L'Alimentation : Définition et Importance

L'alimentation est l'ingestion de nourriture pour fournir à tous les organismes leurs besoins nutritionnels ou médicinaux. Elle est essentielle pour leurs fonctions vitales, y compris la croissance, le mouvement, la reproduction et le maintien de la température corporelle. L'homme, comme tout être vivant, doit disposer d'une alimentation équilibrée susceptible de lui apporter les ressources énergétiques et plastiques dont il a besoin.

Une alimentation saine évite la consommation de trop d'aliments gras et/ou sucrés. Manger est l'activité de prendre de la nourriture, la substance consommée. L'alimentation, qui peut être autotrophe ou hétérotrophe, ne doit pas être confondue avec la nutrition, puisque celle-ci est donnée au niveau cellulaire et la première est l'action de manger un aliment.

Une alimentation diversifiée et équilibrée est essentielle pour la santé.

Besoins Nutritionnels

L'apport nutritionnel de base est estimé à environ 2 400 kcal/j pour un individu sédentaire, mais il varie avec le sexe, l'âge et l'activité. Il correspond aux dépenses énergétiques (production de chaleur et mouvement) et plastiques (construction et renouvellement des tissus) que l'organisme subit pendant vingt-quatre heures. L'alimentation doit couvrir ces besoins en respectant les proportions des constituants glucidiques (de 50 à 60 %), lipidiques (de 30 à 35 %), protéiques (de 10 à 15 %), vitaminiques et minéraux indispensables après avoir été réduits en éléments utilisables par le corps (acides aminés, glucose, acides gras) par la digestion.

Apports Recommandés

L'Organisation mondiale de la santé a défini un apport protéique minimal de sécurité équivalent à 25 g/j, mais la valeur biologique des protéines (utilisation par le corps humain) étant de qualité inégale, il faut prévoir de 70 à 80 g/j, partagés équitablement entre les protéines animales et végétales, pour équilibrer les différents acides aminés. L’apport en glucides doit atteindre 350 g/j, dont 10 % seulement peuvent être fournis par des aliments sucrés. Pour tous les nutriments (protides, lipides, glucides), les vitamines et les sels minéraux, les autorités sanitaires ont défini des apports journaliers recommandés (AJR).

Les besoins nutritionnels sont très variables selon l'âge et de l'état physiologique de l'individu. Chez une femme enceinte, la croissance du fœtus commande naturellement une augmentation des apports alimentaires. Les besoins énergétiques augmentent au cours du deuxième et du troisième trimestres de la grossesse pour atteindre un supplément de 350 kcal à la ration habituelle, soit 15% de plus pendant le dernier mois. Cette augmentation concerne tous les nutriments, notamment le fer, dont la carence est signalée chez 30 % des femmes enceintes dans les pays développés, et 60 % dans les pays en voie de développement.

Les besoins quotidiens du nourrisson sont de plus de 110 kcal/kg au cours de la première année, période de croissance importante (ces besoins sont de 30 à 35 kcal/kg chez l’adulte). Les besoins en protéines et en acides aminés essentiels, directement liés à l'augmentation de la masse corporelle, sont proportionnellement plus importants que ceux d'un adulte. Par sa richesse, le lait maternel permet un développement normal de l'enfant jusqu'à 6 mois.

Les besoins des enfants sont très différents de l’un à l'autre, de 1 400 à 2 200 kcal jusqu'à 9 ans. Mais, d'une manière générale, la croissance comme les multiples activités ludiques ou sportives demandent une alimentation adaptée à ces dépenses énergétiques. Les besoins, calculés proportionnellement au poids, sont en général plus importants qu'à tous les autres stades de la vie. Ils passent à 2 600 kcal pour les garçons de 10 à 12 ans et à 2 400 pour les filles du même âge.

La croissance des pré-adolescents (vers 11-12 ans) est moins importante que celle des enfants, ce qui retentit sur leurs besoins alimentaires ; la période de croissance rapide, entre 12 et 15 ans pour les filles, entre 13 et 16 ans pour les garçons, élève à nouveau les besoins : les garçons, qui d'une façon générale se « dépensent » plus, demandent en moyenne 2 900 kcal. La ration peut atteindre 3 500 kcal chez les adolescents très actifs, sportifs de haut niveau par exemple.

La malnutrition des personnes âgées est souvent un problème réel. En effet, à ce stade de la vie, plusieurs facteurs concourent à diminuer la ration alimentaire journalière. Des difficultés de mastication liées à la perte de dents limitent la consommation de certains aliments comme la viande. Vivant souvent seules, les personnes âgées ne sont guère incitées à prendre des repas réguliers et équilibrés.

Groupes d'Aliments

Les aliments peuvent être regroupés en différentes catégories selon leur composition nutritionnelle :

  1. Aliments riches en protéines : viande, poisson, œufs, légumes secs.
    • La viande compte en moyenne 20 % de protéines riches en acides aminés indispensables.
    • L'œuf est très riche en fer et en vitamine A.
    • Les poissons contiennent moins de lipides, mais leur taux d'acides gras polyinsaturés bénéfiques est plus élevé.
  2. Lait et produits laitiers : riches en protéines, en vitamines (A, B et D), en calcium, et le lactose est la principale source de glucides.
    • Ce sont des aliments presque complets, seulement déficitaires en fer et en vitamine C.
    • Le taux moyen de protéines dans le lait est de 3,5 % (soit 36 grammes par litre) contre 2 à 8 % pour les lipides, selon l'origine animale.
  3. Graisses : sources caloriques les plus condensées.
    • Les graisses de volailles, de poissons et les huiles végétales pour assaisonnement sont plus riches en acides gras insaturés ; les familles des oméga-3 et des oméga-6 sont réputées protéger contre le mauvais cholestérol.
    • Les huiles et les graisses végétales et animales contiennent des vitamines liposolubles (A, D, E et K), mais elles sont pratiquement dépourvues de glucides ou de protéines.
  4. Aliments riches en glucides : céréales et leurs dérivés (pain, biscuits, farine, pâtes alimentaires, etc.).
    • Les glucides se présentent essentiellement sous forme d'amidon (de 65 à 70 %) et très peu sous forme libre.
    • Les protéines céréalières (de 6 à 12 %) ne sont pas d'une excellente valeur biologique, car elles ne contiennent pas toujours l'ensemble des acides aminés essentiels.
  5. Fruits et légumes : très riches en eau, en sels minéraux et en vitamines (surtout en vitamine C).

L'alimentation équilibrée, c'est quoi ?

Carences et Intoxications Alimentaires

Une carence correspond à l’absence d'un ou de plusieurs éléments indispensables au bon fonctionnement de l'organisme. Il existe des carences d'apport, liées au manque de ces substances, et des carences d'utilisation, provoquées par un trouble de l'assimilation digestive. Lorsque la carence alimentaire est globale, elle provoque un amaigrissement, l'abaissement du métabolisme de base, un ralentissement du rythme cardiaque, une hypotension artérielle, l’apparition d’œdèmes, la chute des poils et des cheveux, une baisse des défenses immunitaires qui favorise ou aggrave les infections. Les capacités physiques sont fortement diminuées.

La plupart des intoxications alimentaires ont lieu en été, période favorable au développement des germes pathogènes. Des parasites comme la douve du foie, le toxoplasme ou le ténia peuvent être à l'origine de maladies transmises par les aliments. L'intoxication peut également provenir d'aliments connus pour leur toxicité, comme certains champignons.

Troubles Alimentaires

L'anorexie mentale se définit toujours par une réduction volontaire, parfois très importante, des apports alimentaires. Le traitement repose sur une prise en charge multidisciplinaire : rééducation nutritionnelle, psychothérapie, médicaments, parfois avec hospitalisation en cas de menace pour la vie de l’anorexique.

La boulimie est une attitude compulsive qui pousse à consommer des aliments sans faim et par crises courtes. Dans la moitié des cas, elles sont suivies de vomissements provoqués, de prises de laxatifs et de diurétiques avec un intense sentiment de culpabilité. La boulimie n’est pas une cause d’obésité mais peut en être une conséquence car elle peut trouver son origine dans un régime hypocalorique mal conduit.

L’hyperphagie est l’ingestion régulière, généralement quotidienne et permanente, de quantités trop importantes de nourriture. Souvent liée à un défaut de la perception de la sensation de satiété ou à un comportement compensateur du mal-être, elle est la première cause d’obésité.

L’orthorexie est un trouble de description plus récente. C’est l’obsession de manger « sain », selon des règles strictes choisies selon la mode (élimination des sucres ou sur des graisses, alimentation bio) dans le but initial de préserver sa santé, de contrôler son alimentation jusqu’au moindre gramme d’aliment ou microgramme de micronutriment.

Chez les individus sujets à l'anxiété, il n'est pas rare de voir se développer une phobie vis-à-vis de certains aliments. Ils ne peuvent plus alors les consommer, sous peine de manifestations psychosomatiques qu'ils attribuent à telle ou telle substance.

En conclusion, l'alimentation est un domaine complexe et essentiel pour la santé humaine et animale. Une approche équilibrée et diversifiée, tenant compte des besoins spécifiques de chaque individu, est la clé d'une vie saine et épanouie.

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