Les compléments alimentaires sont devenus un sujet de discussion courant dans le domaine de la santé et du bien-être. Cet article explore les bienfaits potentiels de certains compléments, notamment ceux issus de l'Ayurvéda, tout en mettant en lumière les allégations trompeuses courantes sur le marché.
La fondatrice de la marque Ajy est convaincue que l’Ayurvéda recèle de savoirs et de pratiques millénaires qui peuvent améliorer notre vie.
Les formules sont composées de plantes reconnues pour leurs vertus selon l’Ayurvéda et choisies pour leurs synergies, avec un screening précis sans actif superflu.
Pour la marque, il était indispensable d’avoir une chaîne de production respectueuse de l’environnement avec des packagings simples et éco-responsables.
Les plantes sont disponibles en bio, végan et autorisées en France. Ils sont conçus en un bioplastique appelé PLA (Poly lactic acid). Ce matériau est obtenu grâce aux sucres et amidons de maïs et betterave.
Les compléments alimentaires sont tous issus de l’agriculture biologique, végane, certifiés Ecocert et d’origine française.
La médecine Ayurvédique identifie trois profils ou « doshas » qui se composent des différents éléments : air, éther, feu, eau ou terre. Chaque individu possède un dosha de naissance (dit dominant) qui se matérialise par des caractéristiques physiques et mentales singulières.
Découvrez Ajydétox Bio de Ajy : un complément alimentaire dépuratif, idéal pour améliorer la digestion, et apaiser l’inflammation et les ballonnements.
L’association végétale du radis noir, du pissenlit et de l’artichaut permet d’améliorer le fonctionnement du foie, et notamment les fonctions hépatiques et biliaires.
Ces 3 ingrédients favorisent tous la production de bile : ils se complètent pour aider à la digestion des graisses.
Même s’ils ont l’apparence de médicaments et si on les achète le plus souvent en pharmacie, les compléments alimentaires continuent à pouvoir être vendus sans avoir jamais apporté une quelconque preuve de leur efficacité.
Allégations trompeuses et slogans mensongers sont monnaie courante sur ce marché.
La cour d’appel de Paris a condamné la société Forté Pharma pour pratique commerciale déloyale fin décembre.
« Ce qui se passe à l’intérieur se voit à l’extérieur ! » Ce vieux mantra publicitaire est actuellement remis au goût du jour avec le collagène.
On le connaissait déjà comme ingrédient des crèmes antirides. Il revient en force, cette fois sous forme de produits à avaler : bonbons, boissons, poudre à diluer et surtout gélules avec le statut de complément alimentaire.
Le collagène est l’une des principales protéines du corps, où il joue un rôle structurel. Dans la peau, il assure tenue et élasticité. Au sein des articulations, il contribue aux propriétés biomécaniques du cartilage sollicité lors des mouvements. On en trouve aussi dans les os, les tendons, les ligaments, les muscles, les vaisseaux sanguins, etc.
Produit massivement pendant l’enfance, sa synthèse ralentit très fortement à l’âge adulte.
Sur cette base, les vendeurs de compléments alimentaires déclinent des promesses à l’envi.
Côté esthétique, il « efface les signes de l’âge », « lutte contre le relâchement cutané » et peut être pris pour « prévenir l’apparition des rides et rajeunir le visage ».
Ongles cassants, cheveux ternes ? Une petite cure de collagène devrait aussi arranger l’affaire.
Côté santé, il garantit « le confort articulaire » ou une « atténuation des douleurs ».
Certains osent même le promouvoir « pour renforcer la densité osseuse », ce qui est interdit sur un complément alimentaire car cela relève de l’allégation thérapeutique.
Bref, on vous promet de rajeunir, de la tête aux pieds !
Alors, promesse tenue ? Les marchands de compléments en ligne assurent que oui, études scientifiques à l’appui.
Nous leur avons demandé de nous fournir ces études. Deux d’entre eux, Vita Recherche et Biocyte, ne nous ont pas répondu. Un troisième nous a envoyé des documents dont la méthodologie était insuffisante.
Les rares essais cliniques que l’on peut dénicher, sur les douleurs d’arthrose par exemple, sont mal conduits, sur un trop petit nombre de patients, sans comparer les résultats du collagène à ceux d’un placebo (une règle méthodologique de base).
Malgré cela, certains produits affichent la mention « recommandé par les rhumatologues ». On ne sait pas lesquels.
En tout cas pas le président d’honneur de la Société française de rhumatologie, le Pr Francis Berenbaum, qui tranche : « Il n’y a aucune preuve que ça marche. Et, surtout, il n’y a aucune raison que ça marche. »
En effet, le collagène étant une protéine, c’est-à-dire une grosse molécule faite de l’assemblage de petites briques, les acides aminés, il est découpé en morceaux lorsqu’il est ingéré.
« Le corps n’est pas capable d’assimiler le collagène sous cette forme, explique le Dr Claire Vinatier, chercheuse dans l’unité Inserm Médecine régénérative et squelette à Nantes Université. Lorsque du collagène est ingéré, il est traité comme toutes les autres protéines : il est dégradé en acides aminés pour pouvoir passer la barrière intestinale. Une fois assimilés, ces acides aminés peuvent servir à reconstruire des protéines, mais pas le collagène plus spécifiquement qu’une autre. »
Dire qu’il va venir régénérer le cartilage ou combler les rides est aussi absurde qu’imaginer que manger du jarret de porc vous donnera de bons mollets musclés ou que la cervelle d’agneau vous fournira des neurones pour être plus intelligent. Le collagène ne se souvient pas d’où il vient.
Pour imposer le collagène comme un produit désirable et efficace, les marchands de compléments alimentaires multiplient les manœuvres.
Les vendeurs ne lésinent devant aucun détournement du langage scientifique.
Ils recommandent de privilégier les produits « avec un poids moléculaire inférieur à 2 000 daltons », de préférence « des peptides issus de l’hydrolysation » et « idéalement de type 1 » pour « libérer une action puissante et globale ».
Tous ces termes existent mais ne signifient pas grand-chose pour le commun des mortels ou sont vides de sens. Une façon pour les marchands de recouvrir d’un vernis scientifique un produit qui en manque.
Quand vous tapez « meilleur collagène » dans Google, vous êtes rapidement dirigé sur des sites de presse comme BFMTV, 20 Minutes ou Le Point, qui proposent des comparatifs à l’apparence sérieuse mais sont en réalité des placements de produits rédigés par des auteurs extérieurs aux journaux.
Une façon pour les marchands d’acheter de la crédibilité.
Certains sites affichent carrément des références qui sont de pures inventions, comme ce prétendu certificat de conformité établi par la « Direction générale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires française » (voir photo ci-dessous).
La Direction générale de l’alimentation (DGAL) existe bien, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) aussi, mais la « Direction générale de sécurité sanitaire des produits alimentaires française » n’existe pas. Cette certification est une affabulation.
Le même vendeur de collagène se targue de fournir son produit pour un essai clinique dans le prestigieux hôpital Georges-Pompidou à Paris... Un essai dont nous n’avons pas trouvé trace.
Le service de presse de l’hôpital nous a confirmé qu’il n’y avait pas d’essai clinique avec du collagène en cours. Une collaboration inventée de toutes pièces, donc.
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