Vous avez le sentiment que votre enfant mange trop ou pas suffisamment ? Vous n’avez pas idée des portions adaptées à vos enfants ? Vous êtes un peu perdu(e) entre l’envie de faire plaisir et donner une alimentation équilibrée à vos enfants ? Pas de panique, cet article va vous permettre d’y voir plus clair.
De 4 à 14 ans, l’organisme des enfants est en pleine croissance. Développement du système immunitaire, des fonctions cognitives et psychologiques, du système musculosquelettique etc.. Il s’en passe des choses dans son corps ! Pour assurer le bon développement de ces fonctions, les enfants ont besoin d’un cadre de vie équilibré et d’adopter de bonnes habitudes.
Un sommeil régulier et de qualité, des activités physiques variées, des moments de calme et de partage, ainsi qu’une alimentation équilibrée, sont indispensables à votre enfant. Par exemple, si votre enfant ne dort pas bien, il est fatigué et donc moins concentré.
Pour assurer leur croissance, les enfants ont des besoins énergétiques et nutritionnels importants. Effectivement proportionnellement à un adulte les enfants ont un métabolisme plus élevé. Alors que les adultes ont des réserves, les enfants eux fabriquent leur capital pour le restant de leur vie. Ils ne doivent donc manquer de rien. Calcium, magnésium, Iode, zinc, fer, silicium, vitamines A, D, E, K, C, B (1 à 12), acides aminées, glucides, acides gras, fibres ainsi que des bactéries en tout genre.
La période entre la petite enfance et l’adolescence est souvent considérée comme une période de transition d’un point de vue alimentaire. Le début de scolarisation permet en effet à l’enfant de rentrer dans des rythmes réguliers et programmés tant d’activité physique que de prise des repas.
Les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) ont été établis par l’ANSES (ex-afssa) en 2001, et revus en 2010 pour les lipides.
Par rapport aux adultes, les enfants semblent donc avoir une alimentation un peu plus glucidique (46,6 % contre 44 % pour les adultes) et moins protidique et lipidique. Chez les enfants, les petits-déjeuners et les goûters contribuent davantage à l’apport énergétique total que chez les adultes : 19 % vs 13 % pour les adultes. Les repas du midi et du soir sont donc plus légers que chez les adultes : 34 et 31 % de l’énergie totale.
L’étude nationale nutrition santé (ENNS 2006) a été mise en place dans le cadre du PNNS, pour décrire les consommations alimentaires, l’état nutritionnel et l’activité physique d’un échantillon national d’enfants (3-17 ans) et d’adultes (18-74 ans) résidant en France métropolitaine.
En France, entre 1980 et 1996, le nombre de cas d’obésité a été multiplié par 2,5 chez les enfants de dix ans. Parmi les collégiens et les lycéens, 12 % souffrent d’obésité et 22 % de surpoids. La sédentarité est une des principales causes d’obésité ou d’excès de poids chez ces jeunes.
Comme chez l’adulte, les glucides doivent constituer la principale source d’énergie des enfants et représenter environ 50 à 55 % des apports caloriques quotidiens. Selon les recommandations officielles, la consommation de pain complet, de céréales complètes et de féculents par les enfants français doit augmenter aux dépens des produits sucrés qui contiennent des matières grasses.
Si votre enfant vous réclame des pâtes à longueur de journée, je vous rassure c’est tout à fait normal et il a bien raison ! Au petit déjeuner, on peut proposer aux enfants du pain complet ou aux céréales ou du pain de seigle ou des préparations maisons à base de farine de blé, de pois chiche ou encore de châtaigne. L’alimentation au petit déjeuner va permettre aux enfants de recharger les batteries. Ils doivent donc consommer des féculents en quantité adaptée. Par exemple 50gr cuits à 4 ans jusqu’à 200g cuits à 14 ans. Toujours accompagnés de légumes, les féculents doivent représenter environ 1/3 de l’assiette.
Au goûter, il faut adapter l’apport de féculent aux activités prévues par la suite. Si votre enfant va pratiquer une activité physique, artistique ou intellectuelle, il faut également qu’il consomme des féculents, comme au petit déjeuner.
Les lipides constituent une source d’énergie, mais également une source d’acides gras essentiels pour le développement du système nerveux et la maturation des fonctions du cerveau. Chez l’enfant de moins de trois ans, les besoins sont particulièrement importants et nécessitent que la moitié des calories environ soit apportée par des lipides. Chez l’enfant de plus de trois ans et chez l’adolescent, les apports conseillés en lipides sont limités à un tiers des calories quotidiennes, essentiellement sous forme de graisses insaturées.
De manière générale les matières grasses sont représentées par l’huile, le beurre, la margarine et la crème. S’il ne faut pas en abuser, certains acides gras sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Notamment la famille des oméga 3 et des oméga 6. Les besoins en oméga 6 sont facilement comblés par l’alimentation en générale. Alors que la consommation des oméga 3 doit faire preuve d’une attention particulière. Favorisez l’huile d’olive pour les cuissons et l’huile de colza, pour l’assaisonnement.
Où les trouver : essentiellement dans des huiles végétales (colza, soja, noix) et les poissons gras (saumon, maquereau, sardine...).
Les protéines sont indispensables à la croissance de l’enfant et au bon fonctionnement de son organisme. L’apport quotidien en protéines doit être de 0,8 à 0,9 g par kilo, soit 12 à 13,5 g par jour pour un enfant de 15 kilos, par exemple. Ces besoins sont facilement couverts. En effet, dans les sociétés occidentales, la quantité moyenne de protéines ingérées par un enfant est, en général, trois à cinq fois supérieure à ses besoins.
Si plus haut nous avons pu voir que les produits laitiers apportent des protéines, ces aliments sont une vraie mine d’or pour l’organisme. 1 à 2 portions de viande rouge et/ou de charcuterie maigre comme le jambon par exemple.
Les fibres sont souvent consommées en trop faible quantité. Les recommandations concernant le jeune enfant s’établissent grâce à une formule très simple : additionnez le chiffre 5 à ses années d’âge et vous obtiendrez le nombre de grammes de fibres qu’il devrait ingérer quotidiennement.
Le sujet qui fâche ! Sources de fibres, de vitamines et de minéraux, les légumes sont indispensables à la l’alimentation de votre enfant. Le must ? Consommer des légumes bio pour faire le plein de vitamines bio. Pour maintenir la qualité nutritionnelle des légumes et notamment de la vitamine C, il faut éviter de trop dénaturer le produit. Plus un aliment est cuit, mixé, trempé, plus il perd en qualité. L’idéal est de proposer dans la journée deux portions de fruits frais, crus et entiers, une portion de légume cru (crudité).
L’eau est bien sûr indispensable. Le corps des enfants contient plus d’eau que celui des adultes. Plus un enfant est jeune, plus il est sensible à la déshydratation et à ses complications. Les enfants ont besoin de 70 à 90 ml d’eau par kilo de poids (soit 2,1 à 2,7 litres pour un enfant de 30 kilos).
On entend à longueur de journée qu’il faut boire 1.5L d’eau par jour, ce qui n’est pas déjà pas évident pour un adulte, alors imaginez pour un enfant ! Les contraintes sont d’autant plus compliquées pour un enfant qu’il ne sait pas toujours reconnaitre ou exprimer son besoin de boire. Sans compter le fait qu’il n’a pas toujours accès à de l’eau ou à des toilettes. Idéalement, il faudrait que votre enfant puisse boire 3 verres d’eau à chaque repas et durant les activités physiques. La seule boisson indispensable est l’eau.
En s’appuyant sur les travaux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et du Haut Conseil de la santé publique, Santé publique France publie de nouvelles recommandations sur l’alimentation et l’activité physique pour les 4-11 ans. L’objectif : s’assurer de leur appropriation par le plus grand nombre en les accompagnant de conseils éducatifs et d’outils pratiques.
En 2015, seul un quart des 6-10 ans mangeaient suffisamment de fruits et légumes et plus des trois quarts consommaient trop de glucides simples issus des produits sucrés1.
A tout âge, pour les fruits et légumes, les légumes secs et les féculents complets ou semi-complets, c’est selon l’appétit.
Pour le poisson, la volaille, les œufs, la viande, la charcuterie, il faut adapter les portions en fonction de l’âge de l’enfant :
Comment gérer un enfant qui refuse de manger certains aliments ? Pas de panique : le refus, c’est normal, surtout entre 2 et 6 ans. Il ne faut pas forcer ni punir. Proposez, sans pression, et surtout : donnez l’exemple. Un aliment refusé aujourd’hui peut être accepté dans quelques semaines. Il faut parfois 7 à 10 expositions avant qu’un enfant accepte de goûter. Le mot d’ordre : patience et régularité.
Les produits sucrés doivent-ils être complètement bannis ? Non, il ne s’agit pas d’interdire, mais d’encadrer. Les enfants ont naturellement un attrait pour le sucre, mais on peut limiter sans diaboliser.
Faut-il adapter l’alimentation selon l’âge de l’enfant ? Oui, bien sûr. Un tout-petit n’a pas les mêmes besoins qu’un ado en pleine poussée de croissance. Les premières années, on veille aux bonnes graisses, au fer, au calcium. Ensuite, l’important c’est la variété, l’énergie suffisante et des apports réguliers. Le tout, sans tomber dans la suralimentation. Chaque âge a ses priorités… et ses challenges.
Vous pouvez même vous rapprocher de leurs hobbies. La culture asiatique est très en vogue actuellement avec les mangas, la K-pop etc.. De même pour la culture urbaine que les jeunes apprécient . Pourquoi ne pas leur proposer des produits maison, tels qu’un kebab maison, des tacos, des crêpes, des pizzas ou encore des wraps.
Eté : Tomate mozzarella, fondue de tomate, tomate farcie. Fondue de poivron, poivron farci, poivronnade.
Automne : betterave en salade, mousse de betterave à la ricotta, betterave crue râpée.
Hiver : gaufre au poireau, fondue de poireau, flamiche.
Aujourd’hui l’influence du microbiote intestinal sur la santé n’est plus à démontrer. Par exemple : obésité, diabète, maladies chroniques de l’intestin, allergies, anxiété, dépression et autisme… Tous ces troubles ont été mis en corrélation avec une diversité des souches bactériennes trop pauvre.
Attention, les desserts lactés et les entremets ne sont pas considérés comme des laitages. Il faut choisir les produits laitiers natures.
Le piège c’est de ne pas se rendre compte du cumul de matières grasses consommées et notamment des graisses saturées.
L’appétence des enfants pour le sucre est bien connue et on est parfois tenté de leur proposer des produits sucrés pour qu’ils acceptent de manger quelque chose. Même si cette stratégie est compréhensible celle-ci pourrait être nuisible par la suite. En effet, les produits sucrés augmentent la glycémie trop rapidement et engendrent une sécrétion importante d’insuline. Ce qui provoque une hypoglycémie réactive.
Pour lutter contre ces mauvaises habitudes, proposez-lui un fruit, un gâteau maison ou des biscuits bébé bio. Remplacez le sucre habituel par de la compote de pomme, de la banane, du sirop d’agave ou du miel.
Depuis octobre 2008, la vitamine D fait l’objet d’une allégation santé en Europe. Dans le cadre de cet avis, il a été reconnu qu’il existait une relation de cause à effet entre la consommation de vitamine D et la croissance et le développement osseux normaux chez les enfants et adolescents.
Or, dans les pays européens, la synthèse de la vitamine D dans la peau par l’action du rayonnement solaire est insuffisante pour répondre aux besoins, surtout pendant les mois d’hiver où l’exposition au soleil est moindre.
Pour que la croissance de l'enfant se déroule dans de bonnes conditions, il est indispensable que l’enfant ait une vie saine et équilibrée. Les aliments riches en vitamines et minéraux cités ci-dessus et jouant un rôle important dans la croissance devront être privilégiés.
Chacun sait désormais que la qualité des huiles est primordiale pour un bon équilibre, et que ceci est valable à l’âge adulte mais aussi et surtout pour les jeunes enfants qui ont des besoins particuliers en acides gras essentiels.
Vous avez à votre disposition des huiles « spécifi ques enfants » qui permettent d’apporter non seulement des oméga-3 mais surtout du DHA, un acide gras à longue chaîne essentiel au développement cérébral de l’enfant que l’on retrouve d’habitude dans les poissons gras.
| Nutriment | Apports Conseillés (Garçons 8-10 ans) | Apports Conseillés (Filles 8-10 ans) |
|---|---|---|
| Énergie | 2000 kcal | 1800 kcal |
| Protéines | 34 g | 34 g |
| Lipides | Variable selon l'activité, environ 30-35% de l'apport énergétique total | Variable selon l'activité, environ 30-35% de l'apport énergétique total |
| Glucides | Variable selon l'activité, environ 50-55% de l'apport énergétique total | Variable selon l'activité, environ 50-55% de l'apport énergétique total |
| Fibres | 18-20 g | 18-20 g |
| Calcium | 1000 mg | 1000 mg |
| Fer | Variable selon la biodisponibilité | Variable selon la biodisponibilité |
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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