Les Multiples Facettes du Mot "Cocotte": Définitions et Usages

Le terme "cocotte" est un mot polysémique en français, possédant plusieurs significations et usages différents. Cet article explore les diverses définitions de "cocotte", allant de son sens culinaire à ses expressions argotiques et techniques.

Étymologie et Histoire du Mot "Cocotte"

Le mot "cocotte" apparaît pour la première fois en 1789 avec le sens de « femme de mœurs légères ». En 1808, il prend un sens enfantin pour désigner une « poule » et est également utilisé comme terme affectif, « ma cocotte ». En 1842, il désigne un « pliage représentant une poule ».

L'origine du mot est expressive, formée sur l'onomatopée imitant le cri de la poule. Son utilisation varie selon un rapport direct avec le sens de « poule », par exemple, par analogie de forme, allusion au cri, à l'aspect de la peau, à la forme de la crête de la poule, ou à des qualités ou défauts attribués à cet animal. Il peut aussi dériver d'un autre sens, comme une allusion à la femme aux mœurs légères ou avec la valeur hypocoristique du terme.

Les Différents Sens du Mot "Cocotte"

1. COCOTTE (poule)

Définitions :

  • Enfantin : Poule.
  • Femme de mœurs légères.

Exemples :

« Une de ces cocottes qui rôdent en grand nombre la nuit autour du Casino. » (Stefan Zweig, Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, 1927)

2. COCOTTE (ustensile)

Définitions :

  • Désuet : « Petite marmite généralement en fonte, servant à mijoter les mets. » (TLFI, CNRTL)
  • Gastronomie (ustensile) : Cocotte-minute : autocuiseur.

Exemples :

poulet cocotte = cuit dans une cocotte.

« Si la cocotte est neuve, ma mémoire est culottée par les odeurs qui montaient de chez la voisine, qui se mêlaient à celles qui sortaient des casseroles de ma mère, formant un bouquet indéchiffrable. » (Maryline Desbiolles, La seiche, 1998)

Il lance la mode des légumes en tronçons cuits à l'étouffée avec un morceau de lard dans une cocotte en fonte servie sur la table. L’obsolescence des sauces, refrain du discours culinaire d’Alain Ducasse à cette époque, le conduit même, dans la grande salade Riviera, à rendre la sauce facultative.

3. COCOTTE (régional)

Dans certaines régions comme le Canada et les Vosges, "cocotte" peut désigner une pomme de pin.

Exemple :

« Tiens, Adrien, assieds-toi là. Moi, je vais ramasser des « cocotes ». J'ai apporté mon grand sac. » (Ringuet, Le Poids du jour, Montréal, éd. Variétés, 1949, p.

🥩 Le boeuf bourguignon

Définition Générale de Marmite

MARMITE n. f. XIVe siècle. Substantivation, avec un glissement de sens obscur, de l'ancien adjectif marmite (voir Marmiteux). Récipient de terre ou de métal, qui peut recevoir un couvercle, et dans lequel on fait bouillir de l'eau, cuire des aliments. Marmite de cuivre, de fonte. L'anse, les pieds d'une marmite. Mettre la marmite sur le feu.

Par méton. Le contenu de ce récipient. Ils ont mangé une pleine marmite de soupe. Expr. fam. Un nez en pied de marmite, large du bas et retroussé. Faire bouillir la marmite, se procurer de quoi vivre.

Spécialt. Marmite de Papin, dispositif au moyen duquel Denis Papin démontra que l'on peut obtenir le déplacement d'un piston dans un cylindre par la pression de la vapeur d'eau. La marmite de Papin fut à l'origine de la machine à vapeur et de la soupape de sûreté. Marmite autoclave, où les aliments cuisent sous pression et sans évaporation (on dit aussi Autocuiseur et, couramment, Cocotte-minute). Marmite norvégienne, récipient calorifugé où l'on place un récipient rempli d'aliments portés à ébullition, pour leur assurer une cuisson lente et régulière, ou pour économiser le combustible.

GÉOL. Marmite de géants, large cavité circulaire creusée dans le lit rocheux d'une rivière par le mouvement tourbillonnaire des galets.

Dans l'argot militaire de la Première Guerre mondiale, obus de gros calibre et, spécialement, bombe à ailettes lancée par un mortier. Une pluie de marmites.

En cuisine, une cocotte (1) est une marmite en fonte dotée d'un couvercle. Elle est utilisée pour cuire des plats mijotés, des ragoûts et autres préparations nécessitant une cuisson lente et uniforme. Par exemple : Mettre le lapin dans une cocotte.

Synonyme : marmite. Il convient d'éviter, à tout prix, de mettre la casserole, la marmite ou la cocotte sur la table.

Choisir Sa Cocotte : Taille et Matériaux

La cocotte est au mijotage ce que la poêle est au poêlage. Qu’elle soit ronde ou ovale, sa forme originale, la cocotte, le plus souvent en fonte et donc plutôt lourde, possède des parois épaisses dotées de deux poignées pour la saisir plus aisément ; son couvercle, qui l’épouse parfaitement permet une bonne étanchéité. Elle permet ainsi un mijotage parfait grâce à la diffusion progressive de la chaleur. Toutes les saveurs de la viande sont préservées. Rien de tel pour des plats mijotés, qu’ils soient bouillis ou braisés, comme un pot-au-feu ou un bon bœuf bourguignon qu’une cuisson à feu doux à l’image de la cuisine de nos grands-mères pour révéler les arômes.

Question de taille : pour un jeune couple, une cocotte de 2 à 3 litres conviendra parfaitement. Pour une famille de quatre personnes, il faudra une cocotte de 4 à 5 litres. Au-delà, pour une famille plus nombreuse, il faudra passer à une cocotte de 6 à 8 litres. Elles conviennent à une personne et peuvent être apportées à table.

Question de matériau : vous avez le choix entre la cocotte en fonte, un grand classique indémodable, ou plus contemporaine, en acier ou en alu. Si la cocotte en fonte d’acier noire emmagasine et répartit bien la chaleur, la cocotte en fonte d’aluminium semble plus pratique car plus maniable.

Du Pot-au-Feu Ancestral à la Braisière

A l’origine, il y a la braisière, une grosse marmite de cuisson, en cuivre étamé, ou en terre cuite, qui permet de braiser de grosses pièces de viande. Au cours du Moyen-Âge, l’ustensile s’appelle aussi un pot, d’où vient la fameuse « poule au pot » si chère à Henri IV et son ministre Sully et naturellement notre bien connu pot-au-feu. Les Hollandais en font usage sous le nom de « braddpan », sorte de faitout qu’ils perfectionnent au XVIIème siècle, pour faire leurs moules.

Les Cocottes : Plus que des Ustensiles, des Figures Historiques

Par définition, une courtisane n'est pas une dame de la cour à qui l'on conte fleurette, mais prostituée d'un milieu social élevé et aux manières raffinées, pour laquelle la langue française a des égards (les favorites royales bénéficient quant à elles d'un statut particulier). Cocottes, demi-mondaines ou ''horizontales'', elles échappent à l’obscénité des termes réservés aux catins ordinaires. Mais en quoi sont-elles différentes de ces dernières ? Que sait-on d'elles ?

Le mot de courtisane qui est le moins déshonnête synonyme de putain a pris son origine à la cour de Rome, à savoir des premières dévotes qui fréquentaient plus que familièrement jour et nuit les prélats de Rome. Cette situation, qui associe prostitution, dévotion et monde de cour, est la source d'un scandale reposant moins sur la vénalité que sur le caractère public et régulier de ces relations.

Les grandes courtisanes ne sont en effet que des prostituées qui s'enrichissent par ce métier, en revendiquant la liberté d'user de leur corps à leur convenance. Leurs atours, exhibés avec extravagance et originalité, inspirent les modèles des élégantes de tous les milieux.

Contrairement à la prostituée mise au ban de la société, la courtisane franchit les barrières domestiques et sociales en se donnant en spectacle dans les milieux les plus fortunés, ce qui signifie qu'elle a reçu, ou s'est dotée d'un minimum d'éducation et de connaissances. Danse, musique et théâtre (qui sont les principales sources d'accès à la profession) lui permettent de pimenter les plaisirs du lit par ceux de la conversation et parfois même de tenir salon.

Leur ambition est d'intégrer l'élite de la société (parfois par un beau mariage) mais les places sont chères ! En Inde, les courtisanes sont chanteuses et danseuses professionnelles. Ce sont des figures incontournables des divertissements princiers et aristocratiques.

Dans le Kama Sutra de Vatsyayana (traité sur le désir et les plaisirs érotiques) la musique et la danse sont les indispensables préalables au plaisir. L’érotisme érigé en art premier repose sur la maîtrise du corps mais également sur soixante quatre autres talents, dont la métrique et la connaissance du dictionnaire !

Pendant le haut Moyen-Âge, les empereurs d'Orient et d'occident convertis au christianisme, (notamment Justinien et plus tard Charlemagne) tentent d'éradiquer la prostitution à coups d'édits, de mesures et d'amendes, d'exil contre les proxénètes. L'église s'efforce de ramener les grandes pécheresses dans son giron, les incitant à la réclusion en cellule ou au couvent.

C'est au XIXe siècle que les courtisanes conquièrent leurs « lettres de noblesse » et règnent sur une société qui a toujours pour modèle l'aristocratie de la naissance, mais qui est en majorité composée d'une élite bourgeoise née de la révolution. La Païva est la plus tapageuse et forme avec Marie Duplessis et Céleste Modagor un trio flamboyant annonçant l'âge d'or des grandes cocottes aux mœurs légères du second empire. Un débauche de luxe, un affichage jamais égalé, des ascensions vertigineuses et des chutes spectaculaires répercutés aux quatre coins de l'Europe par l'explosion de la presse et grâce au prodigieux développement de la photographies se développent .

Marion de Lorme et Ninon de Lenclos sont les seules courtisanes du XVIIe siècle dont la postérité a retenu les noms. Pourtant au XIX siècle, elles sont inséparables dans les Mémoires des hommes de lettre et des musiciens car elles représentent pour eux, (avec Aspasie, Phriné et Laïs, autres figures inoubliables de courtisanes) d'inépuisables sources d'inspirations et de références indiscutées d'une galanterie élevée en art majeur.

Origine : Dès le XVIIIe siècle, on parle de courtisanes et de mondaines pour désigner les femmes vivant de leurs charmes. Durant le Second Empire, ces femmes sont appelées les cocottes en raison de leurs rires exagérés ressemblant au cri d'un volatile. Cocotte étant le surnom donné affectueusement aux poules en raison de leur cri, les cocottes de luxe sont rapidement remplacées par les poules de luxe.

Autres Sens du Mot "Cocotte"

Le terme "cocotte" possède également d'autres significations, souvent moins courantes :

  • Ancien: Femme de moeurs légères. Des désirs de cocotte. Ce luxe cocotte. Sentir, puer la cocotte. Sentir le parfum de mauvaise qualité dont usent les cocottes de bas étage.
  • Rugby: La cocotte est un des synonymes du maul, un ballon porté par un joueur au milieu d’un regroupement. La cocotte irlandaise lors du match du Tournoi des 6 Nations face à la France en février 2023.
  • Autres:
    • Terme par lequel les enfants désignent les poules.
    • Carré de papier plié de manière à présenter une ressemblance éloignée avec une poule.
    • Inflammation du bord de la paupière.
    • Nom affectueux ou plaisant donné à une femme de son entourage : « Ma p'tite cocotte en sucre ».
    • Rare. Appellatif familier adressé à une jument. « Hue, cocotte! ».
    • Fièvre aphteuse. Ses bêtes ont la cocotte.

Expressions et Termes Associés

Voici quelques expressions et termes associés au mot "cocotte" :

  • Cocotter : récipient couvert pour la présentation des mets.
  • Cocotter : Arg. Sentir mauvais, puer. Ça cocotte, chez vous, ça pue le beurre rance. Avoir mauvaise haleine.
  • Cocotte : Chaufferie nucléaire à bord des bâtiments à propulsion nucléaire (sous-marins et porte-avions).

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