Le déclin cognitif est inévitable avec l'âge, mais un mode de vie sain avec des choix alimentaires réfléchis peut contribuer à réduire ce risque. Il est aujourd’hui bien établi qu’il existe un lien entre nutrition et cognition et particulièrement que l’apport en vitamines chez la personne âgée joue un rôle dans le maintien/déclin de ses fonctions cognitives. Éviter certains aliments et boissons peut aider à préserver le cerveau et à freiner son vieillissement. L'idée principale est de préserver la santé intestinale, d'éviter les perturbateurs métaboliques, et de favoriser un sommeil réparateur. Une alimentation antioxydante, riche en légumes et oléagineux, est à privilégier.
Aloïs Alzheimer, qui fut le premier à décrire la maladie d’Alzheimer en 1907, identifie l’amaigrissement du patient comme un des symptômes de la maladie (« le poids des patients diminue lentement et régulièrement »). Une fois la maladie déclarée, la perte de poids touche près de la moitié des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. La sévérité des troubles cognitifs des sujets atteints de démence est également positivement corrélée à la perte de poids. Il est donc clairement admis qu’il existe un lien entre syndrome démentiel et perte de poids, et donc risque de dénutrition.
Les troubles physiques, physiologiques et psychologiques observés dans la maladie d’Alzheimer, auxquels s’ajoutent une perte du lien social peuvent être à l’origine d’une diminution de la consommation alimentaire chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. La diminution de la prise alimentaire pour des personnes atteintes de démence dépend des difficultés à manger, de l’assistance durant le repas, du niveau de dépendance et de l’environnement social du malade.
Les déficits cognitifs associés à la maladie modifient le rapport à l’alimentation. L'amnésie, ou la perte de la mémoire, peut entraîner des questions répétées comme « est-ce que j’ai déjà mangé ? ». Outre un accompagnement adapté du personnel soignant en institution, l’adaptation de l’alimentation à Alzheimer et de l’environnement du repas montre de bons résultats.
Les textures modifiées sont prescrites pour des troubles de la déglutition et mastication évitant ainsi la fausse route, principale cause de décès chez les personnes âgées fragiles.
Le soda light, souvent perçu comme une alternative plus saine au soda classique, serait en réalité très mauvais pour la santé, notamment pour le cerveau. La plupart des sodas light sont sucrés avec un édulcorant artificiel appelé aspartame. Ce dernier, bien que largement utilisé dans l'industrie agroalimentaire, est associé à plusieurs effets secondaires négatifs. Selon Robert Love, l'aspartame perturbe la flore intestinale, ce qui peut avoir des répercussions importantes sur le cerveau.
Des études montrent que consommer du soda light, et donc de l'aspartame, est associé à une augmentation du risque de diabète de type 2. Or, le diabète de type 2 est particulièrement néfaste pour la santé cérébrale. Ce lien entre diabète et Alzheimer est si fort que la maladie d'Alzheimer est parfois surnommée « diabète de type 3 ». Ainsi, toute substance augmentant le risque de diabète contribue également à accroître les probabilités de développer cette maladie neurodégénérative.
Autre point d'alerte pour bien vieillir : limiter sa consommation d'alcool car elle constitue un facteur de risque pour le cerveau. L'alcool a plusieurs effets néfastes qui sont directement liés à une augmentation du risque de développer la maladie d'Alzheimer. Le premier de ces effets est son impact sur les bactéries intestinales. Il est de plus en plus prouvé que la santé intestinale joue un rôle crucial dans la santé cérébrale.
Deuxièmement, l'alcool est nocif pour le foie. Enfin, l'alcool a un effet immédiat sur le cortex préfrontal, la zone du cerveau responsable de l'autosurveillance et de la maîtrise de soi. Cet effet est souvent décrit par la sensation de « délier la langue », car l'alcool désactive temporairement cette partie du cerveau, réduisant ainsi la capacité d'inhibition. Cependant, Robert Love avertit que désactiver régulièrement une partie du cerveau, même temporairement, peut avoir des conséquences graves à long terme.
Mais l'effet le plus préoccupant de l'alcool sur le cerveau reste son impact sur le sommeil. Une consommation régulière d'alcool perturbe la qualité du sommeil, et un sommeil de mauvaise qualité est l'un des facteurs les plus importants dans le développement de la maladie d'Alzheimer. Le cerveau profite du sommeil pour se réparer, éliminer les toxines, et favoriser la mémoire.
Enfin, Robert Love mentionne une troisième boisson que de nombreuses personnes en bonne santé consomment régulièrement, pensant qu'elle est bénéfique pour leur organisme. Il s'agit en effet des boissons sportives, souvent remplies de sucres cachés, devenant tout aussi nocives pour le cerveau.
En 2018, l'Alzheimer's Association estimait que le nombre de personnes âgées vivant dans les pays à revenu élevé touchées par la maladie augmenterait de 56 % d’ici à 2050. Contrairement à notre alimentation occidentale, les régimes riches en fruits et légumes, comme le régime méditerranéen ou d’autres régimes traditionnels pratiqués en Chine ou au Japon, abaissent les risques d’être atteint de la maladie d’Alzheimer.
Les recherches menées au cours des trois dernières décennies ont permis d'établir des preuves solides indiquant que les aliments jouant un rôle important dans le risque de maladie d’Alzheimer sont la viande (en particulier la viande rouge et transformée) et les aliments ultratransformés. Il n’est donc pas étonnant de constater que ce sont trois régimes riches en graisses, en sucres et en additifs affectent de façon négative la santé cognitive cérébrale. Privilégiez les légumes verts à feuilles (épinards, chou vert frisé, bok choy) et évitez autant que possible les aliments transformés.
Selon l’état d’avancée de la maladie d’Alzheimer, l’alimentation et le repas sont souvent une source de problèmes. Avec l’âge, l’appétit diminue souvent, notamment lors de l’apparition de maladies de la cognition comme la maladie d’Alzheimer. La faim et la satiété diminuent, entraînant une baisse d’appétit. Le sens du goût se perd, entraînant chez les personnes concernées une tendance à ajouter plus de sel dans les aliments.
Elles mangent aussi davantage d’aliments sucrés, le goût du sucre étant mieux préservé. L’odorat diminue également, ce qui peut avoir un impact négatif sur l’appétit. Une baisse de la vue peut survenir, ce qui impacte aussi l’alimentation. En effet, bien voir sa nourriture, et notamment ses couleurs, participe à l’envie de manger. C’est pourquoi le rouge est connu pour accentuer l’attrait d’un aliment.
Des tremblements, des gestes imprécis ou une baisse de la force musculaire peuvent également apparaître. Ces difficultés rendent difficiles ou pénible la prise des repas. Parfois, la personne préfère ne plus s’alimenter plutôt que se salir ou renverser ses couverts. Les troubles de la mémoire jouent eux aussi un rôle sur l’alimentation, entraînant des repas oubliés ou, au contraire, une suralimentation. Enfin, le grand âge mène souvent à souffrir de solitude, en raison de la disparition du conjoint, des amis, ou encore de l’éloignement familial.
Dans tous les cas, il faut veiller à prévoir un cadre agréable. Il faut aussi penser à l’environnement sonore. Enfin, pour prévenir le risque de fausse route, pensez à respecter le rythme de votre proche. Il ne faut pas le brusquer et lui donner le temps de mastiquer et d’avaler lentement les aliments. Assurez-vous qu’il a bien avalé avant de proposer une autre cuillère, et laissez-lui le temps de “souffler” entre deux bouchées. Faites des pauses, et n’oubliez pas de lui proposer à boire régulièrement.
Si vous apportez une aide partielle à un proche, cela signifie que vous l’assistez sans pour autant lui porter les aliments à la bouche. Préparer les éléments situés sur le plateau-repas : donner la serviette, ouvrir les barquettes, les pots et sachets, couper et éplucher les aliments, etc. En cas de perte d’autonomie psychique, il est conseillé de nommer les gestes à pratiquer au fur et à mesure. Cela permet de guider et stimuler l’aidé par la parole.
Dans le cas d’une aide totale, les gestes à adopter ne sont pas tout à fait les mêmes. S’asseoir aux côtés de votre proche pour lui donner à manger. Cela lui permet de voir quand vous lui tendez la nourriture. L’encourager par la parole et par le toucher. Protéger ses vêtements et parler de serviette plutôt que de bavette ou de bavoir. Faire boire beaucoup. Mettre l’accent sur la présentation des aliments. En effet, les nutritionnistes soulignent qu’ils doivent être agréables à voir, à sentir et à goûter, et bien entendu plaire au malade. C’est pourquoi il ne jamais mélanger les aliments en un tout méconnaissable. Assurez-vous également que votre proche puisse voir son assiette et en apprécier les arômes et les parfums. De ce fait, pensez à régler la hauteur de la table en conséquence.
Au niveau de la vaisselle, sachez qu’il existe des produits conçus pour les malades d’Alzheimer. Nous vous préconisons de vous équiper du kit vaisselle Alzheimer, qui contient 7 pièces de couleur rouge : assiette et rebord d’assiette, couverts et gobelet. Vous pouvez également choisir d’adapter vos propres assiettes à la pathologie de votre proche en y adaptant un rebord d’assiette.
Dans le cas ou vous cherchez à créer des surfaces antidérapantes au domicile de votre proche, pensez au rouleau antidéparant Tenura, qui existe lui aussi en couleur rouge. L’avantage de ce produit c’est qu’il est découpable. Pour protéger les vêtements de votre proche durant le repas, vous pouvez l’équiper d’un bavoir pour adulte. Cette situation est parfois mal vécue, mais comme nous vous l’indiquions précédemment, il s’agit de dédramatiser en parlant plutôt de serviette de table. Vous pouvez d’ailleurs utiliser une véritable serviette, que vous attacherez au cou de l’aidé grâce à une chaîne attache serviette.
Enfin, il s’agira d’équiper la cuisine de votre proche, notamment si celui-ci est relativement autonome. Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive ! N’hésitez pas à consulter nos rubriques cuisine et Alzheimer pour garantir le maintien à domicile de votre proche. D’autre part, si vous avez besoin de conseils, notre service client sera ravi de vous aider.
| Aliments à Privilégier | Aliments à Éviter |
|---|---|
| Fruits et légumes (surtout les légumes verts à feuilles) | Viande rouge et transformée |
| Régime méditerranéen | Aliments ultra-transformés |
| Aliments riches en antioxydants | Sodas light et boissons sucrées |
| Oléagineux | Consommation excessive d'alcool |
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