Marre des œufs, des cloches, des poissons et des lapins en chocolat pour Pâques? Vous cherchez une idée plus originale pour les fêtes de Pâques? Le blog de la mobilité a déniché un chocolatier qui propose des voitures de luxe toutes en chocolat pour 3€. Direction Chocolissimo pour trouver votre bonheur gourmand.
Mais l'histoire du chocolat ne s'arrête pas là. Saviez-vous qu'il existe un bio-carburant chocolaté ? Une startup a fabriqué une sorte de bioéthanol et 2 anglais ont roulé à bord d'un 4x4 pendant 7200 kms grâce à un savant mélange qui intègre des déchets de la fabrication du chocolat et quelques autres substances comme du beurre, de la soude caustique et de l'alcool à brûler.
Voiture alimentée au chocolat.
Visitant dernièrement la collection de Patrick Kesteloot, située à Cadaujac en Gironde, j'ai découvert ce camion de laitier qui, comme de nombreuses autres voitures de commerce, est pratiquement introuvable de nos jours. Avant de vous le présenter en détail, nous allons préciser sa fonction dans l’organisation des modes de transport du lait.
Jusqu’au XVIII° siècle, la production de lait était essentiellement utilisée pour la réalisation de produits transformés tels le beurre et le fromage. Le lait cru était prioritairement dédié à la consommation des enfants et des malades. Préconisé contre diverses maladies; typhus, typhoïdes, états nerveux,… , son utilisation fut accompagnée de nombreux débats pour le moins contradictoires et enflammés.
Le développement de sa consommation va, en fait, résulter de l’arrivée d’un aliment exotique; le café. Pourtant, ses qualités nutritives et hygiéniques étaient questionnées par les hygiénistes. Par exemple, la tuberculose des bovins, maladie transmissible à l’homme, contaminait 15% du cheptel, à la fin du XIX° siècle.
Une des solutions les plus anciennes fut de rapprocher la production de la consommation ce qui amena le maintien de fermes à l’intérieur ou à la limite des villes. En s’agrandissant, les villes ont intégré des fermes et on en retrouve la trace dans la dénomination même de certains lieux comme, à Paris: le "Pré catelan", le "Pré Saint Germain",…
Les fermiers conduisent leurs troupeaux de vaches, chèvres et ânesses devant la porte de leur client où ils procèdent à la traite. Si les troupeaux de vaches ne circulent pratiquement plus dans Paris au début du XIX°, cette vente « au pis » pour les chèvres et les ânesses persiste jusque dans les années 1910.
Les Parisiens sont fournis par différents établissements. Par exemple, la maison Pasquier jeune Louis qui « loue et vend, pour Paris et la campagne, des ânesses et des chèvres laitières, les conduit à domicile à toute heure pour distribution de leur lait. C’est, cependant, une production relativement réduite orientée vers la nutrition des enfants et les soins thérapeuthiques.
L’augmentation de la consommation de lait, liée à la mode du café, du chocolat et de la chicorée, concerne le lait de vache et est beaucoup plus conséquente. Pour des raisons d’hygiène et de sécurité, la circulation sur la voie publique des troupeaux de bovins est limitée et disparaîtra totalement à Paris, en 1830. Il faut dire que leur nombre est conséquent.
La vente du lait, directement à la vacherie par les nourrisseurs, est plus ou moins importante suivant leur positionnement au sein des villes. Les accortes laitières doivent faire de longues routes pour s’approvisionner, ce qui les amène à utiliser plusieurs techniques de transport. L’image d’Epinal de la laitière portant son lait sur la tête ne relate guère la dureté de ce petit métier de rue.
Mais le plus souvent, la bête de somme était le chien, compagnon de labeur et de misère des pauvres durant des siècles. En terme de poids, les attelages des laitières flamandes étaient les plus impressionnants. Ces trés lourds mini tombereaux, de construction trés massive, étaient lourdement chargés et necessitaient souvent l'utilisation de nombreux chiens.
« Le lait qui est livré aux consommateurs par les laitières…provient en général des vacheries ordinaires situées dans Paris et sa banlieue. Présente en périphérie de Paris, à Gentilly, depuis 1819, la ferme Sainte Anne augmente, en 1825, son cheptel pour pouvoir assumer un service de vente directe aux particuliers. Pour cela, ce laitier cultivateur installe, dans Paris, un réseau de 28 dépôts sous la même enseigne de « Laiterie Saint Anne » Là, les clients ramènent leur bouteille vide en échange d’une bouteille neuve, cachetée garantie comme contenant du lait pur et frais.
« Des voitures suspendues avaient été disposées, pour faire le nouveau service, dans les divers quartiers de la ville, et sur une seule annonce, beaucoup de personnes se firent inscrire. Ces deux modes de distribution; le dépôt de lait et la vente par abonnement intégrant le transport, firent des émules parmi les autres producteurs et entraînèrent la construction de voitures suspendues spécifiques, adaptées au transport des casiers de bouteilles.
Ces voitures ont du sûrement évoluer au fil du temps et des avancées techniques. Dans le même temps que se construisait ce nouveau type de commercialisation, la création de crémeries se développait. Commerce de vente, mais aussi pour certaines comme dans ce tableau de Burel, lieux de consommation.
Ces laiteries purifient, pasteurisent et vendent le lait, assurent sa transformation; beurre, fromage,... et accessoirement alimentent d'énormes porcheries avec les résidus. Les laiteries organisent deux fois par jour le ramassage du lait dans les fermes. Ce sont des cohortes de charettes qui partent chaque matin et chaque soir des laiteries.
Au retour de la tournée, le lait est déchargé sur les quais puis filtré, ou, à la fin du siècle, pasteurisé, avant d’être rechargé dans des wagons de chemin de fer vers les grandes villes. Dans les grandes laiteries, les rails arrivent jusqu'aux quais où les wagons sont chargés. Le parc hippomobile était donc trés important.
Par exemple, la "Compagnie générale de laiterie parisienne", qui commercialisait autour de 100000 litres de lait par jour à Paris, possédait 435 voitures et autant de chevaux. Elle possédait 70 centres de collecte de lait et 6 dépôts de distribution dans la capitale. Voitures de laiteries souvent nommées laitières dans les rues de Paris.
Sur le devant, en hauteur, était positionné en hauteur le siège du conducteur. Ces véhicules possédaient deux niveaux de rangement des bidons. Il y eu d'autres modèles de voitures ne convenant que pour de petites tournées. Ainsi le guide du carrossier du 15 Octobre 1899 fait état de la réalisation par Mr Cubayne, carrossier à Bordeaux d'une voiture fermée nommée "petite voiture de laitier".
En fait, la construction de ce type de véhicule est plus tardive car le parc hippomobile des laiteries coexista avec le parc automobile jusqu'à la seconde guerre mondiale. Un des rares exemplaires du même type, que j'ai pu retrouver, date des années 1930.
En 1933, Charles Genvrain avait repris l'entreprise "La société des fermiers réunis" qui était un des plus gros fournisseurs de lait de Paris avec la fourniture quotidienne de 250000 litres de lait en 1902 et 550000 en 1913. En 1935, l'entreprise avait plus de 200 usines de traitement du lait et de fabrication de produits laitiers.
Nous sommes donc arrivés dans un autre monde, loin de nos laitières ou même de l'organisation des grossistes en lait. La voiture de Patrick Kestelot ayant été repeinte, il est difficile de savoir si elle appartenait au groupe Genvrain ou à une de ses filiales, comme les fermiers réunis, mais elle présente les mêmes caractéristiques et doit dater des années 1920-1940.
Il existe, comme dans les anciennes voitures, une ouverture de chargement par l'avant, toujours à gauche du siège du conducteur, et une ouverture à l'arrière. Cette présentation des voitures de collecte et de distribution de lait pèche par le manque d'informations sur les constructeurs de ces voitures.
L’artisan chocolatier de La malle à chocolats à Argentan, Stéphane Marie, nous a ouvert les portes de ses cuisines pour y découvrir les secrets de fabrication du chocolat. Peinture des crêtes, remplissage des moules et démoulage font partie des étapes de la fabrication des poules de Pâques.
Fabrication du chocolat de Pâques.
Derrière le comptoir de la boutique de La malle à chocolats, le client curieux peut apercevoir, grâce à une fenêtre ouverte, l’atelier de Stéphane Marie, d’où s’échappent des effluves alléchants de chocolat. « Les clients aiment bien voir ce que je fais, certains aimeraient entrer. » C’est ici que l’artisan crée ses œuvres d’art. Pour Pâques, l'artisan chocolatier commence ses préparations en février.
Depuis cinq ans, l’ancien pâtissier a délaissé les fourneaux de sa boulangerie La Désirée pour plonger tout entier dans la marmite de chocolat. « J’ai de l’asthme, à cause de la farine ce n’était plus possible de travailler à la boulangerie », confie-t-il.
Le chocolat c’est un autre monde, une histoire de précision : « Il faut être très méticuleux, ne pas se tromper dans les températures. À deux degrés près cela peut avoir des conséquences. » Dans son atelier, deux grandes cuves brassent en continu 20 kg de chocolat noir et la même quantité de chocolat blanc. Stéphane Marie possède deux cuves qui contiennent chacune 20 kg de chocolat.
À l’approche de Pâques, l’artisan finalise les dernières pièces. Avec Noël, c’est la plus grosse période d’activité. 60 % du chiffre d’affaires de l’année est réalisé pendant ces deux fêtes, et 400 kg de chocolat sont écoulés pour Pâques.
Lors de notre visite, il réalise les dernières poules qui seront dévorées ce week-end par les gourmands. Son geste est précis. À l’aide d’un pinceau, il colore en rouge la crête du moule. Puis peint par petites touches le fond avec du chocolat blanc. Tout est une question de précision. Stéphane Marie tapisse le fond des moules avec de petites touches de chocolat blanc.
« La poule reste incontournable pour Pâques, sourit-il. Les clients aiment également les compositions. On part d’une base en forme d’œuf et on crée un personnage. » Le chocolat n’est pas le seul péché gourmand de l’artisan.
L'artisan chocolatier aimé créer des pièces uniques en chocolat. Celle ci lui a demandé plus de 20 h de travail. À 52 ans, Stéphane Marie a gardé son esprit créatif et l’enthousiasme de ses débuts. « C’est toujours amusant de faire de nouvelles pièces. » Sa dernière création rend hommage à la Normandie. Plus de vingt heures de travail. Sa prochaine étape ? La sculpture en chocolat, « pour le plaisir personnel ». Pas une mince affaire.
tags: #voiture #en #chocolat #histoire #fabrication
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic