L'Histoire Gourmande du Chocolat à Fontenay-le-Comte et ses Environs

Fontenay-le-Comte, ville d'art et d'histoire, est également un lieu où la gourmandise trouve son expression à travers le chocolat. Des artisans passionnés aux entreprises familiales, découvrez l'univers chocolaté de cette région.

Des Artisans Chocolatiers Passionnés

Gat’o : Une Nouvelle Adresse Gourmande

En 2023, Gat’o voit le jour à Fontenay-le-Comte. Cet espace est le théâtre de la créativité et de l’engagement à offrir des expériences gustatives uniques.

Bien avant cette aventure, la quête de perfection a mené l'un des fondateurs sur les chemins de la haute pâtisserie. Travaillant chez des chefs renommés comme Olivier Bajard et Sébastien Vauxion, il a appris que l’art de la pâtisserie ne tolère aucun compromis.

Son associée, Manon, a exploré l’univers de l’hôtellerie, poussée par une soif d’apprendre et de découvrir. C’est à Paris, au cœur de l’effervescence des cuisines de Pierre Gagnaire, que leurs chemins se sont finalement croisés. L'un passionné par les desserts de restaurant, et Manon maîtrisant l’art de l’accueil.

Les années suivantes les ont vus grandir ensemble à Lyon puis à travers les défis du confinement. Cet espace, ancré dans une ville riche de souvenirs pour Manon, est le théâtre de leur créativité et de leur engagement à offrir des expériences gustatives uniques. De la pâtisserie individuelle aux créations pour 8 à 10 personnes, chaque produit est une promesse de qualité et d’originalité.

La Lutine : Une Institution Vendéenne

Quarante ans que la boulangerie la Lutine fournit en pain Fontenay et sa région. Installée en Vendée depuis plus de 40 ans, cette adresse incontournable régale petits et grands de desserts légers, aériens, onctueux, crémeux, croustillants, parfumés… À tout moment de la journée.

Élaborées à partir de produits frais et de qualité, chaque recette est un délice à savourer, des créations uniques à déguster les yeux fermés. Découvrez La Lutine et laissez-vous séduire par un dessert individuel ou par un entremets à partager, vous allez adorer craquer pour ses bijoux sucrés.

La bonne nouvelle ? La Lutine est aussi une boulangerie qui façonne à la main de succulentes brioches vendéennes au beurre frais, des préfous à l’ail, des viennoiseries, des pains spéciaux au levain, des chocolats, des gâteaux minute, des glaces… Une ribambelle de gourmandises qui comblent les palais.

Michel Guitton, le fondateur, avait repris en 1951 la boulangerie où il avait fait son apprentissage dans le bourg de Saint-Michel-le-Cloucq. Michel Guitton achète en 1972 une parcelle de terrain face au château d'eau de la Balingue. Lieu légendaire de rencontre des lutins, cette parcelle de terrain a aussi la particularité d'être à cheval sur la commune de Saint-Michel-le-Cloucq et de L'Orbrie.

Problèmes administratifs résolus pour le permis de construire, la construction s'achève en 1975. L'ouverture de la boulangerie de la Balingue a lieu le 1er mai 1975. « Mon père n'a pas choisi cette date au hasard. Des nombreux promeneurs viennent en forêt, le 1ermai, à la recherche du muguet sauvage.

Concept novateur pour les années 70, la Lutine propose à la clientèle un salon de thé où l'on peut consommer les pâtisseries de la boutique. « À cette époque, il y a très peu de construction à la Balingue. La création d'un salon de thé semble un projet un peu osé.

Tous les enfants donnent un coup de main au commerce pendant les vacances et le week-end. Michel Guitton prend sa retraite en 1991, Patrice prend la succession. En 1998, Il ouvre un magasin à Fontenay avec un four à bois. L'extension des locaux de la Balingue, labo pour le chocolat et labo pour la pâtisserie marque l'année 2001.

« Marie, ma fille, et son époux, Guillaume, prendra la suite. Une troisième génération, se réjouit Patrice Guitton. Toute petite, Marie avait déjà cette idée en tête.

En attendant le passage du flambeau, le boulanger souhaite fêter les quarante ans de son entreprise comme il se doit : « J'ai voulu, à l'occasion de cet anniversaire, privilégier un moment de convivialité avec la clientèle.

Vendredi 26 juin, de 14 h à 19 h, ateliers découverte du métier, site de la Balingue à L'Orbrie. Samedi 27 juin, site de la Balingue, 15 h, village gourmand ; 16 h, maquillage des enfants ; 20 h 30, départs de la parade aux lampions, place de l'Église, à Saint-Michel-le-Cloucq ; 22 h, spectacle Les Allumeurs d'étoiles, site de la Balingue, à L'Orbrie.

Les Délices d'Anvers : L'Importation de Chocolat Belge

L'Alréenne Delphine Logeais, 41 ans, a créé la SARL Délice d'Anvers en 1994, avec son père. Aujourd'hui, elle importe du chocolat belge pour douze magasins dans le Grand Ouest. Entre septembre et décembre, quelque 30 tonnes de chocolat ont transité par le dépôt de la rue Aristide-Briand.

25 ans que la famille Logeais est tombée dans le chocolat. Au départ, il y a les parents, commerçants alréens de la rue Aristide-Briand. Camille et Jacqueline revendent le pressing et ouvrent un magasin de chocolat au détail. «C'est Jacqueline qui a eu l'idée. La première année, elle a pris 12kg! Si ce n'est pas de la conscience professionnelle», rigole Camille.

Insatisfaits de leur fournisseur de l'époque, qui souhaite faire du magasin une franchise, ils recherchent d'autres fabricants, directement en Belgique, et encouragent leur fille Delphine à créer sa propre société d'importation. Les Délices d'Anvers voient le jour en 1994.

D'autres magasins suivent, intéressés par l'aventure. «Nous ne fonctionnons pas comme une franchise. C'est un partenariat. Nous leur vendons le chocolat qu'ils souhaitent, mais ils restent libres chez eux. On les aide à s'installer, en leur fournissant notamment l'identité visuelle et les supports de communication, et après on reste simplement leur fournisseur», explique Delphine Logeais.

Pont-l'Abbé, Hennebont, Vannes, Fontenay-Le-Comte, Laval, Pontivy, Challans, La Roche-sur-Yon, Ploemeur, Saint-Malo, Nantes (dans l'ordre d'ouverture), sans oublier le magasin d'Auray, revendu entre-temps: douze magasins de Bretagne et des Pays-de-la-Loire sont actuellement alimentés par les chocolats Délices d'Anvers.

Delphine et son mari vont eux-mêmes chercher les chocolats en Belgique, tous les quinze jours. «Nous travaillons avec une quinzaine de fournisseurs, en fonction des produits. Les prix sont moins chers en Belgique, et les fabricants sont toujours à l'écoute de nos besoins».

Sélection Delphine Logeais propose actuellement plus de 100 références de chocolats, uniquement aux magasins. «Nous n'avons pas le droit de vendre directement aux particuliers, ni même aux comités d'entreprise».

Chaque année, cette amoureuse du chocolat sélectionne de nouveaux produits. «Il a fallu s'adapter aux nouveaux goûts des Français, avec des chocolats plus petits, moins gras et moins crémeux».

Florentins, praline avec nougatines au miel d'acacia, ganache au kirsch avec cerise à l'alcool et dragées Médicis constituent quelques-unes des meilleures ventes du moment.

Arrêté au 30juin, le chiffre d'affaires de l'année (470.000 EUR) constitue déjà un record. Et c'est sans compter les fêtes de fin d'année (60% du chiffre d'affaires), qui ont finalement été très bonnes (+2,5% d'activité par rapport à 2009).

Ateliers et Découvertes Gourmandes

Les Ateliers du Goût à Foussais-Payré

Un atelier gourmand autour du chocolat est proposé, dès 4 ans, par les Ateliers du goût, à Foussais-Payré (Vendée). Présenté comme « le plus basique » du programme par les organisateurs, il invite à voyager dans l’histoire de cet aliment, grâce à un récit et un quiz, avant de passer à la pratique : réalisation de tablettes ou de sucettes en chocolat, écriture de son prénom en chocolat, et activités olfactives pour reconnaître des odeurs de fruits et autres aliments.

Ces ateliers ont lieu les 12 et 16 août 2025. Mardi 12 août 2025, à 14 h, et samedi 16 août 2025, à 10 h. Tarifs : 18 € par adulte, 15 € par enfant.

Le Musée du Chocolat de la Maison Gelencser

Depuis 2014, la Maison Gelencser, artisan chocolatier reconnu en Vendée, vous invite à découvrir l’univers fascinant du chocolat à travers son Musée du Chocolat, le tout premier de la région. L’histoire de la Maison Gelencser commence en 1997, aux Sables d'Olonne, où la famille ouvre sa troisième boutique. En 2010, la boutique déménage et se développe pour inclure pâtisserie, chocolats, torréfaction de café et vente de thé.

En 2002, l'entreprise prend un tournant décisif en déménageant son laboratoire à La Roche-sur-Yon, où un nouvel espace de 850m² est inauguré dans l'Espace Bell, comprenant une quatrième boutique directement attenante à l'atelier de fabrication. Cependant, c’est en 2014 que la passion de Patrick Gelencser pour le chocolat prend une nouvelle dimension avec l’ouverture du Musée du Chocolat, où il partage son savoir-faire exceptionnel et sa passion pour le Bean to Bar.

Seulement une quinzaine de chocolatiers en France pratiquent cette méthode artisanale qui consiste à transformer la fève de cacao en chocolat, garantissant ainsi un produit rare et de qualité.

Départ le matin pour la Petite Cité de Caractère, Foussais-Payré. Du cacaoyer à la tablette de chocolat, on vous explique tout pendant que vous dégustez quelques friandises. Puis, vous réalisez vous-mêmes vos chocolats à emporter chez vous. En sortant, un petit tour dans cette jolie petite cité Renaissance s’impose.

Direction l’un des plus beaux villages de France, à 10 km, Vouvant, ancienne forteresse médiévale nichée dans le méandre de sa rivière. Ses ruelles étroites, ses remparts jusqu’au pied de la Tour Mélusine, ultime vestige d’un château fort.

La faim se fait-elle sentir ? Poursuivez la journée en passant par l’Office de Tourisme qui vous remettra un plan. Laissez-vous aller à la flânerie dans l’atmosphère bucolique des ruelles, des nombreuses petites boutiques, des ateliers de peintres et des galeries d’art.

Retour par Fontenay le Comte, un arrêt au Parcabout, histoire de se défouler un peu. Grimpez, sautez, en toute sécurité et en toute liberté dans des filets suspendus entre les arbres.

Visite guidée Chocolaterie Chatillon

Les Chevaliers d'Argouges : Une Entreprise en Expansion

La chocolaterie de Moyon emploie 120 personnes et souhaite s'agrandir. Les Chevaliers d'Argouges étaient auparavant des chevaliers de Gratot. Le chocolatier est ami de longue date avec Jean Pierre, entrepreneur en peinture - bâtiment. Leurs fils respectifs, David Meiss, Lionel et Bertrand Pierre, sont devenus les Chevaliers d'Argouges d'aujourd'hui.

L'entreprise produit « plus de 500 t de chocolats, pralinés, noisettes amendes... Soit plus d'une centaine de références qui sortent de notre production par an », précise David Meiss, directeur général. Un laboratoire de recherches travaille en permanence à améliorer la qualité gustative des produits.

« Nous évoluons sur un marché livré à une farouche concurrence, aussi bien auprès des artisans chocolatiers que de la grande distribution. Pour faire face à cette adversité commerciale, certes saine, notre présence s'impose sur tous les grands salons de l'agroalimentaire, nationaux et internationaux. L'enseigne prestigieuse Harrod's, à Londres ? « Nous les avons rencontrés lors d'un salon. » Pour Maxim's, à Paris, client depuis 1996 ? « C'est plus cocasse. M. Poisson, directeur de la société, a fait l'achat de nos tuiles au chocolat, au carrefour de Saint-Aignan, en région rouennaise...

Le secteur « est en pleine expansion. Les fèves de cacao nous viennent de République Dominicaine. » Aujourd'hui, le service commercial des Chevaliers d'Argouges traite des marchés exports. L'Angleterre, la Suède, le Danemark, l'Ukraine, Hong-Kong, Singapour, font partie de ce réseau de distribution. En 2015, à proximité de la chocolaterie, une boutique a ouvert.

Aujourd'hui, leur projet d'extension des locaux semble tarder. « Nous avons grand besoin de nous agrandir. Pour ce faire, nous projetons, dans l'immédiat, une construction de 1 500 m2. Et curieusement, on semble s'exposer à l'indolence de l'administration de grande ruralité. C'est difficilement compréhensible.

Lionel Pierre et David Meiss présentent les produits exposés à l'occasion de Pâques, dans la boutique. À Moyon, les Chevaliers d'Argouges emploient près de 120 personnes, dont plus de 80 à la production. Pâques représente 20 % de la production annuelle, Noël, 60 %.

« Notre réussite n'est pas seulement celle de l'équipe dirigeante, soulignent David Meiss, directeur général, et Lionel Pierre, président. Mais celle de l'ensemble de nos personnels, qui répondent à l'exigence d'un marché porteur, sans doute, mais combien difficile.

Saveurs & Nature : Une Approche Éthique et Durable

Si vous n’aimez pas le chocolat, vraiment ? Si c'est le cas, vous êtes bien loin de la consommation moyenne en France qui s’élève à 6,4 kg par an et par habitant (1). Si cette gourmandise introduite en France en 1615 est très populaire, les coulisses du marché du chocolat sont souvent méconnues. Pour mieux comprendre l’envers du décor, nous vous emmenons à la rencontre de Saveurs & Nature, une chocolaterie vendéenne engagée dans une démarche qui se soucie de l’humain et du vivant.

À ce jour, l’industrie du cacao est la quatrième cause de déforestation au monde après la culture du soja et la production d’huile de palme (2). En devenant le premier producteur mondial de fèves de cacao, la Côte d’Ivoire est notamment le pays qui souffre le plus de cette déforestation. « Les plantations de cacao en monocultures, comme c’est souvent le cas en conventionnel, et cultivées de façon industrielle, épuisent leurs sols au bout d'une vingtaine d'années et sont moins productives : les planteurs les abandonnent alors, et vont défricher un autre bout de forêt pour planter une nouvelle cacaoyère », explique Jean-Michel Mortreau, fondateur de Saveurs & Nature située à Saint-Sulpice-le-Verdon.

Par ailleurs, l’empreinte hydrique du chocolat est extrêmement importante. On estime qu’il faut 3400 litres d’eau pour produire une tablette de 200 grammes (3). Les plus grandes plantations font appel au travail des enfants et la plupart ont recours à l’utilisation de pesticides pour contrer certaines maladies.

La fabrication du chocolat reste aux mains de grandes multinationales ; pourtant, de nombreux artisans et PME françaises réussissent à faire vivre des produits traditionnels et français, avec une nouvelle démarche appelée “ Bean to Bar”, autrement dit « de la fève à la tablette ».

Saveurs & Nature est l’une de ces rares chocolateries bio à torréfier elle-même ses fèves de cacao et à travailler en contact direct avec des planteurs des pays équatoriaux : « Nous assurons toutes les étapes de la fabrication d’une tablette de A à Z, en commençant par la torréfaction des fèves en provenance directe de nos producteurs, le décorticage, le broyage, le malaxage, le conchage, le tempérage, le moulage et l’enrobage.

Tableau Récapitulatif des Acteurs du Chocolat à Fontenay-le-Comte et ses Environs

Nom Type Particularités Localisation
Gat’o Pâtisserie Créations originales, pâtisseries individuelles et pour groupes Fontenay-le-Comte
La Lutine Boulangerie-Pâtisserie Brioches vendéennes, préfous, viennoiseries, pains spéciaux, chocolats Saint-Michel-le-Cloucq et Fontenay-le-Comte
Délices d'Anvers Importateur de chocolat Chocolat belge, partenariat avec des magasins Auray (siège), distribution dans le Grand Ouest
Ateliers du Goût Ateliers gourmands Ateliers pour enfants, histoire du chocolat, fabrication de chocolats Foussais-Payré
Maison Gelencser Chocolatier Musée du Chocolat, méthode "Bean to Bar" La Roche-sur-Yon
Chevaliers d'Argouges Chocolaterie Production de chocolats, pralinés, noisettes, export Moyon
Saveurs & Nature Chocolaterie bio Approche éthique et durable, méthode "Bean to Bar" Saint-Sulpice-le-Verdon

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