La commercialisation d’un produit alimentaire est un processus complexe qui englobe toutes les étapes depuis la production jusqu’à la consommation finale. Ce cheminement passe par des phases cruciales telles que la transformation, la distribution et la vente. Dans le monde de l’alimentation, la concurrence est féroce. Pour se démarquer, il est recommandé de suivre un processus bien pensé pour commercialiser vos produits alimentaires.
La première étape de la commercialisation d’un produit alimentaire est sa création. Avant de lancer votre produit, il est important de comprendre votre marché cible. Vous devez identifier leurs goûts, leurs préférences et leurs habitudes d’achat. Quels types de produits recherchent-ils ? Quelle est votre concurrence directe et indirecte ?
Comme tous projets de lancement de produits, l’étude de marché reste incontournable pour identifier les risques et les opportunités auxquels vous serez probablement confrontés. Pour commencer, il est avant tout nécessaire de s’informer sur le marché de la boisson de manière globale : volume du marché (chiffre d’affaires, quantités vendues…), principaux acteurs, tendances, évolutions probables.
L’analyse de l’offre consiste à étudier en détail ce que proposent déjà vos concurrents sur le marché. L’étude de l’environnement consiste à analyser les facteurs susceptibles d’influencer votre marché, comme la réglementation en vigueur ou encore les évolutions technologiques. Quel est le cadre réglementaire qui régit le marché visé ?
En outre, le droit de l’agroalimentaire joue un rôle fondamental dans ce processus, non seulement pour assurer la sécurité alimentaire, mais aussi pour protéger les consommateurs et réguler les échanges commerciaux. L'UE impose des règlements et des directives qui harmonisent les normes de sécurité alimentaire, de traçabilité, et d'étiquetage à travers les États membres.
Lorsque que le formulateur s’est assuré de l’autorisation d’utilisation d’un additif, il lui reste à rechercher une réglementation potentielle concernant le produit fini. Il s’agit d’un aspect très important de la réglementation puisque le consommateur est de plus en plus sensible à la présence de E... Devant ce constat les industries agro-alimentaires cherchent de plus en plus à fabriquer des produits dits « clean label » c’est à dire sans E... Il s’agit là d’un des grands axes de recherche actuels en termes de formulation de produits alimentaires.
La réglementation “Novel Food” concerne les aliments et procédés non traditionnels, nouvellement arrivés sur le marché. En Europe est considéré comme relevant de la Novel Food tout aliment ou procédé qui n’était pas utilisé avant mai 1997. Novel Food et auxiliaires alimentaires font l’objet de réglementations précises pour leur utilisation.
Allier le goût à l’équilibre alimentaire est un savoir-faire ! Le saviez-vous ? La conception de produits alimentaires n’est pas qu’une question d’ingrédients. C’est une approche globale qui nécessite de travailler aussi le process et l’emballage.
Le procédé de fabrication va avoir une grande influence sur la qualité alimentaire que ce soit au niveau organoleptique, nutritionnel ou microbiologique. La figure ci dessus en est une illustration : elle montre le comportement rhéologique de deux sauces issues d’une même formulation mais fabriquées dans des conditions différentes. Il apparaît nettement que le passage sur cuiseur industriel se traduit par une perte de viscosité importante ce qui s’explique par le cisaillement nettement plus intense qu’au stade cuisine.
Néanmoins, en matière de formulation de produits alimentaires, il faut être conscient que le gain économique ne se situe pas forcément au niveau de l’achat des matières premières les moins coûteuses. Ceci va avoir essentiellement des conséquences organoleptiques et économiques. Sur le plan économique, l’utilisation d’un tel amidon même s’il s’agit d’un composé relativement onéreux va permettre de réduire le temps de stérilisation. Avec un amidon modifié adapté à la stérilisation, le transfert thermique est meilleur, l’objectif de valeur stérilisatrice est plus vite atteint et le barème de stérilisation se trouve réduit. Une réduction du temps de traitement permet bien évidemment des gains énergétiques mais également des gains de productivité.
Le 2 février dernier, les communautés d’adhérents B4C « Bio-based Molecules and Related Processes » et « Food & Feed » organisaient un webinaire sur le partage des bonnes pratiques afin de réussir la montée en échelle des procédés de fermentation. Cet événement, qui fait suite à la Journée Technique sur la fermentation alimentaire, a donné la parole à plusieurs experts qui ont notamment évoqué les verrous liés au scale-up des procédés de fermentation.
Réussir la montée en échelle constitue l’un des principaux enjeux des projets de fermentation. Une étude réalisée en 2022 par le cabinet de conseil BCG a démontré que 90% des start-up de biotechnologies échouent au moment de la phase de scale-up. Il s’agit en effet d’une étape complexe qui implique d’augmenter le volume de production tout en maintenant la qualité initiale du produit. De nombreux facteurs doivent être pris en compte : souche utilisée, milieux de culture, niveau de pH ou d’oxygène, système d’agitation…
La filière de fermentation est également confrontée à des contraintes matérielles, avec un manque de plateformes disponibles pour répondre à la demande de réalisation de montée en échelle, ainsi qu’à des contraintes humaines, avec un manque de ressources disposant des compétences requises pour soutenir le développement rapide de la filière.
Invitée à témoigner lors de ce webinaire, Elise Bourcier, de C&DAC (société de conseil et développement agro-culinaire), a présenté les clés pour maîtriser les procédés de fermentation alimentaire. S’agissant de l’industrie agro-alimentaire, la fermentation présente de nombreux intérêts comme la conservation du produit, la modification du goût, de la texture ou encore l’enrichissement de la flore intestinale. Un tour d’horizon des différents types de fermentation alimentaire a ainsi été dressé, et Elise Boursier a explicité les paramètres à maîtriser pour une industrialisation réussie. Le mot d’ordre ? Adapter les paramètres à son projet de fermentation, travailler de manière collaborative avec les experts du milieu et ne pas négliger les pré et post fermentation.
De leur côté, Julien Cescut de TWB et Elise Blanchet du CRITT Bio-Industries ont expliqué les étapes clés du développement d’un produit, les variables à maîtriser à chaque étape de la montée en échelle, et les pratiques à appliquer pour simplifier les procédés de développement tout en conservant la qualité initiale. Le passage de l’échelle du millilitre au premier litre puis à la centaine de litres a été abordé, ainsi que la valorisation des effluents. À noter que l’INSA prévoit d’installer une nouvelle plateforme pour accompagner la montée en échelle jusqu’à 2 m3 sur son site de Toulouse à l’horizon 2025.
Autre expert de ce webinaire, Stéphane Soum de Pivert, qui a précisé les étapes à respecter pour industrialiser un procédé biotechnologique et de fermentation de précision. Il a rappelé l’importance du cercle vertueux de l’innovation et de la maîtrise du procédé aval (DSP), qui représente 70% des coûts du procédé final. Enfin, ont été évoquées l’importance d’intégrer le positionnement prix/marché, ainsi que la phase de récolte et d’analyse de données lors de la montée en échelle en fermentation.
Ce webinaire fut également l’occasion pour le service Innovate de B4C de mettre en lumière différents outils auprès de ses adhérents : Pilot4U, recensant les équipements pour le scale-up à l’échelle européenne, la cartographie Capacitor, qui répertorie les capacités de fermentation à l’échelle mondiale, ou encore un annuaire des adhérents B4C possédant des compétences en scale-up, en cours d’élaboration.
L’emballage joue également un rôle important dans la commercialisation de produits alimentaires. Il doit non seulement protéger le produit, mais aussi attirer l’attention des consommateurs et véhiculer votre marque.
Le prix de votre produit doit être compétitif tout en couvrant vos coûts de production et en vous laissant une marge de profit.
Enfin, vous devez promouvoir votre produit et le rendre accessible à vos clients. Cela peut impliquer la publicité, les relations publiques, les médias sociaux, les événements spéciaux, et bien sûr, la vente en ligne et en magasin.
Avant de créer votre propre boisson et votre marque vous devez avant tout déterminer votre statut juridique : entreprise individuelle, EURL, SARL, SASU pour la responsabilité limitée ou encore la SARL ou la SAS si vous souhaitez vous associer.
Dans un premier temps, le business plan de votre marque de boisson a pour vocation d'évaluer le potentiel de rentabilité de votre projet ainsi que son besoin en financement. Après avoir réalisé votre business plan, il convient désormais de s’attaquer à une étape cruciale : le choix de votre prestataire pour la formulation et le conditionnement de votre boisson.
Dernière étape et non des moindres, celle de la recherche de financement.
Ils permettent de déterminer l’appréciation des produits par un jury. Le jury est constitué d’individus « naïfs », c’est-à-dire non entraînés à l’analyse sensorielle et qui consomment nos mayonnaises pour la première fois. Il faut un nombre d’individus important : chaque produit doit être noté 30 fois minimum . Le nombre maximum de produits différents que l’on peut présenter à un individu est de 6. Or notre plan d’expérience comporte 8 produits. Les échantillons sont codés avec 3 chiffres au hasard. Nous avons répété ce test pour chaque plan à quelques jours d’intervalle. Il nous a fallu vérifier que la distribution de ces notes suivait la loi normale, afin de pouvoir faire les moyennes des notes. Il faut vérifier que les coefficients a, b et c soient différents de 0 ; on regarde la probabilité (4ème colonne) qui doit être <5% ce qui signifie que le coefficient est significativement différent de 0 .
Très important pour une homogénéité des analyses ! Il permet de décrire les produits en fonction de descripteurs préalablement définis : 4 descripteurs de saveur(gout huile d’olive, vinaigre, sel, moutarde) et 2 descripteurs de texture (onctuosité et consistance). Le jury devait être constitué d’individus entraînés à l’analyse sensorielle. Chaque produit devait être noté au moins 10 fois.
En conclusion, la commercialisation d’un produit alimentaire nécessite une approche globale et rigoureuse, intégrant une compréhension approfondie des enjeux juridiques associés. Il est crucial pour les acteurs du secteur de respecter les réglementations en vigueur, de garantir la sécurité et la transparence des produits, et d’adopter des pratiques commerciales loyales. Avec l’évolution rapide des technologies et les enjeux environnementaux croissants, le droit de l’agroalimentaire continue d’évoluer, nécessitant une vigilance constante et une adaptation proactive aux nouvelles exigences.
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