La précarité étudiante est une réalité croissante, et face à ce constat, plusieurs initiatives ont vu le jour à Metz pour offrir une aide alimentaire aux étudiants en difficulté. Ces projets visent à fournir une alimentation saine, locale et abordable, tout en créant des espaces de convivialité et de soutien social.
Les AGORAé sont des espaces d’échange et de solidarité gérés par des fédérations territoriales, comme Fédélor. Initié en 2010 par la FAGE, le projet AGORAé répond à un constat de précarisation continue de la population étudiante. Aujourd’hui, 35 épiceries couvrent le territoire métropolitain.
Le fonctionnement des AGORAés est cadré par un règlement intérieur. Les produits proposés aux bénéficiaires de notre aide alimentaire sont vendus à -90% du prix du marché. Les protections périodiques, elles, sont gratuites.
Les AGORAé sont des épiceries solidaires portées par et pour les étudiants sur les campus universitaires. Accessibles aux étudiants en difficulté financière, elles leur permettent de bénéficier de prix préférentiels sur des produits diversifiés, soient-ils alimentaires ou d'hygiène. Les étudiants ont ainsi accès à des produits de la vie courante entre 10 et 20 % des prix usuels pratiqués dans les circuits de grande consommation.
Comme le précise Martin Creton, le président de Fédélor, Fédération étudiante de Lorraine, « un paquet de pâtes vendu à 80 centimes coûte, ici, 8 centimes ». Cette initiative vise à remédier à des situations de précarité auxquelles plusieurs étudiants sont encore confrontés.
A Metz, et plus précisément au cœur du campus Bridoux, la nouvelle AGORAé permet aux étudiants sélectionnés sur critères sociaux d'accéder à une alimentation saine et équilibrée à travers la mise à disposition de produits à moindre coût. Cette alternative aux circuits de consommation traditionnels est une aubaine pour contrer les difficultés d'ordre social et économique des étudiants au quotidien.
Les produits de nos agoarés proviennent des banques alimentaires de Nancy et Metz, de producteurs locaux, ou d’aides de l’Union Européenne. Certains produits peuvent donc observer une DLUO dépassée.
Les principaux bénéficiaires des dons collectés seront les épiceries solidaires AGORAés de la Fédération étudiante de Lorraine (Fédélor), qui permettent aux étudiant.e.s de bénéficier de produits alimentaires et de première nécessité à 10 % du prix du marché.
L'AGORAé n'est pas seulement une épicerie solidaire, mais représente un lieu de vie à part entière favorisant la création de liens sociaux entre les étudiants. Plus qu'un simple espace de vente, elle est source de socialisation, d'échange d'informations et de participation à des activités diverses. Afin de remédier à l'isolement, plusieurs services ont été pensés pour mener à un désenclavement des campus universitaires.
Ainsi, une bibliothèque participative permet aux étudiants d'emprunter des livres à condition de participer à l'esprit solidaire dominant de l'AGORAé en en déposant un autre à leur tour. Près de 100 romans sont déjà empruntables. L'AGORAé offre également aux jeunes la possibilité d'accéder à des activités qu'ils n'auraient pu se permettre financièrement tels que des cours de cuisine, de guitare ou encore de couture.
C'est ce que propose l'association La Gamelle Étudiante à l'université de Lorraine. Le projet veut faire face à la précarité étudiante qui augmente chaque année. Cette initiative est située sur le campus du Saulcy, à Metz.
Face à l'augmentation de la précarité étudiante, La Gamelle Étudiante a vu le jour à l'université de Lorraine. Pour combattre cette précarité alimentaire, une nouvelle initiative a vu le jour : La Gamelle Étudiante, qui a ouvert ses portes le lundi 20 janvier 2025, à Metz.
En 2024, 37% des étudiants se retrouvaient en difficulté financière, selon la fédération étudiante de Lorraine (Fédélor). L'association a vu le jour pour offrir une alternative saine, locale et abordable aux étudiants.
Cette initiative propose un menu végétarien chaque midi, du lundi au jeudi, au tarif de cinq euros. Il est servi à l'entrée de la Maison des étudiants, sur le campus du Saulcy.
Pourquoi avoir choisi de proposer uniquement des plats végétariens ? Clémentine Dubarry, cuisinière, nous en explique les raisons : "La première est économique. Si on veut faire du bio et du local tout en maintenant des prix abordables, ajouter de la viande ferait exploser les coûts. Ensuite, c'est une démarche écologique : il est important de réduire notre consommation de viande. Et enfin, c'est une démarche éducative : il faut rééduquer nos palais et apprendre à apprécier les légumes, les légumineuses, et découvrir d'autres façons de manger."
L'un des principes forts de La Gamelle Étudiante est d'utiliser exclusivement des produits locaux. Ils viennent de producteurs situés à quelques kilomètres de l'université permettant de consommer localement et de créer une économie circulaire. En plus de proposer une alimentation saine, l'association entend également lutter contre la précarité alimentaire des étudiants, avec des menus complets (entrée, plat, dessert) à seulement cinq euros. "On veut offrir des repas équilibrés, à petit prix, tout en soutenant les producteurs locaux", explique Victor Defernez, président de l'association.
La Gamelle Étudiante ne se contente pas de proposer des repas abordables. L'initiative vise également à briser l'isolement social auquel certains étudiants font face. "L'idée est de proposer un espace dans lequel les étudiants peuvent se retrouver", ajoute Victor. En effet, certains étudiants, notamment ceux qui résident dans la cité du Saulcy, sont souvent isolés. La Gamelle Étudiante espère créer un lieu de partage et de convivialité au cœur du campus.
L'alimentation des jeunes est souvent un défi. Manque de temps, budget restreint, et parfois une alimentation peu variée, avec peu de légumes ou de protéines de qualité. C'est un problème que Clémentine Dubarry, la cheffe cuisinière de La Gamelle Étudiante, connaît bien : "Les étudiants manquent généralement de légumes, et quand il y a de la viande, elle est souvent de mauvaise qualité. Il vaut mieux leur apprendre à manger équilibré, à petit prix, en privilégiant les légumineuses, les céréales, tout en mangeant bio et local. Il suffit juste d'un peu d'organisation."
Clémentine partage également quelques astuces pour manger équilibré sans se ruiner : "Il faut jouer sur les légumes de saison, parfois choisir des produits moins esthétiques, mais tout aussi bons. Et puis, il faut être prêt à investir un peu plus dans des produits de qualité, car au final, cela se répercutera sur notre santé à long terme."
Estelle et Manon, deux jeunes étudiantes d'une vingtaine d'années, sont venues tester La Gamelle Étudiante pour la première fois. "C'est un nouveau lieu de restauration sur le campus, et en plus, c'est entièrement végétarien. Ça change un petit peu, ça permet de découvrir des plats qu'on n'a pas forcément l'habitude de voir", nous expliquent-elles. Elles ont particulièrement apprécié l'originalité des plats proposés, loin des sandwichs ou plats préparés souvent associés à l'alimentation étudiante.
De retour à table, Estelle et Manon, ravies de leur expérience, trouvent que l'ambiance y est beaucoup plus calme que dans les restaurants universitaires. "C'était très bon, original et agréable à manger. L'atmosphère est vraiment détendue", partagent-elles avec enthousiasme.
En plus des repas, l'association prévoit d'ouvrir un salon de thé et d'organiser des ateliers de cuisine chaque mois. "Nous voulons également inviter des chefs pour qu'ils partagent leur savoir-faire avec les étudiants", nous explique Clémentine. Ces initiatives permettront aux étudiants de découvrir des astuces pour cuisiner à la maison et d'apprendre à mieux se nourrir.
En partenariat avec le CROUS et la MGEL, le Service de Santé Étudiante Lorraine Nord prévoit régulièrement des actions pour conseiller les étudiants sur leur alimentation. Le but est de donner des conseils sur la nutrition, de proposer des activités pour mieux apprendre les bienfaits ou au contraire les effets néfastes de certains aliments. Le mois de l’équilibre alimentaire a lieu en mars.
L’association Tim & Bastien sillonne les campus de Nancy avec son foodtruck solidaire pour proposer aux étudiant·es des repas végétariens, sains et accessibles.
La Fondation ID+ Lorraine poursuit son engagement auprès des étudiant.e.s lorrain.e.s touchés par la précarité et lance une nouvelle campagne d’appel aux dons. Dans un contexte où le coût de la vie continue de peser lourdement sur la jeunesse, la fondation intensifie ses efforts pour leur offrir un soutien concret, en mettant cette année l’accent sur trois dimensions essentielles : la précarité alimentaire, la précarité numérique et la santé mentale.
En parallèle, la Fondation ID+ Lorraine organise plusieurs actions de terrain pour sensibiliser et impliquer les citoyens : Collectes de denrées alimentaires Retrouvez-nous dans les magasins Intermarché de Écrouves et Jarville-la-Malgrange le samedi 18 octobre, et dans les Intermarché de Seichamps et Metz Saint-Vincent le samedi 15 novembre !
Cette année, la campagne bénéficie également du soutien du Rotary Club Nancy Majorelle, qui s’engage aux côtés de la fondation pour organiser les collectes et apporter un appui supplémentaire aux étudiant.e.s en difficulté.
| Poste de dépense | Montant mensuel estimé (€) |
|---|---|
| Repas (hors initiatives solidaires) | 150 - 300 |
| Courses alimentaires (AGORAé) | 20 - 50 |
| Participation à La Gamelle Étudiante | 40 - 80 |
| Autres dépenses alimentaires | 30 - 70 |
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