Les Troubles de la Conduite Alimentaire (TCA) affectent le corps et l’esprit, via un rapport à l’alimentation qualifié d’anormal. Anormal, puisqu’il engendre non seulement une détresse psychologique intense conduisant parfois jusqu’au suicide. Face à cette impression de tabou, de gêne vis-à-vis de la société, il est primordial que ces sujets reviennent au cœur des discussions et notamment pour l’entourage de la personne touchée.
A l’instar de tous les autres troubles mentaux, le manuel détaille les caractéristiques nécessaires à l’établissement du diagnostic. La diversité myriadaire de ces troubles et leur découverte récente rendent leur définition encore fluctuante, ce qui n’est pas pour arranger la pose du diagnostic et par la même leur traitement. A noter en outre que ces troubles peuvent se cumuler chez une même personne, ou encore évoluer avec le temps. L’appui d’un professionnel est donc nécessaire à la guérison de cet état qui affecte votre qualité de vie.
Les TCA regroupent un ensemble de troubles psychiatriques caractérisés par des comportements alimentaires anormaux et persistants, qui entraînent des conséquences physiques, psychologiques et sociales souvent graves. Ces troubles ne concernent pas seulement la nourriture : ils sont le reflet d’un mal-être global et profond ainsi que d’un rapport altéré à soi-même. Selon la classification internationale (DSM-5), trois troubles principaux sont identifiés : l’anorexie mentale, la boulimie et l’hyperphagie boulimique.
D’autres formes de TCA existent également, comme l’orthorexie (obsession du « manger sain » qui conduit la personne à passer beaucoup de temps à préparer ses repas pour éliminer de ses apports tout aliment considéré comme malsain, compte tenu de critères personnels, éthiques, religieux, …), mais aussi le pica (ingestion répétée d’aliments non comestibles qui peuvent générer des complications somatiques, infectieuse ou d’intoxication) ou encore la potomanie (besoin de boire en grande quantité, jusqu’à 10 litres par jour, voire plus). Toutes traduisent une perte d’équilibre entre le corps, les émotions et la pensée.
Les TCA ne résultent jamais d’une seule cause. Ils naissent de la rencontre entre des fragilités personnelles, psychologiques et environnementales.
Reconnaître un TCA est souvent difficile. Les signes physiques peuvent être masqués, et la honte empêche parfois d’en parler.
Le diagnostic des TCA repose sur l’écoute et la collaboration entre plusieurs professionnels de santé. La première étape consiste souvent à consulter un médecin généraliste, qui oriente vers un psychiatre ou un centre spécialisé. L’évaluation associe :
Dans les cliniques emeis, cette évaluation est menée par une équipe pluridisciplinaire : psychiatres, psychologues, diététiciens, infirmiers, éducateurs et médecins somaticiens. Ensemble, ils construisent un parcours de soin sur mesure, adapté à la singularité de chaque patient.
Les TCA sont des maladies graves, dont les conséquences dépassent la sphère alimentaire.
Les complications peuvent inclure :
Sans accompagnement, certaines complications peuvent être vitales.
Les TCA s’accompagnent souvent d’anxiété, de dépression ou de phobie sociale. La culpabilité et la honte isolent la personne, tandis que la perte de repères corporels altère l’identité. Le soutien psychothérapeutique est alors essentiel pour réparer le lien à soi et aux autres.
Chez emeis, la prise en charge des TCA repose sur une conviction : on ne soigne pas un trouble alimentaire sans restaurer le lien entre le corps, les émotions et la pensée.
Peuvent intervenir auprès du patient : des psychiatres, psychologues, nutritionnistes, diététiciens, infirmiers et psychomotriciens. Cette diversité de compétences garantit une approche à la fois psychiatrique, somatique et comportementale. L’objectif : restaurer la santé physique tout en apaisant la souffrance intérieure.
Trois modes de prise en charge sont proposés selon la sévérité du trouble :
Chaque parcours débute par un bilan personnalisé et un projet thérapeutique individualisé, réévalué régulièrement par l’équipe.
Chez emeis, le patient verra son médecin psychiatre référent chaque jour. Au delà d’un éventuel traitement médicamenteux à suivre et ajuster, le médecin psychiatre accompagnement le patient à changer ses pensées et comportements, à déconstruire les mécaniques qui auto entretiennent sa pathologie. Il coordonnera les interventions des professionnels autour du patient et prescrira les activités thérapeutiques nécessaires au rétablissement du patient.
| Type de Thérapie | Description |
|---|---|
| Thérapies cognitivo-comportementales (TCC) | Identifier les pensées et comportements à l’origine du trouble et accompagner le patient à les modifier. |
| Approches psychocorporelles | Relaxation, art-thérapie, sophrologie, yoga, expression corporelle. |
| Rééducation nutritionnelle progressive | Redécouvrir le plaisir de manger, avec par exemple des ateliers cuisine et repas thérapeutiques. |
Le travail autour de l’image corporelle est essentiel. Les équipes accompagnent chaque patient dans la reconstruction d’une relation apaisée à son corps, souvent abîmé par le regard des autres ou par le contrôle permanent. L’objectif est de réconcilier la personne avec elle-même, pas seulement de normaliser son poids. Certaines cliniques peuvent également utiliser par exemple la thérapie par réalité virtuelle (TRV) notamment pour se réapproprier son schéma corporel.
Parler des TCA n’est jamais simple. Les personnes concernées nient souvent leur trouble ou se sentent coupables. Voici quelques repères :
L’écoute, la patience et la compréhension restent les premiers gestes de soin.
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