Saison de reproduction des porcs : Facteurs clés et gestion

La reproduction des porcs est un processus continu, mais influencé par divers facteurs environnementaux et de gestion. Bien que la truie ne connaisse pas d’anœstrus saisonnier, une diminution des performances de reproduction est observée en été et au début de l’automne dans de nombreux pays. Cet article explore les aspects essentiels de la saison de reproduction des porcs, en mettant l'accent sur l'impact du stress thermique, les pratiques d'élevage et les besoins spécifiques des animaux.

Impact du stress thermique sur la reproduction

En période estivale, la température grimpe et le risque d’inconfort thermique pour les animaux grandit. Le stress thermique survient lorsque la température ambiante et/ou l’hygrométrie sont trop élevées. Ce stress est préoccupant chez les porcs, car ces derniers ne possèdent pas de glandes sudoripares fonctionnelles pour les aider à réguler leur chaleur corporelle. En plus de l’inconfort des animaux, les performances techniques de l’élevage s’en trouvent dégradées (IC, GMQ, reproduction) avec le risque de perte d’animaux en cas de fort coup de chaleur.

Il est possible de mesurer (et donc d’anticiper) le risque d’un stress thermique chez les animaux d’élevage via le calcul du THI (Temperature Humidity Index), qui associe température et hygrométrie extérieures. Plus le score THI est élevé, plus le risque est fort. Les valeurs seuils de sensibilité des animaux au risque thermique varient néanmoins suivant l’espèce, mais également la race et le stade physiologique.

Formule de calcul du THI :

THI = (1,8*T+32)-[(0,55-0,0055*U)*(1,8T- 26)]

Avec T : température de l’air en °C, et U : humidité relative en %.

Faute de pouvoir transpirer, le porc évacue le trop plein de chaleur en hyperventilant. Cette hyperventilation favorise la perte d’eau (par l’air que l’animal expire). La déshydratation engendrée peut causer des troubles électrolytiques et une modification de l’équilibre du pH sanguin qui, à leur tour, peuvent entraîner des désordres cardiaques et nerveux (œdème cérébral par exemple).

D'autre part, la redistribution du débit cardiaque vers la peau et les muscles réduit la vascularisation de l’appareil digestif, diminuant ainsi son fonctionnement et entraînant l’affaiblissement du rôle de barrière de la muqueuse. Dans ces conditions, des produits microbiens (bactéries, toxines) peuvent circuler dans l’organisme, provoquant une réaction inflammatoire brutale qui peut déclencher un dysfonctionnement des organes, des troubles nerveux, un coma voire la mort de l’animal.

Une augmentation de la température au-dessus de la limite supérieure de la zone de confort thermique entraîne une baisse d’appétit marquée par une dégradation des performances techniques. Pour les truies, les performances de reproduction sont également impactées. Les températures élevées entraînent une baisse d’appétit et réduisent la consommation d’aliment du porc en croissance qui, par voie de conséquence, dégrade les performances de croissance, notamment le GMQ (Gain Moyen Quotidien).

Pour la truie en lactation, la perte de poids peut-être plus importante avec des répercussions possibles sur le cycle de reproduction suivant, ainsi qu’une baisse du rendement laitier et du poids des porcelets au sevrage. Les effets sur la fertilité et la prolificité des animaux reproducteurs sont également visibles. La chaleur peut provoquer des troubles de fécondité chez la truie après le sevrage.

Chez la truie, les carences entraînent une baisse de la fertilité (coût d’une truie vide écho : 731 €), de la prolificité (coût d’un porcelet en moins : 62 €), des avortements (coût d’une truie réformée : 885 €), voire des difficultés à la mise-bas, en cas d’anémie ou de manque de calcium. Elles pénalisent aussi les cochettes et provoquent une augmentation des syndromes de deuxième portée. Enfin, les animaux qui meurent les premiers sont les plus lourds, soit ceux qui ont le plus de valeur : les truies allaitantes et, éventuellement, gestantes, ainsi que les porcs charcutiers en finition.

Bien que la truie ne connaisse pas d’anœstrus saisonnier, une diminution des performances de reproduction est observée en été et au début de l’automne dans de nombreux pays. La proportion de truies qui tardent à revenir en oestrus après le tarissement augmente tandis que la proportion de truies inséminées qui mettent bas baisse de 5 à 15 %. Ces échecs de gestation sont liés, pour une grande part, à des avortements.

La durée quotidienne d’éclairement est perçue par la truie via la sécrétion nocturne de mélatonine par la glande pinéale, comme chez les mammifères à reproduction saisonnière. Cependant, le lien entre mélatonine et sécrétion de LH n’est pas établi chez la truie. La chaleur, si elle induit une hyperthermie chez la mère, affecte la survie des embryons en début de gestation. Pendant la lactation, les truies luttent contre l’hyperthermie en réduisant leur consommation d’aliment et développent des adaptations métaboliques et endocriniennes. Le déficit nutritionnel est connu pour favoriser le risque d’anoestrus après le tarissement.

Tableau : Impact du stress thermique sur la reproduction porcine

Conséquence Impact
Baisse d'appétit Dégradation des performances de croissance (GMQ)
Perte de poids chez la truie en lactation Répercussions sur le cycle de reproduction suivant, baisse du rendement laitier et du poids des porcelets au sevrage
Troubles de fécondité Baisse de la fertilité, de la prolificité, avortements, difficultés à la mise-bas

Pratiques d'élevage et gestion de la reproduction

La conduite d’élevage module les variations saisonnières des performances de reproduction : alimentation et logement des truies, présence du verrat… Une meilleure caractérisation des points critiques dans la gestion de l’atelier de reproduction devrait permettre d’atténuer ces fluctuations saisonnières.

La truie peut être fécondée tout au long de l’année, tous les 21 jours environ. Verrats et truies sont capables de se reproduire dès l’âge de 6 mois. Les femelles pèsent alors entre 90 et 120 kg. La gestation de la truie dure entre 114 et 116 jours, soit 3 mois, 3 semaines et 3 jours.

Le premier mois de gestation est une période délicate : les truies en gestation sont donc séparées des autres et mises, par groupes de cinq ou six bêtes de même taille et de même âge, dans des salles ou des parcs de gestation. Pendant la gestation, la truie a besoin de manger davantage, absorbant jusqu’à trois kilos d’aliments par jour. À la veille de mettre bas, son poids a généralement augmenté de près de 40 %.

La mise-bas dure en moyenne 2 à 3 heures. Une truie peut avoir un peu plus de deux portées d’une douzaine de porcelets chacune par an. Les porcelets tètent toutes les heures et absorbent entre 20 et 30 g de lait à chaque fois, soit un litre par jour. La truie est une bonne laitière, capable de produire jusqu’à 12 litres ou plus de lait par jour. C’est après 26 ou 28 jours de ce régime que les porcelets sont séparés de leur mère. C’est ce que l’on appelle le sevrage.

À la naissance, le porcelet pèse entre 1 et 1,5 kg. Au sevrage, à 4 semaines, il atteint 8 kg. À 12 semaines, son poids avoisine les 30 kg.

Le fait qu’un cochon soit sexuellement mature ne signifie pas qu’il faille le laisser se reproduire. Ce que la nature permet pour la survie de l’espèce n’est pas toujours cohérent avec le bien-être de l’animal. En l’occurrence, si la truie fait des petits avant l’âge d’1 an, cela portera préjudice à sa croissance et sa santé futures. Par ailleurs, une truie trop grasse ou trop maigre influence négativement la taille de la portée. Pour un cochon de ferme, le poids de la jeune truie ne devrait pas être inférieur à 60 kg, ce qui correspond généralement au poids atteint à l’âge de 12 mois.

La truie présente des chaleurs toutes les 3 semaines. Mais les jeunes truies ont des chaleurs un peu plus courtes. Comme tous les mammifères, le comportement de la femelle se modifie sensiblement sur cette période : l’animal se montre plus affectueux, envahissant, voire même agressif. En groupe, la truie tente fréquemment de monter sur ses congénères, elle a aussi moins d’appétit et elle émet des grognements sur de longues périodes. Certaines truies dressent les oreilles ou lèvent la queue en présence d'un mâle.

De son côté, le porc est fécond toute l’année lorsqu’il n’est pas castré. L’animal est alors moins docile. Son comportement est plus difficile à maîtriser que celui d’un porc castré, avec une tendance à la fugue et à la destruction. Pour s’assurer d’une bonne fécondation, le verrat (nom donné au porc mâle employé comme reproducteur), doit pouvoir mener la saillie à son terme, sans être dérangé ou chassé par la truie.

Dans le cas d’un élevage en groupe, au sein duquel le verrat évolue librement parmi les truies, il n’est pas besoin de se préoccuper du bon moment pour la saillie car le verrat se révèle infaillible pour le sentir. Si la reproduction est étroitement contrôlée, il peut être nécessaire de “tester” la truie pour s’assurer que c‘est le bon moment : lorsqu’on lui présente un mâle, elle s'immobilise au moins pendant 10 secondes.

Il est connu qu’il faut organiser un contexte favorable à la reproduction. Le verrat doit être manipulé le moins possible, ne pas être exposé à toute agitation superflue. Il faut éviter de le transporter. Si cela s’avère inévitable, il faut alors lui donner du temps pour qu’il retrouve une sensation de calme et de sécurité. D’une manière générale, il faut partir de l’idée que ce sont les truies qui sont amenées au verrat, et pas l’inverse.

Pour éviter les accidents, vous devez aussi vous assurer que le sol du lieu de reproduction n’est pas glissant. L’acte de saillie doit se dérouler sans dérangement jusqu’à son terme.

Pendant toute cette période, la truie doit être nourrie de manière appropriée afin qu’elle n'engraisse pas avec excès. Environ 48 heures avant la mise-bas, les truies construisent un nid, également appelé “chaudron”. C’est la seule espèce ongulée qui construit un nid. Si la truie n’a pas de paille ou d’herbe à disposition, elle va tout de même faire semblant de construire son nid.

Quelques jours avant la mise bas, mamelles et vulve gonflent. Le bouchon muqueux se liquéfie et sort du vagin. Les premières douleurs se produisent de 3 à 6 heures avant la mise bas. La truie s’agite de plus en plus. La présence du premier porcelet dans les voies génitales fait démarrer la mise bas proprement dite : cela va durer entre 2 et 6 heures. Les truies dont c’est la première fois auront souvent besoin d’un peu plus de temps.

Il est nécessaire de surveiller les truies pour pouvoir intervenir en cas de complications. Les porcelets se présentent à intervalles de 5 à 30 minutes. Une fois que la portée entière est née, on s’assure que les petits viennent à la tétée sans trop tarder. Le placenta doit être expulsé 1 heure après la naissance du dernier porcelet. 1 à 2 jours après, le canal de mise bas continue à se vider d’une sécrétion aqueuse et glaireuse de couleur blanchâtre, inodore.

Tout Savoir sur la Reproduction des Porcs 🐷 | Techniques, Gestation et Mise Bas en Élevage Porcin

Besoins environnementaux et bien-être animal

Les porcs sont beaucoup plus sensibles aux fortes chaleurs qu‘aux basses températures, car ils ne transpirent pas (ils ne disposent pas de glandes sudoripares). Plus que tout autre espèce, ils sont donc particulièrement sensibles aux coups de chaleur, et peuvent en mourir. Pour maintenir leur température corporelle, les porcs doivent humecter leur peau. Dès lors que la température atteint 22C°, la possibilité de prendre des bains de boue devrait être offerte aux porcs.

Les porcs sont susceptibles d‘être victimes de coups de soleil. Ils doivent toujours avoir à leur disposition un endroit ombragé pour s‘abriter des rayonnements. Généralement, les porcs élevés en plein air disposent de petites cabanes qui sont placées dans la direction opposée aux vents dominants. Durant la mauvaise saison, il est important que la pluie ou la neige ne puisse pas pénétrer dans l‘abri. Il est souhaitable qu‘un dispositif soit installé à l‘entrée de la cabane, par exemple des lanières en plastique, pour garder la litière au sec.

Si les porcs ne disposent pas d‘un abri artificiel, ils doivent avoir à leur disposition un abri naturel qui les protége des intempéries, notamment du vent, et qui leur permette de rester au sec. L‘enclos où vivent les porcs ne doit pas être surchargé et le sol doit être bien drainé. Il n‘est pas acceptable de maintenir des porcs dans un parc qui, à force d‘être foulé, est boueux en tout point. Ce type de sol favorise l‘apparition des parasites et demande aux porcs un effort supplémentaire pour se déplacer.

La litière souillée doit être changée régulièrement et remplacée par de la litière propre. Le taux d‘humidité doit être maintenu à un niveau convenable, de même que les gaz nocifs tels que l‘ammoniaque et la quantité de poussière. Les porcs doivent avoir un accès permanent à une quantité suffisante de matériaux permettant des activités de recherche et de manipulation suffisantes, tels que la paille, le foin, la sciure de bois, le compost de champignons, la tourbe ou un mélange de ces matériaux qui ne compromette pas la santé des animaux.

Dans les exploitations de constructions nouvelles ou reconstruites à partir du 1er janvier 2003 (et dans toutes les exploitations à partir de 2013), il est interdit de maintenir les truies en stalle durant la plus grande partie des périodes de gestation. Elles peuvent toutefois être maintenues dans une stalle durant les 4 semaines qui suivent la saillie, et une semaine avant la date prévue de la mise-bas. En dehors de ces périodes, les truies doivent être maintenues en groupe. Une truie peut être isolée temporairement (si agressive, malade, blessée...), mais elle doit pouvoir se retourner facilement dans sa case.

La superficie totale d'espace libre dont dispose chaque cochette après la saillie et chaque truie lorsque cochettes et truies cohabitent doit être respectivement d'au moins 1,64 m2 et de 2,25 m2. Lorsque ces animaux cohabitent en groupes de moins de six individus, la superficie d'espace libre doit être accrue de 10 %. Lorsque ces animaux cohabitent en groupes de quarante individus ou davantage, la superficie d'espace libre peut être diminuée de 10 %.

Une semaine avant la mise bas, les truies doivent avoir à disposition des matériaux de nidification (paille, etc. La réglementation précise également que dans les exploitations construites à partir du 1er janvier 2003, les caillebotis en béton doivent avoir des ouvertures d‘une largeur maximale : 11mm pour les porcelets, 14mm pour les porcs sevrés, 18mm pour les porcs de production et 20mm pour les cochettes après la saillie et les truies.

Les cases pour verrats doivent être placées et construites de manière à ce que les verrats puissent se retourner, percevoir le grognement, l'odeur et la silhouette des autres porcs. Les porcs doivent être exposés à une lumière d'une intensité au moins égale à 40 lux pendant un minimum de huit heures par jour. Tous les porcs doivent être nourris au moins une fois par jour. Les aliments peuvent être distribués à même le sol, ou dans une auge, ce qui est préférable. Tous les porcs âgés de plus de deux semaines doivent avoir un accès permanent à de l'eau fraîche en quantité suffisante. Une truie qui n‘est pas en gestation devrait recevoir quotidiennement au moins 5 litres d‘eau, une truie en gestation au moins 5 à 8 litres et une truie en lactation 15 à 30 litres.

Les porcelets sont particulièrement sensibles aux basses températures. C‘est tout particulièrement le cas pour les porcelets nouveaux nés, âgés de moins de deux semaines, car ils ne sont pas en mesure de produire eux-mêmes de la chaleur. Les porcelets doivent toujours disposer d‘un abri avec une litière sèche et pouvoir maintenir des contacts avec leur mère.

La loi interdit le servage des porcelets avant l‘âge de 28 jours. Toute personne qui détient deux porcs ou plus à la fois ou un reproducteur, doit les faire identifier avant qu‘ils ne quittent l‘élevage.

La section partielle de la queue et la réduction des coins ne peuvent être réalisées sur une base de routine, mais uniquement lorsqu'il existe des preuves que des blessures causées aux mamelles des truies ou aux oreilles ou aux queues d'autres porcs ont eu lieu. Avant d'exécuter ces procédures, d'autres mesures doivent être prises afin de prévenir la caudophagie et d'autres vices, en tenant compte du milieu de vie et des taux de charge. Les procédures décrites ci-dessus ne sont exécutées que par un vétérinaire ou une personne formée pour mettre en œuvre les techniques concernées avec les moyens appropriés et dans des conditions hygiéniques.

Un porc malade à l‘œil terne, s‘isole du groupe, peut-être pris de tremblements, souffre de boiteries, a le nombril, les pis ou les articulations enflés.

L'objectif initial est de connaître l'efficacité du séchage et du chauffage complémentaire de la portée des nouveau-nés sur le poids des porcelets au sevrage (PSev) et sur la mortalité pré-sevrage (MPS). Les porcelets ont été pesés à la naissance et au sevrage, la mortalité pendant la lactation a été enregistrée et, chez 10% des truies, la température rectale des porcelets a été mesurée à la naissance et après 30 minutes.

Les premiers résultats montrent une température rectale plus élevée (+2,33°C) pour les TE 30 minutes après la naissance, mais aucun effet sur MPS ou PSev n'est observé ; PSev est même numériquement un peu plus faible pour les TE (5,23 vs. Lorsque l'on réanalyse l'effet du traitement (TC vs TE), TE réduit significativement la MPS uniquement dans l'environnement tempéré (14,8 vs 17,2%) mais pas dans l'environnement chaud (16,2 vs 15,9%), tandis que le PSev des porcelets n'est pas affecté par le traitement expérimental et est plus élevé dans l'environnement tempéré que dans l'environnement chaud (5,77 vs 4,98).

Enfin, les auteurs indiquent que le facteur le plus important affectant à la fois la MPS et le PSev des porcelets est leur poids vif à la naissance.

Au siècle dernier déjà, il y a plus de 40 ans, Peter English a mesuré la température rectale des porcelets nouveau-nés dans les premières heures suivant la mise bas. À la naissance, les porcelets ont une température rectale d'environ 38,7 ºC. À l'époque où le sevrage de plus de 10 porcelets par portée était un défi, l'utilisation de papier journal dans les premiers jours suivant la mise bas permettait de gagner un porcelet sevré supplémentaire.

Méthodes : Cette étude a évalué l'effet du séchage et du chauffage des porcelets à la naissance sur la mortalité avant sevrage et le poids au sevrage dans des conditions commerciales. Un plan complètement randomisé a été utilisé avec 802 truies par portée (10 327 porcelets) ; au début de la mise bas, les truies par portée ont été logées au hasard dans l'un des deux traitements d'intervention (appliqués à la naissance) : Témoin (pas de séchage ni de chaleur) ; Séchage+Chaleur (séché avec un dessiccateur à base de cellulose et placé dans une boîte sous une lampe chauffante pendant 30 minutes). Les porcelets ont été pesés à la naissance et au sevrage ; la mortalité avant le sevrage a été enregistrée. La température rectale a été mesurée à 0 et 30 minutes après la naissance chez tous les porcelets d'un sous-échantillon de 10% des portées.

L'effet de la température de la maternité sur le poids au sevrage et la mortalité avant le sevrage a été évalué en comparant les portées nées sous une température FROIDE (<25°C) avec les portées nées sous une température CHAUDE (≥25°C) de la maternité. L'effet du poids de naissance sur le poids au sevrage et la mortalité avant sevrage a été évalué en comparant trois catégories de poids de naissance (léger : <1,0 kg, moyen : 1,0 à 1,5 kg, ou lourd : >1,5 kg). PROC GLIMMIX et MIXED de SAS ont été utilisés pour analyser la mortalité et les autres données, respectivement. La portée était l'unité expérimentale ; le porcelet était le sous-échantillon de la portée.

Résultats : la température rectale des porcelets 30 minutes après la naissance était plus élevée dans le traitement séchage+chaleur que dans le traitement témoin (+2,33°C). Globalement, il n'y a pas eu d'effet du traitement d'intervention sur la mortalité avant sevrage ou le poids au sevrage, et il n'y a pas eu d'interaction entre le traitement d'intervention et les catégories de poids à la naissance pour ces mesures. Il y a eu une interaction entre le traitement d'intervention et la température de la case de mise bas pour la mortalité avant le sevrage. Le séchage et le chauffage des porcelets ont réduit la mortalité avant sevrage à la température de la case de mise bas FROIDE (de 2,4 unités de pourcentage), mais pas à la température de la case de mise bas CHAUDE.

La conduite d'un élevage se compose de trois périodes principales : le naissage, le post-sevrage et l’engraissement. A chaque stade de développement des animaux correspond un espace adapté à leurs besoins spécifiques. La truie est fécondée par insémination artificielle ou saillie. On appelle verraterie la salle où est réalisée la fécondation. La gestation de la truie dure 3 mois, 3 semaines et 3 jours. Au terme de la gestation, la truie met bas une portée moyenne d’une douzaine de porcelets. Pendant 1 mois, elle reste avec ses porcelets et les allaite. Le porcelet va passer d’une alimentation lactée (lait maternel) à une alimentation solide. Il quitte la maternité pour continuer à grandir dans une autre salle chauffée, avec des porcelets du même âge. A l’issue du post-sevrage, le porc est élevé pendant 3 à 4 mois en vue de fournir de la viande.

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