Le martinet noir (Apus apus) est un oiseau fascinant de la famille des apodidés. Souvent confondu avec l’hirondelle de fenêtre ou rustique, il se distingue par sa queue plus courte et ses ailes en forme d’arcs, adaptées à un vol exceptionnel. Capable de figures aériennes impressionnantes, le martinet noir passe la quasi-totalité de son existence en vol, dormant, mangeant et même s’accouplant dans les airs.
Le martinet noir est un oiseau migrateur qui passe l’hiver dans le Sud de l’Afrique avant de revenir nicher en Europe, notamment en Provence, à la belle saison. C'est un oiseau migrateur qui passe l’hiver dans le Sud de l’Afrique et revient nicher en Europe, notamment en Provence, à la belle saison.
Son corps aérodynamique est parfaitement adapté à la vie aérienne. Une des singularités de cette espèce est de passer la quasi-totalité de son existence en vol : les martinets noirs mangent, boivent, s’accouplent, dorment… en volant !
Fait étonnant, le martinet noir peut rester en vol jusqu’à dix mois de suite sans se poser et y dormir ainsi sans gêne ! Ses pattes sont en effet trop courtes pour qu’il puisse se poser normalement au sol ou sur un perchoir, comme la plupart des autres oiseaux. En conséquence, c’est en volant qu’il s’alimente, qu’il boit, mais aussi qu’il dort.
Le martinet noir se nourrit d’insectes qu’il capture en vol. Pucerons, coléoptères, fourmis volantes composent ainsi l’essentiel de son alimentation. Si son bec est petit, sa bouche est largement fendue pour y laisser entrer le plus d’insectes possible.
En revanche, dans la mesure où il n’ingère que de très petites proies, il doit beaucoup chasser pour répondre à ses besoins et à ceux de ses petits. Il emmagasine ainsi les proies dans son jabot, formant de petites boules.
Lors du nourrissage des jeunes (40 jours), les adultes leurs apportent des « boules », contenant 300 insectes environ, 3 à 4 fois par heure pour une journée de 12 heures, soit un total d’environ 10 000 moustiques, moucherons, etc… par jour !
Après une vingtaine de jours d’incubation, les oisillons naissent : il leur faudra une quarantaine de jours afin de devenir autonomes et quitter le nid.
Les premiers envols des juvéniles ont lieu dès la fin juillet et jusqu’à la fin août : le premier vol marque le départ des juvéniles qui ne reviennent plus au nid, dans les semaines qui suivent ils quittent alors l’Europe pour l’Afrique australe. Désormais Ils ne se poseront que dans 2 ou 3 ans à l’occasion de leur première nidification, mais tous les ans ils réaliseront quand même la migration un aller-retour entre Europe et Afrique, voyageurs infatigables !
En Europe, on peut le rencontrer dans les villes, dans les villages de campagne, en plaine, en montagne et au-dessus des plans d’eau. Uniquement présent dans cet espace pour la reproduction, on observe qu’il niche dans un habitat de type rupestre en priorité, mais l’animal est devenu un citadin qui a délaissé massivement son habitat originel pour se reporter sur les constructions humaines.
Monogame, le couple est en principe uni pour la vie. Et là encore, c’est en vol que le martinet noir s’accouple. La période de nidification de l’oiseau se situe entre mi-mai et août. Ces volatiles installent leur nid sous les gouttières, sous les toits des maisons, dans les cheminées ou encore dans les cavités des murs. L’oiseau veille à choisir un espace confiné qu’il pourra atteindre en vol.
Le nid en lui-même est composé de brins d'herbe, de paille, de plumes, de fils d’araignée et de tout autre élément léger que le martinet noir trouve en volant et qu’il mélange à de la salive pour former une coupelle.
La confusion la plus fréquente est celle faite avec les hirondelles rustiques ou de fenêtre ; ces dernières sont nettement plus petites et la couleur de leur plumage (noir et blanc) diffère du martinet noir. Un oiseau posé sur un fil… n’est jamais un martinet mais peut être une hirondelle.
Autre confusion possible avec les deux autres espèces de martinet qui fréquentent le territoire :
Le martinet noir est aujourd’hui menacé. Ses populations sont en forte décroissance car les habitats propices à leur nidification se font de plus en plus rares : les sites favorables sur le bâti ancien disparaissent souvent lors de la rénovation (notamment dans le cadre de la lutte contre le pigeon domestique) et les bâtiments neufs, souvent aseptisés, ne permettent pas l’installation des martinets noirs.
Le martinet noir est ainsi aujourd’hui une espèce protégée en France et en Europe. Il figure notamment sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de PACA en tant qu’espèce à préoccupation mineure (LC).
Il est possible de lutter contre l’effondrement des colonies de martinet, par exemple en améliorant l’offre de sites favorables à la nidification de l’oiseau en ville, notamment en installant des nichoirs spécifiques.
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Alimentation | Insectes volants (moustiques, moucherons, pucerons, coléoptères, fourmis volantes) |
| Nourrissage des jeunes | Boules de 300 insectes, environ 10 000 insectes par jour |
| Habitat | Milieux urbains, falaises (pour certaines espèces) |
| Menaces | Perte de sites de nidification, rénovations de bâtiments |
| Protection | Espèce protégée en France et en Europe |
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