europe sont soumis à des contrôles et à une obligation d’étiquetage. Mais même parmi les produits européens vous devrez être vigilant à la quantité de principes actifs contenus si vous souhaitez comparer les prix objectivement. Enfin, la provenance des substances actives et leur mode de fabrication peuvent également faire varier le prix de votre produit. Là encore, la traçabilité est obligatoire en Europe donc vous pouvez aisément trouver ces informations.
Les trois pays du Maghreb - Algérie, Maroc et Tunisie - entretiennent des liens étroits avec la France, ne serait-ce que par leur appartenance au monde francophone. Mais leur environnement économique social et culturel est, comme on le sait, complètement différent de celui des pays européens.
Des trois pays du Maghreb, l’Algérie est le plus peuplé, avec un peu plus de 41 Mio d’habitants. C’est aussi le plus riche, avec un PIB par habitant de 15 000 $ environ en 2016 (France 42 300 $). La part de l’agriculture dans son PIB est de l’ordre de 13 % (France 1,5 %). La distribution bio est encore à un stade embryonnaire en Algérie. On n’y trouve pas en général de magasins bio au sens où nous l’entendons en Europe par exemple, ne serait-ce qu’en raison des différences socio-culturelles, liées à l’histoire, à la religion et aux habitudes alimentaires.
Ce qui ne signifie pas que les Algériens ne sont pas à la recherche d’une alimentation saine. On commence ainsi à voir, dans les grandes villes, Alger en premier lieu, des boutiques de produits diététiques, naturels et/ou « bio », alimentaires ou cosmétiques. On trouve également une offre bio, très limitée, dans le commerce traditionnel, dans lequel sont actives à la fois des enseignes étrangères comme Carrefour, mais aussi bien sûr des chaînes locales de supérettes, supermarchés et hypermarchés, comme Ardis, Uno, Family Shop, Galaxy, un grand nombre étant des entreprises indépendantes.
Le problème est que, bien souvent, les prix pratiqués par ces grandes surfaces ne sont pas vraiment accessibles a la majorité des consommateurs, d’autant plus que le pouvoir d’achat est à la baisse. Les coûts élevés, du au fait que même pour les produits alimentaires conventionnels, l’Algérie n’est pas auto-suffisante (70 % de l’alimentation est importée) freinent le développement du marché et ne stimulent pas la petite croissance actuelle de la bio.
Le Maroc, fort de près de 34 Mio d’habitants, est le pays du Maghreb qui a le PIB par habitant le plus faible (8 300 $), mais la situation politique y est stable et l’inflation limitée (1%). Comme pour l’Algérie, la part de l’agriculture dans son PIB est de l’ordre de 13 %. La production biologique marocaine a commencé au milieu des années 1980 et, contrairement à l’Algérie, s’est structurée au fil des années, via la création de différentes associations, avec finalement la fondation en juin 2016 de la Fédération Interprofessionnelle du Bio (FIMABIO).
Les produits bio ont surtout séduit la classe moyenne, principalement les jeunes et les femmes enceintes, la consommation débutant modestement, avec notamment l’apparition de paniers bio en provenance directe des producteurs. La Vie Claire Maroc, première incursion à l’étranger de l’enseigne française, possède à ce jour 2 magasins à Casablanca et 1 à Rabat. Hormis La Vie Claire, il n’y a pas de magasins 100% bio actuellement au Maroc, mais les clients de Distribio participent à la diffusion de la Bio dans le pays, jusque dans les petites villes.
De façon générale, il y a peu de bio en GMS, au mieux quelques dizaines de références ponctuelles, mais on peut mentionner Marjane (une quarantaine d’hypermarchés) qui a récemment aménagé des rayons dédiés au bio. Au Maroc, le bio est en général 15 à 30% plus cher que le conventionnel, les droits de douane n’étant pas sans influence. Un des grands soucis est que le consommateur marocain ne fait pas la différence entre ce qui est bio et ce qui ne l’est pas, en l’absence d’un label de certification officiel (qui était attendu pour 2017, suite à une loi votée en… 2013). Il y a surtout une confusion avec les produits beldi, mot signifiant littéralement « du pays », c’est-à-dire traditionnel ».
La Tunisie est le pays du Maghreb le moins peuplé, avec seulement 11 Mio d’habitants. Le PIB par habitant est supérieur à celui du Maroc : 11 600 $. L’inflation y est sensible, environ 4 % actuellement. L’agriculture représente autour de 10 % du PIB. En 2014, 139 087 ha étaient cultivés en bio, soit 1,4 %de la SAU, c’est-à-dire la 53e place dans le monde.
À l’instar des autres pays du Maghreb, la bio se développe lentement mais sûrement. Dans la plupart des cas, ces magasins ne proposent pas de frais : ils vendent surtout de la cosmétique naturelle (traditionnelle…) ainsi que des produits diététiques. Sur les quelques points de vente que compte Tunis par exemple, seuls 3 ou 4 proposent du frais. On trouve quand même en GMS de l’épicerie bio et de la diététique, avec un rayon de plus en plus important.
Pour revenir aux magasins bio, nombre d’entre eux sont des émanations directes de producteurs ou de fabricants, qui veulent ainsi éviter l’écueil des difficultés liés à la distribution… et aux coûts induits par les intermédiaires. Parmi les beaux concepts récents de magasin bio tunisien, à ce jour unique en son genre, il faut citer Vi - pour la Nature. Ouverte il y a 6 ans, cette très jolie boutique de 60 m2 située à La Marsa, à 20 km au nord de Tunis, propose des produits frais, secs, préemballés, des boissons, des cosmétiques, des produits ménagers écologiques, de l’artisanat local, etc., en privilégiant idéalement les petits producteurs nationaux ce que le magasin importe n’existe pas sur le marché local.
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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