La France possède un patrimoine botanique exceptionnel qui varie considérablement d'une région à l'autre. Ces différences sont dues à des climats variés, des terroirs uniques et des traditions régionales fortement ancrées. Dans cet article, nous vous proposons un véritable tour de France des herbes aromatiques, région par région, avec pour chacune une recette facile de mocktail utilisant ces plantes locales. Cette exploration botanique et gustative vous permettra de voyager à travers les saveurs de nos terroirs tout en créant des mocktails sans alcool aussi authentiques que raffinés. Prêts pour ce voyage gustatif à travers les régions françaises ?
Le Sud de la France, avec son climat méditerranéen, est mondialement connu pour sa richesse en herbes aromatiques.
En Norvège, j’ai rencontré du côté de Stavanger, sur la côte sud ouest du Pays, Kristine Enger. Cette femme, maire de son village, est une passionnée d’herbes et de plantes sauvages comestibles et j’ai eu l’a chance de l’accompagner en cueillette. Elle m'a fait découvrir les épilobes (chamerion angustifolium). La plante fleurit en plein été m’a expliqué Kristine. Avant cela, au printemps on peut utiliser les jeunes pousses et les frire, c’est intéressant. Les feuilles, elles, peuvent être employées séchées. Pendant la guerre, quand il y avait les pénuries alimentaires, nous les utilisions en remplacement des feuilles de thé. Aujourd’hui, c’est parfait pour la réalisation de tisanes. Les fleurs, même si elles sont jolies et peuvent être utilisées pour décorer vos plats, elles n’ont pas beaucoup de goût. Par contre, ce qui est excellent c’est d’en faire un sirop. Il prend une jolie couleur. J’avoue que c’était excellent.
C’est délicieux comme coulis avec une glace à la vanille par exemple, excellent pour parfumer un yaourt nature ou encore tout simplement en boisson avec de l’eau. A partir de la même recette vous pouvez un coulis qui vous servira à parfumer un yaourt ou égayer une glace.
Ingrédients :
Préparation :
Merci beaucoup Kristine.
Qu’on la fasse au pastis ou au Ricard, la Mauresque permet de rafraîchir les longues soirées d’été, chez nous les Sudistes. La mauresque est un souvenir d’enfance pour moi : les soirs d’été, quand on prenait l’apéro, si mon père prenait un pastis, ma mère demandait qu’il lui fasse une mauresque. Il n’utilisait pas d’instrument de mesure, mais il versait précautionneusement le pastis et le sirop d’orgeat.
Je sais, je viens de vous donner des dosages précis alors que je dis juste après qu’il n’y a pas de recette universelle. La vérité c’est que la Mauresque, c’est comme le pastaga : chacun le dose à sa façon. Le rapport pastis/eau varie de 1:5 à 1:7 selon que vous êtes un docker marseillais ou un touriste parisien en vacances à Cassis. Mon conseil : commencez avec le ratio 2:1:12 (pastis, orgeat, eau) et ajustez. Trop sucré ? Moins d’orgeat. Pas assez anisé ? Plus de pastis. Ce n’est pas de la mixologie moléculaire, c’est un apéro. Et surtout : la qualité du sirop d’orgeat change tout. Un Teisseire industriel n’a rien à voir avec un sirop d’orgeat maison.
Parfois orthographiée Moresque, Mauresco en provençal, elle a plus récemment été affublée du nom d’EPO, pour Eau, Pastis, Orgeat. C’est une référence au produit dopant, mais attention les effets ne sont pas les mêmes. Comme beaucoup de mélanges populaires (Mojito, Caïpirinha, Ti’punch …) l’origine de la Mauresque n’est pas claire.
Mettre un peu de sirop dans son anisé, il y en a plus d’un qui a dû en avoir l’idée. Cependant, j’ai quand même fait quelques recherches. Wikipedia affirme (mais sans source) qu’elle trouve son origine chez les soldats français qui ont fait les campagnes d’Algérie en 1830-40. J’ai aussi trouvé une autre source qui donne une origine corse au cocktail, et son nom viendrait de l’influence maure sur la Corse. Il faudra malheureusement se contenter de ça.
La Mauresque a des petits frères et sœurs, d’autres cocktails qui mélangent pastis et sirop, notamment la Tomate qui est un mélange de pastis et de grenadine.
Le Ricard et le 51 font le job. Ils sont partout, pas chers, et c’est probablement avec eux que votre grand-père faisait sa Mauresque. Mais si vous voulez monter d’un cran, un Henri Bardouin apporte une complexité aromatique que les deux mastodontes n’ont pas. C’est plus herbacé, plus nuancé, et dans une Mauresque ça s’entend.
Un zeste de citron, une branche de romarin, le chant des cigales… Loin des cocktails standardisés, ceux de Provence racontent la fraîcheur d’un été à l’ombre des pins. Une invitation à trinquer au rythme du soleil et des parfums méditerranéens.
Ces cocktails provençaux, stars de l’été, sont à adopter. Loin des cocktails standardisés, ceux de Provence racontent la fraîcheur d’un été à l’ombre des pins.
Romarin, thym citron, basilic, menthe poivrée, lavande comestible… Ces plantes locales sont parfaites pour infuser vos sirops, décorer vos verres ou twister un gin tonic. L’idéal ? Les cueillir le jour même pour un parfum optimal.
Misez sur l’expérience : un atelier autour des herbes et sirops, une carte de cocktails en accord avec les produits de votre buffet, ou même une animation olfactive autour des parfums provençaux.
À Marseille ou ailleurs en PACA, les cocktails sont un terrain de jeu infini.
L'art du cocktail ne se limite jamais à verser un liquide dans un verre. Chaque détail compte : le choix des ingrédients, la présentation, l'ambiance. C'est un véritable spectacle culinaire, et le cocktail, une expérience à part entière.
Et si vos invités devenaient eux-mêmes créateurs ? Un atelier participatif “Shake ton cocktail” peut rythmer un anniversaire en plein air. Pourquoi limiter les accords aux vins ? Explorez les saveurs et feront pétiller vos cocktails apéritifs. Proposez des options visuellement très séduisantes pour les convives qui ne consomment pas d’alcool.
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