En France, 20 % de la population adulte souffrirait d'une « hypercholestérolémie », un taux élevé de cholestérol, selon la Fédération française de cardiologie. Facteur majeur de risque cardiovasculaire, le cholestérol s'accumule dans les artères et attise donc les passions.
Pour beaucoup, la viande rouge serait dans ce domaine bien plus mauvaise que la blanche. Face aux risques pour la santé déjà associés à la consommation excessive de viande rouge, de nombreuses personnes réduisent leur consommation et se tournent plutôt vers la viande blanche, bien moins documentée. La consommation de viande rouge devient de moins en moins fréquente en raison d'inquiétudes concernant son association avec une augmentation des maladies cardiaques. Les directives diététiques encouragent la consommation de volaille comme alternative plus saine à la viande rouge.
Cependant, jusqu'à présent, il n'y avait pas eu de comparaison complète des effets de la viande rouge, de la viande blanche et des autres sources de protéines sur le cholestérol sanguin. Ici, contrairement à l’idée généralement reçue, la consommation de viande blanche comme la volaille entraine des effets similaires à ceux de la viande rouge sur les taux de cholestérol dans le sang. Des résultats qui ont d’ailleurs surpris les chercheurs.
Une étude américaine remet en cause le dogme d'une viande blanche, supposée meilleure contre le cholestérol, explique « Newsweek ».
Mais une étude menée par des chercheurs de l'hôpital pour enfants d'Oakland (États-Unis) vient bouleverser cette croyance, détaille Newsweek.
Pour réaliser cette étude, publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, les chercheurs ont divisé leurs participants en deux groupes différents. L'un consommant beaucoup d'acides gras saturés, l'autre peu. Des régimes spécifiques étaient ensuite mis en place à base de viande rouge, de viande blanche ou de protéines végétales.
Bilan de l'étude ? Ceux consommant viandes rouges ou volailles avaient plus de cholestérol LDL, que l'on décrit généralement comme « le mauvais cholestérol ». Bons élèves de la classe, ceux qui privilégiaient les protéines végétales. Un résultat constant peu importe le niveau de graisses saturées.
L’équipe a évalué les niveaux de lipides athérogènes et de lipoprotéines chez des participants, hommes et femmes, en bonne santé, âgés de 21 à 65 ans et à IMC compris entre 20 et 35 kg / m2, et rapproché ces données des niveaux de consommation de viande rouge, de viande blanche et d’autres types de viande. Enfin, l’équipe a vérifié si les effets observés en association avec la consommation de viande étaient liés aux apports en acides gras saturés. Les principaux critères d'évaluation étaient le cholestérol LDL, l'apolipoprotéine B (apoB), les particules petites et moyennes de LDL et le cholestérol total / lipoprotéines de haute densité.
L'étude révèle donc un résultat surprenant comme le notent les auteurs dans un communiqué. « Lorsque nous avions planifié cette étude, nous nous attendions à ce que la viande rouge ait un effet plus négatif sur le taux de cholestérol sanguin que la viande blanche, mais nous avons été surpris que ce ne soit pas le cas. Leurs effets sur le cholestérol sont identiques lorsque les niveaux de graisses saturées sont équivalents », explique le docteur Ronald Krauss, directeur de la recherche sur l'athérosclérose à l'hôpital.
Ici, contrairement à l’idée généralement reçue, la consommation de viande blanche comme la volaille entraine des effets similaires à ceux de la viande rouge sur les taux de cholestérol dans le sang. Des résultats qui ont d’ailleurs surpris les chercheurs.
À apports égaux en acides gras saturés, des régimes à base de viande rouge ou de viande blanche exercent des effets semblables sur les lipides sanguins athérogènes, contrairement à un régime sans viande qui conduit à un taux de cholestérol total, LDL et non-HDL réduit.
Ces résultats vont dans le sens des recommandations préconisant des régimes comportant une forte proportion d’aliments à base de plantes mais, sur la base des effets sur les lipides et les lipoprotéines, ne permettent pas de penser que la viande blanche pourrait réduire le risque de maladie cardiovasculaire.
En conséquence, pour réduire le taux de cholestérol et donc la probabilité de développer une maladie cardiovasculaire, il faudrait avant tout miser sur les protéines végétales.
L’étude rappelle que d’autres recherches ont déjà démontré que tous les régimes à base de protéines animales, viande rouge ou blanche, ont tendance à augmenter la concentration de lipides dans le plasma sanguin, et par conséquent le taux de LDL.
Il n’est pas nécessaire d’éliminer totalement la viande de son alimentation lorsqu’on cherche à faire baisser son cholestérol. L’essentiel est de bien la choisir : volailles maigres sans peau, lapin, morceaux maigres de porc ou de veau, et gibier sont autant d’options intéressantes. Accompagnées de légumes, de céréales complètes et de bonnes graisses végétales, elles s’intègrent parfaitement dans un mode de vie sain et équilibré.
Une portion de viande raisonnable correspond à environ 100 à 120 grammes par repas. Il est inutile de consommer de grandes quantités de protéines animales, surtout si votre alimentation est déjà riche en produits d’origine animale.
| Type de viande | Recommandations |
|---|---|
| Volailles maigres sans peau | À privilégier pour limiter l'apport en graisses saturées |
| Lapin | Excellente alternative aux viandes rouges |
| Protéines végétales | Privilégier les protéines végétales pour un effet hypolipémiant |
tags: #cholestérol #viande #blanche
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic