En France, l'insécurité alimentaire touche plus de huit millions de personnes. Pour y faire face, l'aide alimentaire en nature, orchestrée par le secteur associatif, représente une solution essentielle. D'après l'INSEE, entre 2 et 4 millions de personnes y ont eu recours en 2021 en France métropolitaine.
Les colis alimentaires sont des paniers garnis de denrées alimentaires, composés de produits frais ou non périssables tels que des conserves et des produits secs. Ils permettent aux bénéficiaires de préparer des repas sains et équilibrés. Cette distribution solidaire est gratuite et sans contrepartie, basée sur les dons alimentaires de particuliers, entreprises, supermarchés et producteurs locaux, ainsi que sur la récupération des invendus de la grande distribution et des agriculteurs.
Les vivres sont triés par des bénévoles ou des salariés, puis envoyés à des centres de distribution (associations, organisations caritatives, banques alimentaires, épiceries solidaires, centres communautaires locaux) où ils sont stockés dans des conditions optimales. Les travailleurs sociaux orientent les personnes dans le besoin vers ces lieux de distribution.
Pour bénéficier de colis alimentaires, les personnes démunies peuvent s'inscrire auprès des associations et organisations. Certains points de distribution sont fixes, permettant de recevoir un panier alimentaire selon un horaire établi. La distribution de colis alimentaires est un moyen de fournir une source régulière de nourriture à ceux qui en ont le plus besoin, réduisant la faim, prévenant la malnutrition et les maladies, et permettant aux familles de mieux gérer leurs finances.
La distribution de colis est un excellent moyen pour les équipes d'établir un contact avec les personnes vulnérables et de leur proposer des mesures d'accompagnement complémentaires.
L’accès aux distributions de denrées gratuites (colis) destinées aux personnes en situation de précarité est majoritairement réalisée grâce à l'orientation des travailleurs sociaux et des partenaires - centres communaux d'action sociale (CCAS), Espaces Insertion, etc. Ces acteurs orientent les personnes vers les structures distribuant des colis alimentaires.
Dans certains cas, une participation financière peut être demandée aux personnes bénéficiant de ce dispositif. Les colis alimentaires d’urgence font l’objet d’une remise inconditionnelle. Des dispositifs itinérants permettent la distribution de colis vers des déserts alimentaires ou des lieux avec une forte prévalence de précarité alimentaire.
L’implication de bénévoles formés des associations d’aide alimentaire pour proposer des aliments diversifiés aux personnes accueillies peut s’illustrer de différents manières : respect des besoins, prospection réalisées auprès d’acteurs du système alimentaire.
L’aide des Restos s’adresse donc à ceux qui en ont le plus besoin. Pour recevoir l’aide alimentaire sous forme de panier-repas, il faut s’inscrire chaque année et justifier de l’insuffisance de ses ressources. L’inscription est un moment difficile mais important qui demande une écoute chaleureuse. C’est le premier pas vers l’insertion.
Pour l'ensemble des structures de l'aide alimentaire, la constitution d'une offre alimentaire équilibrée est un enjeu fondamental. Un référentiel spécifique à l'aide alimentaire a été élaboré en 2008 et révisé pour intégrer les dernières recommandations françaises de consommations alimentaires et d'apports en nutriments. Ce travail s'appuie sur les données de la dernière étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA 3) en France métropolitaine.
La figure 1 compare la répartition des groupes d’aliments en pourcentage du poids total (et des catégories d’aliments en pourcentage du poids de leur groupe) entre l’ancien et le nouveau référentiel. Dans ce dernier, deux types d’aliments à favoriser font leur entrée : les légumineuses (au moins 4 % du poids total tel que consommé) et les fruits à coques (3 % du poids des fruits et légumes tel que consommé). La catégorie viande hors volaille est à limiter (pas plus de 28 % du poids du groupe viandes, œufs et poissons). On note aussi une légère augmentation de la part des fruits et légumes (au moins 37 %, contre 33 % en 2008) au détriment de celle des produits laitiers (20 %, contre 25 % en 2008).
Répartition des groupes d'aliments en pourcentage du poids total
Pour appliquer ces recommandations, les associations doivent appliquer des facteurs de conversion dits de « proportion comestible », permettant de passer du poids d’un aliment « tel que distribué » au poids d’un aliment « tel que consommé ».
Le conditionnement des produits doit également être pris en compte dans la constitution de paniers respectant le référentiel.
Le tableau 1 propose des exemples concrets de dons d’une quinzaine de kilos respectant le nouveau référentiel, l’un pour la saison printemps/été et l’autre pour la saison automne/hiver.
Bien que les proportions des différentes catégories d’aliments dans les dons diffèrent de celles recommandées, les documenter et les suivre dans le temps permet d’identifier, en temps réel, les points forts à conserver et les points nécessitant une réorientation des approvisionnements.
Une solution pour pallier les difficultés d’approvisionnement en certains produits, afin de respecter le référentiel, serait de mutualiser les informations à l’échelle territoriale, nationale, ou au sein d’un réseau donné. Avoir une bonne connaissance des flux de dons et de leur nature permet d’en rendre compte aux donateurs et de faire des ajustements, afin de tendre vers la répartition du nouveau référentiel.
De portée nationale, cette initiative a pour but de répondre aux besoins fondamentaux des personnes en situation de précarité qui sont amenées à remplir elles-mêmes leur panier tout en étant accompagnées par un bénévole de l’association qui peut ainsi identifier, par le dialogue, leurs besoins autres que les besoins alimentaires : besoin d’accompagnement administratif, de soutien dans la recherche d’emploi, d’accès aux droits, de cours de français, etc.
Les panier-repas doivent être équilibrés et permettre aux personnes et à leurs familles d’avoir accès à un repas complet. Chaque individu accueilli remplit son panier en fonction de la composition de son foyer (nombre d’adultes, d’enfants, etc.).
La Croix-Rouge déploie un dispositif dans les zones isolées du territoire français afin de rompre l’isolement des personnes en situation de précarité. À l’aide de camions équipés, les bénévoles vont à la rencontre des personnes en situation d’exclusion en zone rurale ou périurbaine pour les écouter et les orienter en fonction de leurs besoins, définis au préalable avec les acteurs du territoire.
Les équipes fournissent une aide matérielle qui peut être alimentaire mais également vestimentaire ou d’accès aux produits d’hygiène. Ils peuvent également être amenés à fournir des services d’accès aux droits ou d’apprentissage de la langue française par exemple. L’objectif de ce dispositif est de rompre l'isolement social et de créer ou renforcer le lien social.
Créée afin d’intervenir sur les problématiques de santé et d’alimentation entre autres, la Fondation Fundesotec agit sur la sécurité alimentaire des personnes vulnérables ou ayant un faible revenu. Si les colis alimentaires constituent la forme d’aide alimentaire la plus répandue en France, ceux-ci couvrent une grande diversité de publics en situation de précarité économique.
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