Les prélèvements d’eau douce sont nécessaires aux activités humaines. Certaines activités humaines utilisant de l’eau ne sont pas comptabilisées dans les statistiques de prélèvements, car l’eau n’est pas extraite de la ressource.
Près de la moitié de l’eau prélevée (44,7 % en 2020) sert à refroidir les centrales de production d’électricité. La production d’eau potable et l’alimentation des canaux de navigation représentent respectivement 18,7 % et 17,4 % des prélèvements. 11,6 % des prélèvements servent à l’agriculture et sont destinés pour plus de 90 % à l’irrigation.
Dans les bassins de la moitié est du pays, les prélèvements pour l’alimentation des canaux de navigation sont plus importants et concernent exclusivement les eaux de surface. Le long du Rhône et de la Loire, ou au Nord-Est dans le bassin Rhin-Meuse, ils servent principalement au refroidissement des centrales électriques, localisées le long des fleuves.
Avant d’être distribuées, les eaux prélevées deviennent potables dans des usines de traitement dont le fonctionnement est confié généralement à des sociétés privées spécialisées. Elle est rendue potable dans des usines de traitement qui se perfectionnent pour respecter des normes devenant plus sévères. L’eau y subit une série de traitements qui la débarrassent de ses composés polluants ou désagréables, enlèvent les pathogènes et améliorent sa composition (dureté).
Les contrôles de qualité sont effectués par l'Agence régionale de santé (ARS) et disponibles dans chaque mairie. La qualité, tant bactériologique que chimique, est satisfaisante. Les dépassements des teneurs limites en nitrates au robinet sont devenus très rares.
Les besoins en eau potable du Morbihan représentent 50 millions de m³ par an, de l’ordre de 1% de ce qui tombe en pluie ou qui coule dans les cours d’eau du département en année moyenne. Les consommations se sont stabilisées depuis une dizaine d’années, malgré l’augmentation du nombre d’abonnés, voisine de 2% par an.
85% des approvisionnements proviennent d’eaux de surface prélevées au fil de l’eau en rivière ou stockées dans des retenues. Les deux ressources principales sont la Vilaine avec la retenue d’Arzal, et le Blavet, dont les prises d’eau, échelonnées de l’amont de Pontivy à Hennebont, bénéficient des débits relâchés par la retenue de Guerlédan. Les captages d’eaux souterraines sont nombreux mais ne délivrent que de faibles volumes. Il existe une cinquantaine d’installations de traitement d’eau souterraine et une vingtaine d’autres pour les eaux de surface. La distribution, sécurisée par des interconnexions, est assurée par des communes et des structures intercommunales qui sont regroupées dans un syndicat départemental, à l’exception des grandes villes (Lorient et Vannes).
Les collectivités ont l’obligation de protéger leur ressource en eau potable en instaurant des périmètres de protection. Le prix de l’eau dans le Morbihan est élevé en raison du recours à l’eau de surface, de la dispersion de l’habitat dans les zones rurales, de l’épuration poussée pour les eaux usées.
La direction départementale des territoires et de la mer apporte son concours aux collectivités compétentes en alimentation en eau potable pour la mise en ouvre des programmes annuels d’investissement, l’assistance à la gestion des services d’eau, et la définition des politiques en protection et en aménagement de la ressource.
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