Koso : Bienfaits et Utilisation de Ce Sirop Cru Fermenté

Si je vous dis koso, ça vous parle ? Derrière ce nom original, se cache la recette d’un délicieux sirop cru fermenté. Le koso est tranquillement en train de devenir l’une des tendances food gourmandes des réseaux sociaux. Le koso est une technique de fermentation japonaise qui permet de créer des sirops de fruits crus et fermentés.

Le koso est un sirop cru. Cette boisson fermentée japonaise gagne en popularité dans le monde de la cuisine végétale. Ce sirop enzymatique, dont le nom signifie « enzyme » en japonais, offre une approche unique et savoureuse pour préserver les fruits et légumes tout en maximisant leurs bienfaits nutritionnels.

Qu'est-ce que le koso ?

Issu d’une technique de fermentation naturelle japonaise, il s’agit d’un sirop de fruits crus et fermentés. Le koso à la différence du sirop traditionnel est réalisé par fermentation de fruits et de sucre. Le koso à la différence du sirop traditionnel est réalisé par fermentation de fruits et de sucre. Il était l’origine utilisé à des fins médicinales en raison de ses multiples vertus.

Le koso nous vient du Japon, c’est une technique de fermentation qui consiste à empiler dans un récipient des couches de fruits et de sucre pour obtenir un sirop riche en probiotiques, minéraux et nutriments, il est donc excellent pour la santé. Le koso est une technique de fermentation japonaise qui permet de créer des sirops de fruits crus et fermentés. La différence réside principalement dans le temps de fermentation. Le koso est une fermentation plus rapide, une dizaine de jours suffit pour transformer des fruits en sirop parfumé.

Le cheong et le koso

Le cheong et le koso ont un processus de fabrication similaire, la différence entre les deux réside dans leur temps de fermentation. Le koso fermente et gazouille pendant une dizaine de jours avant d’être dégusté.

Les Bienfaits du Koso

Le pilier majeur du koso, ce qui le rend si unique, c’est bien l’absence de cuisson. Conservation des enzymes du végétal, ce qui favorise la biodisponibilité des nutriments déjà présents. Et comme son nom l’indique, il est bourré de bons enzymes qui stimulent la digestion. C’est un sirop vivant.

La lacto-fermentation est en effet riche de multiples bienfaits et le koso ne déroge pas à cette règle ! Comme toutes les autres fermentations, le koso contribue à renforcer le microbiote et apporte de nombreux nutriments à l’organisme. Les ingrédients bruts ne subissant aucun traitement thermique durant le processus, cela ne dégrade pas leurs apports nutritionnels. Comble de la magie, le processus de fermentation enrichit même la préparation en nutriments et minéraux !

Le koso est réputé pour ses nombreux avantages pour la santé :

  • Riche en probiotiques : il contient des souches bénéfiques de lactobacilles qui enrichissent le microbiote intestinal.
  • Source de prébiotiques : les fibres et oligosaccharides présents nourrissent les bonnes bactéries intestinales.
  • Propriétés anti-inflammatoires : il aide à réduire l’inflammation intestinale.
  • Antioxydants : sa teneur élevée en polyphénols lui confère des propriétés antioxydantes.
  • Soutien immunitaire : en favorisant un microbiote équilibré, il renforce indirectement le système immunitaire.

De récentes études en microbiologie mettent en évidence la présence de lactobacilles et de bifidobactéries dans le kôso qui a atteint la fin de sa fermentation. Ces bactéries lactiques, qui constituent notre microbiote intestinal, se plaisent bien dans un environnement composé de sucre et de fruits - peut-on les blâmer ? - et s’y développent allègrement. En plus de favoriser la multiplication de ces bactéries qui nous sont bénéfiques, le processus de fermentation permet d’inhiber la prolifération des bactéries pathogènes qui pourraient contaminer la préparation.

Comment Préparer Votre Propre Koso

Ce qui fait du koso un produit si unique, c’est aussi sa facilité d’exécution : pas de cuisson, donc plusieurs étapes en moins ! C’est surtout une technique qui nous apprend la patience, puisqu’un sirop cru met entre 3 et 10 jours pour être prêt. C’est aussi ce qui fait son charme, vous ne trouvez pas ?

Comme toute fermentation, la réalisation d’un koso ne nécessite que très peu d’ingrédients : des fruits bio, du sucre et basta ! Libre à vous d’aromatiser votre futur sirop avec vos aromates, des plantes aromatiques, des fleurs ou vos épices préférées.

Pour fabriquer du kôso, il vous faudra des fruits, du sucre et du temps. Munissez-vous d’un grand bocal propre et sec, en verre, d’un couteau bien affûté ou d’une mandoline, d’une balance, de sucre et de fruits de saison, exempts de traitements.

Ingrédients et Matériel

  • Fruits de saison (bio de préférence)
  • Sucre (de betterave ou de canne blond)
  • Bocal en verre propre et sec
  • Couteau ou mandoline
  • Balance
  • Tissu ou étamine
  • Élastique

Étapes de Préparation

Quels que soient les ingrédients que vous choisissez, la mise en œuvre est identique. Les recettes de kôso et de cheong fleurissent sur internet. Les blogs liés à la nourriture saine et à la fermentation en donnent leur version. Le kôso surtout est à la mode.

  1. Préparation des Fruits : On commence par préparer les fruits : les couper finement ou les émincer au robot et y ajouter les éventuelles épices (gingembre, cannelle, aromates…). Pour les agrumes, il faudra veiller à retirer les membranes blanches internes et les pépins. Pour les autres fruits, on conserve tout sauf les pépins, les noyaux et les trognons.
  2. Peser les Ingrédients : Commencez par peser vos fruits, débarrassés de leurs éléments indésirables (peau des agrumes, pépins, noyaux et trognons). Si vous utilisez du gingembre, mettez-le dans la balance avec les fruits. Les autres herbes et épices ayant un poids négligeable, vous pouvez les laisser de côté.
  3. Calcul du Sucre : Ensuite, calculez le poids de sucre nécessaire : 1,1 fois celui des fruits. Par exemple, pour 500 grammes de fruits, il faut 550 grammes de sucre. Peser l’ensemble puis préparer le sucre en respectant le ratio donné précédemment : 280g de sucre pour 250g de fruit préparés.
  4. Montage en Lasagnes : Le koso repose sur une méthode simple de superposition de couches de fruits et de sucre : une belle lasagne ! Enfin, montez votre kôso façon lasagnes : une couche de sucre au fond du bocal (environ 1 cm), une couche de fruits, une couche de sucre (on ajoute herbes et épices à une couche de fruits de temps à autre). Et ainsi de suite jusqu’à la dernière couche, bien épaisse, de sucre. Dans un bocal propre, placer un fond de sucre puis alterner des couches de fruits et de sucre jusqu’à la fin des fruits. Finir par une couche épaisse de sucre au dessus du bocal pour éviter que les fruits ne moisissent au contact de l’air.
  5. Couverture du Bocal : Couvrir le bocal avec un bout de tissu tenu par un élastique et placer le koso dans une pièce chaude à l’abri de la lumière. Recouvrez votre bocal pour le protéger des visiteurs ailés et de la poussière, d’un couvercle ou d’un linge retenu par un élastique, et entreposez-le dans un recoin sombre, chaud et humide de préférence. Le mieux est de ne pas fermer le bocal hermétiquement mais de le recouvrir avec une étamine maintenue par un élastique afin que le mélange respire sans que des insectes ne soient tentés d’y faire une petite brasse.
  6. Mélange Quotidien : La première semaine, remuer le koso tous les jours, vous verrez le sucre se diluer progressivement. Pour encourager le développement des bonnes bactéries, leur apporter un peu d’oxygène et éviter l’apparition des moisissures, il faut mélanger les kôsos quotidiennement pendant la première semaine. Cela va accélérer la dissolution du sucre, permettre d’immerger les fruits qui font surface en les imbibant de solution sucrée… et vous fournir une occasion de goûter votre fabuleuse potion. On ouvre le bocal une fois par jour pour le mélanger. Le sucre met environ 3 à 10 jours pour se dissoudre entièrement. Le lendemain on mélange les fruits et le sucre en poudre avec une cuillère en bois puis on referme de la même manière avec l’étamine et l’élastique. Au fil des jours, le sucre va absorber toute l’humidité des fruits et le sirop va se former, les fruits vont remonter à la surface. Vous allez même pouvoir observer des petites bulles à la surface du koso, signe d’une fermentation réussie.
  7. Poids sur les Fruits : Placer ensuite un poids sur les fruits pour les maintenir sous le sucre liquide et éviter le développement de moisissures.
  8. Fermentation : Les 2 semaines suivantes, le koso peut être mélangé tous les 3 à 4 jours seulement.
  9. Filtrage : Pour obtenir un koso, filtrer au bout de la 3e semaine. Pour un cheong, poursuivre la fermentation pendant 2 mois avant de filtrer.
  10. Conservation : Une fois filtré, placer le sirop dans une bouteille propre et la placer à l’ombre ou au frigo. Une fois prêt, filtrer puis placer dans une jolie bouteille. Pour le conserver, il vous suffira de le filtrer pour ôter les tranches de fruits et de le verser dans une bouteille en verre.

Conseils Importants

  • Choix des Fruits : Le koso peut être réalisé avec tous vos fruits préférés. Pour les agrumes, il faudra veiller à retirer les membranes blanches internes et les pépins. Pour les autres fruits, on conserve tout sauf les pépins, les noyaux et les trognons. Pour des raisons écologiques et économiques, je vous conseille d’utiliser toujours des fruits de saison. Il est donc primordial de sélectionner des fruits bio puisque la peau ne sera pas retirée durant la fermentation.
  • Type de Sucre : Le sucre traditionnellement utilisé pour la recette japonaise est du sucre de betterave. À défaut vous pouvez utiliser du sucre de canne blond ou blanc. Nous déconseillons toutefois d’utiliser des sucres non raffinés (cassonade, vergeoise, muscovado) qui apporteraient un goût trop prononcé au koso. Il est d’usage d’utiliser du sucre blanc mais rien ne vous empêche d’utiliser de la cassonade (sucre roux) ou un sucre non raffiné comme le rapadura qui apportera un parfum supplémentaire à votre sirop cru fermenté.
  • Température : Le processus de lactofermentation se fait à température ambiante car elle favorise l’activité des bactéries et des levures qui interviennent dans la transformation des ingrédients. Une fois la lacto finie (c’est à dire à votre goût), il suffit de la placer au frais pour arrêter la fermentation. Le koso une fois filtré et placé dans un endroit frais se stabilisera.
  • Parfumer le Koso : Aussi, n’hésitez pas à parfumer le koso en ajoutant des épices que vous mélangerez avec le sucre en poudre : vanille, cannelle, tonka, cardamome, anis, … Variez les épices et les fruits pour obtenir une variété infinie de sirop crus tout au long de l’année.
  • Taille du Bocal : Faites attention à la taille du bocal que vous allez utiliser. Il doit non seulement être suffisamment grand pour contenir les couches de fruits et de sucre mais aussi pour que vous ayez la place de mélanger les ingrédients le lendemain de la préparation.

Utilisations Culinaires du Koso

Un sirop cru va développer une palette aromatique très étendue, que l’on n’obtiendrait pas si les fruits étaient cuits. Ce processus lent enchante aussi le koso avec ses arômes complexes. Sa palette aromatique est bien plus riche que celle d’un sirop « classique ».

Le sirop fermenté est une délicieuse base pour vos boissons. La façon la plus simple de le déguster et d’apprécier son goût est de le mélanger à de l’eau plate ou gazeuse. Vous pouvez également l’utiliser comme base de vos cocktails. Le koso va donner une boisson régénérative fermentée. Ces boissons crues et vivantes sont riches en enzymes et en probiotiques. Vous pouvez l’ajouter simplement à une boisson chaude. Mais aussi dans un verre d’eau froide. On compte en général cinq volumes d’eau pour un volume de sirop.

Le kosopeut être ajouté dans vos vinaigrettes pour apporter sa douceur et ses notes fruitées. Il peut également venir assaisonner vos plats dans des marinades ou des sauces.

Il est surtout le partenaire parfait de vos desserts. Utilisé à la place de la confiture, il égaie de simples fromages blancs. Le sirop s’utilise sur du yaourt nature ou sur un crème vanille.

Recette : Fontainebleau au Koso de Kumquats

À la Grange, une recette que nous adorons réaliser est le fontainebleau au koso de kumquats. Le fontainebleau, avec ses notes lactées, se marie à merveille avec le koso qui lui apporte sa rondeur, sa densité et la complexité de ses notes légèrement fermentées. On aime l’agrémenter d’un crumble à la noisette pour la gourmandise bien entendu…

Ingrédients

  • Koso de Kumquats : Suivre les étapes de préparation du koso avec des kumquats.
  • Fontainebleau :
    • 250g de fromage blanc
    • 150g de crème liquide épaisse
  • Crumble à la Noisette :
    • 70g de farine
    • 30g de poudre de noisettes
    • 50g de beurre froid
    • 70g de sucre

Préparation

  1. Koso de Kumquats : Commencer par réaliser un koso aux kumquats en suivant notre pas à pas.
  2. Fontainebleau :
    • Égoutter 250g de fromage blanc dans une passoire avec un torchon.
    • Réaliser en parallèle une crème fouettée avec 150g de crème liquide épaisse : placer la crème froide dans le bol du batteur préalablement placé au frais (c’est la clef pour réussir une crème montée) et fouetter la crème jusqu’à ce qu’elle épaississe.
    • Détendre à la main le fromage blanc égoutté.
    • Mélanger délicatement la crème fouettée au fromage blanc avec une maryse.
  3. Crumble à la Noisette :
    • Sabler du bout des doigts 70g de farine, 30g de poudre de noisettes, 50g de beurre froid et 70g de sucre.
    • Placer sur une plaque recouverte d’un papier de cuisson et cuire pendant 20 minutes environ dans un four préchauffé à 170°C en chaleur tournante.
  4. Dressage :
    • Placer dans des coupelles un peu de fontainebleau, arroser de koso puis ajouter un peu de crumble.

Sirop de fraise

Que Faire des Fruits Filtrés ?

Et, vous allez sûrement vous dire, mais que fait-on des fruits que l’on a filtrés ? Là encore on peut les utiliser de plusieurs façons. Après filtration et pressage de votre kôso, il vous restera une compotée crue sucrée, voire confite. Elle se conserve une semaine au frigo dans un bocal bien fermé. Ne la jetez pas !

Vous pouvez également les utiliser pour préparer une confiture ou un coulis de fruits qui vous seront très utiles en pâtisserie, pour vos tartes ou entremets par exemple. Vous pouvez aussi les déguster en compote en les associant, ou non, avec d’autres fruits et ainsi préparer de délicieux goûters vitaminés pour vos enfants. Vous pourrez aussi les utiliser pour faire une eau parfumée délicieuse dégustée bien fraîche ou, encore plus simple, les mettre dans des bacs à glaçons pour faire des glaçons fruités qui donneront du peps à vos boissons froides. Pourquoi pas également les faire infuser dans votre thé que vous consommerez chaud ou glacé selon la saison.

Vous pouvez également les déshydrater en les passant au four, bien étalés sur une plaque à pâtisserie, à 100° jusqu’à ce qu’ils soient bien croustillants. Bien sûr, vous pouvez aussi très facilement les transformer en crumble, en tarte, les incorporer dans une préparation de muffins ou les insérer dans vos layers cakes.

Ajoutez-y un peu de vinaigre de cidre, un peu de piment, et hop ! Vous voici en possession d’un chutney cru qui s’associera à merveille avec viandes blanches, foie gras et fromages. Ou au naturel sur un porridge, un muesli, un yaourt, pour un boost de saveurs.

Les utilisations du koso sont donc très variées et ses bienfaits pour la santé ont été démontrés. Bien sûr ça reste une préparation qui contient une grande quantité de sucre il faudra donc le consommer modérément.

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