Vous êtes nombreux à vous inquiéter du résultat de vos analyses de sang en régime cétogène… C’est normal, parce que votre entourage, votre médecin (et même vos croyances) vont vous mettre le doute avec ça. Il est important, pour ne pas paniquer, de comprendre son analyse et de savoir QUAND on doit vraiment s’inquiéter.
Le régime cétogène, aussi appelé "diète kéto", est basé sur le principe de privilégier les graisses plutôt que les sucres. Ce régime est de plus en plus plébiscité pour la perte de poids, mais aussi pour améliorer le fonctionnement de l’organisme et prévenir de certaines maladies. Il repose sur une consommation très faible de glucides compensée par une importante consommation de lipides.
Le régime keto, ou régime cétogène (régime « low carb » en anglais), a été inventé dans les années 1920 dans le cadre de la recherche de traitements contre les troubles épileptiques sévères. Son efficacité a été prouvée au cours du 20e siècle en améliorant considérablement la vie de nombreux enfants atteints de ces troubles. Il a ensuite été mis de plus en plus en avant comme un régime pour la perte de poids, avec de nombreux livres en faisant la promotion avec des promesses très poussées.
Littéralement, une alimentation cétogène, c’est une alimentation qui fait produire des corps cétoniques, en se basant essentiellement sur les lipides. Dans la version classique, historique, on est à 90% de calories apportées par les lipides pour environ 6% de protéines et 4% de glucides. Il y a ensuite d’autres versions un peu plus flexibles qui se sont développées avec sa popularisation, avec un peu plus de protéines et un peu moins de lipides, au minimum 70% de lipides et au maximum 50 g de glucides.
En privant le corps de glucides, sources d’énergie, ce régime alimentaire pousse l’organisme à décomposer les graisses pour produire de l’énergie.
L’intérêt de "carburer" davantage au gras qu’au sucre est de supprimer les méfaits d’une surconsommation chronique de glucides: perturbation de la sécrétion d’insuline, hausse de la glycémie, stockage du sucre en excès sous forme de graisse, risque accru de maladies cardio-vasculaires…
Ce sont les lipides alimentaires qui vont être brûlés par les mitochondries, sortes de petites usines de production d’énergie de nos cellules. Ces lipides sont fournis par les matières grasses (huile, beurre…), mais aussi les protéines (oeufs, poissons gras, viandes, noix…).
Lors d’une première analyse de sang après 5-6 mois de cétogène, il est assez fréquent que le cholestérol global ait augmenté. Pendant les premiers mois de votre diète, beaucoup de choses vont être chamboulées par le démarrage et la mise en place des mécanismes. Le cholesterol, les triglycérides, l’acide urique, c’est éléments vont fortement augmenter et se dérégler par rapport au statu quo d’avant. Ce n’est pas le moment de faire des analyses, car ce ne sera pas représentatif des bénéfices métaboliques que l’on retire d’une céto-adaptation.
Le scénario idéal, c’est de faire une analyse AVANT de changer de diète, et 5-6 mois APRÈS.
Aujourd’hui on sait que le taux de cholestérol global en soi n’est pas un vrai indice permettant de détecter et prévenir les maladies cardio-vasculaires. La plupart des labos en France et en Europe analysent vos chiffres en vous donnant une fourchette de valeurs absolues ou vous « devriez » vous situer.
Cette notion est fortement remise en question aujourd’hui, parce qu’un cholestérol LDL élevé n’est pas en soi problématique. Pour le comprendre et l’analyser, il faudrait une analyse plus précise des particules A et B de cholestérol LDL, et les analyses ne nous fournissent pas cette distinction pourtant fondamentale! C’est pourquoi, avoir un cholestérol global élevé n’est pas un problème en soi, c’est même une bonne chose.
Toujours se méfier des régimes. Ce régime recommandé pour ses bienfaits santé (notamment dans la lutte contre le cancer) et minceur aurait cependant l'inconvénient d'augmenter le taux de mauvais cholestérol (le LDL) et de doubler le risque d'accidents cardiovasculaires, selon l'étude menée par des médecins anglais présentée le 5 mars 2023 au meeting annuel de l'American College of Cardiology.
En moyenne, les niveaux de cholestérol ont tendance à augmenter avec ce régime, mais les concentrations de cholestérol de certaines personnes peuvent rester les mêmes ou diminuer, en fonction de plusieurs facteurs sous-jacents", a nuancé le Dr Iulia Iatan, auteure de l'étude.
Néanmoins, ces résultats soulignent que le choix de certains régimes alimentaires, qui s’éloignent de l’alimentation équilibrée, peut avoir des effets néfastes sur la santé. Un suivi diététique et nutritionnel est nécessaire avant de réduire fortement certaines catégories de nutriments dont les apports sont essentiels pour assurer le bon fonctionnement de l’organisme.
Le calcul est très simple à faire, vous prenez votre taux de cholesterol total, et vous le divisez par votre HDL. Divisez votre taux de triglycérides (en mg/L) par votre cholestérol HDL (en mg/L) pour obtenir votre ratio. Une étude de l’université d’Harvard a montré que les personnes ayant un ratio triglycérides-HDL élevé avaient 16 fois plus de risques d’accident vasculaire que celles ayant un ratio très bas.
Etant un peu mauvais élève, Jean-Eustache n’a pas pensé à faire son analyse AVANT de commencer sa diète. Aussi, nous n’aurons pas le loisir d’observer l’évolution de ses taux dans le temps.
je vous invite, si vous avez fait ce calcul, à PARTAGER VOS TAUX en commentaire, pour qu’on puisse prouver au monde entier l’intérêt de la diète cétogène sur le métabolisme!
Avoir un taux élevé de “mauvais” cholestérol, le LDL, est commun chez les personnes qui adoptent un style de vie low-carb, high-fat (LCHF). C’est la raison pour laquelle de nombreux médecins et nutritionnistes restent dans le doute vis à vis du mode d’alimentation LCHF, et ce, malgré de nombreuses preuves qu’une telle approche alimentaire améliore plusieurs autres paramètres de lipides, mène en général à une perte de poids et affecte positivement le métabolisme du glucose.
Plusieurs études ont montré que le LDL constitue un risque majeur pour le développement de l’athérosclérose (maladie cardiovasculaire). Diminuer le taux de LDL est donc considéré comme le principal objectif pour réduire ce risque. Le Collège Américain de Cardiologie (ACC) et l’Association Américaine pour le cœur (AHA) préconisent d’ailleurs un traitement par statines pour les individus ayant un taux de supérieur à 190 mg/dL (4.9 mmol/L).
Cependant, le taux de LDL n’est pas une donnée fiable pour tout le monde. La principale raison étant qu’il n’est généralement pas mesuré en laboratoire. Même si des mesures directes peuvent être effectuées, elles ne sont réalisées que périodiquement de par leurs coût élevé. Un profil des Lipides standard devrait mesurer le taux de cholestérol total, les triglycérides (TG), et le taux de “bon” cholestérol, le HDL. Le taux de LDL est alors indirectement estimé à partir de ces variables.
La majeure partie du cholestérol présent dans le sang est transporté par trois lipoprotéines: LDL, HDL et une lipoprotéine de très faible densité, (VLDL, de par son abbrévation anglaise). D’autres lipoprotéines en transportent une quantité négligeable. Ainsi, si l’on soustrait le cholestérol transporté par le HDL et le VLDL du cholestérol total, nous obtenons une estimation du taux de LDL. Le HDL est obtenu dans les mesures standards des lipides, cela n’est pas un problème. Mais, comment calculer le taux de VLDL?
La VLDL joue un rôle important pour transporter les Triglycérides dans le sang. Même si elle transporte aussi du cholestérol, elle est généralement classée comme une lipoprotéine riche en TG. Le ratio de la part de TG en comparaison au cholestérol dans la VLDL semble être relativement constant et est d’environ 5:1 pour des sujets en bonne santé.
Donc, si l’on soustrait la masse de HDL et 1/5 de la masse des TG du total du cholestérol, nous obtiendrons une estimation du taux de LDL. Il s’agit de l’équation de Friedwald, qui tient son nom du scientifique américain William Friedwald, ancien professeur de santé publique. Cette équation est utilisée partout dans le monde depuis des décennies pour calculer le taux de LDL.
L’équation de Friedwald est utilisée pour estimer le taux de cholestérol LDL (LDL-C)
Le principal inconvénient à utiliser la formule de Friedwald pour calculer le taux de cholestérol LDL vient du fait qu’on assume alors que le ratio TG/cholestérol dans la lipoprotéine VLDL est toujours le même, ce qui n’est pas le cas. Le taux de LDL sera sous-estimé si le ratio en question est supérieur à 5, et sous-estimé s’il est inférieur à 5.
Après un repas riche en graisses, le taux de TG dans le sang va augmenter. Cependant, un taux élevé de TG dans le sang après un repas est causé par les chylomicrons produits dans l’intestin, tandis qu’un taux élevé à jeun est dû aux lipoprotéines VLDL produites par les TG dans le foie. Les Chylomicrons disparaissent rapidement après que les TG aient été livrés aux tissus. Ainsi, utiliser l’équation de Friedwald pour calculer le taux de LDL n’est valable que si les chylomicrons ne sont pas présents, et tous les TG ont été livrés aux tissus par la VLDL. D’où la nécessité d’une prise de sang à jeun.
L’équation de Friedwald n’est pas valable si les TG sont élevés. Une étude récente suggère même que l’équation de Friedwald tend à sous-estimer le taux de LDL parmis les personnes ayant un taux de LDL faible quand les triglycérides sont modérément élevés (≥ 150 mg/dl).
Actuellement, seule une concentration de TG supérieure à 400 mg/dL (4.5 mmol/L) est considérée comme un facteur limitatif pour l’application de routine de l’équation de Friedwald. Cependant, le fait qu’un taux faible de TG puisse surestimer le taux de LDL doit ici être surligné, notamment car cela peut avoir un impact évident pour le nombre grandissant de personnes adoptant un style de vie LCHF.
Dans une publication de 2001, Wang et ses collègues décrivirent un patient ayant un taux faible de TG d’environ 50 mg/dL, un niveau élevé de cholestérol, et un niveau de LDL discordant. Le taux de LDL en utilisant la méthode de calcul de Friedwald s’est avéré beaucoup plus élevé que celui obtenu en utilisant une mesure directe. Les auteurs ont alors suggéré pour la première fois qu’en présence de peu de TG et de beaucoup de cholestérol, le taux de LDL devrait être mesuré par prise directe au lieu d’utiliser l’équation de Friedwald.
Ces résultats furent ensuite confirmés par une publication de 2008 de chercheurs iraniens montrant qu’avec des concentrations faibles de TG, l’équation de Friedwald pouvait surestimer le taux de LDL à un niveau tel que cela pourrait affecter la prise de décision clinique.
Ces chercheurs iraniens ont suggéré une équation différente pour le calcul du LDL
Les chercheurs ont conclu que quand on utilise l’équation originale de Friedwald, un taux faible de TG peut affecter positivement le calcul du LDL, et que pour corriger cette erreur, le niveau de LDL devrait soit être mesuré directement, soit être ajusté en suivant une formule modifiée.
Une des première choses qui se passent lorsque l’apport de glucides est réduit est précisément que les taux de triglycérides dans le sang chutent, souvent de façon très prononcée. Cela pourrait avoir une implication dans la pratique pour les personnes suivant un mode de vie LCHF, ce qui est de plus en plus fréquent de nos jours.
Voici un tableau comparatif des équations de Friedwald et Iranienne pour le calcul du LDL-C :
| Équation | Formule (mg/dL) | Formule (mmol/L) | Remarques |
|---|---|---|---|
| Friedwald | LDL-C = [Cholestérol Total] - [HDL-C] - [TG]/5 | LDL-C = [Cholestérol Total] - [HDL-C] - [TG]/2.2 | Utilisée mondialement, mais peut être inexacte avec des TG faibles ou élevés. |
| Iranienne | LDL-C = [Cholestérol total]/1.19 + TG/1.9 - [HDL-C]/1.1 - 38 | LDL-C = [Cholestérol total]/1.19 + TG/0.81 - [HDL-C]/1.1 - 0.98 | Plus précise avec des TG faibles, peut affecter les décisions cliniques. |
De nombreuses personnes pensent faire du bien à leur santé en suivant un régime pauvre en glucides et riche en graisses. Une analyse prospective confirme que ce modèle alimentaire est associé à une augmentation significative du taux de cholestérol LDL et à une augmentation des incidents cardiovasculaires.
Notre étude a révélé que la consommation régulière d’un régime alimentaire déclaré pauvre en glucides et riche en graisses était associée à une augmentation du taux de cholestérol LDL ou de ce que l’on appelle le “mauvais” cholestérol et à un risque accru de maladie cardiaque”, rapporte Iulia Iatan, médecin traitant et chercheur à la Healthy Heart Program Prevention Clinic, St.
Les régimes LCHF, dans lesquels la cétose est induite par une consommation plus importante de protéines et de graisses et une consommation réduite de glucides, sont de plus en plus populaires, les partisans faisant état d’effets positifs sur l’obésité, le diabète et l’épilepsie, poursuit Iatan.
Cependant, plusieurs rapports de cas ont montré que l’adhésion à ces régimes entraîne une augmentation du taux de cholestérol dans un certain nombre de groupes de population, y compris les athlètes très entraînés, ce qui amène certains à conclure que l’hypercholestérolémie n’est peut-être pas aussi nocive chez les personnes qui suivent strictement un régime cétogène.
Parmi les patients et certains membres du public, on pense qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter malgré l’augmentation du LDL, car cela fait partie de l’adaptation métabolique attendue au régime”, explique Liam R. Brunham, professeur au département de médecine de l’université de Colombie-Britannique, Vancouver, Canada, et autre auteur principal de l’étude.
Brunham a souligné qu’il n’existe pas d’études prospectives randomisées sur les régimes cétogènes portant sur leurs effets sur les profils lipidiques et les maladies cardiovasculaires. Notre étude montre qu’il y a au moins des raisons de penser que ce modèle alimentaire peut augmenter le risque cardiovasculaire”, souligne Brunham.
Le plan alimentaire keto pour abaisser le cholestérol combine l'approche faible en glucides et riche en graisses du régime cétogène avec des aliments connus pour améliorer les profils lipidiques. Ce plan est conçu pour réduire le mauvais cholestérol (LDL) et augmenter le bon cholestérol (HDL), ce qui est essentiel pour la santé cardiaque. C'est une approche ciblée qui permet de bénéficier des avantages du régime keto tout en se concentrant sur le bien-être cardiovasculaire.
Conseil : Optez pour des graisses saines comme l'huile d'olive et les avocats plutôt que pour les graisses saturées afin d'améliorer votre profil lipidique.
Avantages : Le plan alimentaire cétogène pour abaisser le cholestérol adopte une approche cétogène pour gérer les niveaux de cholestérol. Ce plan met l'accent sur les graisses saines pour le cœur, les protéines maigres et les légumes pauvres en glucides afin de soutenir la santé cardiovasculaire. En intégrant des aliments qui contribuent à améliorer le profil lipidique, le plan vise à favoriser la gestion du cholestérol dans le cadre d'un régime cétogène.
Modifier brusquement son régime alimentaire ne peut pas se faire sans déclencher l’apparition de divers effets secondaires. Les personnes qui entament un régime keto éprouvent souvent au début :
Comme il modifie considérablement les apports en glucides, en lipides et en protéines, le régime keto est très déséquilibré. Sans recours à une supplémentation en vitamines, en potassium, en magnésium, en phosphore, en sélénium et en calcium, il peut rapidement provoquer des carences alimentaires. Le régime keto limite grandement tous les aliments qui permettent de trouver ces nutriments, c’est-à-dire les fruits, les légumes et les céréales.
Le régime cétogène peut également être responsable d’une augmentation du mauvais cholestérol (LDL). Cela est dû aux graisses saturées, très présentes dans les aliments recommandés par le régime keto. Ces graisses sont particulièrement nocives, leur influence est reconnue dans l’apparition des maladies cardiaques. Pour réduire ces risques, il est impératif de faire attention au type de graisses consommées lorsque l’on suit un régime keto. Les graisses d’origine animale sont les plus nocives pour la santé. Il faut donc chercher à privilégier les graisses d’origine végétale. Les nombreuses graisses à ingérer sont aussi susceptibles d’aggraver des problèmes de foie préexistants.
Le manque d’aliments fibreux, comme les légumineuses et les céréales, est souvent à l’origine de problèmes intestinaux. Il est en revanche possible de limiter ces problèmes en consommant des fibres sans gluten. De son côté, le manque de glucides se fait ressentir au travers de sautes d’humeur et de difficultés de concentration.
Comme il met le corps à rude épreuve et bouscule radicalement les habitudes alimentaires, le régime keto est contre-indiqué pour diverses personnes :
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