L’alimentation joue un rôle crucial dans notre quotidien, mais elle a aussi un impact significatif sur l’environnement. Vous entendez souvent parler de l’impact environnemental de certains aliments, comme la viande ou les plats préparés. Certains aliments, en raison de leur production, transformation et transport, génèrent une empreinte écologique plus élevée que d’autres. Changer nos habitudes alimentaires est un levier puissant pour lutter contre le changement climatique. Manger de manière responsable, c’est aussi respecter l’environnement et s’assurer un avenir plus sain pour les générations futures.
Depuis 50 ans, nos habitudes alimentaires ont changé. Notre alimentation est plus diversifiée, mais aussi plus riche en graisses, en sucre et en protéines animales. Nous cuisinons moins, consommons davantage de plats préparés et mangeons plus souvent à l’extérieur. Nous recherchons aussi un large choix d’aliments, partout et en toutes saisons, souvent au prix le plus bas. Cette façon de nous nourrir n’est pas sans conséquence sur la santé (surpoids, obésité, diabète, maladies cardiovasculaires…) et sur l’environnement (pollution de l’air, de l’eau et des sols, consommation d’énergie, émissions de gaz à effet de serre…).
Notre alimentation pèse lourd sur l’empreinte carbone de la France. Elle représente 1/4 des émissions globales de gaz à effet de serre du pays. Le gaspillage alimentaire alourdit encore l’impact environnemental de l’alimentation. De la culture des aliments jusqu’à l’assiette, l’alimentation utilise des ressources, produit des déchets et émet des gaz à effet de serre.
La plus grande part de cette empreinte (61 %) provient de la production des aliments, en particulier des produits d’origine animale. Contrairement à une idée reçue, le transport des aliments ne représente qu’une faible part de cette empreinte : entre 6 % et 14 % selon les produits, contre plus de la moitié pour la production agricole elle-même. On observe aussi que 46 % des émissions liées à notre alimentation proviennent de produits importés. Cela concerne notamment des matières premières comme le soja, utilisé pour nourrir les animaux d’élevage, ou des produits comme l’huile de palme et certains fruits exotiques. Ces produits peuvent avoir un impact important sur l’environnement en raison de la déforestation associée dans les pays où ils sont cultivés, ou parce qu’ils doivent parcourir de longues distances avant d’être consommés en France.
L’impact environnemental des aliments varie fortement selon leur origine et leur mode de production. Diminuer la consommation de viande rouge est l’un des moyens les plus efficaces pour alléger l’impact climatique de l’alimentation. Les repas à base de bœuf émettent près de 19 fois plus de gaz à effet de serre qu’un repas végétalien.
Voici une liste des aliments ayant le plus grand impact environnemental :
La viande rouge est souvent citée comme l’un des aliments les plus polluants. Pour obtenir un kilo de viande de bœuf, il faut produire et transformer 5 à 20 kg de fourrage. Lors de la production d'un kilo de viande de bœuf suisse - selon la FAO en 2017 - 12 à 13 kilos d'équivalents CO2 sont émis, contre à peine 0,7 kg pour les lentilles (il s'agit ici de mesures en équivalent carbone, c'est-à-dire du volume des différents gaz à effets de serre émis converti en CO2).
Émissions de gaz à effet de serre : L’élevage de bétail, notamment les vaches, est responsable d’importantes émissions de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone.Déforestation : Pour créer des pâturages ou cultiver du soja destiné à nourrir le bétail, de vastes étendues de forêts sont abattues, détruisant des écosystèmes précieux.Consommation d’eau : La production de viande rouge nécessite des quantités astronomiques d’eau, jusqu’à 15 000 L pour produire un kilogramme de bœuf.
Les produits laitiers occupent également une place importante dans l’alimentation. Les produits laitiers, bien qu’essentiels pour de nombreuses cultures, ont aussi un impact environnemental élevé. L’élevage des vaches laitières contribue aux émissions de méthane, et la transformation des produits (fromages, yaourts) demande beaucoup d’énergie et d’eau.
La pêche industrielle est une grande source de pollution.
La surpêche : Elle déséquilibre les écosystèmes marins.Les carburants fossiles : Les bateaux de pêche consomment énormément d’énergie.Les méthodes destructrices : Certaines techniques, comme le chalutage de fond, détruisent les habitats sous-marins.
Le soja : Bien qu’il soit une alternative à la viande pour les protéines, sa culture à grande échelle (souvent pour nourrir les animaux d’élevage) cause une déforestation massive, notamment en Amazonie. Le soja est aussi à cause des processus industriels lourds et de quantités importantes de solvants chimiques comme l’hexane, qui contribuent à des pollutions locales et produisent des gaz à effet de serre.L’huile de palme : Présente dans une multitude de produits transformés, sa production est une cause majeure de déforestation en Asie du Sud-Est, entraînant également la perte d’habitat pour des espèces en danger. L’huile de palme est à cause de la déforestation (donc de la destruction des habitats naturels), de l’érosion, de la pollution des sols.Le sucre : à cause de sa plantation qui détruit les habitats naturels des animaux et les végétaux.Le riz : à cause de la forte ressource en eau.
Les aliments transformés, en plus de nécessiter beaucoup d’énergie pour leur production, contiennent souvent des ingrédients issus de cultures polluantes (huile de palme, soja). De plus, leur transport sur de longues distances augmente l’empreinte carbone. Les produits ultra-transformés sont souvent gras, sucrés ou salés, ils contiennent aussi de nombreux additifs, comme les colorants, émulsifiants, conservateurs (que l’on retrouve dans la liste des ingrédients avec la lettre E suivie de trois chiffres).
Parce qu’on ne connaît pas encore précisément leur impact sur la santé humaine, il est conseillé de réduire leur consommation et de privilégier par précaution les produits sans additifs ou avec la liste d’additifs la plus courte. À long terme, les effets de ces substances chimiques peuvent entraîner une dégradation des défenses immunitaires et du microbiote intestinal, de la fatigue, des maladies...
Lorsque les aliments parcourent de longues distances avant d’arriver chez le consommateur, il faut plus de transport et de stockage. Enfin, certains aliments importés comme le soja ou l’huile de palme peuvent être liés à la déforestation dans les pays producteurs.
Changer nos habitudes alimentaires est un levier puissant pour lutter contre le changement climatique. Voici quelques solutions et alternatives pour réduire l’impact environnemental de notre alimentation :
Il existe deux types de légumineuses :
Les légumes secs sont une source de protéines, comme la viande, le poisson ou les laitages, mais ils ont l’avantage de contenir peu de matières grasses. Les matières grasses contenues dans les légumes secs sont des acides gras essentiels, très intéressants sur le plan nutritionnel. Les légumes secs (les fèves et haricots secs, les lentilles, les pois secs) contiennent des protéines, riches en acides aminés indispensables et complémentaires de ceux des céréales. Associés à des céréales complètes pour permettre leur assimilation, ils peuvent remplacer un plat de viande dans le cadre d’un régime omnivore équilibré et sont des aliments incontournables des régimes végétariens.
Les légumes secs sont aussi riches en glucides complexes à faible indice glycémique, en fibres, en vitamines et en minéraux. La culture des légumineuses est aussi intéressante du point de vue environnemental, car elle nécessite peu d’engrais.
En réduisant la consommation d’aliments polluants et en privilégiant des options durables, chacun peut contribuer à préserver notre planète.
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