Le sirop de mabi est une boisson traditionnelle des Antilles, appréciée pour son goût unique et ses propriétés rafraîchissantes. Il est fabriqué à partir de l'écorce de l'arbre mabi, un arbuste qui pousse de la Floride à l'Amérique centrale. Cette boisson est connue partout dans les Antilles pour ses vertus prétendument aphrodisiaques.
L’arbre mabi, protégé de l’homme, est aujourd'hui hélas en voie de disparition suite à sa renommée. Il mesure de 3 à 6 mètres, mais peut atteindre 20 mètres si le milieu lui est favorable. Son écorce, appelée bois-mabi, une fois séchée, peut être infusée en tisane contre les rhumatismes, la fatigue, la diarrhée et surtout contre l’impuissance. C’est un bon diurétique, draineur du foie, qui fait baisser la pression artérielle. On lui prête donc des qualités aphrodisiaques. Il est utilisé aussi en cosmétiques.
Colubrina elliptica, l'arbre Mabi
La préparation du sirop de mabi est un processus qui nécessite quelques ingrédients et un peu de temps, mais le résultat en vaut la peine :
Sirop de Mabi Antillais
Riche de vitamines et minéraux, grâce à tout les ingrédients qui composent le mabi, il est bon pour une pléiade de maladies comme la lithiase rénale. Il purifie le sang, fortifie les os, combat les gaz intestinaux, aide à perdre du poids et renforce le système immunitaire, ect.
Colubrina elliptica est une plante à feuilles caduques. Elle présente des feuilles simples et alternes. Elles ont un bord entier. C’est Une décoction rafraichissante qui possède de nombreuses vertus.
Mabi, comme MArie-Anne BIlly, la créatrice des punchs artisanaux, ou comme le mabi, l’arbre guadeloupéen en voie de disparition… La marque contient déjà le programme : mettre en valeur le terroir caribéen à travers ses fruits pays, parfois oubliés. En 2004, Marie-Anne et ses filles Ludmilla et Lory lancent leur gamme de punch. Aujourd’hui, plus de vingt ans après, Mabi compte plus de 24 punchs, présentés dans un flacon premium, à base de rhum agricole de Guadeloupe, la terre d’origine de la famille Billy.
Le punch Mabi Surelle est élaboré en famille, avec des fruits frais non traités, cueillis en saison, coupés à la main. La surelle fut introduite aux Caraïbes en 1793. Elle pousse en grappe de petits fruits jaunes à noyau très dur. La surelle est bien trop acide pour être mangée fraîche ; aux Antilles, on la mange cuite, en confiture, et en sirop pour le punch.
Les surelles macèrent de 6 mois à 1 an dans un rhum agricole de Guadeloupe. Le punch obtenu est un produit naturel, sans ajout d’eau, ni conservateurs.
Punch Mabi Surelle
Outre le sirop de mabi et le punch surelle, la région caribéenne offre une variété de boissons traditionnelles :
Un verre d’eau après un punch s’appelle : an kraz. Il constitue l’élément indispensable qui va l’adoucir dans la gorge, tout en amortissant sa chute au fond du gosier. Certains, les endurcis, grands connaisseurs, s’y refusent. Le rhum, ils s’y connaissent et pour eux après un « feu » (un autre nom du punch), l’eau n’est qu’un sacrilège de couards.
Comme l’Acalypha queue de chat, dit queue de renard ou chenilles, ou encore comme la Couronne du Christ nommée aussi Couronne d'épines ou l’Hippomane mancinella, nom latin du mancenillier, plante hautement toxique, le Richeria grandis grandis, dont le nom vernaculaire est le pied de bois bandé, est lui aussi de la famille des euphorbiacées. C’est un arbre.
Selon le World Checklist of Selected Plant Families (WCSP), il existe deux variétés de bois bandés reconnues, le Richeria grandis grandis (2012) et le Richeria grandis gardneriana (1866). Le Richeria grandis grandis est le plus utilisé. L’arbre pousse aux Antilles. L’écorce est connue sous le nom de « bois bandé » car, bien qu’aucune étude ne l’ait à ce jour réellement prouvé, certains prétendent qu’il a des propriétés hautement aphrodisiaques.
Il ne faut pas le confondre avec le Muira puama souvent vendu, abusivement, sous cette appellation, qui pousse dans la forêt amazonienne et fait partie de la pharmacopée brésilienne où il est connu pour son efficacité contre les problèmes d’infertilité et de libido. Pour ce dernier, des études scientifiques l'ont prouvé, ajoutant qu’il a en outre beaucoup d’autres bienfaits méconnus du grand public.
Le bois bandé Richeria grandis grandis est typiquement un produit destiné au mieux-être de l'homme. On récolte sur les arbres adultes l’écorce qui rappelle l’écorce de cannelle. Pour en voir l’efficacité, il faut la faire macérer pendant 2 mois 25 g d’écorce dans 1 litre de rhum.
Indication : L’écorce de Richeria grandis grandis, communément appelée bois bandé, est couramment utilisée comme aphrodisiaque bien qu’aucune étude scientifique n’ait réellement prouvé ses effets. Il est vivement contre-indiqué chez le sujet cardiaque. Il ne faut surtout pas dépasser la dose d'un verre à liqueur.
Beaucoup de personnes prétendent qu'il peut avoir comme complément le ginseng ou le guarana. Le ginseng (Panax ginseng), rhizome du ginseng de la famille des Araliaceae, est réputé pour ses propriétés énergisantes. Le guarana (Paullinia cupana), appelé aussi warana, est un arbuste tropical grimpant, originaire du Brésil, dont on utilise les graines.
En France hexagonale, l'absinthe est l’appellation d’un alcool composé de plantes dont celle nommée absinthe. C’est une plante au pouvoir revivifiant, connue pour ses propriétés aphrodisiaques. On la rencontre souvent en moyenne altitude sur le bord des rivières, et quelquefois dans les zones boisées. Ses feuilles sont soyeuses d’un vert anisé, et plus blanchâtres sur le dessous.
L'alcool s’appelle lui aussi absinthe, il est produit par distillation ou mélange d'essences nommées l’esprit d'absinthe. La macération donne la teinture ou élixir d'absinthe. La méthode de fabrication traditionnelle permet la production d'absinthes à la fois très aromatiques et peu amères.
Connue depuis l’Égypte antique, l'absinthe, a aussi la réputation d'être un remède particulièrement efficace pour l'estomac. Quelques gouttes d'absinthe diluées dans l'eau font passer, dit-on les désagréments de la malaria, de la dysenterie. On a donné de l’absinthe aux enfants, le breuvage est rebutant mais c’est un bon vermifuge, un bon diurétique, un anti-inflammatoire et un antiseptique. Les pratiquants de la médecine traditionnelle l’utilisent souvent contre les rhumatismes, mais aussi pour contrôler leur hypertension artérielle.
L’absinthe alcool qui rend fou. L’absinthe a connu en tant que spiritueux un vif succès au XIXe siècle, mais il provoque de graves intoxications neurologiques au point d’être nommé l’alcool qui rend fou, et certains artistes comme Toulouse-Lautrec ou Van Gogh en auraient payé leurs abus. Elle a été interdite en France de 1915 à 1988.
L’absinthe bòkay ou l’absinthe local. Alors que cette boisson était prohibée dans l’Hexagone, les buveurs locaux d’absinthe trouvaient toujours et trouvent encore attendant sur un coin du comptoir du bistrot, un grand flacon dans lequel une branche dans du rhum trempé. On appelle le liquide verdâtre au gout amer, qui s’y trouve, absinthe, lui aussi, mais ni la préparation ni la branche n’ont à voir avec l’autre absinthe : la boisson « d’Europe ». Ici l’on a dans la bouteille une branche d’armoise ou d’artemisia.
L’armoise est aussi dénommée absinthe mâle, utilisée en tisane pour inappétence, règles douloureuses, aussi comme apéritif pour bien faire décoller sa journée. Pour tous les « connaisseurs » c’est, le fortifiant qui requinque son homme, le rebooste, stimule le flux sanguin, a des propriétés très vivifiantes. Pour ses qualités toniques, il est très apprécié et dès l’aube, cet alcool sert de café aux amateurs. On comprend qu’il ne fût jamais interdit en Martinique : l’absinthe local, c’est en réalité l’armoise absinthe ou l’artemisia, deux plantes de la même famille que la menthe glaciale, des cousines en réalité très lointaine de l’autre absinthe, celle d'Europe.
L’absinthe locale, l’artemisia annua ou absinthe chinoise. L’artemisia annua (absinthe chinoise) est utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise depuis des siècles. La branche rappelle un peu celle de l’absinthe d’Europe. On en extrait l’artémisinine, un principe actif utilisé dans les traitements contre le paludisme. Selon certaines rumeurs, cette plante pourrait constituer un remède contre le coronavirus SARS-CoV-2, mais cela reste à prouver.
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